• Laura appuya le canon sur le crâne de l'homme et hurla : - Où est l'Indien ? Parle ! L'homme grommela « salope ! » entre ses dents. - Qu'est-ce que t'as dit ? s'écria Laura. Tu m'as traitée de salope ! C'est ça ? Bertrand n'eut pas le temps d'intervenir. Le coup de feu claqua, le Beretta sursauta dans les mains de Laura. La balle entra dans le front et ressortit de l'autre côté du crâne dans un jaillissement de cervelle et de sang. Laura resta tétanisée, figée dans la position du tir. Les yeux exorbités, elle était fascinée par le corps affalé sur le carrelage. Bertrand dut lui desserrer les doigts un à un pour dégager l'arme. - Je ne l'ai pas fait exprès, psalmodiait la jeune fille.

  • Quand Raymond reprit ses esprits, Hélène, appuyée sur un coude, le dévisageait fixement ; ses yeux n'exprimaient plus rien, ils étaient vides. Brusquement, elle se pencha hors du lit et se redressa d'un coup de reins, brandissant un automatique dans son poing droit. - Désolée, fit-elle d'une voix métallique. Il n'y a là rien de personnel, c'est seulement le travail. Encore à demi engourdi par la jouissance qui venait de les submerger, Raymond la regarda sans comprendre. Son crâne explosa en même temps qui lui parvint l'écho de la détonation.

  • - On est arrivés. Descends ! Latifa sentit une onde de joie lui submerger le coeur. Paris enfin ! Elle attrapa son sac de sport, se hissa sur la pile de caisses d'oranges au milieu desquelles, clandestinement, elle avait voyagé depuis Casablanca. Ahmed l'attendait au cul de la benne. Mais il n'était pas seul ; deux hommes l'encadraient, le visage barré d'une lourde moustache qui accentuait encore leur sourire égrillard...

  • Le visage de la jeune Thaïlandaise était parfaitement inexpressif et ses yeux obstinément tournés vers la fenêtre. - Elle sait, demanda Damien, que je suis venu ici pour l'acheter ? - A peu près. Elle se doute bien que tu ne vas pas l'épouser de toute façon. Ce qu'elle imagine, c'est que tu veux la faire poser pour des photos plus ou moins nues. - Et ses parents ? - Ils s'en foutent. Du moment que tu paies...

  • À moins de trois mètres, le mec s'escrimait sur la culasse de son flingue. Savary l'alluma. Une en pleine tête, sans bavures. À travers l'onde de choc, il voyait le visage ahuri, brouillé, fissuré autour de l'impact, le sang comme une buée rose. Le mec s'effondrait doucement, au ralenti, comme à regret de mourir.

  • Méfiez-vous des jolies filles complaisantes qui cèdent à vos caprices. Elles peuvent aller, parfois, au-delà de vos désirs. Méfiez-vous des jeunes filles qui n'ont pas une grande expérience de l'amour. Un moment d'égarement (même dans le noir), et elles s'en souviennent longtemps, très longtemps. Méfiez-vous des épouses jeunes et dociles. Elles peuvent avoir de drôles d'idées derrière la tête. Méfiez-vous de vos succès féminins, lorsqu'ils sont vraiment trop faciles, ils peuvent, parfois, vous mettre dans de sacrées situations ! Méfiez-vous des fêtards cyniques. Ils peuvent, parfois, devenir d'incurables sentimentaux. Méfiez-vous des beaux châtelains trop accueillants. Ils ont, parfois, une drôle de conception de l'hospitalité. Femmes mûres, méfiez-vous des gigolos. Les plus dangereux ne sont pas toujours ceux qu'on pense... Méfiez-vous... Mais pourquoi ? Lisez ces Dossiers inédits, vous comprendrez.

  • C'était comme Monte-Cristo, mais à Pigalle. Eric Mandel revenait - au bout de cinq ans - pour reprendre son bien... Henriane avait été payée, pour lui fournir un alibi dont les flics n'avaient pas besoin... Tout avait été monté par un autre. Il y avait déjà un cadavre sur le trottoir et d'autres dans les placards... Ça faisait un brin désordre. Griffon, Gribovitch et Savary étaient - à la fois - dans et hors de tout ça, et ils pouvaient faire quoi, sinon saisir l'insaisissable... À propos, l'amour, vous y croyez ?

  • Marseille... Le Midi, ses cigales et ses calanques. La pétanque et le pastis à l'ombre du cabanon. Soleil et farniente ! La belle vie... Les clichés ont décidément la vie dure. Car Marseille, c'est aussi - surtout ? - la ville qui dispute à Paris le titre de capitale du crime et du vice organisé, comme vont le découvrir Griffon et son équipe. Entre les gangs corses et maghrébins, les « soldats » des multiples parrains en puissance, la bataille fait rage et les balles volent bas. Même si de nombreuses dames, aux charmes opulents et aux talents multiples, sont toutes prêtes à assurer aux combattants le repos du guerrier, la vie est parfois dure - et courte - à Marseille. Quant à la police locale, son slogan est bien connu : « Un cadavre ça va, trois cadavres, bonjour les dégâts. » C'est dire que ce qui s'engage à l'ombre de Notre-Dame-de-la-Garde ne sera pas une partie de plaisir pour Sophie Leclerc, Gribovitch et les autres !

  • Los Angeles ce n'est pas seulement le soleil, les jolies filles d'Hollywood, les fabricants de feuilletons télévisés et les technologies de pointe. Il y a aussi ce qui n'apparaît pas, ce qui se cache derrière les fortunes qui se font et se défont, derrière les apparences... L'inspecteur Alex Gribovitch soulèvera - presque par hasard - un coin du voile. Et lui, pourtant blasé par des années d'expérience à la Police des moeurs de Paris, découvrira avec stupeur ce que peuvent être les nuits de Los Angeles sur le plan de la sexualité, comme sur celui de la violence et des combinaisons tordues. Même Carlotta Powell, l'avocate à l'aspect sérieux, efficace et réservé, qui l'a fait venir aux États-Unis et dont personne n'aurait pu se douter...

  • Il en avait déjà tué quatre, toutes de la même façon, chacune à un an d'intervalle. Griffon le savait parce qu'on avait retrouvé les cadavres. Il ne savait rien d'autre, sauf que l'assassin draguait aux petites annonces. Ce devait être un particulier très méticuleux. Mais il n'y avait pas que ça. Autour, il y avait le reste, les mauvais cons, les truands, les enfants de putains, les pervers, les filles faciles et les hommes désespérés. Un tueur peut toujours en cacher un autre, et un flic courir deux lièvres à la fois. Il y avait aussi Alex Gribovitch et Lionel Savary, qui faisaient salement un sale boulot que personne d'autre ne voulait faire. Au milieu des embrouilles, le sexe est accessoire. Ça n'empêche pas le facteur d'apporter le courrier, ni la cervelle de salir la moquette.

  • Il y a Bart, que tout le monde croit mort et qui, dans l'ombre, place ses pions. Il y a Flora, laquelle sait si admirablement jouer de sa chute de reins pour atteindre ses buts. Il y a Eva, honorable fondée de pouvoir de la B.C.I., efficace, belle, froide et distante, qui n'est cependant pas exactement ce que ceux qui croient la connaître imaginent. Il y a Pierre Logron, le petit comptable qu'Eva fascine et qui, en la suivant, découvrira des choses qui bouleverseront sa vie. Et enfin, et surtout, il y a les inspecteurs Lionel Savary et Alex Gribovitch, lesquels sentent bien que quelque chose de pourri se prépare et qui, à travers la violence féroce des uns et les perversités des autres, chercheront à comprendre.

  • Meurtres... kidnappings... viols... traite des Blanches... voilà ce qu'on trouve dans le sillage de la femme au parfum de mort qui tue comme elle respire... On l'appelle la Vénus de Venise. Contre cette diabolique créature, Griffon et son « commando spécial » vont entamer, à un train d'enfer, une lutte à couteaux tirés, où tous les coups seront permis. Car ils auront à affronter l'alliance du vice et de la vertu, de la pègre et de la police liées par le plus étrange des complots ! Cette nouvelle « guerre des polices » vaut son pesant de frissons en tous genres...

  • Tina Brucker avait été formée en Allemagne de l'Est, où on lui avait enseigné toutes les techniques de l'espionnage, depuis l'art d'ouvrir un coffre-fort, jusqu'à la manière de donner une dimension inoubliable au geste, ou à l'acte sexuel, le plus banal. Ensuite, elle avait été un remarquable agent de renseignements. Mais maintenant, elle avait décidé de jouer sa propre partie, en utilisant toutes les facettes de son expérience. Et l'inspecteur Alex Gribovitch ne pouvait pas deviner ce qui l'attendait...

  • Dans le domaine de la libéralisation des moeurs au moins, l'Europe est devenue une réalité. A Rome, Londres, Paris, Zurich ou Hambourg, c'est le déchaînement de la luxure et des passions les plus inavouables. Cette frénésie du sexe touche toutes les couches de la société, du dentiste en renom au modeste boulanger de province. Filles innocentes entraînées dans la débauche, maisons de partouzes florissantes, nymphomanes déchaînées, lesbiennes et hétaïres à la recherche de nouvelles proies... Quand il est question de sexe, il n'y a plus de frontières et l'imagination est enfin au pouvoir !

  • Avant de regagner sa chambre, l'aube pointait, elle m'avait serré contre elle, avec une sorte de fébrilité ; on aurait pu croire à de la passion, si les choses avaient été différentes, au départ... Murmure à bout d'haleine : "Je crains que tu ne sois bien seul". C'était mon idée aussi. Penser à tout cela me durcissait la courgette... Pas de taxi. En revanche, bagnoles de flics, jeeps à mitrailleuses, soldats à M 16, nerveux...

  • « Les Birmans n'étaient pas loin. Ils s'étaient arrêtés en route pour boire, et pour baiser les gamines qu'ils avaient emmenées avec eux. On leur est tombés dessus le lendemain à l'aube. Il en est resté huit au tapis, les autres se sont tirés. Black Eye a dit à Huang : - Fais-leur couper la tête... Non. Juste les oreilles. On retourne. »

  • Ç'aurait pu être, pour l'équipe du commissaire Griffon, une affaire comme une autre, à peine un peu plus tordue, un peu plus délicate à traiter que d'habitude, en raison de la personnalité des protagonistes, parmi lesquels figuraient un tueur japonais, une chimiste lesbienne, un travesti, et le vice-président bissexuel d'une grosse firme métallurgique. Seulement, il y avait le policier Griffon - le Keibu Matsura - avec lequel les circonstances, autant que les ordres venus de très haut, allaient obliger l'inspecteur Sophie Leclerc à faire équipe. Et ça, ça changeait tout...

  • Tristan Agnet avait disparu. Ce qui ennuyait beaucoup son ex-femme et aussi un ancien ministre. Les inspecteurs Lionel Savary et Alexandre Gribovitch, eux, étaient embêtés par une autre disparition, celle d'Arthur Fourques, grand amateur de très jeunes garçons. En fait Agnet était toujours à Paris, et Fourques se déplaçait à travers la France au volant d'une Jeep Cherokee sans jamais coucher deux soirs de suite au même endroit. Et tout ça parce qu'un certain Octave Domnon était mort dix jours auparavant...

  • Le docteur Rolland Leroux aime les femmes, mortes. Dans sa clinique, il s'adonne à sa passion spéciale sans être inquiété. Jusqu'à maintenant ! Sur fond de spéculation foncière et de harcèlement sexuel, Alex et Sophie vont s'attaquer à ce représentant de la bourgeoisie corrézienne et tenter de le neutraliser.

  • Jonathan releva les yeux vers le barman puis regarda sa montre : cela faisait plus d'un quart d'heure que son père était descendu aux toilettes. Inquiet, il tourna la tête vers l'escalier du sous-sol au moment où un homme en remontait. Leurs deux regards se croisèrent un instant puis l'inconnu quitta la brasserie à grandes enjambées et disparut dans la foule. Trente secondes plus tard, un hurlement retentit dans le sous-sol : "Au secours ! Vite ! ".

  • Tout est délicat et tordu dans cette affaire !
    Et d'autant plus que les principaux protagonistes impliqués bénéficient de pas mal d'appuis occultes et de complicités fort douteuses. Pour la régler, il faut quelqu'un qui n'ait pas peur de se mouiller. Quelqu'un qui sache aussi contrer les coups fourrés, en utilisant les propres armes de l'adversaire.
    Et qui soit capable de tuer.

  • Avant d'être assassiné, un indic alerte Alex et Sophie au sujet d'un mystérieux Iranien. Celui-ci serait impliqué dans une affaire de blanchiment d'argent sale. Une affaire qui risque de coûter la vie à l'une de ses amies. L'enquête est confiée à la Financière. Mais Alex et Sophie sont bien décidés à retrouver le meurtrier de leur indic. Quitte à se lancer à la poursuite d'un fou violent avide de sang !

  • On l'appelle Belzébuth, Astaroth, Satan ou Démon. Pour les uns, c'est le Diable, pour d'autres, le Malin. Beaucoup le craignent encore, mais certains et certaines lui ont voué un culte pervers.
    Pour les « satanistes », un petit clan de fanatiques franco-britannique, les dévotions rendues au Maître diabolique sont assez particulières, car celui-ci exige non seulement des sacrifices charnels d'une totale impudeur, mais encore des holocaustes sanglants.
    C'est à la suite de la découverte, à Paris, d'une lady anglaise, violée à mort, que le commissaire Griffon et son petit « commando » vont, avec la collaboration d'un superintendant de Scotland Yard plus britannique que nature, entreprendre une poursuite qui les mènera du Londres de l'aristocratie à celui des bas-fonds.
    Dans ces conditions, ce serait bien le diable si Sophie Leclerc, Lionel Savary et Gribovitch, menés d'un train d'enfer par le commissaire Griffon et le superintendant Morrow, ne mettaient hors d'état de nuire, après une poursuite endiablée, leur démoniaque adversaire.

  • Lorsque l'Espagne se libéralise, le PDG de la Horsch, cette multinationale du crime, se frotte les mains : l'Europe du sexe va enfin pouvoir devenir une réalité. Mais l'appropriation de ce marché de milliards de pesetas pose bien des problèmes. De farouches hidalgos maniant aussi bien le 7,65 que la navaja sont en effet décidés à défendre par tous les moyens leurs petites senoritas, et un certain Griffon et son équipe viennent jouer les chiens dans le jeu de quilles : ah, il est bien révolu le temps des sombreros, castagnettes et mantilles !

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