• Un essai saisissant sur la transformation de la politique en un grand spectacle, en France comme ailleurs.
    La politique devient un show, une parade du pouvoir. À la parution de L'État spectacle, cette dérive commençait seulement à apparaître. Depuis, le star system a investi la vie politique et imposé sa loi.
    Nouveaux codes, nouveau casting, nouveaux médias : L'État spectacle 2 décrit cette deuxième période, cette mise en scène permanente qui transforme les leaders en acteurs se répartissant les grands rôles.
    C'est le héros : Poutine, Chávez ou Kadhafi. C'est le leader de charme : Obama, Blair, Sarkozy. C'est le dirigeant proche : Bush ou Chirac. C'est le père, tel McCain. Les femmes politiques s'inscrivent aussi dans ces mêmes registres. Séduction : Ségolène Royal. Proximité : Angela Merkel. Valeurs maternelles : Sarah Palin.
    Ainsi va la médiapolitique, la politique faite sur mesure pour les médias. Pour la télévision, focalisée sur l'image des dirigeants. Pour le cinéma qui fait élire ses stars, comme Schwarzenegger. Pour la presse people, qui relate la vie privée de chacun. Pour le Net, qui contribue au buzz, à la surexposition médiatique.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La politique devient un spectacle. Et souvent un one-man show. Avec la personnalisation du pouvoir, le monde de la politique repose, comme le monde du spectacle, sur le star system. Tout s'efface - partis, programmes - derrière des supervedettes, qui se distribuent les grands rôles. C'est le héros : de Gaulle, Mao, Staline, puis Brejnev ou Amin. C'est M. Tout-le-Monde : Pompidou, Ford, Carter. C'est le leader de charme : Kennedy, Trudeau, Giscard d'Estaing. C'est le père, tel Raymond Barre. Ces "stars" inventent la média-politique, la politique faite sur mesure pour les media (presse, radio, télévision). Souvent, elles s'inspirent du théâtre et du cinéma. Souvent, des agences de campaign management fabriquent leur image de marque. Résultat : le citoyen se transforme en simple spectateur d'un pouvoir toujours en représentation. Il est le témoin passif et manipulé de cette exhibition permanente. Ainsi meurt la démocratie. Il faut donc - d'urgence - renverser l'État spectacle. Ce n'est pas l'affaire d'un livre. C'est l'affaire de chacun. Car la politique est l'affaire de chacun.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

empty