Fayard

  • Journal de guerre écologique

    Hugo Clément

    • Fayard
    • 7 Octobre 2020

    « Nous savons que l'Humanité fait face au plus grand défi de son histoire. Nous savons que les écosystèmes dont
    nous dépendons menacent de s'écrouler. Nous savons qu'il y a urgence. Le doute n'est plus d'actualité.
     
    Chaque jour, au coin de la rue ou à l'autre bout de la planète, un nouveau front s'ouvre. Partout, des femmes et
    des hommes ont décidé de se lever pour sauver ce qui peut encore l'être, ou pour poser les bases d'un nouveau monde. Qu'ils soient scientifiques, activistes, militaires, ou lanceurs d'alerte, ils mettent toutes leurs forces dans la bataille.
     
    Leur victoire sera la nôtre, leur défaite aussi. Allons renforcer leurs rangs. Unissons-nous pour faire basculer la balance du bon côté. Ensemble, nous pouvons remporter cette nouvelle guerre mondiale. »
     
    Auprès de celles et ceux qui s'engagent sur le front de l'environnement, Hugo Clément dessine une carte stratégique des actions à mener. La Terre restera-t-elle une planète habitable pour notre espèce ? Tel est l'enjeu de notre dernier combat.
     
    Hugo Clément est journaliste, engagé dans la défense de l'environnement. Il produit et anime la série documentaire Sur le Front
    (France Télévisions), et a publié Comment j'ai arrêté de manger les animaux (Seuil, 2019).

  • Scum manifesto

    Valerie Solanas

    • Fayard/mille et une nuits
    • 17 Février 2021

    En renversant l'image de la femme comme être inférieur par nature pour l'appliquer à l'homme, l'autrice démonte la mécanique de la domination masculine.
    Un pamphlet littéraire et politique, où l'humour et la provocation révèlent les rapports de force entre les sexes. Depuis sa diffusion dans les rues de New York par Valerie Solanas en 1967, SCUM Manifesto est devenu un texte culte du féminisme.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Emmanuèle de Lesseps
    Postface de Lauren Bastide

  • «  Nous ne traversons pas un moment de crise anodin, nous vivons un moment décisif pour l'avenir de l'humanité. Comment s'extraire d'une dynamique qui nous échappe et d'un système qui nous conduit dans une impasse ? Nous avons chacun éprouvé combien les résistances au changement - en nous, comme dans le monde politique et économique - sont grandes. Nous avons vu la beauté de notre planète, la richesse de l'humanité, et nous avons souffert de les voir saccagées.
    Pourtant, comme tant d'autres, nous refusons de nous résigner.
    Un autre monde est à notre portée. Un monde fondé sur l'humilité, la sobriété et le partage. Un monde où les joies profondes seraient plus désirées que les plaisirs éphémères. Un monde plus équitable, plus fraternel, davantage relié à la Terre. Ce monde n'est pas une utopie. Nous pouvons tous contribuer à le faire advenir.
    Mais cela ne sera possible que par une révolution des consciences.
    C'est à cette conversion de notre esprit et de nos modes de vie qu'aimerait contribuer modestement ce livre, fruit du partage de nos réflexions et de nos expériences.  »
     
    Nicolas Hulot et Frédéric Lenoir
     
    Nicolas Hulot a passé une partie de sa vie à voyager dans les zones les plus reculées du monde au fil de son émission télévisée Ushuaïa. Engagé depuis trente ans dans la protection de l'environnement, il fut ministre d'Etat de la Transition écologique et solidaire de mai 2017  à août 2018. Auteur de nombreux ouvrages, il a créé la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme.
     
     
    Frédéric Lenoir est philosophe et sociologue, auteur de nombreux essais et romans traduits dans une vingtaine de langues. Il est notamment l'auteur des best-sellers  : Du Bonheur, un voyage philosophique  ; La Puissance de la joie, ou Le Miracle Spinoza, aux éditions Fayard. Il est cofondateur de la fondation SEVE (Savoir Etre et Vivre Ensemble) qui propose des ateliers de philosophie avec les enfants.

  • Dans ton cul Nouv.

    Dans ton cul

    Valerie Solanas

    • Fayard/mille et une nuits
    • 11 Mai 2022

    Puissante et transgressive, Dans ton cul brandit sur scène les arguments du SCUM Manifesto. Prophétie de rue au caractère visionnaire, elle annonce la fin de la domination masculine.
    « Valerie Solanas écrit du point de vue des putes, des gouines et des enragées... Son ironie est une arme, sa seule arme dans un système qui détruit les marginales, aussi brillantes soient-elles. » W.D.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Wendy Delorme 

  • «  Après une enquête planétaire, auprès des meilleures sources, souvent confidentielles, j'ai découvert bien des choses sur les causes et les conséquences de cette pandémie.
    Certains dirigeants, commettant des erreurs sincères ou mentant à leur peuple, ont, en imitant la Chine, conduit à la mort prématurée de plusieurs centaines de milliers de personnes et coûté plusieurs milliers de milliards à l'économie mondiale. Suivre à temps l'autre voie, celle de la Corée du Sud, aurait coûté beaucoup moins d'argent, épargné des milliers de vies et protégé des centaines de millions de travailleurs.
    De tout cela, et de bien d'autres choses que nous aura apprises cette pandémie, en bouleversant nos vies, il faut tirer les leçons. Pour se préparer à ce qui vient  : une crise économique, philosophique, idéologique, sociale, politique, écologique stupéfiante, presque inimaginable  ; plus grave en tout cas qu'aucune autre depuis deux siècles.
    Pour ne pas faire souffrir les enfants d'aujourd'hui de la pandémie à 10  ans, de la dictature à 20  ans et du désastre climatique à 30  ans, il faut passer au plus vite de l'économie de la survie à l'économie de la vie. Elle regroupe tous les secteurs qui se donnent pour mission la défense de la vie et dont on constate tous les jours, très pragmatiquement, l'importance vitale, comme  : la santé, la gestion des déchets, la distribution d'eau, le sport, l'alimentation, l'agriculture, l'éducation, l'énergie propre, le numérique, le logement, la culture, l'assurance.
    Parce qu'il n'y a pas de vie possible si on n'agit pas tout de suite, dans l'intérêt de toutes les vies, d'aujourd'hui et du futur. Si on ne comprend pas que seul le temps des hommes a de la valeur. Que de passionnants combats à mener  !  »
    J. A.

  • L'Art d'avoir toujours Raison

    Arthur Schopenhauer

    • Fayard/mille et une nuits
    • 15 Septembre 2021

    L'art de la discussion, c'est l'art de la guerre.
    38 stratagèmes d'attaque et de défense simples à appliquer : généraliser à outrance la thèse de l'autre, créer des diversions, attiser la colère de son adversaire... L'Art d'avoir toujours raison donne au lecteur les règles d'un jeu passionnant, où le langage est maître. Où l'habileté des mots et la ruse sont nos meilleures armes pour finir toujours vainqueur.
     
    Traduit de l'allemand par Dominique Laure Miermont

  • Voyage en terres complotistes

    Antoine Bristielle

    • Fayard
    • 2 Février 2022

    Un Français sur cinq recherche des explications complotistes alternatives aux grands événements qui bouleversent notre monde. Un chiffre qui a de quoi surprendre au pays des Lumières où l'on pense souvent qu'il s'agit là d'un phénomène marginal, prégnant aux États-Unis. Le terreau est pourtant fertile dans l'Hexagone. Surtout, ce sont les jeunes générations qui, tout en étant plus critiques envers les institutions, sont particulièrement sensibles à ces théories.
     
    À l'aide d'études chiffrées et de terrain, Antoine Bristielle, directeur de l'Observatoire de l'opinion de la Fondation Jean-Jaurès, offre une analyse brillante du phénomène complotiste dans un contexte marqué par la pandémie de Covid-19. Le discours conspirationniste s'est imposé comme une de grille lecture puissante, au point de saturer l'espace médiatique et politique. Pis, dans le sillage du populisme, le complotisme révèle de nouvelles fractures au sein de la société, qui expriment la défiance des citoyens vis-à-vis de leurs dirigeants. Nous sommes sur une pente glissante capable de saper les fondements mêmes de la légitimité des scrutins. Réformer la démocratie, voilà le défi majeur qui nous attend.
     

  • Que faire du passé ? réflexions sur la cancel culture Nouv.

    Un extraordinaire paradoxe caractérise notre époque.
    D'une part, jamais la connaissance du passé n'a été aussi faible, aussi dévalorisée, y compris par les gouvernements  : en témoignent le lieu commun selon lequel la connaissance du passé ne sert à rien dans une société moderne, le dégraissement progressif des programmes scolaires en histoire.
    Mais, d'autre part, jamais le passé n'a été autant investi symboliquement. Depuis une vingtaine d'années, cet investissement était surtout le fait des pouvoirs publics, sans oublier la vigilance extrême avec laquelle les régimes autoritaires, de la Chine à la Russie en passant par la Turquie ou la Hongrie, etc., cherchent à contrôler la mémoire publique. Mais depuis quelques années, avec le phénomène de la cancel culture et du wokisme, cet investissement vient de la société elle-même. Le débat fait rage depuis lors, entre deux minorités  : celle des militants qui veulent tout changer, celle des gens de pouvoir, naturellement conservateurs. Les polémiques fleurissent, les noms d'oiseaux aussi, à proportion de l'ignorance.
    Pierre Vesperini cherche à comprendre ce que signifie le mouvement de la cancel culture, les questions qu'il nous pose, et nous propose des solutions. Comme à son habitude, il travaille à partir de l'expérience historique concrète, et non de préjugés idéologiques ou d'abstractions théoriques. Le livre est donc constitué de trois enquêtes très précises, qui permettent d'aborder avec toute la clarté et la lucidité requise trois questions générales  brûlantes aujourd'hui :Celle de la mémoire historique, à propos des statues qu'on déboulonne ou des noms qu'on supprime des institutions, monuments, etc.Celle de la culture esthétique (littérature, art, musique, etc.), à propos de la présence grandissante des trigger warnings  ;Celle de la place de l'Antiquité classique aujourd'hui, à propos de la fin de l'enseignement obligatoire du latin et du grec au département de Classics de Princeton.

  • Pas une semaine ne s'écoule sans qu'éclate une nouvelle polémique sur les migrations : violences policières, voile dans l'espace public, discriminations, quotas, frontières... Les débats sur ces sujets sont devenus tendus, polarisés et passionnels, tandis que la parole raciste s'est libérée, relayée avec force par des activistes identitaires. Collectivement, on a accepté de penser les migrations à partir des questions posées par l'extrême-droite, en utilisant même son vocabulaire. Quant à nous, chercheurs, nous nous sommes souvent retrouvés réduits à devoir débusquer rumeurs et mensonges, qu'il s'agisse de dénoncer le mythe de l'appel d'air ou du grand remplacement.
    Nos sociétés resteront malades de ces questions tant qu'elles continueront à les envisager sous l'unique prisme des idéologies. C'est toute l'ambition de ce livre  : montrer qu'il est possible de penser ces sujets de manière rationnelle et apaisée, en les éclairant de réflexions et de faits qui sont bien trop souvent absents des débats. En montrant, par exemple, que les passeurs sont les premiers bénéficiaires de la fermeture des frontières. Ou que la migration représente un investissement considérable pour ceux qui partent, alors qu'ils se retrouvent souvent décrits comme la «  misère du monde  ».
    Les questions d'identité collective doivent être des enjeux qui nous rassemblent, plutôt que des clivages qui nous opposent. À condition de reconnaître et d'affronter les problèmes structurels de racisme dans nos sociétés. Après tout, on a tous un ami noir.
     
      François Gemenne enseigne les politiques du climat et des migrations dans différentes universités, notamment à Sciences Po et à Bruxelles. Chercheur du FNRS à l'Université de Liège, il y dirige l'Observatoire Hugo, un centre de recherche sur l'environnement et les migrations.
     

  • Ouvrez les yeux

    Maurice Lévy

    • Fayard
    • 9 Mars 2022

    Que pensent, ressentent, craignent, espèrent la majorité des Français  ?
     
    Quels sont leur état d'esprit, leurs frustrations, leurs aspirations, leur regard sur notre pays  et l'action de ceux qui les gouvernent ?
     
    Ces Français de la classe moyenne, le think tank de Publicis les a écoutés comme nul autre. Des milliers d'entre eux se sont exprimés régulièrement entre 2007 et aujourd'hui sur tous les sujets qui leur tenaient à coeur. Ces paroles constituent une mine d'une grande richesse.   Maurice Lévy a analysé, étudié, lu, écouté cette source unique et propose une synthèse percutante et inattendue de leurs propos.
     
    Comment ont-ils traversé les crises des vingt dernières années  ? Sont-ils sans illusions et rétifs à tout changement  ? Qu'en est-il du déclassement  ? Pour eux  ? Pour la France  ? Comment vivent-ils leur situation  ? De quoi se nourrissent leurs colères et leurs rêves  ? Ce tableau saisissant des Français s'intéresse aussi à la jeunesse et en offre un portrait loin des idées reçues.
     
    Fort de cette analyse au long cours et de son expérience de publicitaire et de chef d'entreprise, Maurice Lévy nous présente ces Français de la majorité silencieuse.
     
    A l'heure des choix, ce court livre est une invitation nécessaire à ouvrir enfin grand les yeux sur nos concitoyens et les enjeux décisifs de notre avenir.
     
    Maurice Lévy est président du Conseil de surveillance du groupe Publicis.
     

  • Vous n'aurez pas ma haine

    Antoine Leiris

    • Fayard
    • 30 Mars 2016

    Antoine Leiris a perdu sa femme, Hélène Muyal-Leiris, le 13 novembre 2015, assassinée au Bataclan. Accablé par la perte, il n'a qu'une arme : sa plume.
    À l'image de la lueur d'espoir et de douceur que fut sa lettre « Vous n'aurez pas ma haine », publiée au lendemain des attentats, il nous raconte ici comment,
    malgré tout, la vie doit continuer.
    C'est ce quotidien, meurtri mais tendre, entre un père et son fils, qu'il nous offre. Un témoignage bouleversant.
    Ancien chroniqueur culturel à France Info et France Bleu, Antoine Leiris est journaliste. Vous n'aurez pas ma haine est son premier livre.

  • Réinventer les aurores

    Haïm Korsia

    • Fayard
    • 26 Février 2020

    «  Réinventer les aurores, c'est retrouver le souffle des premiers matins de la République  : s'éveiller et s'émerveiller, lucides mais jamais désespérés.
    La réflexion que je livre n'est pas juste un cri d'alerte, c'est ma conception de la vie et de la politique, en tant qu'elles se rejoignent en leur point de plus grande fragilité, là où il s'agit d'affirmer que l'on peut reconstituer, maille après maille, le tissu de la société menacée par tout ce qui la délite, de la peur à la haine.
    Je veux proposer un manifeste contre l'indifférence, un plaidoyer pour la fraternité, une politique de la jubilation et du bonheur retrouvé.  »
     
    Haïm Korsia est grand rabbin de France et membre de l'Institut.

  • Se libérer de la domination des chiffres Nouv.

    Se libérer de la domination des chiffres

    Valérie Charolles

    • Fayard
    • 26 Mai 2022

    Nous vivons dans un monde de chiffres : il en va du PIB, ou encore des scrutins en démocratie, et même de l'appréciation de nos émotions. Les chiffres sont devenus notre grille privilégiée de lecture du monde mais aussi de prise de décision. La pandémie de Covid l'a illustré avec une puissance inédite. Face à ce langage dominant, nous sommes pour la plupart en situation d'illettrés. Les occasions de malentendus et de raisonnements trompeurs s'en trouvent démultipliées. Ce livre veut y remédier.
    Valérie Charolles nous plonge au coeur de la fabrique des indicateurs qui jalonnent notre quotidien et montre comment nous sommes passés du problème « des mots et des choses » à celui « des faits et des chiffres ». L'illusion tenace selon laquelle on peut rendre compte exactement de tout sous forme de chiffres ne résiste pas à l'examen. Tous reposent sur des conventions : il faut définir ce qu'on l'on compte, choisir une méthode et la manière de rassembler les informations.
    Cet examen critique de nos instruments de mesure contient des clés pour s'extraire d'une emprise injustifiée et combiner calcul et liberté : le problème n'est pas de mettre de côté les chiffres, mais de se libérer de leur domination.
     
    Valérie Charolles est philosophe et a travaillé dans le monde des chiffres pendant vingt-cinq ans. Elle a notamment enseigné à Sciences Po et à l'EHESS. Tous ses livres sont parus chez Fayard. Le premier, Le libéralisme contre le capitalisme (2006), est disponible en « Folio Essais ».

  • Et après ?

    Hubert Védrine

    • Fayard
    • 24 Juin 2020

    Pendant des années, nous sommes restés sourds face aux alertes annonçant une pandémie dévastatrice. Dans le chant des sirènes de la mondialisation elles étaient littéralement impensables. La propagation rapide de la Covid-19 a sonné brutalement l'heure des comptes.
    Dans la panique sanitaire et économique, la bataille de l'après a déjà commencé entre ceux qui veulent un retour à  «  la  normale  » et ceux qui appellent à un changement, relatif ou radical. Mais comment pourrait-on revenir à «  la  normale  », c'est-à-dire à la multidépendance, l'insécurité financière, l'irresponsabilité écologique  ?
    La question aujourd'hui est donc de savoir ce qui demeurera et ce qui doit être changé. Parviendrons-nous à éviter l'effondrement économique mondial sans sacrifier l'urgence vitale de l'écologisation ? Un système multilatéral international pourra-t-il être refondé, à commencer par un système d'alerte sanitaire  ? Comment nous extraire des dépendances de nos économies, si dangereuses et révélées par cette crise ? Comment allons-nous repenser le tourisme  ? Comment va-t-on gérer la réhabilitation de l'Etat-nation et la nouvelle demande d'Etat protecteur  ? Que faire au niveau français, au niveau européen  ?
    Dans cet essai vif et dense, Hubert Védrine se penche sans détour sur tous les débats qui vont forger l'après-pandémie mondiale.
    Pendant quatorze ans auprès de François Mitterrand à l'Elysée et cinq ans à la tête du Quai d'Orsay, Hubert Védrine voyage, écrit, enseigne et conseille.

  • Et s'il fallait aujourd'hui s'appuyer sur de tout autres principes pour penser la sexualité et   la lutte contre les violences sexuelles ?
    C'est ce que propose Geoffroy de Lagasnerie dans ce texte qui se donne pour projet de trans­former l'espace de la discussion sur les princi­paux enjeux de la politique de la sexualité :   la domination sexuelle, le consentement, la zone grise, l'emprise, l'impunité, la parole des victimes...
    Un livre qui pose les bases d'une conception renouvelée, pluraliste, libératrice et non répressive du corps, du désir et de la loi.

  • Comment sommes-nous devenus réacs ?

    Frédérique Matonti

    • Fayard
    • 10 Novembre 2021

    Aucune digue n'empêche plus aujourd'hui les représentants de l'extrême droite, voire de l'ultra-droite, d'intervenir dans les médias sous couvert d'objectivité et de respect de la pluralité politique. Certains offrent même une tribune de choix aux plus fervents réacs. Lesquels y dénoncent pêle-mêle l'islamo-gauchisme, le wokisme, la cancel culture (« on ne peut plus rien dire »), l'immigration incontrôlée ; à l'inverse, les tentatives d'expliquer sociologiquement un événement ou un comportement sont fréquemment assimilées à la « culture de l'excuse » et par là même dévaluées. Il n'en a pas toujours été ainsi.
    L'omniprésence de ces discours est un symptôme de la modification plus générale des débats publics et des nombreuses batailles culturelles (à commencer par la lutte contre le racisme) que la gauche a perdues. Si l'on reprend toute la chaîne qui conduit de la production jusqu'à la diffusion des idées, les équilibres se sont considérablement modifiés depuis les années 1970. Des nouvelles règles du monde intellectuel à la concentration de l'édition et des médias, en passant par la transformation des partis politiques, tout est fait pour que les fast thinkers et les experts auto-proclamés triomphent et portent haut la voix de la réaction. Jusqu'à quand ?

  • Le sanglot de l'homme noir

    Alain Mabanckou

    • Fayard
    • 4 Janvier 2012

     Je suis noir, et forcément ça se voit. Du coup les Noirs que 
    je croise à Paris m'appellent « mon frère ». Le sommes
    nous vraiment ? Qu'ont en commun un Antillais, un 
    Sénégalais, et un Noir né dans le Xème arrondissement, 
    sinon la couleur à laquelle ils se plaignent d'être 
    constamment réduits ?J'oublie évidemment la généalogie qu'ils se sont forgée, 
    celle du malheur et de l'humiliation - traite négrière, 
    colonisation, conditions de vie des immigrés... Car par-
    delà la peau, ce qui les réunit, ce sont leurs sanglots.Je ne conteste pas les souffrances qu'ont subies et que 
    subissent encore les Noirs. Je conteste la tendance à 
    ériger ces souffrances en signes d'identité. Je suis né 
    au Congo Brazzaville, j'ai étudié en France, j'enseigne 
    désormais en Californie. Je suis noir, muni d'un passe-
    port français et d'une carte verte. Qui suis-je ? J'aurais 
    bien du mal à le dire. Mais je refuse de me défi nir par 
    les larmes et le ressentiment.                                                                                A.M.Alain Mabanckou, prix Renaudot pour Mémoires de 
    porc-épic (Le Seuil, 2006), est l'auteur chez Fayard de 
    Lettre à Jimmy (2007).

  • Gazelle théorie

    Ines Orchani

    • Fayard/pauvert
    • 1 Septembre 2021

    Ils m'appellent « gazelle », et je me sens blessée. Je ne suis pas un animal. Je ne suis pas une chose. Je ne suis pas une image. Je ne suis pas une proie. 
    De l'insulte « nègre » Césaire a fait la Négritude.
    Du gazellage je m'apprête à faire Gazelle Théorie.
    Ceci est un manifeste. Ceci est un témoignage. Ceci est un coup de colère, et une mise en lumière.I.O. 
    Dans un livre inclassable qui emprunte aussi bien à l'essai qu'au récit, à la politique qu'à la poésie, Ines Orchani explore à la première personne un féminin méconnu, décrivant librement l'expérience des codes - et de leur transgression -, des stratégies, des croyances et des sexualités. Les femmes qu'on y croise, gazelles et rebelles, incarnent un féminisme non occidental, un féminisme du secret et du courage, où les intentions l'emportent sur la forme. Dans l'élan créé par Virginie Despentes avec King Kong Théorie, Ines Orchani donne à entendre les voix d'un féminisme-monde.
     
    Romancière, poétesse, traductrice, Ines Orchani vit entre ses deux pays, la France et la Tunisie, et écrit en deux langues, à la rencontre des pôles.

  • «  Depuis toujours, l'homme a besoin de savoir ce qui le menace, ce qui nuit aux autres ou les sert. Et pendant longtemps, seule une poignée de puissants, souverains, religieux, marchands, ont eu le monopole de l'information, de sa fabrication à sa circulation. Une information libre, diffusée par des médias accessibles à tous et établie par des professionnels cherchant la vérité est le fruit d'une histoire récente, inattendue, fascinante. Et elle est à présent terriblement menacée.
    Comment distinguer le vrai du faux, l'information de la distraction  ? Quel rapport entre informer, convaincre, enseigner, distraire  ? Comment la démocratie résistera-t-elle aux formes de censure et de surveillance  ? En quoi le déluge actuel et à venir d'informations, vraies ou fausses, influera-t-il sur notre façon de gérer les grands problèmes d'aujourd'hui et de demain  ? Les réseaux sociaux, outils de surveillance généralisée, qui font de chacun le journaliste de lui-même, seront-ils balayés par une vague technologique plus puissante  ? Les journalistes seront-ils remplacés par des automates ou resteront-ils des acteurs irremplaçables de la démocratie  ?
    Tels sont les sujets de ce livre. Encore une fois, comme pour tous les autres domaines dont j'ai tenté jusqu'ici de prévoir le devenir, celui des médias, vertigineux, ne peut être imaginé et maîtrisé qu'en remontant très loin dans son histoire, ou plutôt ses histoires. Ses passionnantes histoires.  »
      J. A. 

  • « Et les Blancs sont partis. »
    Ces mots sont ceux de beaucoup de gens croisés en reportage. Des mots entendus dans la bouche de Marocains, d'Algériens, d'Ivoiriens, de Maliens, de Sénégalais... qui s'en désolent et le déplorent le plus souvent. Du « départ des Blancs », ils sont les premières victimes.
    Fruit de dix années d'enquêtes dans les cités, ce livre analyse la « ghettoïsation ethnique » à l'oeuvre dans la société française. Si l'expression est imprononçable dans notre République, elle est pourtant une réalité pour qui prend la peine d'aller et de revenir dans les quartiers les plus pauvres du pays.
    Arthur Frayer-Laleix plonge avec cet ouvrage au coeur de la fracture ethnique française : il raconte notamment les services publics ségrégués, les discriminations à la couleur de peau, l'absence d'élus de la diversité à la tête de nos grandes villes et la surreprésentation des hommes issus de l'immigration dans nos prisons.
      Arthur Frayer-Laleix, 38 ans, est reporter indépendant. Il collabore avec la revue Zadig, Le Monde, Les Échos et le site d'information StreetPress. Depuis son immersion en prison pour laquelle il s'est fait engager comme surveillant (Dans la peau d'un maton, Fayard, 2011), il travaille sur les banlieues françaises.

  • Les hommes et les femmes : notes sur l'esprit du temps

    Jean-Michel Delacomptée

    • Fayard
    • 6 Octobre 2021

    La seconde moitié du XXe siècle a vu l'avènement des femmes dans la sphère publique sous le signe de leur égalité avec les hommes, valeur fondamentale en France comme en Europe. Ce formidable progrès connaît aujourd'hui des développements hasardeux. Dans le tumulte d'une époque où les passions prennent le pas sur la raison, à la revendication d'une égalité juste se substitue progressivement la quête utopique d'une égalité totale entre les individus, les sexes, les genres, qui implique l'éradication du patriarcat, source de tous les maux. Exit le père de famille, symbole de l'autorité, voici le règne de l'amour universel comme projet politique consacré par les lois. Étrange amour, qui tend à opposer l'homme et la femme, à produire de la violence, à fracturer la société, à détruire la beauté du monde.
    Avec son esprit pénétrant et sa plume inspirée, Jean-Michel Delacomptée examine la révolution des moeurs en cours, amplement importée des États-Unis, où s'invente une modernité aveugle aux conséquences de ses choix. Devant l'avenir qu'obscurcit le sectarisme de revendications sans limites, il se livre à une ardente défense de notre souveraineté morale, clé d'une indispensable préservation de l'humanisme et de la haute culture sur lesquels repose la fragile grandeur de notre civilisation.
     

  • Un éclat dans le noir

    ,

    • Fayard
    • 20 Octobre 2021

    « J'ai ressenti tout à coup une immense douleur. Une douleur qui m'a traversé le corps, qui a fait exploser mes os, qui a coupé mes nerfs. Une douleur muette.
    Ce concert, j'y pensais depuis des mois. Un jour de novembre 2015, notre destin a basculé. Nous venions à peine de nous rencontrer, nous étions jeunes, nous avions
    soif de vivre. Ce soir-là, des hommes en noir étaient pressés de tuer.
    Plus que moi, c'est ma mémoire qui est résiliente. Elle a effacé, ou flouté, tout ce que je ne voulais pas voir du Bataclan. L'attaque, les hurlements, le sang, les assassins.
    Il a suffi d'une balle pour sectionner ma moelle épinière et couper mes jambes. Une seule. Mon corps n'est pas mort, non, il est immobile.
    À deux, nous sommes entrés dans un monde que nous ne connaissions pas, celui du handicap. Nous ne savons pas à quoi demain ressemblera, mais une chose est sûre :
    nous souhaitons vivre plus fort. Rien n'est plus comme avant mais nous voulons ressentir, expérimenter, vibrer. Comme les autres. »
     
    Myriam et Pierre Cabon ont créé Wheeled World, le média de l'aventure pour tous. Engagés sur le terrain, ils invitent les personnes en situation de handicap comme les valides, à oser
    vivre, intensément.
     
    Textes de préface de Michaël Jérémiasz et Denis Brogniart.

  • Ne dis pas que tu aimes ça

    Céline Tran

    • Fayard
    • 7 Mars 2018

    « On me demande souvent comment j'ai pu faire de tels choix, celui de tomber dans le X et celui d'en sortir. On me demande aussi souvent comment j'ai pu y prendre du plaisir. Pour la bonne morale, il aurait été plus acceptable de subir.
    Il est des réponses d'interview qui tiennent en une phrase, et puis il y a la réalité qui en comporte mille. Un choix repose sur une histoire, des humeurs, des contextes. Sur la volonté grisée par le désir. Celle d'une petite fille qui veut trouver sa place. D'une adolescente qui a innocemment revendiqué son droit à aimer ça, et qui pourrait être votre ancienne camarade de classe, votre fille ou votre petite soeur. »
    Pendant des années, Céline Tran a été, sous le nom de Katsuni, un objet de désirs et de fantasmes. Mais son récit va bien au-delà de ce qui fut son travail. C'est celui d'une femme qui n'aura eu de cesse de chercher, aussi bien dans le X que dans le sport et les livres, sa liberté.
    Céline Tran est auteure et comédienne.

  • Ce que m'ont dit les Français

    ,

    • Fayard
    • 6 Octobre 2021

    «  J'ai toujours aimé la politique. Comme chaque Français, le plaisir de débattre coule dans mes veines.
    En douze ans, Touche pas à mon poste ! a évolué : d'un show de divertissement, nous l'avons transformé en une émission de société.
    C'est grâce à vous que cette métamorphose a eu lieu. Vous m'avez pris à partie, vous avez fait changer mon regard sur de nombreuses questions de société.
    Infirmières, étudiants, agriculteurs, routiers, livreurs... Vous m'avez dit : "Cyril, on veut se faire entendre par les gens d'en haut." Vous m'avez demandé de jouer le médiateur entre vous et les politiques.
    Ensemble, nous avons révolutionné TPMP pour accompagner ce que vous vivez : la crise des Gilets jaunes, le Grand Débat national, les violences policières, les craintes autour du Covid.
    TPMP est devenu une agora, la vôtre, où vous pouvez tous, quels que soient vos origines, vos couleurs, vos opinions, vos milieux sociaux, vos orientations sexuelles, vous exprimer librement.
    Alors oui, quand une population qui n'a pas l'habitude de prendre la parole et qui l'attend depuis trop longtemps s'exprime, parfois ça fait du bruit, parfois même ça dérape. Mais à la fin, on s'est parlé, on s'est respectés et, souvent, on a fini par se comprendre. Et donc par faire société.
     
    Pour décrypter mes émissions, j'ai sollicité l'éditorialiste Christophe Barbier. J'avais besoin de son regard distancié pour cerner ce qui s'est construit durant ce quinquennat d'émissions télé. De nos deux voix ce livre est né.  »

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