Littérature traduite

  • Sapiens ; une brève histoire de l'humanité

    Yuval Noah Harari

    • Albin michel
    • 2 Septembre 2015

    Il y a 100 000 ans, la Terre était habitée par au moins six espèces différentes d'hominidés. Une seule a survécu. Nous, les Homo Sapiens.
    Comment notre espèce a-t-elle réussi à dominer la planète ? Pourquoi nos ancêtres ont-ils uni leurs forces pour créer villes et royaumes ? Comment en sommes-nous arrivés à créer les concepts de religion, de nation, de droits de l'homme ? À dépendre de l'argent, des livres et des lois ? À devenir esclaves de la bureaucratie, des horaires, de la consommation de masse ? Et à quoi ressemblera notre monde dans le millénaire à venir ?
    Véritable phénomène d'édition, traduit dans une trentaine de langues, Sapiens est un livre audacieux, érudit et provocateur. Professeur d'Histoire à l'Université hébraïque de Jérusalem, Yuval Noah Harari mêle l'Histoire à la Science pour remettre en cause tout ce que nous pensions savoir sur l'humanité : nos pensées, nos actes, notre héritage... et notre futur.

  • Contrairement à une croyance largement partagée, la présence d'Africains en Europe n'est pas récente : elle remonte à l'Antiquité, lorsque l'Égyptien saint Maurice, dont nombre de gravures et oeuvres d'art ont fait un homme blanc, a pris la tête de la légion thébaine à Rome. Depuis lors, les échanges entre ceux que l'on désignait comme les « Africains » et les « Européens » ont été riches et variés, dessinant une histoire certes brutale mais que l'on ne peut réduire à l'esclavage et à la colonisation.
    Première femme noire titulaire d'une chaire d'histoire en Grande-Bretagne, Olivette Otele, qui enseigne l'histoire coloniale à l'université de Bristol, retrace les étapes de cette relation de Septime Sévère aux migrants d'aujourd'hui en passant par la Renaissance et la période moderne. Décryptant la fabrique des préjugés depuis plus de deux mille ans, évoquant au passage Alexandre de Médicis et Dumas, Pouchkine et Battling Siki, ce large tour d'horizon apporte un éclairage inédit sur les questions de discrimination, de racisme et d'identité.
    Finaliste du George Orwell Prize for Political Writing, Une histoire des noirs d'Europe a été élu Meilleur Livre de l'année 2020 par le Guardian et History Today.


    « Un texte tout à la fois rigoureux, dynamique et accessible, qui tisse différents fils pour raconter une seule et même histoire telle qu'on ne l'a jamais lue. » Kirkus Review

  • Le Tibet profane : vivre, mourir et résister dans un pays occupé Nouv.

    Longtemps perçu comme le royaume inatteignable des moines bouddhistes, berceau d'une culture résolument pacifique, le Tibet demeure une terre interdite, occupée et gérée d'une main de fer par la Chine depuis les années 1950.
    Barbara Demick, ancienne correspondante du Los Angeles Times à Séoul puis à Pékin, a pu s'y rendre à plusieurs reprises, bravant l'interdiction faite aux journalistes.
    C'est à Ngaba, ville de la province du Sichuan, perché à plus de 3000 mètres d'altitude, qu'elle a rencontré des Tibétains : un jeune nomade qui se radicalise dans un monastère ; une lycéenne sommée de choisir entre sa famille et une bourse chinoise ; un poète et intellectuel prêt à tout pour faire entendre la voix de la résistance ; une princesse dont la famille a été décimée durant la Révolution culturelle, exilée à Dharamsala, comme le Dalaï Lama que Barbara Demick a également rencontré.
    Comment protéger sa culture, sa langue et sa spiritualité des ravages d'une superpuissance que rien ne semble pouvoir arrêter ? Après Rien à envier au reste du monde, sur la Corée du Nord, Barbara Demick livre un portrait saisissant et terriblement humain d'un peuple déchiré entre la résistance et la soumission, la non-violence et les armes.

    « Il est tout simplement impossible de comprendre la Chine sans lire Barbara Demick. » Evan Osnos, auteur de Chine, l'âge des possibles

    « Une oeuvre nourrie par un extraordinaire travail de terrain, et qui nous ouvre les yeux. » The New York Times

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  • À l'origine de l'anthropologie moderne se trouve un homme, Franz Boas, juif allemand né en 1858 qui émigra aux États-Unis et révolutionna les sciences humaines en apportant une base scientifique à ce qu'on appelle aujourd'hui le « relativisme culturel ». Il consacra une grande partie de sa vie à l'étude des Inuits et des tribus indiennes de la côte Nord-Ouest des États-Unis, s'attacha à prouver que quelles que soient les différences de couleur de peau, de genreou de coutumes, l'humanité est une et indivisible, et eut une influence considérable sur Claude Lévi-Strauss.
    La Réinvention de l'humanité retrace le parcours de cet intellectuel en avance sur son temps et celui de ses élèves, tout aussi anticonformistes et visionnairesque lui, parmi lesquels Margaret Mead, Ruth Benedict, Ella Cara Deloria ou encore Zora Neale Hurston. Ensemble, ces hommes et ces femmes firent profondément évoluer le regard que nous portons sur l'humanité et démantelèrent les mécanismes à l'origine de la xénophobie et du racisme.

  • Le culte des chefs : charisme et pouvoir à l'âge des révolutions

    David A. Bell

    • Fayard
    • 16 Février 2022

    En Europe comme en Amérique, l'expérience révolutionnaire mena souvent au pouvoir suprême de chefs militaires charismatiques. Pascal Paoli, George Washington, Napoléon Bonaparte, Toussaint Louverture, Simon Bolívar suscitèrent tous en leur temps l'enthousiasme des populations, au point de s'imposer à la tête de leurs pays.
    En faisant résonner ces destins hors du commun, David A. Bell révèle combien sont liées histoire de la démocratie et histoire du charisme politique. Car c'est bien à l'âge des révolutions qu'émergea ce nouveau modèle de chef à la fois admiré et aimé, dont le pouvoir finit pourtant par fouler au pied la démocratie qu'il devait défendre.
    Renouvelant notre compréhension du mouvement révolutionnaire qui transforma le monde atlantique à la fin du xviiie siècle et au début du xixe, cet essai invite aussi à observer autrement la vie politique de nos sociétés contemporaines, loin d'être affranchies de la figure du chef charismatique.
     
    Professeur à l'université de Princeton (USA), David A. Bell est spécialiste de la France des xviiie  et xixe  siècles. Il a publié de nombreux ouvrages dont The Cult of the Nation in France: Inventing Nationalism, 1680-1800 (Harvard University Press, 2001) ou encore The First Total War: Napoleon's Europe and the Birth of Warfare As We Know It (Houghton Mifflin, 2007  ; trad. fr. Champ Vallon, 2010), qui font aujourd'hui référence.

  • Une histoire horizontale de l'humanité

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    • Albin michel
    • 1 Janvier 2021

    "Un excellent livre qui regorge d'histoires. C'est malin, c'est intelligent, c'est divertissant." Eva Roque - C L'Hebdo - France 5
    Comme l'a dit Groucho Marx, « il y a ce qu'on peut faire dans un lit et le reste. Le reste ne vaut pas cher ».
    Et il avait sans doute raison, car l'homme, depuis la nuit des temps, y a tout fait ou presque. Dans l'Égypte antique, le lit représentait un lien essentiel avec l'au-delà, tandis que les contemporains de Shakespeare y voyaient un lieu de sociabilité conviviale ; Louis XIV régna sur la France depuis sa chambre à coucher, Churchill gouverna depuis la sienne la Grande-Bretagne en guerre, et le couple formé par John Lennon et Yoko Ono y milita pour la paix dans le monde. La gamme des activités auxquelles les humains se sont livrés « à l'horizontale », qui va de la conception à la mort, est vaste et a beaucoup à nous apprendre !Aujourd'hui relégué au domaine de l'intime, du sexe et du sommeil, le lit n'en cache pas moins une fabuleuse histoire de l'humanité, faite de fantasmes et de fonctions surprenantes, que ce livre dévoile. Passionnant et insolite, il explore, de l'Antiquité à nos jours, la fonction pragmatique et symbolique d'un meuble où continue de se jouer le théâtre de la vie.
     
    " Une passionante enquête." Historia.
     
     

  • L'histoire de la communauté juive d'Irak s'étend sur une période de près de vingt-six siècles. C'est là, entre le Tigre et l'Euphrate, que s'établit l'antique peuplement juif de Babylone, vers 597 avant notre ère. Avec l'exil des habitants du royaume de Juda, le roi Nabuchodonosor déporta à Babylone près de ­10 000 membres de l'élite de Jérusalem avec les trésors du Temple et du palais royal.
    Depuis lors, cette présence connut une remarquable expansion, donnant naissance, entre autres, au Talmud de Babylone, pièce maîtresse de la littérature rabbinique et encore étudié de nos jours. Si les juifs d'Irak cultivèrent toujours l'aspiration messianique au « retour à Sion », ils n'en produisirent pas moins une culture riche, mariant fi délité à la foi ancestrale et enracinement profond dans le pays, sa langue --l'arabe--, ses coutumes, ses paysages. En somme, un modèle assez rare de coexistence dans l'Histoire. Mais l'ère moderne, avec ses conflits et ses discriminations, mettra fin à ce judaïsme en Irak. Désormais, ailleurs, en Israël, en Europe ou en Amérique, la mémoire et la vitalité de ce judaïsme immémorial se perpétuent avec ses héritiers.

  • La supériorité de l'économie européenne sur celle de la Chine a longtemps fait figure d'évidence, en particulier chez les historiens occidentaux. Au moment où l'actualité proclame ce qu'il y avait de transitoire dans cette suprématie, le livre de Kenneth Pomeranz pose la question de son caractère inéluctable. Récusant l'idée qu'une telle hiérarchie soit à chercher dans les civilisations elles-mêmes, il s'interroge sur la manière dont chacune a su résoudre les problèmes économiques, écologiques et géopolitiques posés par les processus de développement et par l'essor de l'industrie. C'est toute l'histoire de la mondialisation de l'économie depuis 1750 qui fait ici l'objet d'un nouvel examen, remettant en cause bien des idées reçues, tant sur l'Europe que sur la Chine, l'Inde ou les deux Amériques. On comprend ainsi que c'est l'inégale allocation géographique des ressources en charbon et la conquête du Nouveau Monde qui ont donné l'impulsion finale à l'économie européenne.
    Dès sa parution en 2000, Une grande divergence a soulevé chez les historiens et économistes du monde entier un débat qui est loin d'être clos sur la naissance d'une économie globalisée. Sa traduction permettra aux lecteurs français de mesurer l'importance d'un livre unique, tant par sa perspective effectivement mondiale que par l'ampleur de son information et l'originalité de ses thèses.

  • Journal intime de Nicolas II

    Nicolas Ii

    • Tempus perrin
    • 22 Octobre 2020

    Les 500 derniers jours du dernier tsar racontés par lui-même.Dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918, Nicolas II est assassiné avec toute sa famille par les bolchéviks dans leur dernière prison, sise dans la maison Ipatiev à Ekaterinbourg. Cette exécution, d'une sauvagerie inédite, marque le dernier terme d'un chemin de croix qui a commencé avec l'abdication forcée du tsar début mars 1917. Tour à tour surveillé puis détenu dans son palais de Tsarkoie-Selo, à Tobolsk puis à Ekaterinenbourg, le dernier tsar a connu un des destins les plus tragiques de l'histoire, évoquant celui de Louis XVI auquel il a souvent été comparé.
    Or, on dispose d'un document exceptionnel pour l'appréhender : son " journal intime ", tenu quasi-quotidiennement et dont sont ici publiées les pages cruciales courant de décembre 1916 - qui marque le véritable début de la révolution russe avec l'assassinat de Raspoutine - à ses derniers jours (il s'arrête quatre jours avant son exécution). S'il s'agit pour l'essentiel d'un éphéméride récapitulant son triste quotidien, le texte n'en contient pas moins certaines notations personnelles et délivre de nombreux détails sur ses contemporains, à commencer par sa famille et ses geoliers ainsi que sur les conditions de plus en plus drastiques de sa détention.
    Pour enrichir et mettre en valeur ce document, qui n'a tout simplement aucun équivalent dans l'histoire, Jean-Christophe Buisson ne s'est pas contenté de le doter d'un appareil critique le rendant accessible au lecteur actuel. Il l'encadre par une préface inédite et une postface constituée d'une version revue de l'excellent chapitre qu'il a consacré à l'exécution du tsar dans "Assassinés".
    " Un témoignage personnel et historique unique. "
    Point de Vue.

  • Maquis, histoire des guérillas anti-franquistes

    Secundino Serrano

    • Nouveau monde editions
    • 13 Octobre 2021

    Cet ouvrage unique sur les guérillas anti-franquistes de 1936 à 1960 comble un véritable vide historiographique.  Une fois la guerre civile espagnole (1936-1939) terminée, des milliers d'hommes et de femmes républicains furent contraints de fuir et de se cacher dans les zones les plus inhospitalières d'Espagne. Au sein des montagnes se forgea une authentique organisation de résistance antifasciste : le maquis, qui fut le mouvement d'opposition le plus conséquent au régime de Franco.Considérés comme des héros en France, ces guérilleros furent traités en délinquants, assassins, criminels et bandits de grand chemin dans leur pays. Ils formèrent des foyers qui ont fait vaciller le régime. Ce dernier s'est chargé de les effacer de l'histoire officielle. Face à l'impossibilité d'en parler librement, la mémoire de ce mouvement a survécu grâce aux témoignages que ces protagonistes et leurs proches ont transmis à leurs enfants.Maquis reconstitue cette épopée en détail, assemblant pour la première fois tous les morceaux du puzzle. On y suit les premières guérillas autonomes, le rôle des services secrets anglais et américains durant la Seconde Guerre mondiale, les conséquences de la guerre froide, le retour de l'état de guerre dans plusieurs régions, la fabrication de faux maquis par le régime, les nouveaux massacres qu'il va déclencher et l'incompétence criminelle des partis républicains en exil. L'auteur évoque aussi les guérillas urbaines, dont certaines perdureront jusqu'aux années 1960.Secundino Serrano est l'un des meilleurs spécialistes en études anti-franquistes. Il s'est basé sur une documentation exhaustive pour recueillir ce legs, le nettoyant du mythe et des légendes. Il tire ainsi de l'oubli l'un des chapitres les plus méconnus de l'histoire espagnole : la guerre de « Ceux des montagnes » pour la liberté.  Secundino Serrano est historien spécialiste de l'après-guerre d'Espagne et de l'exil républicain. Professeur agrégé de géographie et d'histoire, il a enseigné à l'Institut Legio VII de León et a été membre du Centres d'archives générales de la guerre civile espagnole. Il est l'auteur d'une douzaine de livres.  Ouvrage traduit de l'espagnol par Pierre-Jean Bourgeat

  • Histoire des Sioux ; des siècles de liberté à la réserve (1650-1890)

    George E. Hyde

    • Editions du rocher
    • 1 Avril 2021

    « La trilogie des Sioux de Hyde représente une référence dans l'histoire des Indiens d'Amérique du Nord. Son travail était révolutionnaire et innovant, à la fois dans la méthode et dans les détails à tel point que ses livres ont servi de modèles aux historiens qui lui ont succédé. »Raymond J. DeMallie
    L'avènement de cette trilogie sur les Sioux, rédigée de 1937 à 1961, demeure une étape unique quant à l'utilisation de sources écrites allant du XVe au XIXe siècle auxquelles s'ajoutent des témoignages directs par ceux ayant vécu les dernières décennies de la fin d'un monde. Des premières migrations dès 1650 aux années 1890, l'ouvrage reconstitue méticuleusement l'histoire des Sioux tetons-lakotas : fratricide guerres intertribales, affrontements contre l'armée américaine, conflits avec les marchands de la Frontière et les agents de réserve. Quant aux chefs, Hyde démontre que la dynamique de cette histoire a pour beaucoup procédé du succès ou de l'échec de ces derniers à comprendre la futilité de résister aux Américains. En ce sens il établit les différences entre le duo Sitting Bull-Crazy Horse et le duo Red Cloud-Spotted Tail, celui-ci ayant eu la patience, la diplomatie d'effectuer l'inévitable transition du passage des siècles de liberté à l'enferment dans les réserves.
    George E. Hyde (1882-1968) est l'auteur de nombreux ouvrages sur les Indiens des Plaines dont Les Premiers peuples des Plaines traduit dans la présente collection.

  • Crépuscule de l'histoire ; la fin du roman national ?

    Shlomo Sand

    • Flammarion
    • 13 Septembre 2017

    Tandis que l'on débat du contenu des programmes d'histoire à l'école et que la loi fixe ce qui doit être commémoré, Shlomo Sand s'interroge : tout récit historique n'est-il pas idéologiquement marqué ? Peut-il exister une vérité historique moralement neutre et « scientifique » ?
    En brossant le tableau d'une vaste histoire de l'Histoire, de la Mésopotamie à nos jours, il dénonce les méthodes qui ont construit les mythologies nationales modernes, autant que la tendance à faire de l'historien le prêtre de la mémoire collective et le forgeron des identités nationales.
    L'auteur livre aussi un ouvrage personnel, où la polémique se mêle à la confession et au bilan désillusionné d'une longue carrière d'historien, pour aboutir à cette question provocante : « Pourquoi encore étudier l'histoire aujourd'hui ? » Certainement pas par pure dévotion pour la mémoire collective, suggère-t-il, mais pour mieux se libérer d'un passé fabriqué et se tourner résolument vers l'avenir.

  • L'invasion arabo-musulmane de l'Espagne wisigothique, initiée en 711 pour culminer en 719 avec la conquête de la Gaule narbonnaise, a été l'événement aux conséquences les plus considérables de l'histoire d'Espagne.On oublie souvent que, pendant des siècles, la majeure partie de la population fidèle à la religion chrétienne et la minorité juive ont été soumises à un régime de très forte discrimination. Celui-ci reposait sur la ségrégation sociale, l'absence de liberté religieuse, l'exploitation économique et fiscale, l'immersion culturelle et, en cas de protestation ou de révolte, sur la plus sévère répression. La dureté de ce régime s'est accentuée au fil du temps et a fini par provoquer, dès le XIIe siècle, la complète disparition des communautés chrétiennes et juives d'al-Andalus.Ce livre offre une vision complète de la situation de ces chrétiens espagnols, appelés mozarabes, unique peuple européen médiéval à avoir vécu pendant tant de générations sous la rigueur de la dhimma. Il permet de mieux faire connaître la réalité de leur vie, loin des rêves et falsifications intéressées qui alimentent le mythe de la convivialité pacifique entre cultures et religions construit en marge de la vérité de l'histoire.
    Rafael Sánchez Saus est professeur d'histoire médiévale à l'université de Cadiz. Auteur d'une douzaine d'ouvrages, il est considéré comme l'un des meilleurs spécialistes de la frontière entre maures et chrétiens dans l'Espagne médiévale.

  • La cité à travers l'histoire

    Lewis Mumford

    • Agone
    • 14 Mai 2018

    Qu'est-ce que la cité ? Comment a-t-elle commencé ? Quelles ont été les phases de son développement ? Est-elle destinée à disparaître, ou notre planète se transformera-t-elle en une immense ruche urbaine, ce qui serait, pour les villes individualisées, une autre façon de disparaître ? Les besoins qui conduisirent les hommes vers ce mode d'existence recevront-ils un jour les satisfactions qu'ont pu promettre autrefois Jérusalem, Athènes ou Florence ? Est-il encore possible de construire une cité permettant à l'homme de poursuivre un développement harmonieux ?
    Avant de penser un nouveau mode d'existence urbaine, il faut comprendre la nature historique de la cité et l'évolution de son rôle primitif. Nous serons mieux à même alors d'envisager les décisions qui nous incombent. Il nous appartient de diriger nos efforts vers l'accomplissement de la plus profonde valeur humaine ; ou sinon de subir l'automatisme des forces que nous avons déclenchées.
    Par l'analyse de la formation des regroupements urbains, ce classique fait apparaître les limites démographiques, technologiques et économiques au-delà desquelles la cité ne rend plus possible la survie d'une unité communautaire. Critique d'une organisation économique qui sacrifie le progrès de l'humanité au perfectionnement des machines, l'auteur revient au souci du bien public, à la recherche d'un équilibre écologique et à la coopération sociale comme base de notre milieu de vie.

  • Faux poivre ; histoire d'une famille

    Monika Sznajderman

    • Noir sur blanc
    • 11 Février 2021

    Pendant des années, Monika Sznajderman a connu le poids du silence. Son père n'avait jamais voulu parler de sa famille, de son odyssée à travers les camps, de sa fuite et de son retour à Varsovie. Jusqu'à ce que des photos lui parviennent d'Australie, envoyées par des parents dont elle ne connaissait même pas l'existence.
    « Faux poivre est un livre extraordinaire qui montre l'enchevêtrement des histoires ayant fait la Pologne. L'auteure reconstitue le destin de ses aïeux juifs, trouvant des traces de leur existence dans les journaux, les archives d'infimes indices éparpillés entre le ghetto de Varsovie, Radom et jusqu'à l'Amérique et l'Australie.
    Elle présente avec le même soin les parents et ancêtres de sa mère, issus d'une pittoresque famille de la noblesse polono-saxonne. Leur histoire se déroule à Varsovie, à Moscou, en Volhynie, sur les domaines et les grandes villes que bouleversaient les Années folles.
    Monika Sznajderman évoque ces deux mondes avec une égale dévotion, nous faisant prendre conscience à la fois de la fugacité de l'existence et de la complexité des identités polonaises, ainsi que de la valeur et du sens de la mémoire. »
    (Barbara Engelking)
    Monika Sznajderman dirige la maison d'édition Czarne, qu'elle a fondée avec son mari, l'écrivain Andrzej Stasiuk. Née en 1959, elle a obtenu son doctorat en sciences humaines à l'Institut d'art de l'Académie polonaise des sciences à Varsovie. Elle s'intéresse à l'anthropologie de la modernité (en particulier aux problèmes de la culture audiovisuelle populaire) et aux formes de l'imaginaire religieux contemporain. Auteure de plusieurs essais, elle a également dirigé, avec l'éditrice allemande Katharina Raabe, deux ouvrages collectifs réunissant des auteurs de toute l'Europe et parus aux Éditions Noir sur Blanc : Last & Lost. Atlas d'une Europe fantôme (2007) et Odessa Transfer. Chroniques de la mer Noire (2011).

  • Pourquoi Hitler ? ; enquête sur l'origine du mal

    Ron Rosenbaum

    • Nouveau monde editions
    • 20 Janvier 2021

    «  Un essai monumental, un art remarquable de l'analyse.  »
    Publisher's Weekly
     
    «  Une contribution cruciale à notre compréhension de Hitler
    mais aussi des processus culturels.  » New York Times
     
    «  Un grand livre d'investigation littéraire, intelligent et scrupuleux.  » Newsweek
     
    «  Un livre indispensable aux honnêtes hommes
    comme aux historiens et aux moralistes confirmés.  » Times Magazine
     
    Somme sans précédent, enquête sans égale, lieu de débat, de critique et de confrontation sans concession, ce livre du grand journaliste et écrivain Ron Rosenbaum est le seul à poser dans son entier, dans toutes ses dimensions, l'énigme «  Hitler  ».
    Il est le fruit d'un travail de dix années passées  à exhumer des archives inédites, à examiner toute la littérature sur le sujet, à investiguer tous les terrains du savoir (histoire, sociologie, philosophie, psychanalyse...), à visiter les lieux de mémoire, à rencontrer les témoins, à questionner les plus éminents spécialistes de ce domaine (Alan Bullock, Daniel Goldhagen, Georges Steiner, Emil Fackenheim, Claude Lanzmann...).
    En regardant des photos du dictateur, Rosenbaum se pose cette question  : comment un banal enfant peut se transformer en ce criminel le plus sanglant de l'histoire. D'autres suivent : était-il sincère, convaincu ou opportuniste ? Était-il fou ? Pourquoi était-il antisémite ?
    Nombre d'historiens ont sacrifié à la tentation de le diaboliser afin de se rassurer. Rosenbaum, lui, a choisi d'explorer l'historiographie consacrée à Hitler et de critiquer de manière systématique les interprétations pour épurer le portrait d'un homme recelant encore de nombreuses énigmes.
     
    Ron Rosenbaum est un journaliste, critique littéraire et romancier américain.

  • Grand classique de l'histoire contemporaine, l'ouvrage d'Ernst Nolte dresse le portrait des nombreux mouvements fascistes européens de 1919 à 1945. Comment le fascisme s'est-il développé ? Par quelles figures a-t-il été porté au pouvoir ?
    Tout en cherchant à définir les traits essentiels de l'idéologie fasciste, Ernst Nolte examine les singularités de chacun des mouvements qui s'en revendiquent, livrant une analyse comparative de la montée du fascisme en Europe. Salazarisme portugais, métaxisme grec, oustachis croates, Croix fléchées hongroises : tous sont ici présentés et étudiés à l'aune d'un contexte historique européen aux enjeux complexes.

  • Histoire des services secrets britanniques

    Gordon Thomas

    • Nouveau monde editions
    • 25 Septembre 2008

    Comment les Anglais ont-ils organisé il y a quelques mois la défection d'un haut responsable iranien ? Quel est le rôle des Britanniques dans les projets d'attaque américaine contre l'Iran ? Les attentats-suicides du 7 juillet 2005 dans le métro londonien auraient-ils pu être évités ? Le docteur Kelly, ce microbiologiste impliqué dans des travaux top secret, s'est-il vraiment donné la mort ?Pour la première fois, Gordon Thomas ouvre ici les plus grands dossiers des services secrets britanniques et retrace l'histoire des célèbres MI-5 et MI-6.Triomphes de la Seconde Guerre mondiale, trahisons sous la guerre froide, combat contre la «bombe génétique» anti-Noirs en Afrique du Sud, lutte contre le terrorisme irlandais et la nébuleuse Al-Qaïda... L'auteur revient longuement sur les victoires et les échecs de ces services qui jouent depuis cent ans un rôle décisif sur la scène internationale.Face à la menace, et pour protéger leur pays, jusqu'où peuvent aller ces services secrets ?Ouvrage de référence sur les agences de renseignement les plus vieilles du monde, Histoire des services secrets britanniques plonge dans les arcanes du MI-5 et du MI-6 et dresse le portrait de ces hommes et de ces femmes qui agissent dans l'ombre. Un document explosif.Spécialiste du renseignement, Gordon Thomas est l'auteur de plus de quarante ouvrages traduits dans le monde entier, dont certains best-sellers comme Histoire secrète du Mossad, Mossad - les nouveaux défis et Les Armes secrètes de la CIA, publiés chez Nouveau Monde éditions.Spécialiste du renseignement, Gordon Thomas est l'auteur de plus de quarante ouvrages traduits dans le monde entier, dont certains best-sellers comme Histoire secrète du Mossad, Mossad - les nouveaux défis et Les Armes secrètes de la CIA, publiés chez Nouveau Monde éditions.Traduit de l'anglais par Mickey Gaboriaud. 

  • Tamerlan, les Ottomans, les Moghols, les Mandchous, les Britanniques, les Soviétiques, les Japonais, les Nazis... Tous ces empires, construits dans l'espoir de durer éternellement, étaient finalement destinés à échouer. Mais, selon l'auteur, leur construction et leur expansion ont façonné le monde que nous connaissons aujourd'hui.
    Ce récit magistral remet notamment en question le récit conventionnel de la «  montée de l'Occident  », montrant que l'ascension européenne n'était ni prédestinée ni linéaire, mais plus probablement une phase transitoire.
    De la mort de Tamerlan en 1405 -  dernier des conquérants du monde  - à la montée et à la chute des empires européens, en passant par la présence coloniale croissante des Amériques et la résurgence de l'Inde et de la Chine comme puissances économiques mondiales, Après Tamerlan offre une perspective fascinante sur le passé, le présent et le futur de nos civilisations.
     
    John Darwin est professeur à l'université du Nuffield College d'Oxford. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages d'histoire sur l'empire britannique publiés outre-Manche.

  • Réinventer le monde moderne (1900-2015)

    Christopher Alan Bayly

    • Éditions de l'atelier
    • 24 Septembre 2020

    L'histoire du XXe siècle, marquée par deux conflits mondiaux puis par des décennies de guerre froide, a fait l'objet d'un nombre pléthorique d'études et d'analyses. Une histoire au sein de laquelle prédominent le plus souvent les pays occidentaux et les grandes puissances. Mais que sait-on réellement, vu d'Europe, de ce qu'il advint dans des régions aussi diverses que l'Inde britannique puis indépendante, le Moyen-Orient ou encore l'Australie et la Nouvelle-Zélande ?
    En faisant sienne l'approche historique de l'histoire mondiale - dont il fut un pionnier -, Christopher Alan Bayly invite à (re)découvrir les événements et les lieux, et interroge les aspects économiques, sociaux, et politiques locaux comme mondiaux. Au-delà des conflits armés et des concurrences idéologiques, comment les arts, les sciences ou encore l'essor sans précédent des formes de communication ont-ils fait de ce siècle l'un des plus mouvementés, pour le meilleur comme pour le pire ?
    Après le succès de La Naissance du monde moderne (Éditions de l'Atelier, 2006, plusieurs fois réédité en poche depuis), ce second volume poursuit le récit passionnant de cette histoire mondiale.

  • Le culte moderne des monuments ; son essence et sa genèse

    Alois Riegl

    • Seuil
    • 25 Juin 2015

    La première traduction française du chef-d'œuvre d'Aloïs Riegl, Le Culte moderne des monuments, fut publiée aux Éditions du Seuil il y a 29 ans. La distinction que l'historien avait, le premier, établie entre le monument, artefact à vocation d'universel culturel, et le concept de monument historique, dont la qualification est propre à la culture occidentale, anticipait d'un demi-siècle le diagnostic de Claude Lévi-Strauss sur l'impossibilité d'une culture mondiale (" Il n'y a pas et il ne peut y avoir de culture mondiale ", Race et Histoire ).
    Du même coup, cette distinction venait invalider l'élimination des deux termes de monument et de monument historique, au profit du terme " patrimoine ", cautionné et repris par l'UNESCO (Convention du patrimoine mondial, 1972) à la suite d'André Malraux, pour aboutir à la muséification et à la marchandisation corrélative du dit patrimoine.
    Depuis lors, l'intensification du processus de mondialisation sous l'impact des techniques informatiques n'a fait que s'accélérer et donne au cri d'alarme de Riegl une profondeur et une actualité accrues.
    Aloïs Riegl (1858-1905) est un historien de l'art autrichien. Après avoir dirigé, très jeune, plusieurs départements du musée des Arts décoratifs de Vienne, il venait d'être nommé président de la Commission des monuments historiques quand il a écrit ce livre. C'est à ce titre qu'il s'est posé – en théoricien, mais en théoricien soucieux des solutions concrètes – les questions soulevées sous le titre du Culte moderne des monuments.
    édition revue et augmentée

  • Histoire de l'expulsion des Juifs de Sicile

    Isidoro La Lumia

    • Editions allia
    • 6 Février 2015

    Cet essai, oeuvre du grand historien sicilien admiré par Leonardo Sciascia, retrace l'histoire des Juifs siciliens depuis leur arrivée dans l'île jusqu'à leur expulsion par l'Inquisition. La Lumia met en évidence la façon dont les motifs économiques et religieux se sont mêlés pour aboutir à la disparition de la communauté juive, dont le départ causa le déclin irrémédiable de l'île.Précédé de De l'Inquisition sicilienne à la mafia moderne par Gianfranco Sanguinetti.

  • Captifs et corsaires n'est pas seulement un livre qui relate l'histoire des affrontements entre la France et les Barbaresques de 1550 à 1830, date de la conquête d'alger par la france ; c'est un tour de force.
    En réglant sa focale sur les milliers de captifs français réduits en servitude dans les cités corsaires d'Afrique du Nord (au Maroc, Alger, Tunis et Tripoli) durant ces trois siècles, ce sont, en retour, de vastes pans de l'histoire de France que Gillian Weiss éclaire d'un jour nouveau.
    Car elle démontre comment ces captifs, au statut incertain et toujours susceptibles de renier leur foi ou leur allégeance politique, contraignirent l'État à reconfigurer les caractères de l'identité française et à étendre son emprise sur ses régions périphériques.
    Et par l'attention qu'elle porte à l'évolution de l'esclavage - d'abord considéré comme un accident de la vie, il sera peu à peu racialisé -, elle dévoile la façon dont la tortueuse lutte pour son abolition, ici en l'espèce « l'esclavage des Blancs », a pu conduire à une légitimation de la colonisation. Un ouvrage stimulant qui, en faisant une histoire de l'idéologie de l'émancipation par la conquête, résonne de multiples échos.

    Gillian Weiss est professeur d'histoire à la Case Western Reserve University de Cleveland.
    Elle travaille sur l'histoire de la Méditerranée moderne et notamment sur ses rives françaises, ainsi que sur la question de l'esclavage.

  • Histoire des blancs

    Nell Irvin Painter

    • Max milo editions
    • 1 Mars 2019

    "Une histoire intellectuelle de la race blanche pour un large public." The New York Times.

    "La blancheur a été construite pendant des siècles sur la base de la tromperie et des impératifs politiques déguisés." The New Yorker.

    La notion de race fait un retour violent dans le langage et les conflits sociaux en France, comme si le sujet avait été refoulé. Les minorités visibles n'hésitent plus à revendiquer leur couleur ou leur identité racisée.
    L'historienne africaine-américaine, Nell Irvin Painter, adopte un point de vue révolutionnaire : au lieu d'étudier la négritude, elle interroge la construction de la notion de race blanche, depuis les Scythes de l'Antiquité jusqu'aux catégories raciales utilisées dans l'Occident contemporain. Elle retrace la manière dont la désignation des Blancs et des Non-Blancs a évolué selon les croyances politiques. En montrant les transferts entre les pensées américaines et européennes, elle éclaire les identifications raciales aujourd'hui.


    Diplômée de Harvard, Professeure d'histoire à l'université de Princeton, Nell Irvin Painter est spécialiste de l'histoire du Sud des États-Unis. Parmi ses livres récents figurent Old in Art School. A Memoir of Starting Over (Counterpoint Press, 2018), Creating Black Americans: African-American History and its Meanings, 1619 to the Present (Oxford University Press, 2005).

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