L'artilleur

  • Covid 19 : une autre vision de l'épidémie

    Laurent Toubiana

    • L'artilleur
    • 20 Avril 2022

    Épidémiologiste depuis plus de trente ans, Laurent Toubiana est un scientifique expérimenté qui a suivi et analysé un grand nombre de phénomènes épidémiques en France et à l'étranger.Au tout début de la crise du Covid, entre janvier et mars 2020, il a étudié, avec plusieurs confrères, les données préliminaires qui ont été très rapidement disponibles. Il a annoncé dès le 11 mars 2020, soit une semaine avant le confinement, que l'épidémie atteindrait probablement son pic fin mars, que la phase épidémique elle-même devrait s'achever fin avril et qu'elle ne serait pas particulièrement sévère. Or, quand on regarde les chiffres deux ans plus tard, c'est exactement ce qui s'est passé : cette épidémie a causé des morts, certes, mais pas plus qu'une épidémie de grippe saisonnière. Au regard des images et des discours apocalyptiques délivrés depuis deux ans, cela semble difficile à croire mais c'est pourtant la réalité, confirmée dans ce livre par une étude rigoureuse des chiffres officiels.Au cours de cette longue crise, à plusieurs reprises et avec prudence, Laurent Toubiana, a apporté des éclaircissements pour corriger les perspectives. Il a tenté d'expliquer très tôt en quoi cette nouvelle épidémie ne correspondait pas aux descriptions dramatiques qui en était faites. Par expérience, il avait aussi averti d'un éventuel risque de panique, risque qui pouvait être amplifié par un mécanisme de mimétisme international.Mais les autorités ont choisi de ne pas écouter, et même de mépriser, les centaines de scientifiques qui, comme lui, avait averti que cette épidémie ne serait probablement pas aussi grave qu'annoncé. Nos dirigeants ont massivement cédé à la panique et préféré s'abriter derrière les modélisations absurdes qui prédisaient des centaines de milliers de morts, pour faire accepter aux populations des mesures liberticides sans aucune validité scientifique.La peur de la maladie et de la mort est profonde. Au cours de cette crise, les autorités sanitaires ont écouté les habituelles sirènes alarmistes et opté pour des mesures extravagantes. Elles ont exploité la peur et parfois l'ont engendrée et maintenue par une communication anxiogène, pour faire accepter leurs choix. Rares sont les pays qui ont fait confiance à leurs épidémiologistes. Chiffres définitifs à l'appui, Laurent Toubiana montre ici que ces pays, par exemple la Suède, ont incontestablement mieux géré cette crise à tous les niveaux.Saturation des hôpitaux, campagnes de test massives, obligation vaccinale, mortalité, le récit médiatique de cette épidémie est tout simplement mensonger. Laurent Toubiana propose d'adopter une autre vision, au plus près de la réalité.
    Docteur en physique, épidémiologiste et chercheur à l'Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM), Laurent Toubiana est un spécialiste du recueil et de l'analyse des données de santé.

  • Journal d'un paria ; bloc-notes 2020-2021

    Ivan Rioufol

    • L'artilleur
    • 2 Février 2022

    Ivan Rioufol tient son bloc-notes dans les pages du Figaro depuis 2002. Mais c'est sans doute la première fois que toutes ses chroniques ont une telle continuité thématique, retraçant semaine après semaine pendant deux ans, les errances et l'amateurisme de nos dirigeants face à la pandémie. Et quel spectacle rétrospectif ! Quel effarement quand on relit les déclarations pleines d'assurance du président et de ses ministres  : «  On ne fermera pas les frontières, ça n'aurait pas de sens  » disait Olivier Véran, «  tout le monde ne portera pas de masques en France  » enchainait la mémorable Sibeth Ndiaye, à quoi répondait la fermeté du président «  le passe sanitaire ne sera jamais un droit d'accès qui différencie les Français  ». Ces chroniques du gouvernement par la peur sont précieuses. Elles montrent que dans un pays où grandit l'intolérance, un esprit libre devient vite un paria. Elles sont aussi le verbatim de l'effondrement progressif des libertés et la mémoire de ce que nous avons subi, depuis l'interdiction faite aux familles d'accompagner leurs proches mourants jusqu'à l'interdiction pour les médecins de traiter la maladie. Ces textes permettent de réaliser à quel point nous sommes passés d'une peur légitime dans les premiers mois à une peur pilotée, utilisée pour transformer la politique en hygiénisme d'État et dissimuler ainsi les vrais enjeux qui menacent le pays, inégalités, islamisme, désindustrialisation, face auxquels Emmanuel Macron sera resté totalement impuissant.

  • Décoder les décodeurs. Sur de nombreux sujets mais plus particulièrement sur celui de l'immigration, la vigilance des élites - journalistes, politiques, intellectuels - s'est accrue. En la matière, «  décodeurs  » et autres «  fact-checkeurs  » veillent désormais sur toute expression émanant des gens ordinaires ou de ceux qui valident leurs perceptions. Considéré comme insuffisamment qualifié sur le plan scientifique, «  l'homme de la rue  » serait inapte à interpréter correctement les statistiques et serait trop souvent la proie des «  fake-news  » qui manipulent la réalité de l'immigration en France. En s'appuyant sur une large série de cas concrets et récents, Michèle Tribalat montre que ces élites sont en fait bien loin d'appliquer aux phénomènes migratoires la rigueur d'analyse qu'elles invoquent. Il apparaît qu'elles dissimulent souvent, derrière des concepts techniques qu'elles ne maîtrisent qu'assez mal, une démarche purement idéologique.

  • « Ce qui distingue la civilisation de la barbarie, c'est l'État de droit ! », tonne le garde des sceaux Éric Dupont-Moretti.Face aux décisions du Tribunal constitutionnel polonais, « Bruxelles ne peut plus tergiverser pour défendre les valeurs de l'Union et l'État de droit », affirme le journal Le Monde dans un éditorial solennel.Il ne se passe plus une journée sans que responsables politiques, journalistes ou magistrats n'invoquent l'État de droit comme pierre angulaire de toute vie démocratique. Mais de quoi parle-t-on exactement ? Et pourquoi le soudain surgissement de cette notion, alors qu'on n'a jamais entendu le général de Gaulle ou Georges Pompidou lui accorder la moindre considération ?Dans cette étude détaillée, appuyée sur les principaux jugements des tribunaux nationaux et européens, Ghislain Benhessa retrace l'histoire du concept d'État de droit et montre comment on est passé du « droit de l'État » à la primauté du droit sur l'État.Une fois les mécanismes juridiques mis en lumière, le lecteur comprend pourquoi la France ne pourra pas affronter sérieusement les nombreux périls qui approchent (sécuritaires, industriels, géopolitiques ou culturels) dans une configuration où l'État est empêché par le Droit, et où l'émancipation de l'individu a pris place, de fait, au sommet de la hiérarchie des normes.

  • A l'heure où les questions judiciaires occupent un espace médiatique toujours plus important,  toutes  les études  démontrent pourtant que l'opinion publique se défie désormais de la Justice.
    Que s'est-il donc passé  ?
     
    Bien sûr,  la pénurie  des  moyens explique en partie cette image de service public à l'abandon. Mais, selon Régis de Castelnau, cette défiance prend d'abord racine dans  la perte flagrante  par la magistrature  de  sa neutralité au profit d'un exercice politique de sa mission.
     
    En analysant les trois dernières décennies, il montre comment la justice pénale, renonçant à son impartialité, a accepté de devenir un instrument intervenant directement  dans le champ politique.  Castelnau détricote, pièce par pièce, la plupart des grandes affaires politico-judiciaires récentes et révèle leurs mécaniques cachées. Enfin, il démontre comment les différents dispositifs mis en place par François Hollande ont permis à la haute fonction publique judiciaire, en disqualifiant François Fillon,  d'assurer  l'arrivée  à l'Élysée  d'Emmanuel Macron.  Et de devenir ensuite une des pièces essentielles de son exercice du pouvoir.
     
    Depuis 2017, Castelnau expose les éléments qui permettent d'affirmer que la Justice  ralliée au « bloc élitaire » assure la pérennité  d'un système où l'argent joue un rôle majeur. Un système où il s'agit d'abord de protéger les amis, de maintenir une pression constante sur les opposants et enfin de réprimer le Peuple quand il ose exprimer une révolte sociale ou une inquiétude sécuritaire.
    Le tableau final, lourdement documenté, est celui d'une magistrature qui a fait le choix de son idéologie plutôt que du bien commun.

  • La grande déraison ; race, genre, identité

    Douglas Murray

    • L'artilleur
    • 21 Octobre 2020

    À notre époque postmoderne, où les grands récits religieux etpolitiques se sont effondrés en Occident, émerge, à côté del'horizon écologique, une véritable « politique de l'identité »,un désir croisé de redresser les torts supposés à l'égard desminorité ethniques, des femmes, des personnes LGBT, etc...Autant de mouvements revendicatifs dont l'impact est décuplépar la puissance des médias sociaux.Des groupes d'intérêts dominent désormais l'agendapolitique alors que la société se fragmente toujours plus.Selon Murray, les revendications de chacun de ces groupessouffrent pourtant de sérieuses fragilités scientifiques, parfoismême de totales contradictions. Exemples à l'appui, il lesdévoile et les analyse dans ce livre.Dans nos pays, où la situation des minorités estparadoxalement la plus enviable du monde, il montrepourquoi, au rythme des capitulations politiques actuelles,les questions de sexualité, de genre et de race risquent fortde déclencher des affrontements toujours plus graves.

  • « La température de l'atmosphère s'élèvera de 9°cdurant le prochain demi-siècle »Magazine Science & Vie, numéro 633, avril 1970« La banquise est en chute libre...Une étude récente nous avertit qu'elle pourrait avoircomplètement disparu l'été, dans 7 ans seulement. »Al Gore, prix Nobel de la paix, Oslo, décembre 2007Selon le GIEC, le dioxyde de carbone (CO2) émis par l'Homme estresponsable du réchauffement de la terre. Il faudrait donc d'urgenceréduire nos émissions de CO2 si l'on veut éviter un cataclysme planétaire.Pourtant, comme le montrent les deux prévisions citées plus haut, depuisplusieurs décennies, toutes les annonces d'apocalypse ont été démentiespar les faits. La température moyenne de la planète a augmenté de 1°Cdepuis le début du XXe siècle, et la majeure partie de cette hausse (0,6°C)est intervenue entre 1910 et 1945, alors que les émissions de CO2 étaientencore faibles. Après 1945 et jusqu'en 1975, les émissions de CO2 ontbeaucoup augmenté... et la température moyenne a baissé !Le lien entre CO2 et température moyenne est donc sans doute beaucoupmoins évident qu'on ne le dit.Dans ce livre synthétique, le physicien François Gervais souligne que leCO2, gaz indispensable à la vie, a de très nombreuses vertus, notammentet surtout pour nourrir l'humanité. Il rappelle enfin quelques notions etchiffres simples pour que chacun puisse élaborer sa propre réflexion surle sujet.

  • - 50%

    « Même si ce que je fais est grave, je sais que je n'irai pas en prison »,déclare au Docteur Berger un jeune de seize ans qui a blessé plusieurspersonnes.Oui, nous nous sommes doublement désarmés. Moralement, avecdes textes légaux inadaptés et physiquement, avec l'absence devolonté de construire des lieux réellement efficaces pour contenir laviolence.Maurice Berger exerce depuis de nombreuses années commepsychiatre dans un centre éducatif renforcé pour mineurs ultraviolentsmais aussi auprès des victimes d'agression, ce qui lui permetde mesurer les dommages durables de cette violence.Comment faire en sorte qu'il y ait moins de victimes et moins d'auteursd'actes de sauvagerie en France ?Pour le Dr Berger, ces mineurs dangereux ont impérativement besoinde rencontrer une butée concrète à leurs actes si l'on veut espérer unchangement de comportement. Pour cela, il constate la nécessité demodifier nos lois actuelles qui entravent, plutôt qu'elles ne favorisent,toute possibilité d'amélioration de la situation. Face à la faiblesse decertaines réponses pénales et politiques, nous avons un besoin urgent,selon lui, d'un État « plus fort que la loi du plus fort ». Il fait dans celivre, écrit avec les conseils de juristes, un rapport d'expérience préciset émet des propositions de dispositifs à mettre en oeuvre.

  • L'urgence climatique est un leurre

    François Gervais

    • L'artilleur
    • 31 Octobre 2018

    La terre se réchauffe dangereusement et si nous ne faisons rien, demain verra la fin du monde.
    En matière de climat, le marché de la peur est florissant. Une peur bien utile, véritable instrument de pouvoir fondé sur la manipulation des émotions au détriment de la raison.
    Faut-il en effet rappeler quelques-unes des prophéties émises en 1970 par les premières assises écologistes du «  Jour de la Terre  », pour l'horizon de l'an 2000  : plus une goutte de pétrole, généralisation des famines sur tout le globe et réduction de l'espérance de vie à 49 ans aux Etats-Unis... 
    Sans oublier le cri d'alarme lancé en 2008 par Al Gore, prix Nobel de la Paix 2007 et ancien vice-président américain, qui annonçait la disparition totale de la calotte glacière estivale au pôle nord en 2013...
    Pour François Gervais, s'il y a une urgence, c'est celle de retrouver nos esprits...scientifiques. Car, contrairement à ce que disent les responsables du GIEC, il est absolument faux d'affirmer qu'il existe un «  consensus  » des chercheurs autour des questions climatiques. Ce livre le prouve en détails. Le catastrophisme des modèles virtuels actuels, source de politiques dispendieuses dont certaines n'ont de durable que l'affichage, est en revanche et sans aucun doute une vraie catastrophe annoncée.
     
     
     
     
    Physicien, professeur émérite à l'université de Tours, François Gervais a été directeur d'un laboratoire du cnrs (umr 6157).
    Auteur de six ouvrages, dont l'Innocence du carbone (Albin Michel, 2013), il a été expert reviewer du rapport AR5 du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (giec).

  • Que s'est-il passé ?Cinq ans après l'assassinat des membres de la rédaction deCharlie Hebdo où nous nous étions juré, la main sur le coeur,que plus rien ne saurait nous faire taire, le constat est terrible :conférences universitaires supprimées, expositions censurées,lois liberticides en tous genres, surveillance d'internet, procèset lynchages médiatiques, au point que ce sont tous les typesd'expression qui sont désormais sous pression et parfois frappésd'interdits.L'enjeu de ce livre est de comprendre comment ces diversesformes de censures, sociétale, judiciaire et politique, s'articulent etse complètent pour former un véritable système dont il est devenutrès difficile de s'extraire. Non pas seulement la censure de typeinstitutionnel émanant de l'Etat et du pouvoir politique dont onmontrera le regain de vigueur, mais aussi la censure qui provient dela société elle-même, privatisée par le biais d'un édifice juridiquespécifique qui sera ici décortiqué. En définitive, il s'agit de montreroù nous mène cet étrange paradoxe actuel : pouvoir tout dire enapparence, à condition de ne rien exprimer, à condition de resterle plus inexpressif possible.Or, à refuser la conflictualité sans laquelle aucune vérité ne peutêtre mise au jour, notre société risque beaucoup plus. Tragiquementplus.

  • Le communisme n'a jamais été un idéal de progrès et sescrimes monstrueux ne furent pas le fruit d'une malencontreusedérive. Telle est la démonstration que fait ici Bruno Riondel,un siècle après la naissance de l'Internationale léniniste.Détruire la superstructure culturelle traditionnelle des sociétéspar l'élimination de millions de personnes a toujours été lepréalable obligé à la mise en oeuvre des révolutions marxistesléninistes.Partout, celles-ci permirent à des minorités violentesd'exercer une emprise totale sur des populations terrorisées.Bruno Riondel démontre que le communisme avait préméditéchacun de ses actes, y compris le crime de masse.Il montre également que le combat communiste se déroulatoujours à un double niveau, exotérique, à destination desmasses, et ésotérique, pour les initiés, les partis communistesdu monde entier ayant eu, à l'instar du PCF, une doublestructure : le parti engagé que chacun connaissait, et saface cachée, contrôlée en sous-main par les hommes del'Internationale soviétique. Pour déstabiliser les sociétés del'intérieur, le communisme instrumentalisa les luttes sociales,utilisant le relativisme moral et le mensonge tactique, avec lacomplicité de nombreux intellectuels fascinés par sa force ousimplement opportunistes.L'auteur estime que le communisme n'est pas mort. Sesréseaux dissimulés sous le masque du progressisme ontconservé, notamment, la capacité d'étouffer le scandalede la mort des dizaines de millions d'innocents sacrifiés surl'autel de la révolution prétendue prolétarienne.

  • Après Auschwitz, il était devenu inimaginable de crier « mort auxJuifs ». Pourtant, dès la fin des années 1960, peu après la guerre desSix Jours, « Mort à Israël » s'est installé dans le langage politiquecourant. Puis, les médias ont victimisé à outrance les Palestiniens etla gauche a fait alliance avec l'islam. Progressivement, un mur demensonges a été érigé autour de l'Etat d'Israël : le sionisme a étéconsidéré, entre autres mensonges, comme un racisme. Voire mêmeun nouveau nazisme.Les meilleurs historiens, philosophes et sociologues ont vite comprisque cette scandaleuse inversion des rôles - les Juifs qui deviennentdes nazis et les Palestiniens présentés comme des juifs persécutés -dissimulait le retour du bon vieil antisémitisme d'antan.Mais Yves Mamou montre que l'antisionisme n'est pas seulementune affaire de juifs. L'antisionisme qui persécute les Israéliens depuiscinquante ans est un antiracisme, le même qui est utilisé aujourd'huicontre les Européens. Monté contre Israël, il revient comme unboomerang percuter la France et les autres pays d'Europe. En sefaisant passer pour des Juifs persécutés, islamistes et indigénistes ontentrepris de rendre les Européens étrangers sur leur propre sol. TousJuifs en quelque sorte.

  • Racisme d'état, néo-colonialisme, discriminations institutionnelles,un certain nombre de citoyens français accusentaujourd'hui la France de fautes graves, voire de crimes.Dans leurs discours, la notion de « race » fait son retour à telpoint qu'en quelques années, il est devenu normal d'évoquer« blancs » et « racisés », y compris dans les lieux de décisionet d'influence les plus respectables.S'intéressant à la filiation de ce phénomène, Sami Biasoniremonte aux sources historiques et théoriques du discoursracialiste implanté en France par la mouvance indigéniste,dite « antiraciste et décoloniale ».Anne-Sophie Nogaret, par les témoignages et verbatimqu'elle a recueillis lors de colloques, de sessions universitairesou de rassemblements associatifs, dresse un état des lieuxinquiétant : derrière l'idéologie affleure de plus en plusnettement la rancoeur, et même la haine, ne laissant rienprésager de bon pour l'avenir du pacte républicain.Au point qu'il est temps de se poser la question : que reste-t-ilde l'universalisme qui a politiquement fondé la France ?

  • «  Fournir des clés de compréhension  », «  faire de la pédagogie  », «  éclairer les lecteurs  », «  décrypter les enjeux  », autant de termes que les journalistes utilisent volontiers pour décrire leur métier. Et pourtant, en dépit de ces généreuses intentions, les citoyens montrent une méfiance toujours plus grande à l'égard des médias. Interrogés à ce sujet, les journalistes jugent que les grands responsables de ce désamour à leur égard sont les «  complotismes  » de toutes sortes, les «  populismes  », la recrudescence des  «  fake news  » et toujours à la fin, internet bien sûr.
    Spécialiste de la langue et observatrice rigoureuse des médias, Ingrid Riocreux se demande au contraire si cette perte de confiance ne viendrait pas du comportement des médias eux-mêmes. En scrutant attentivement leurs mots et leurs choix, elle met en lumière leur permanente tentation de défendre un hygiénisme moralisateur, leur volonté têtue de sauvegarder des vérités officielles. Quand les biais de la langue médiatique sont démasqués, l'objectif apparait dans toute sa nudité  : non seulement dire aux gens ce qu'ils doivent penser mais aussi ce à quoi ils doivent penser.
    Dans l'emballement de la vie quotidienne, nous sommes tous vulnérables aux constructions et aux orientations véhiculées par la langue. Ce livre se propose de donner au lecteur quelques moyens pour se protéger et ainsi ne pas demeurer naïf face aux «  marchands de nouvelles  ».

  • Toutes les deux minutes, une plainte est déposée en Francepour des violences gratuites, c'est-à-dire des agressionsphysiques sans raison apparente pouvant aller jusqu'aumeurtre, pour un simple regard, un simple refus de cigarette.Tout citoyen peut y être confronté.Pédopsychiatre, psychanalyste, spécialiste des soins auxenfants et adolescents violents, le docteur Berger a voulupartager dans cet ouvrage le résultat de plusieurs annéesde pratique auprès de jeunes hyper-violents impliqués dansces agressions.Qui sont ces jeunes ? Quels sont leurs parcours de vie ?Précarité et « ghettoïsation » sont-elles vraiment les causesprincipales de leurs comportements ? Qu'en est-il desviolences conjugales et de l'organisation « clanique » dansleurs histoires familiales ? Quel est l'impact du quartier etde l'imprévisibilité de certaines réponses judiciaires ?À partir de la prise en charge de plusieurs cas précis,le docteur Berger apporte à ces questions des réponsestirées de son expérience. Et la plupart d'entre elles sonttrès éloignées des discours médiatiques, politiques etsociologique actuels.

  • Responsables politiques et administrations font l'objet d'unedéfiance de plus en plus forte dans l'opinion. Les Français necroient plus, ou presque plus, ce que l'Etat ou ses représentantsleur disent, directement ou par l'intermédiaire des médias. Cephénomène n'est pas nouveau mais depuis quelques années, ila pris, selon toutes les enquêtes, une ampleur inédite.Que s'est-il passé ?La faute en est au crépuscule de la parole publique. En s'appuyantsur douze exemples factuels, chiffrés, validés, l'auteur conduitune réflexion sur les types (parfois subtils) de mensonges publics,sur leurs nombreuses causes, sur leurs conséquences. Elus,fonctionnaires, journalistes ont tant menti, sur tant de sujets,que les citoyens sont en passe de perdre définitivement touteconfiance dans la possibilité d'une action publique efficace, auservice du bien commun.Or, cette méfiance aiguë du peuple envers le discours de sesdirigeants est grave car elle menace directement le pactedémocratique. Pour que gouverner ne se résume plus à « bienmentir », Rémy Prud'homme propose au lecteur d'adopter unautre regard sur l'Etat et de renforcer ses défenses immunitaires.

  • Alcatel, Rhodia, les Chantiers de l'Atlantique, Arcelor et maintenant Alstom : chaque année, la liste des entreprises françaises cédées à des groupes étrangers se rallonge. Le constat de cette dépossession accélérée est d'autant plus douloureux qu'il vaut pour les secteurs d'activité les plus divers : de l'immobilier de prestige parisien racheté par les princes du Golfe aux terres agricoles du centre de la France ciblées par les investisseurs chinois, partout, on fait face au même phénomène.La France vit désormais au quotidien la cession de ses richesses privées et publiques, tandis que nos dirigeants continuent de déplorer, comme s'il n'y avait pas de lien de cause à effet, les délocalisations toujours plus nombreuses...L'enquête de Laurent Izard montre l'urgence d'une situation qui conduit, lentement mais sûrement, à la perte de notre indépendance et à l'instabilité sociale. Rien n'est irréversible et une réorientation de nos politiques patrimoniales est possible. Encore faut-il être conscient de la gravité du problème et de ses conséquences pour notre pays.

  • En France, comme ailleurs en Occident, le protectionnisme aeu longtemps mauvaise presse. Mis à l'index par une majoritéde décideurs acquis au libre-échange, le protectionnisme estpourtant aujourd'hui dans tous les esprits, sinon dans lesfaits, comme en témoigne l'Amérique de Trump.Le rejet du protectionnisme a fait oublier que pendant unsiècle (1873-1973) la France a vécu sous un régime« d'économie protégée » et qu'elle ne s'en est pas si malportée. Mieux même, elle a réussi, en dépit des handicapsconcurrentiels dont elle souffrait, à faire face à ses rivaux et àmaintenir ses positions économiques et commerciales, avantque ne commence le déclin de celles-ci dans le cycle de lamondialisation.N'est-il pas temps de retracer et de méditer l'histoire decette France protectionniste pour redéfinir une stratégieéconomique et industrielle cohérente et pérenne ?

  • Manifestation contre l'islamophobie à Paris aux cris d' « AllahAkbar », refus obstiné du président Macron de fermer lesfrontières pour protéger les Français pendant la crise sanitaire,affrontements entre Tchétchènes et Maghrébins en plein centrede Dijon, assassinats répétés de paisibles citoyens par des« jeunes », appels d'associations à déboulonner des statues età débaptiser rues et bâtiments au nom d'un anti-racisme devenufou, les événements se succèdent à un rythme de plus en plussoutenu et forment autant de signes désormais évidents de lasituation catastrophique dans laquelle se trouve la France.Relire les analyses hebdomadaires d'Ivan Rioufol depuis 2018montre à quel point les faits s'enchaînent avec logique, l'unappelant inévitablement l'autre, comme le laxisme judiciaireentraine la hausse des violences.Lors de la première manifestation des Gilets jaunes, le Peuplea su sortir de sa torpeur, les somnambules ont fait comprendrequ'ils pouvaient faire trembler les élites traîtresses. C'est ce grandréveil qu'il faut poursuivre. Il y a maintenant urgence car, ceschroniques le montrent, l'Histoire accélère.

  • Depuis la disparition du général de Gaulle, un spectre hantetoujours plus la France : celui de l'identité. Les Françaisne savent plus qui ils sont. Médias et intellectuels, toujoursprompts à se tourner vers « l'Autre », assurent que la France,c'est la République, les droits de l'Homme, les valeurs,l'universel.Mais si la France ce sont des « valeurs », des « idées », alorsqu'est-ce que le peuple français ? Que deviennent la langue,le territoire, les moeurs et les traditions ?Confusion profonde entre valeurs et culture, universalismeidéologique, passions antagonistes pour l'élitisme etl'égalitarisme, telles sont, selon Paul-François Paoli, lesquestions qui se trouvent au centre du malaise identitairefrançais. Dans ce texte très original, il les dissèque et yrépond avec clarté, ouvrant la voie au retour de l'identitépaisible, ce sentiment d'être soi et pas un autre.

  • Anne-Sophie Nogaret a enseigné la philosophie dans plusieurs établissements secondaires, en région parisienne et en province, en ZEP et en pleine campagne. Elle raconte ici ce qu'elle a vécu depuis treize ans. Sans langue de bois ou atténuation.
    Et le constat est terrible  : en moins d'une décennie, le niveau s'est littéralement effondré. Et ce ne sont pas seulement les études internationales de type PISA qui le montrent, c'est la réalité des classes en 2017, où des élèves de terminale générale sont le plus souvent incapables de comprendre un texte simple de quelques lignes car ils ne maitrisent plus leur propre langue. Des élèves qui pourtant obtiennent tous le bac.
    Quant aux professeurs, toujours convaincus que l'autorité est une oppression et que la bienveillance, même si elle ne sert qu'à dissimuler la lâcheté, pourra leur éviter d'affronter une réalité dérangeante, ils sont en réalité les victimes d'un système qu'ils font tout pour sauver.
    Incivilités, violences, communautarisme dans la cour  ; arrangements, consignes de notation, sabotages et directives incompréhensibles dans les bureaux, la situation de l'enseignement en France a atteint une cote d'alerte gravissime. Le naufrage s'accélère dramatiquement.
    Mais chut, pour l'Education nationale, surtout pas de vagues, tout va bien, il ne se passe rien

  • L'imposture du vivre ensemble de A à Z

    Paul-François Paoli

    • L'artilleur
    • 24 Janvier 2018

    L'ambition de cet ouvrage est de présenter un panorama non exhaustif de la vie intellectuelle française et de ses enjeux idéologiques à travers un certain nombre d'éléments de langage et de noms propres couramment utilisés par les hommes politiques, les journalistes et les citoyens. 
    Il s'agit notamment de démontrer que moult personnalités de renom (écrivains, philosophes, personnages historiques...) auxquels nous faisons spontanément référence, loin d'exprimer ce que l'on veut leur faire dire, témoigneraient plutôt de l'inconsistance de l'idéologie à la fois lénifiante et contraignante du «  vivre ensemble  » à laquelle on nous exhorte.
    Au-delà de ce constat comment une société où l'idée de Vérité a disparu du champ philoso­phique et politique pourrait-elle absolutiser des valeurs, fussent-elles républicaines  ?  Et comment donner du sens à ce fameux «  vivre ensemble  » si ces « valeurs  » fonctionnent sur un mode qui exclut du champ de la normalité ceux qui n'y adhèrent pas  ?
    Tel est le paradoxe général que fait apparaître ce livre

  • La question des statistiques ethniques revient régulièrement dans le débat public français, portée par le sujet sensible de l'immigration. Mais ce type de statistiques n'existe-t-il pas déjà en France ?  Et de quoi parle-t-on exactement ?  De données ethno-raciales comme elles existent officiellement aux Etats-Unis ou en Angleterre ou d'informations plus larges sur la migration comme cela se fait en Suède ou en Italie ?
    Faisant le récit complet de la montée en puissance de cette problématique, Michèle Tribalat montre en tout cas qu'en France, dès lors qu'il s'agit d'immigration, l'idéologie et les condamnations morales sont toujours au rendez-vous !  A un point assez inimaginable.
    Car, là où le grand public voit la recherche scientifique comme une communauté vertueuse, elle dévoile au contraire de véritables « guerres » médiatiques où certains n'hésitent pas à user de mensonges et d'intimidations pour en faire taire d'autres.
    Ayant toujours plaidé pour le recours aux données sur les origines ethniques, Michèle Tribalat montre les enjeux et les conditions de cet usage, avec un objectif majeur : celui de la connaissance du réel sans laquelle toute politique publique serait vouée à l'échec.

  • Au cours de la dernière décennie, le débat sur l'immigration a pris une place centrale en Occident. Pourtant, la complexité du sujet et l'extrême polarisation des partis pris ont empêché l'émergence d'une vision claire de ses enjeux réels, au moins en matière économique. Entre une ouverture laxiste des frontières et les fantasmes de fermeture totale, l'antagonisme des débats s'est durci.Professeur à Oxford, Paul Collier nous fait quitter les culs-de-sac fondamentalistes pour entrer dans une analyse rigoureuse et implacable des enjeux économiques du phénomène migratoire. Il montre comment le creusement d'inégalités gigantesques partout dans le monde accélère les flux et risque de déséquilibrer dangereusement les relations entre les pays et le fonctionnement même de nos sociétés. Son immense mérite est de ne pas céder à une vision émotionnelle de l'immigration et d'en examiner les conséquences pour l'immigré lui-même mais aussi pour les pays de départ et d'accueil. À rebours du discours le plus consensuel, il décrit, chiffres à l'appui, une réalité renversée où ce que l'on présente d'ordinaire comme un progrès revient bien souvent à une précarisation de la société d'accueil, à l'appauvrissement accru des pays de départ et à un monde toujours plus incertain.Exodus est d'ores et déjà considéré comme un classique dans le monde anglo-saxon.Paul Collier est professeur d'économie à Oxford. Il a été directeur de recherche sur le développement à la Banque Mondiale.

empty