• ' Clodo est là pour enseigner cette terrible vérité : la normalité est sans issue. Sous le masque bienveillant de nos démocraties se cache cette totalitaire injonction : Citoyen sera productif ou lentement, et sans bruit, mis à mort.
    Qu'on ne s'y trompe

  • New York vertigo

    Patrick Declerck

    • Phébus
    • 1 Mars 2018



    Il parait que haïr ne se fait plus. Que c'est déplacé et tout à fait vulgaire. C'est ce que regrette Patrick Declerck en voyage à New York sur les traces du 11 septembre 2001 et des souvenirs de sa jeunesse passée à Manhattan.
    Il en profite pour ridiculiser l'infantilisme des monothéismes qui confondent toujours le mal avec la sexualité.
    Le saviez-vous ? Trois des assassins du 11 septembre avaient appelé un service de prostitution, la veille de leur envol. Mais ils ont trouvé que c'était trop cher. Alors ils ont raccroché...

  • Se finir au Browning, malgré tout et quoique l'idée parte évidemment d'un incontestable bon sentiment, c'est vite dit... C'est bien gentil. Le principe, d'accord, est acquis. Indiscutable et clair. Mais enfin, ce n'est là, en soi, que bonne volonté creuse... Pieuse intention... Nébuleux fantasme... Au mieux, théorie... Reste les détails. Les déclinaisons du réel. Les grains d'entropie... Une foule de détails à prévoir, imaginer, penser, maîtriser. Où? Quand? Et exactement, précisément, comment? Les gestes... La cérémonie... C'est quand même tout un petit ballet à organiser...

  • 'Enfance bruxelloise. L'école où, catatonique d'ennui, je regardais par la fenêtre la pluie tomber. Week-ends à Ostende avec l'ombre d'Ensor tout proche. Ma grand-mère était folle. Hystérique façon Charcot. Mon Tonton, lui, donnait plutôt dans le légèrem

  • Les naufrages

    Patrick Declerck

    Par son écriture, les "Tristes tropiques" des rues de Paris. Le désenchantement du progrès, une descente aux enfers. Un grand Terre Humaine.

    Nous les côtoyons tous les jours. Souvent ils sont ivres et peinent à mendier. Ils sentent mauvais, vocifèrent et font un peu peur. Nos regards se détournent. Qui sont ces marginaux aux visages ravagés ? Des exclus ? Des pauvres ? Ce sont les clochards. Fous d'exclusion. Fous de pauvreté. Fous d'alcool. Et victimes surtout. De la société et de ses lois. Du marché du travail et de ses contraintes. Mais au-delà, c'est contre la vie même qu'ils se révoltent. C'est elle qu'ils combattent. C'est elle qu'ils haïssent. Hallucinés, ivres, malades, c'est un autre et impossible ailleurs dont ils s'obstinent à rêver furieusement.Patrick Declerck, psychanalyste et ethnologue, a suivi la population des clochards de Paris, durant plus de quinze ans : dans la rue, dans les gares, dans les centres d'hébergement, au Centre d'accueil et de soins hospitaliers de Nanterre, au Samu social. En 1986, dans le cadre de Médecins du Monde, il a ouvert la première consultation d'écoute destinée aux SDF en France.Ce livre montre toute l'ambiguïté de ces hommes écrasés qui, avec une sombre dignité, se détournent du monde, pour mieux se détruire sous nos yeux. Au travers d'observations ethnologiques et psychopathologiques, d'histoires de vie, de fragments autobiographiques et de souvenirs d'enfance, c'est en filigrane, à une promenade philosophique aux limites de l'humain que le lecteur est convié.

  • Crâne

    Patric Declerck

    Crâne raconte l'opération du cerveau pratiquée sur Alexandre Nacht, double autobiographique de Patrick Declerck, afin de retirer l'essentiel d'une tumeur qui le menaçait depuis des années. Intervention de plusieurs heures, réalisée éveillé et crâne ouvert. Expérience-limite à hauts risques que l'auteur décrit ici, pas à pas : l'hôpital, les médecins, son propre corps, cet ennemi qui lui semble maintenant étranger, et sa rage de vouloir survivre malgré tout. Dans Crâne, au travers de Nacht son héros, Patrick Declerck s'observe, pèse le monde, et médite cette agression chirurgicale au siège même de sa pensée. Et s'il a survécu à cette intrusion qui a permis de prolonger sa vie, le coût philosophique autant que psychique en est maintenant de ne plus pouvoir échapper, un seul instant, à l'évidence de n'être jamais plus à lui-même que sa propre illusion. Un survivant, n'en déplaise, n'est plus tout à fait un vivant.

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