Thèmes et questions de société autre

  • 21 leçons pour le XXIe siècle

    Yuval Noah Harari

    • Albin michel
    • 2 Octobre 2018

    Après Sapiens qui explorait le passé de notre humanité et Homo Deus la piste d'un avenir gouverné par l'intelligence artificielle, 21 leçons pour le XXIe siècle nous confronte aux grands défis contemporains.

    Pourquoi la démocratie libérale est-elle en crise ? Sommes-nous à l'aube d'une nouvelle guerre mondiale ? Que faire devant l'épidémie de « fake news » ? Quelle civilisation domine le monde : l'Occident, la Chine ou l'Islam ? Que pouvons-nous faire face au terrorisme ? Que devons-nous enseigner à nos enfants ?

    Avec l'intelligence, la perspicacité et la clarté qui ont fait le succès planétaire de ses deux précédents livres, Yuval Noah Harari décrypte le XXIe siècle sous tous ses aspects - politique, social, technologique, environnemental, religieux, existentiel... Un siècle de mutations dont nous sommes les acteurs et auquel, si nous le voulons réellement, nous pouvons encore redonner sens par notre engagement. Car si le futur de l'humanité se décide sans nous, nos enfants n'échapperont pas à ses conséquences.

  • La voyageuse de nuit

    Laure Adler

    • Grasset
    • 16 Septembre 2020

    « C'est un carnet de voyage au pays que nous irons tous habiter un jour. C'est un récit composé de choses vues sur la place des villages, dans la rue ou dans les cafés. C'est une enquête tissée de rencontres avec des gens connus mais aussi des inconnus. C'est surtout une drôle d'expérience vécue pendant quatre ans de recherche et d'écriture, dans ce pays qu'on ne sait comment nommer : la vieillesse, l'âge ?
    Les mots se dérobent, la manière de le qualifier aussi. Aurait-on honte dans notre société de prendre de l'âge ? Il semble que oui. On nous appelait autrefois les vieux, maintenant les seniors. Seniors pas seigneurs. Et on nous craint - nous aurions paraît-il beaucoup de pouvoir d'achat - en même temps qu'on nous invisibilise. Alors que faire ? Nous mettre aux abris ? Sûrement pas ! Mais tenter de faire comprendre aux autres que vivre dans cet étrange pays peut être source de bonheur...
    Plus de cinquante après l'ouvrage magistral de Simone de Beauvoir sur la vieillesse, je tente de comprendre et de faire éprouver ce qu'est cette chose étrange, étrange pour soi-même et pour les autres, et qui est l'essence même de notre finitude.
    « Tu as quel âge ? » Seuls les enfants osent vous poser aujourd'hui ce genre de questions, tant le sujet est devenu obscène. A contrario, j'essaie de montrer que la sensation de l'âge, l'expérience de l'âge peuvent nous conduire à une certaine intensité d'existence. Attention, ce livre n'est en aucun cas un guide pour bien vieillir, mais la description subjective de ce que veut dire vieillir, ainsi qu'un cri de colère contre ce que la société fait subir aux vieux. La vieillesse demeure un impensé. Simone de Beauvoir avait raison : c'est une question de civilisation. Continuons le combat ! »L.A.

  • Journal de guerre écologique

    Hugo Clément

    • Fayard
    • 7 Octobre 2020

    « Nous savons que l'Humanité fait face au plus grand défi de son histoire. Nous savons que les écosystèmes dont
    nous dépendons menacent de s'écrouler. Nous savons qu'il y a urgence. Le doute n'est plus d'actualité.
     
    Chaque jour, au coin de la rue ou à l'autre bout de la planète, un nouveau front s'ouvre. Partout, des femmes et
    des hommes ont décidé de se lever pour sauver ce qui peut encore l'être, ou pour poser les bases d'un nouveau monde. Qu'ils soient scientifiques, activistes, militaires, ou lanceurs d'alerte, ils mettent toutes leurs forces dans la bataille.
     
    Leur victoire sera la nôtre, leur défaite aussi. Allons renforcer leurs rangs. Unissons-nous pour faire basculer la balance du bon côté. Ensemble, nous pouvons remporter cette nouvelle guerre mondiale. »
     
    Auprès de celles et ceux qui s'engagent sur le front de l'environnement, Hugo Clément dessine une carte stratégique des actions à mener. La Terre restera-t-elle une planète habitable pour notre espèce ? Tel est l'enjeu de notre dernier combat.
     
    Hugo Clément est journaliste, engagé dans la défense de l'environnement. Il produit et anime la série documentaire Sur le Front
    (France Télévisions), et a publié Comment j'ai arrêté de manger les animaux (Seuil, 2019).

  • Flic : un journaliste a infiltré la police

    Valentin Gendrot

    • Goutte d'or
    • 3 Septembre 2020

    Que se passe-t-il derrière les murs d'un commissariat ? Après avoir intégré la police, Valentin Gendrot a, durant six mois, travaillé au commissariat du 19e arrondissement de Paris. Une arme à la ceinture, le journaliste sous couverture a rejoint une brigade dont certains membres tutoient, insultent et distribuent régulièrement des coups à des jeunes hommes noirs et arabes qu'ils surnomment "les bâtards". Valentin Gendrot ne cache rien : précarité des conditions de travail, le suicide d'un collègue du commissariat, propos racistes, bavures, violence. Il raconte, Cette infiltration unique nous délivre les secrets que seuls les policiers partagent ; Valentin Gendrot nous ouvre l'antichambre où personne n'est jamais entré.

    L'identité de l'auteur ne peut pas être dévoilée.

  • Scum manifesto

    Valerie Solanas

    • Fayard/mille et une nuits
    • 17 Février 2021

    En renversant l'image de la femme comme être inférieur par nature pour l'appliquer à l'homme, l'autrice démonte la mécanique de la domination masculine.
    Un pamphlet littéraire et politique, où l'humour et la provocation révèlent les rapports de force entre les sexes. Depuis sa diffusion dans les rues de New York par Valerie Solanas en 1967, SCUM Manifesto est devenu un texte culte du féminisme.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Emmanuèle de Lesseps
    Postface de Lauren Bastide

  • LE RECTEUR DE LA GRANDE MOSQUÉE DE PARIS PREND LA PAROLE
      Aux armes, citoyens !
    Pourquoi ce court extrait de l'hymne national français ? Pour redire simplement que les musulmans de France adhèrent totalement, sans arrière-pensées et sans surenchères, à la nation française. Venez assister à une commémoration des
    combattants morts pour la France. Venez écouter des aumôniers musulmans de l'armée française chanter avec passion la Marseillaise. Oseriez-vous leur suggérer de s'intégrer à la société française ? Nous sommes des citoyens français, n'en déplaise à certains. 

  • «  Après une enquête planétaire, auprès des meilleures sources, souvent confidentielles, j'ai découvert bien des choses sur les causes et les conséquences de cette pandémie.
    Certains dirigeants, commettant des erreurs sincères ou mentant à leur peuple, ont, en imitant la Chine, conduit à la mort prématurée de plusieurs centaines de milliers de personnes et coûté plusieurs milliers de milliards à l'économie mondiale. Suivre à temps l'autre voie, celle de la Corée du Sud, aurait coûté beaucoup moins d'argent, épargné des milliers de vies et protégé des centaines de millions de travailleurs.
    De tout cela, et de bien d'autres choses que nous aura apprises cette pandémie, en bouleversant nos vies, il faut tirer les leçons. Pour se préparer à ce qui vient  : une crise économique, philosophique, idéologique, sociale, politique, écologique stupéfiante, presque inimaginable  ; plus grave en tout cas qu'aucune autre depuis deux siècles.
    Pour ne pas faire souffrir les enfants d'aujourd'hui de la pandémie à 10  ans, de la dictature à 20  ans et du désastre climatique à 30  ans, il faut passer au plus vite de l'économie de la survie à l'économie de la vie. Elle regroupe tous les secteurs qui se donnent pour mission la défense de la vie et dont on constate tous les jours, très pragmatiquement, l'importance vitale, comme  : la santé, la gestion des déchets, la distribution d'eau, le sport, l'alimentation, l'agriculture, l'éducation, l'énergie propre, le numérique, le logement, la culture, l'assurance.
    Parce qu'il n'y a pas de vie possible si on n'agit pas tout de suite, dans l'intérêt de toutes les vies, d'aujourd'hui et du futur. Si on ne comprend pas que seul le temps des hommes a de la valeur. Que de passionnants combats à mener  !  »
    J. A.

  • Les Borgia à Buckingham Nouv.

    Les Borgia à Buckingham

    Marc Roche

    • Albin michel
    • 18 Mai 2022

    Saviez-vous que le mari infidèle de Diana a été soupçonné un temps par Scotland Yard d'avoir joué un rôle dans sa mort ? que la Reine a façonné son petit-fils William pour lui succéder en supplantant le prince Charles qui l'exaspère ? que Kate a fait sciemment tomber Meghan de son piédestal en infiltrant un complice dans l'entourage de Harry ? que le mariage d'amour entre William et Kate a été « arrangé » - oh shocking !

    À la manière d'une série télévisée, Marc Roche dévoile un univers aussi fermé que passionnant. Il nous révèle la face cachée de la prestigieuse monarchie, en une quarantaine de scènes et de dialogues hauts en couleur, reconstitués à partir d'évènements réels et d'une enquête approfondie.
    L'auteur nous livre ce document-choc où les Windsor semblent être la réincarnation moderne des Borgia de la Renaissance... le poison en moins, tout de même !

    Correspondant pour Le Point à Londres, chroniqueur au Soir et à la BBC, consultant pour TF1-LCI, Marc Roche est un expert de la monarchie britannique. Cet ancien journaliste au Monde est l'auteur de nombreux ouvrages sur la royauté, le Brexit et la City. Son dernier livre, Elle ne voulait pas être reine !, publié en 2020, a rencontré un vif succès.

  • En 2011, Thomas NLend, petit voyou né à Créteil, est recruté comme indic pour infiltrer le mouvement d'Alain Soral. « Egalité & Réconciliation » rêve d'unir nationalistes et islamistes au nom du « Front de la foi » et de leur obsession commune : les Juifs.
    Sa vraie mission est de signaler d'éventuel « dingos », des apprentis terroristes. Mais l'infiltré va aller bien au-delà, jusqu'à gagner la confiance de sa cible, devenir son lieutenant et l'une des figures de la « fachosphère » sous le faux nom de Mathias Cardet.
    Il voit tout, entend tout, assiste à tout, jusqu'au fameux « Jour de colère » : dix mille extrémistes criant des slogans antisémites dans les rues de Paris.
    Avec l'aide de complices, Thomas NLend va tout tenter et parvenir à torpiller le projet d'un parti politique que Soral et Dieudonné voulaient lancer avec le soutien discret de Jean-Marie Le Pen.
    Des années plus tard, Alain Soral continue d'accuser « l'indic Cardet » de tous ses malheurs.
    Devenu scénariste à succès (plus d'un million d'entrées avec le film Inséparables), Thomas NLend se voit régulièrement menacé à cause de cette ancienne vie.
    Pour expliquer ce passé, parce qu'il y a prescription mais aussi parce que ce mouvement n'en finit plus de faire école, il décide pour la première fois de tout raconter.
    Un témoignage accablant, pour Soral, Dieudonné et l'extrême droite.

  • Voyage en terres complotistes

    Antoine Bristielle

    • Fayard
    • 2 Février 2022

    Un Français sur cinq recherche des explications complotistes alternatives aux grands événements qui bouleversent notre monde. Un chiffre qui a de quoi surprendre au pays des Lumières où l'on pense souvent qu'il s'agit là d'un phénomène marginal, prégnant aux États-Unis. Le terreau est pourtant fertile dans l'Hexagone. Surtout, ce sont les jeunes générations qui, tout en étant plus critiques envers les institutions, sont particulièrement sensibles à ces théories.
     
    À l'aide d'études chiffrées et de terrain, Antoine Bristielle, directeur de l'Observatoire de l'opinion de la Fondation Jean-Jaurès, offre une analyse brillante du phénomène complotiste dans un contexte marqué par la pandémie de Covid-19. Le discours conspirationniste s'est imposé comme une de grille lecture puissante, au point de saturer l'espace médiatique et politique. Pis, dans le sillage du populisme, le complotisme révèle de nouvelles fractures au sein de la société, qui expriment la défiance des citoyens vis-à-vis de leurs dirigeants. Nous sommes sur une pente glissante capable de saper les fondements mêmes de la légitimité des scrutins. Réformer la démocratie, voilà le défi majeur qui nous attend.
     

  • Contre la peur et cent autres propos

    André Comte-Sponville

    • Albin michel
    • 1 Mars 2019

    Qu'est-ce qu'un « propos » ? Un article de journal, souvent inspiré par l'actualité, mais à visée au moins partiellement philosophique. C'est confronter sa pensée au monde, dans ce qu'il a de plus changeant, de plus inquiétant, en s'adressant au plus vaste public. Et chercher un peu d'éternité, dans l'histoire en train de se faire. Cela vaut-il la peine ? Il m'a semblé que oui. L'actualité, si souvent décevante ou effrayante, est aussi une incitation à penser. On n'en a jamais trop - et cela guérit, parfois, de la déception comme de la peur. Le réel est à prendre ou à laisser. La philosophie aide à le prendre. Mieux vaut penser que se lamenter. Mieux vaut agir que trembler.

  • Ouvrez les yeux

    Maurice Lévy

    • Fayard
    • 9 Mars 2022

    Que pensent, ressentent, craignent, espèrent la majorité des Français  ?
     
    Quels sont leur état d'esprit, leurs frustrations, leurs aspirations, leur regard sur notre pays  et l'action de ceux qui les gouvernent ?
     
    Ces Français de la classe moyenne, le think tank de Publicis les a écoutés comme nul autre. Des milliers d'entre eux se sont exprimés régulièrement entre 2007 et aujourd'hui sur tous les sujets qui leur tenaient à coeur. Ces paroles constituent une mine d'une grande richesse.   Maurice Lévy a analysé, étudié, lu, écouté cette source unique et propose une synthèse percutante et inattendue de leurs propos.
     
    Comment ont-ils traversé les crises des vingt dernières années  ? Sont-ils sans illusions et rétifs à tout changement  ? Qu'en est-il du déclassement  ? Pour eux  ? Pour la France  ? Comment vivent-ils leur situation  ? De quoi se nourrissent leurs colères et leurs rêves  ? Ce tableau saisissant des Français s'intéresse aussi à la jeunesse et en offre un portrait loin des idées reçues.
     
    Fort de cette analyse au long cours et de son expérience de publicitaire et de chef d'entreprise, Maurice Lévy nous présente ces Français de la majorité silencieuse.
     
    A l'heure des choix, ce court livre est une invitation nécessaire à ouvrir enfin grand les yeux sur nos concitoyens et les enjeux décisifs de notre avenir.
     
    Maurice Lévy est président du Conseil de surveillance du groupe Publicis.
     

  • La société très secrète des marcheurs solitaires

    Rémy Oudghiri

    • Presses universitaires de france
    • 23 Mars 2022

    Au détour d'une conversation, l'auteur prend conscience un beau jour qu'il appartient à une communauté invisible : celle des gens qui marchent seuls, au hasard. Depuis l'adolescence, il s'adonne à cet art qui compte de prestigieux représentants : Rousseau, Baudelaire ou André Breton. Son métier de sociologue l'incite à entreprendre une enquête à la rencontre de ces marcheurs du hasard. Il découvre alors tout un monde, aux personnalités hautes en couleur : la flâneuse, le promeneur du dimanche, la mystique, le romantique, le fugitif, etc. Des liens se tissent, créant un réseau de correspondances d'où ressort une grande impression d'unité. La dernière partie du livre se concentre sur la personnalité de l'Errante, une inconnue rencontrée aux Puces de Saint-Ouen qui développe une approche sensorielle de la marche solitaire. Elle encourage Rémy Oudghiri à retourner sur les traces de ses premières errances à Casablanca. Un voyage qui se révèle décisif pour comprendre l'essence de la marche solitaire et le lien profond qui relie les membres de cette société très secrète.

  •  
    En vingt ans, les réseaux sociaux ont imposé leurs modes d'accès à l'information et changé la nature du débat public.
    Conçus au service de la publicité comportementale, leurs algorithmes enferment les individus dans des mondes étanches qui interdisent la confrontation des opinions contradictoires et renforcent les préjugés  : la désinformation devient la règle, les discours de haine prospèrent et la polarisation politique s'accentue. Le Business de la haine montre que, plus encore que la haine ordinaire, c'est le mode de fonctionnement et le modèle économique des réseaux sociaux qui menacent la démocratie. Ce qui est désormais en péril, c'est la possibilité pour les citoyens de s'accorder sur les faits qui fondent leurs désaccords, et surtout de les résoudre selon un processus démocratique.
    Jean-Louis Missika et Henri Verdier racontent cette crise et l'inscrivent dans la perspective de l'histoire des médias et de leur régulation depuis le XIXe siècle jusqu'à l'attaque du Capitole, le 6  janvier  2021. Ils proposent de construire l'espace public de la délibération démocratique comme un bien commun qu'aucun opérateur privé ou étatique ne pourra s'approprier. Ils tracent les lignes d'une authentique régulation et en appellent au courage politique pour imposer aux plateformes ce nécessaire contrôle démocratique.

  • Réinventer les aurores

    Haïm Korsia

    • Fayard
    • 26 Février 2020

    «  Réinventer les aurores, c'est retrouver le souffle des premiers matins de la République  : s'éveiller et s'émerveiller, lucides mais jamais désespérés.
    La réflexion que je livre n'est pas juste un cri d'alerte, c'est ma conception de la vie et de la politique, en tant qu'elles se rejoignent en leur point de plus grande fragilité, là où il s'agit d'affirmer que l'on peut reconstituer, maille après maille, le tissu de la société menacée par tout ce qui la délite, de la peur à la haine.
    Je veux proposer un manifeste contre l'indifférence, un plaidoyer pour la fraternité, une politique de la jubilation et du bonheur retrouvé.  »
     
    Haïm Korsia est grand rabbin de France et membre de l'Institut.

  • Un occident kidnappé : ou la tragédie de l'Europe centrale

    Milan Kundera

    • Gallimard
    • 4 Novembre 2021

    Aussitôt paru dans Le Débat, en novembre 1983, cet article, traduit dans toutes les langues européennes, a sonné comme un plaidoyer et une accusation.
    Plaidoyer pour la défense de l'Europe centrale (Hongrie, Pologne, Tchécoslovaquie), qui par sa tradition culturelle appartient tout entière et depuis toujours à l'Occident, mais que celui-ci ne voit plus qu'à travers son régime politique, ce qui n'en fait qu'une partie du bloc de l'Est. Une culture qui n'est pas l'apanage d'une élite, mais la valeur vivante autour de laquelle se regroupe le peuple.
    Une accusation, car la tragédie de ce foyer des "petites nations", qui se savent périssables, est en fait celle de l'Europe elle-même qui ne veut pas le voir et ne s'est même pas aperçue de leur disparition.
    N'est-ce pas là un des signes de sa propre disparition ?
    La valeur du texte ne vient pas seulement de son habileté démonstrative, mais de la voix si personnelle, véhémente, angoissée de l'auteur, Milan Kundera, qui apparaît alors comme un des plus grands écrivains européens.
    Le voilà remis à la disposition du lecteur d'aujourd'hui, présenté par Pierre Nora, et précédé d'un texte inconnu du public français, le discours du jeune Kundera au Congrès des écrivains tchécoslovaques de 1967, en plein Printemps de Prague, présenté par Jacques Rupnik.

  • Se libérer de la domination des chiffres Nouv.

    Se libérer de la domination des chiffres

    Valérie Charolles

    • Fayard
    • 26 Mai 2022

    Nous vivons dans un monde de chiffres : il en va du PIB, ou encore des scrutins en démocratie, et même de l'appréciation de nos émotions. Les chiffres sont devenus notre grille privilégiée de lecture du monde mais aussi de prise de décision. La pandémie de Covid l'a illustré avec une puissance inédite. Face à ce langage dominant, nous sommes pour la plupart en situation d'illettrés. Les occasions de malentendus et de raisonnements trompeurs s'en trouvent démultipliées. Ce livre veut y remédier.
    Valérie Charolles nous plonge au coeur de la fabrique des indicateurs qui jalonnent notre quotidien et montre comment nous sommes passés du problème « des mots et des choses » à celui « des faits et des chiffres ». L'illusion tenace selon laquelle on peut rendre compte exactement de tout sous forme de chiffres ne résiste pas à l'examen. Tous reposent sur des conventions : il faut définir ce qu'on l'on compte, choisir une méthode et la manière de rassembler les informations.
    Cet examen critique de nos instruments de mesure contient des clés pour s'extraire d'une emprise injustifiée et combiner calcul et liberté : le problème n'est pas de mettre de côté les chiffres, mais de se libérer de leur domination.
     
    Valérie Charolles est philosophe et a travaillé dans le monde des chiffres pendant vingt-cinq ans. Elle a notamment enseigné à Sciences Po et à l'EHESS. Tous ses livres sont parus chez Fayard. Le premier, Le libéralisme contre le capitalisme (2006), est disponible en « Folio Essais ».

  • La société du dédain : pour survivre dans les temps heurtés que nous traversons Nouv.

    Le dédain nous menace, tous. «?Quand vous vous en apercevrez, il sera trop tard. Qui que vous soyez. Le dédain vous enveloppe comme une nappe de brouillard subite.?» Qu'il vienne des figures de la domination surplombante ou de ceux qui se révoltent contre elle, il vous réduit à l'insignifiance. Vous voilà invisible et sans poids, comme cette France des gilets jaunes qui se sent laissée pour compte. À peu près tout peut devenir objet de dédain?: l'autre, l'élite, le peuple de la part des puissants, les puissants de la part du peuple. Des artistes devenus des géants pour la postérité furent dédaignés de leur vivant. Christian Vigouroux veut comprendre et combattre le dédain, «?dévastateur élémentaire de vie sociale?». Il en repère les représentations dans l'actualité, mais aussi dans l'histoire et la littérature. Il examine les procédés qui lui sont opposés, pour bâtir un monde où chacun puisse se sentir considéré et entendu?: «?l'intelligence de soi, l'attention aux faits, l'écoute, la politesse, le respect, l'élection, la Révolution, parfois, et la fraternité, toujours?». Une oeuvre salutaire pour réparer le lien social. Christian Vigouroux est juriste et enseignant. Il a été professeur associé à l'université Paris-I, puis à l'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, directeur du cabinet de ministres dans quatre ministères différents. Il est président des conseils d'administration de l'Institut Pasteur et de la Société d'histoire naturelle, d'archéologie et d'histoire de la Creuse. Il a publié Du juste exercice de la force, Georges Picquart, dreyfusard, proscrit, ministre et Déontologie des fonctions publiques. 

  • Si je veux : mère célibataire par choix

    Johanna Luyssen

    • Grasset
    • 2 Février 2022

    Célibataire, trentenaire, plutôt hétérosexuelle, Johanna Luyssen a choisi  : elle fera un enfant seule. 
     
    Tôt confrontée à la maladie et à la mort d'un frère, Johanna pressent qu'avoir des enfants, c'est compliqué. La santé échappe à toute morale, vivre ne se mérite pas, la mort non plus, et au milieu de tout ça, il y a de l'amour. Mais dans sa famille, les femmes pensent à leur carrière après leur famille. Elle, elle veut l'inverse. «  Je me disais donne tout, écris, apprends, tu verras bien, l'enfant paraîtra.  » Or les histoires d'amour se sont succédé et l'enfant n'est pas venu. 
     
    Comment se dit-on « Je vais faire seule », lorsqu'on a été élevée dans l'idée qu'il fallait impérativement faire « avec » ? Aujourd'hui encore, mère célibataire, cela ne va pas de soi. Si on échappait enfin au regard stigmatisant, honteux, pathétique  attaché à la mère seule ? Et qu'est donc ce fameux désir d'enfant  : une nécessité, vraiment, ou un caprice  ? Vivre libre, assumer ses convictions, être la mauvaise fille  qui ne rentre pas dans les clous : pas si simple. Comment retrouver le sens de ses choix, le sentiment de sa puissance, et prendre la décision si difficile de faire un enfant sans homme ? 
     
    Dans un contexte juridique encore fermé aux mères célibataires, quand l'option coûteuse d'une insémination à l'étranger n'est pas possible, commence un parcours de la combattante que Johanna Luyssen dépeint avec une acuité sincère, sur un fil tendu entre émotion et humour. Les aventures d'un soir, le garçon qui se préoccupe plus du bonnet qu'il a oublié que d'un préservatif rompu, les sites de rencontre, les donneurs de sperme tarifé, du marin danois qui demande un peu plus pour un don exclusif, à l'astrophysicien généreux qui annonce 80 millions de spermatozoïdes en bonne santé, en passant par les conseils des amies sur l'auto-insémination en douceur... 
     
    Et finalement... «  Nous y sommes. Elle est là, à mes côtés, elle dort sur son petit matelas, ses joues bien pleines, ses sourires. Je ne sais pas ce que l'avenir nous réserve, mais je sais désormais ce que je ne veux plus. Je la regarde gigoter, son petit corps potelé et la couche à l'air, elle se dresse, elle regarde le ciel, elle rit, elle geint, elle se frotte les yeux et je songe : de fille-mère, je suis devenue la mère d'une fille. Elle, elle deviendra ce qu'elle veut.  »

  • L'univers de la consommation a été bouleversé jadis par la grande distribution. Il est révolutionné de nouveau par le surgissement des plateformes numériques, ces « places de marché » virtuelles, dont Amazon est la figure emblématique. Elles lui imposent à toute vitesse une nouvelle règle du jeu. C'est une analyse en profondeur de ce modèle inédit, des raisons de sa force, mais aussi des périls de sa dynamique irrésistible que propose Philippe Moati. Il ne se contente pas d'en décortiquer les ressorts et de dégager les motifs de son succès, il examine les voies que pourrait emprunter sa domestication. Comment remédier à ses retombées les plus dangereuses, à commencer par sa tendance à l'établissement de quasi-monopoles ? Existe-t-il pour les marques et les enseignes des alternatives à son emprise ? Comment mener la contre-offensive ? Des questions pressantes pour les années qui viennent.

  • Si, dès leur enfance, on dispense aux états-uniens tout ce qu'il faut pour douter des histoires de sorcières, ce n'est guère le cas, en revanche, pour le racecraft. Pour nous, comme pour ceux qui croyaient jadis aux sorcières, la vie quotidienne produit une immense accumulation de preuves à l'appui de la croyance. Songeons simplement à la façon dont les médias classifient aux États-Unis les choses « par race » - sur des sujets aussi divers que les grossesses précoces, la « sous-représentation » des noirs parmi les donneurs de sang ou leur «sur-représentation» sur Twitter -, ne cessant d'alimenter de preuves factices le flot immense de la prétendue fracture raciale états-unienne.
    Formé sur le modèle du mot « witchcraft [sorcellerie] », la notion de « racecraft » est proposée par les soeurs Barbara et Karen Fields pour désigner l'ensemble des croyances partagées et des pratiques collectives qui font exister la fiction de la « race » aux États-Unis.

    Fruit de deux vies de réflexions, de recherches et d'engagements, cet ouvrage est d'abord un panorama complet de la réalité très particulière de la « race » dans ce pays. Au-delà, c'est déjà un classique qui alimente là-bas les vifs débats sur les manières d'aborder les questions dites raciales.

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    Fin de vie : interroger la mort pour chercher un sens à la vie

    Régis Aubry

    • Le cavalier bleu
    • 27 Mars 2022

    Depuis quelques décennies la fin de vie a dépassé le cadre de
    l'intime pour devenir l'enjeu d'une société qui refuse de plus en
    plus la mort. Certains « cas » très médiatisés ont également conduit à la « sensationnalisation » d'un débat qui peine à être mené sereinement, alors même qu'il nous concerne tous : collectivement, par les réponses que les soignants et le législateur apporteront, individuellement par l'appréhension que nous avons de notre finitude.
    Pionnier dans la recherche sur la fin de vie et les soins palliatifs, Régis Aubry en aborde tous les aspects dans leur complexité et avec une profonde humanité. Ce faisant, il nous invite aussi à réfléchir sur la vie et le sens que nous voulons lui donner.

  • Contre le développement personnel - authentique et toc

    Thierry Jobard

    • Rue de l'échiquier
    • 8 Avril 2021

    Les livres dits de « développement personnel » inondent les librairies et s'ajoutent aux magazines, aux conférences qui nous invitent à acquérir un « surplus d'être » pour devenir un meilleur individu. Mais derrière ces discours sucrés et inoffensifs, se cache une idéologie politique : la forme de bien-être promise constitue trop souvent une exploitation de soi par soi...En nous donnant une fausse image du travail - considéré comme un lieu sans conflits ni violence intrinsèque - et de nous-mêmes - notre volonté serait sans limites et notre bonheur ne dépendrait que de nous -, le développement personnel conduit à un modèle de société fondé sur la performance permanente et sur un délitement des liens. C'est cette vaste supercherie que dénonce ici Thierry Jobard, preuves à l'appui...

    Né en 1973, Thierry Jobard est responsable du rayon Sciences humaines d'une grande librairie à Strasbourg, ce qui le met dans une position particulièrement privilégiée pour observer la croissance vertigineuse des livres consacrés au développement personnel

  • Moi la France, je la kiffe !

    Sabrina Agresti Roubache

    • Albin michel
    • 1 Février 2022

    Née à Marseille, dans les quartiers nord tenus pas les caïds de la drogue, de parents aux origines franco-algériennes, Sabrina Agresti-Roubache a eu un parcours atypique en réussissant à s'extraire de cet univers violent.
    Femme engagée et curieuse, elle parle autant à ses copains de jeunesse, plus familiers des Baumettes que des lycées de la ville, qu'à Brigitte Macron dont elle est proche. C'est d'ailleurs dans ce contexte très marseillais qu'est venue l'idée baroque d'une alliance entre le parti du Président et le baron de la Provence, Renaud Muselier. Après mille péripéties, ce pari osé a été gagné, à la surprise générale, bloquant le Rassemblement National à qui la région semblait pourtant promise.
    Provoquante, Sabrina Roubache refuse la doxa, le conformisme ambiant. Ses goûts ? Plutôt la bouillabaisse que le couscous ! Sa fête préférée ? Noël et ses 13 desserts (tradition dans certaines villes du sud), plus que la fête de l'Aïd. Sa vision de l'immigration ? Intégrer d'abord ceux qui aiment la France et parlent sa langue !L'autrice traite dans ce livre des sujets qui font l'actualité : la mixité sociale, les religions, les violences faites aux femmes, la sécurité. Un éloge du bon sens et de la confiance retrouvée en un système méritocratique et vertueux... lorsqu'il fonctionne.

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