• « Nice des amours, des amitiés, des souvenirs, des lectures. À peine française. Tout juste balnéaire. Exil pas toujours doré pour des milliers d'artistes. Nice enchantée, neurasthénique, dansante, angoissée, érotique.
    Le besoin de Nice est naturel, comme un produit bio. Il aura occupé, avec d'autres petites manies, les trente dernières années de mon existence insolite. La ville résume les doutes que j'ai sur tout, elle est un repaire métaphysique. Je ne pourrais pas vivre bien sans elle, j'ai trop besoin de ses automnes. J'ai tenté de l'enfermer dans ce livre pour l'avoir toujours sur moi, comme un médaillon ou un gilet pare-balles. C'est une protection un peu matérialiste, un plafond de verre à ne pas briser. »
    P. B.

  • « Je n'aime pas beaucoup sortir, mais j'aime penser. Ou l'inverse : je n'aime pas beaucoup penser mais j'aime sortir. On sort trop et on ne pense pas assez. Ou l'inverse : on pense trop et on ne sort pas assez. Peut-être écrirai-je un jour un traité de l'inversion dont le sujet ne sera pas l'homosexualité mais la contradiction. Toute chose est-elle égale à son contraire ? Ce sera la première question posée
    sur le rebord de la baignoire, avant de penser à sortir. Je suis beaucoup sorti et j'ai peu pensé. Ou j'ai beaucoup pensé et je suis peu sorti. Ce recueil en deux parties est le résultat de plusieurs années de sorties et de pensées,
    tentative de retrouver et de conserver le temps perdu à sortir et à penser. »P. B.
     Patrick Besson est né le 1er juin 1956 à Paris. Il fait son service militaire au 1er régiment de spahis et siège au jury du prix Renaudot. Parmi ses romans parus aux éditions Mille et une nuits, Marilyn Monroe n'est pas morte, L'Orgie échevelée, La Titanic et Come Baby (prix Duménil). Il est chroniqueur au Point.

  • " L'écrivain est un lâche. La preuve : il écrit. S'il était courageux, il vivrait. Par peur des coups du sort, il se met à l'écart. C'est un juge de touche : il court d'un bout à l'autre du terrain de foot sans pouvoir y pénétrer pour taper dans le ballon de la vie. Écrire et vivre sont des activités contradictoires, c'est pourquoi les gens qui vivent ne savent pas écrire. C'est le travail d'une vie. D'une vie de lâche. "Patrick Besson

  • Un événement extraordinaire, dans la ville moyenne de Y, située entre Bordeaux et Arcachon : le club de football - le YFC - est, pour la première fois depuis plusieurs années, remonté en L2 (deuxième division). Le président a engagé un nouvel entraîneur pour assurer le maintien et même viser la L1 (première division). Cet entraineur, c'est Elvis, soixante-et-un ans, motard, ancien joueur de l'équipe de France, veuf, lettré. Ce qu'on lit, c'est son journal intime. Lors du premier match disputé par le YFC en L2, Elvis tombe amoureux de l'épouse d'un joueur, Inès, de trente ans moins âgée que lui. Cette situation tendue sera à l'origine de divers drames, retournements et quiproquos se succédant à un rythme footballistique élevé jusqu'au suspens final  : Inès est-elle la propre fille d'Elvis et le YFC réussira-t-il, sous l'égide de son entraineur, à rejoindre l'élite du championnat  ? Ce roman très contemporain est une radiographie acide et souriante - la manière Besson, qu'on retrouve dans Les frères de la consolation, La présidentielle et Cap Kalafatis, ses précédents ouvrages parus chez Grasset - du monde coloré du sport et de la folle province française, en même temps qu'un traité sur l'amour dans un couple que trente ans séparent.

  • À bord de l'avion Paris-Brazzaville, Christophe, cadre dans une grande compagnie pétrolière, reconnaît une passagère : Blandine de Kergalec, officier de la DGSE ayant quitté le service Action deux décennies plus tôt après un scandale. Passionné d'espionnage, Christophe la suit dans la capitale congolaise. Il surprend sa rencontre, dans un dancing au bord du fleuve, avec un militaire rwandais. Le jeune homme se trouve alors impliqué dans un règlement de comptes brutal, à multiples facettes. Par un jeu troublant de flash-backs et de points de vue alternés, l'auteur piège son lecteur dans un labyrinthe qu'il ne sera pas près d'oublier.
     Patrick Besson propose un tableau fascinant de l'Afrique subsaharienne, espace du romanesque intense, où chacun considère autrui comme une source inépuisable de légendes, de mystères, de pouvoirs occultes. Description détaillée et fiévreuse de la jungle urbaine équatoriale, thriller politique, roman d'amour et de colère, Mais le fleuve tuera l'homme blanc se présente comme l'oeuvre la plus accomplie d'un auteur qui, depuis son premier livre paru en 1974, quand il avait dix-sept ans, n'a cessé d'étonner par ses ouvrages, ses chroniques et ses engagements.

  • Nés sur les rives du Danube et de la Save, au début du siècle dernier, Milos et Srdjan sont frères et amis mais ne se ressemblent guère. Moustaches de mercenaire mélancolique, Milos a la puissance du soldat avant l'assaut. Longue taille et charme de l'indolence, Srdjan est un poète sans oeuvre. Les deux Serbes, qui retrouvent leur cousine Milena dans un Paris trop civilisé, voient la capitale du haut de leur innocence.
    Qu'est-ce que l'esprit français entre le boulevard des Italiens et le Café anglais ? Qu'est-ce que Paris pour un paysan du Danube ? Srdjan assiste à la première d'Hermani et porte le gilet rouge. Milos se heurte aux manières hypocrites des salons romantiques. La blonde Milena ne sait qui aimer.
    De Belgrade la provinciale à Londres couleur de suie, du faubourg Saint-Germain aux prostituées d'Anvers, de Bruxelles l'aventurière à l'Est américain, Patrick Besson a écrit la fresque enfiévrée et chatoyante du dix-neuvième siècle. Rapins et grisettes, profiteurs et écrivaillons croisent ici un Balzac toujours pressé ou un Nerval délicieusement rêveur. C'est aussi un roman d'amour et de gloire, de cynisme et de passion, de mots et d'actes.

  • En l'espace de quatre jours, fuyant la femme avec qui il s'est pacsé, Maximilien, qui a le malheur de se prénommer comme d'infortuné Habsbourg proclamé empereur du Mexique par Napoléon III et qui se fit fusiller par les autochtones en 1864, se réfugie à Cancun. Le trop-plein de margaritas et stimulants locaux pallie le jet-lag et le manque de sommeil que lui valent quatre relations sexuelles plus ou moins torrides avec quatre partenaires différentes, un viol par le parrain de l'endroit, enfin son implication involontaire dans le double meurtre de son ex-compagne et d'un fameux metteur en scène hollywoodien.
    Avec son sens de l'efficacité narrative, ses dialogues justes, l'art consommé de confectionner un piège dans lequel le lecteur se trouve inextricablement pris avec les personnages, Patrick Besson les immerge dans le seul exotisme qui vaille ici : celui de la mort en maraude le long des plages à la blancheur de coke et parmi certaines des plus belles femmes du monde.

  • 1974 : la Grèce des Colonels devenue celle des routards. Le narrateur se souvient de sa rencontre au cap Sounion, à dix-huit ans, avec un beau et ambigu couple nordique. Les Etats-Unis avant la chute du mur de Berlin, vus par deux pianistes européens de l'Est : les fantasques frères Kundera. La Suisse et la Bavière, dans les années 80, traversées par un écrivain communiste dépensant l'argent du Parti avec des créatures interlopes. Un père divorcé englouti, à Paris XVe, dans le temps où il était marié avec la mère de son fils. Belgrade agité et défait d'aujourd'hui, bien connu de l'auteur : le meurtre sadique d'une journaliste française est élucidé, non sans mal, par un vieux commissaire vert et une jeune inspectrice gay serbes. Le festival du livre de Nice hanté par les rêves africains d'un romancier entre deux âges que fascine une serveuse Fang.
    Au fil de ces nouvelles, dont la publication dans la presse (VSD, L'Humanité, L'Idiot international, Madame Figaro) s'étend sur plus de deux décennies, Patrick Besson (Dara, Les Braban, Belle-soeur, parus aux éditions Fayard) repasse à l'encre ses souvenirs crayonnés, les vrais comme les faux, d'une plume féroce et allègre, secrètement tendre.

  • Stuttgart, février 1875. Verlaine est venu attendre Rimbaud dans sa chambre pour lui parler. Depuis le coup de feu de Bruxelles, les deux poètes ont bien changé : Rimbaud a décidé de se lancer dans le « business » et d'abandonner la poésie, qui n'était qu'une grande plaisanterie, tandis que Verlaine a trouvé Dieu et arrêté de boire, découvertes qu'il aimerait faire partager à son ancien amant. Patrick Besson imagine dans ce dialogue absurde et hilarant ce que les poètes auraient pu se dire lors de leur dernière rencontre avant que Rimbaud entame sa deuxième vie, celle d'un infatigable voyageur.

  • « L'époque : fin du XXe siècle, début du XXIe. Le lieu : presque toujours Paris. Les rencontres : une photographe (Bettina Rheims), une actrice (Vanessa Paradis), un académicien (Jean d'Ormesson), un acteur (Jean Yanne), une princesse (Charlotte Casiraghi), une Russe (Elena Lenina), une romancière (Françoise Sagan), un mensuel (Playboy), deux académiciennes (Élodie Frégé et Sofia Essaïdi), une fille (Mazarine Pingeot), une star (Sophie Marceau), un photographe (Helmut Newton), un juré Renaudot (Frédéric Beigbeder), un festival (Cannes), une comédienne (Emmanuelle Seigner), un mort (Jacques Martin), une ex-première dame (Carla Bruni), un biographe (Patrick Poivre d'Arvor), une pop star (Michael Jackson) et une cinéaste (Maïwenn), le tout écrit dans ce style endiablé que mes lecteurs connaissent bien et que j'invite mes non-lecteurs à découvrir. » Patrick BessonGrand Prix du roman de l'Académie française pour Dara, Prix Renaudot pour Les Braban, Patrick Besson est membre du jury Renaudot et collabore au Point. Il est notamment l'auteur de Come Baby (Mille et une nuits) et de Puta madre (Fayard).

  • Marc Martouret, jeune banquier né d'une mère russe antisoviétique et d'un père communiste français, porte en lui ces deux personnes énigmatiques dont on découvrira les secrets tout au long du roman qui nous emmène du Paris de Lénine en 1908 au Moscou de Poutine en 2015, ainsi que dans l'URSS de Brejnev pour le cinquantième anniversaire d'octobre 17. L'épopée révolutionnaire, ses héros et ses martyrs, ses exploits et ses crimes, ses nombreuses ambiguïtés, sont ressuscités au fil des pages. Trois histoires d'amour se croiseront et seule la plus improbable d'entre elles réussira. Tout le pouvoir aux soviets est aussi une réflexion, chère à l'auteur, sur les rapports entre le pouvoir politique quel qu'il soit et la littérature. Le titre est de Lénine et on doit la construction aux célèbres poupées russes.

  • Des écrivains d'Afrique (Calixthe Beyala, Alain Mabanckou, Saphia Azzeddine, Tierno Monénembo, Henri Lopes), François Truffaut et la Nouvelle Vague, dix-neuf mois de critiques cinématographiques dans Lui, des leçons de style à l'intention du Monde des Livres, une étude d'Actes Sud, trois déplacements (Russie, Serbie, Tunisie), des femmes (Eva Braun, Julie Gayet, Madeleine Zepter), quelques éloges funèbres (Henry James, Léon Tolstoï, Ellery Queen, Pierre-Jean Remy, Albertine Sarrazin, Gérard de Villiers, Gabriel García Márquez, Ian Fleming, Guy des Cars) et divers écrits intimes, dont une complainte à l'occasion du soixantième anniversaire de l'auteur.
    Le titre est de Céline qui ne l'a jamais utilisé, alors je le lui ai pris.

  • À force de vivre en dehors de la ville (entendez : en banlieue), en dehors de la richesse et de la pauvreté (entendez : en petit-bourgeois), en dehors du monde du travail (entendez : en chômeur), et loin de la femme qu'ils aiment, une multitude de jeunes gens finissent par constater qu'ils sont en dehors d'eux-mêmes et de la vie. Absents. Navrés et en colère, ils décident à pile ou face de mettre un terme à l'existence : Face, ils se suicident ensemble. Pile, ils font un carnage. C'est pile. Et c'est ainsi que Clément Théroude et ses amis, entre autres, Aristide Verdel, Pierre Durel, Patrick B (historiographe officiel) s'emparent du pouvoir, mettent la France à l'envers et commencent par faire exécuter ceux qui ont le sentiment d'être un peu là : 100 000 barbus, sociologues, psychiatres et neuro-psychiatres, sans compter les exilés. Mais Clément Théroude est capricieux, las de tout et d'abord sentimental : Avril Z lui manque, que ne remplace pas Prudence ; puis il tombe amoureux d'Adeline qui ne l'aime pas et précipite la chute des Absents. Voilà, c'est tout simple.

  • Dis-moi pourquoi

    Patrick Besson

    Elle a un problème, Julie : les hommes la quittent mais ne lui disent jamais pourquoi. Lors d'un séjour chez ses parents dans les Pyrénées, elle rencontre un jeune inspecteur du fisc, qui l'a quittée le jour de leurs fiançailles. Sans lui dire pourquoi. Mais nous qui avons lu le livre, on sait pourquoi !
    Dis-moi pourquoi est aussi la peinture - au pistolet dirait l'auteur - d'une bourgeoisie décomposée, burlesque, égoïste, morale, et ainsi que le montre la fin du livre, complètement folle. 

  • « Les années Isabelle, les années 80 vues par un écrivain qui va quitter sa femme Isabelle. Épisodes : un service militaire peu militaire en Allemagne, une douloureuse et désopilante expérience théâtrale dans le quatorzième arrondissement de Paris, un voyage d'études dans l'URSS de Mikhaïl Gorbatchev et un voyage de rêve dans l'Irlande de Michel Dion, une liaison courte mais heureuse avec une hôtesse de l'air débutante, et pour finir un séjour bousculé, sensuel, angoissé et tendre dans ce qui était encore la Yougoslavie avec ce qui était encore une jeune étudiante en philosophie : F. »

  • Longtemps ses adversaires en ont rêvé - à moins que ce ne soit l'inverse. Il l'a fait. Patrick Besson, qui passe pour l'un des hérauts de la passion dite proserbe, a constitué lui-même le dossier qui l'accable. Chef d'inculpation : défenseur d'une cause indéfendable. Composition : par ordre chronologique, tous les textes, chroniques, relations de voyage en Serbie ou en Bosnie, poèmes, discours, écrits produits pendant les guerres en ex-Yougoslavie, de 1995 à 1999, du conflit en Bosnie à celui au Kosovo.
    Confrontés aux pièces ici rassemblées, plus de quinze ans après les faits, il n'est pas exclu que les accusateurs en viennent à réviser leur jugement... Car, il faut bien le dire, en 1995, Patrick Besson était entré à reculons dans la bataille des bonnes consciences médiatiques, qui déjà faisait fureur. « L'ennui avec les bons sentiments, c'est qu'ils conduisent tout droit aux mauvais », avait-il noté, d'emblée, un sourire goguenard entre les lignes. Avec les années, il ne se départit pas de ce détachement ironique - c'est peut-être là sa faute la plus grave -, mais ne cessa de monter de plusieurs crans dans le grinçant. C'est que cette guerre, si affreuse, a d'abord été une guerre d'écrivains (tous les protagonistes croates, serbes, bosniaques avaient eu des prétentions littéraires, à commencer par Milosevic), qu'il n'y en a pas de pire, et qu'elle s'était prolongée par des guerres d'écrivains à Saint-Germain-des-Prés.

  • Au milieu du XIIIe siècle, à Paris, un poète-jongleur vieillissant et son jeune ami écolier tombent amoureux de la même prostituée palestinienne dans un bordel de la rue Bordelle, l'actuelle rue Descartes. Non loin de là, dans son palais de la Cité, Louis IX, le futur Saint-Louis, prépare sa prochaine croisade. Saint-Sépulcre ! raconte aussi la vie d'un chevalier errant entre Péronne, Chypre, Aigues-Mortes et Constantinople. Ainsi que la prise et l'occupation, un siècle et demi plus tôt, de Jérusalem.
    Dans la lignée de Dara (Grand Prix du Roman de l'Académie française, 1985), La Statue du Commandeur (1988), La Science du baiser (1997) et Les Frères de la consolation (1998), Patrick Besson donne, avec Saint-Sépulcre !, sa vision toujours tourmentée, insolite et gourmande de l'Histoire et des histoires.

  • "Chez le Boulinier du boulevard Jourdan (Paris, 14e arrondissement), j'ai trouvé en solde un vieux guide Leguèbe des films (Omnibus, 2000). Il y a 22 000 films dedans. L'ancienne propriétaire du livre - une certaine Marité, son prénom étant inscrit sur la page de garde - en avait coché un quart d'entre eux, sans doute ceux qu'elle avait vus. Je me suis rendu compte qu'on avait vu en gros les mêmes. Elle doit avoir mon âge ou un peu plus, car dans son choix il y a pas mal de films américains des années 1940 ou 1950 que j'étais trop jeune pour connaître. Peut-être est-elle décédée. Quand quelqu'un meurt, les héritiers se débarrassent en premier de ses livres. Cette Marité et moi, on avait donc dans la tête les mêmes visages, les mêmes paysages, les mêmes histoires découvertes au cinéma. Cela fait de nous, en quelque sorte, des parents. Comme le sont par exemple tous les chrétiens. Le cinéma n'est-il pas une messe ? Il y a des séances tous les jours et toutes les heures, dans les églises des Champs-Élysées et du Quartier latin. Le cinéma est aussi, après le roman, le second miroir que l'on promène le long du chemin de Stendhal, dont les livres ont fait d'excellents films qu'il n'a pas vus. Premières séances rassemble 438 critiques de films qui, avec leur idéologie en bandoulière, m'ont montré le monde de 2000 à 2009. "P. B.

  • Deux frères et une femme. Gilles, l'aîné, est un journaliste art-de-vivre, et son cadet Fabien une star de cinéma. Ils se retrouvent chaque dimanche dans la maison de leur mère, à Marolles-en-Brie. Où le comédien présente à sa famille, lors du réveillon de Noël, celle qu'il a choisie pour épouse : Annabel. Dont Gilles devient aussitôt obsédé. Mais obsédé de quoi au juste ? De prendre quelque chose à son frère qui, avec ses succès, lui a volé son droit d'aînesse ? D'être enfin, pour la première fois de sa vie, le préféré des deux ? De déchiffrer le caractère d'Annabel, vestale au comportement trouble et aux mobiles obscurs ?
    Belle-soeur nous entraîne dans le sillage de personnages tendres, subtils et imprévisibles entre lesquels un terrible drame finira par éclater. Captivant.

  • Tard, le soir, dans un café proche de la gare de l'Est, une jeune fille apparaît. Ce n'est pas le Petit Chaperon rouge, c'est Gladys. Elle a seize ans et une valise dans chaque main. Elle ne connaît pas la vie. Elle trouve, parce qu'elle est aimable, un homme pour porter ses valises et lui apprendre tout. Il s'appelle Marc Alby et il lui reste exactement quatre mois à vivre. Ceci est l'histoire d'une séduction, d'une possession et d'une destruction. Nous suivons Marc Alby et Gladys dans une ville et un monde où la vie passe comme elle peut. La ville est Paris. Le monde est le nôtre, suite de nuits sans suite et couleur de neige fondue, ou de boue. Chronique d'une époque et d'un amour, ce roman est aussi l'histoire d'un regard. À travers lui, la silhouette de Gladys se précisera, puis son visage, puis ce qu'il y a derrière le visage. Le narrateur finira par découvrir la figure d'un diable dans laquelle il reconnaîtra la sienne. Il y a des vérités qui brûlent, comme brûlent les feux de l'Enfer ou la glace d'une âme incapable d'amour. Tant pis pour ceux qui ne sont pas habitués à souffrir, ils mourront les premiers. Les autres n'en seront pas plus délivrés du Mal pour autant, mais enfin ils seront toujours là. Pour témoigner, s'accuser. Oublier.

  • L'idée. Les 54 ans de l'homme au début du XXIe siècle. L'intrigue. Un journaliste écrivain français parti à la recherche d'une actrice thaïlandaise aperçue dans un téléfilm d'Arte renonce à la rencontrer quand il tombe amoureux du personnage qu'elle incarne et qu'il a trouvé dans le Soi 4 de Sukhumvit, le Pigalle de Bangkok. L'arrière plan. Le passé sentimental du narrateur et sa récente rupture avec une jeune romancière blonde qui vient d'obtenir un grand prix littéraire de printemps. Les lieux. Bangkok, Paris, Palmyre, Londres, Monaco, Nice, Belgrade, Athènes, Brazzaville, Saint-Florent, Las Vegas, Montreuil. Le suspens. Comment Patrick va-t-il s'en sortir entre deux escort girls thaï ? Le contexte historique. La crise financière mondiale et la révolution des Chemises rouges en Thaïlande. La chanson. « Que reste-t-il de nos amours ? » Le nombre de pages. 96. Le degré d'autobiographie. 95 % - les 5 % restant étant imputables à l'oubli.

  • Dans la Grèce antique, la poétesse Sapho se meurt d'amour pour la jeune Tassadit, qui se laisse volontiers courtiser. Mais Tassadit est promise en mariage à Iphitos, un riche armateur de l'île de Lindos. Sapho se suicide en laissant une lettre d'adieu douce-amère. Voici la première victime de la fatalité amoureuse dans ce roman sensuel, inspiré par l'incroyable liberté des moeurs en Grèce antique. Que les coeurs se brisent ! Hermogène, qui aime plutôt les garçons, souffre de mépriser celui qu'il adore ; Cléis, la courtisane, seins menus et jambes sans défaut, idolâtre le bel Iphitos, jusqu'à la destruction, la sienne et celle des autres ; Tassadit, elle, incarne la maternité... Derrière ces intrigues qui se nourrissent de chair et de larmes, derrière l'apparente sagesse de cette civilisation, Patrick Besson explore les errances de la passion, raconte la Grèce immortelle, odeurs de pins et combats de fauve, épées qu'on dégaine et navires qu'on arme pour de longues traversées.

  • « Quand Roland m'a proposé de tuer des femmes, et rien que des femmes, j'ai tout de suite été d'accord. Enfin, pas tout de suite. D'abord, j'ai fini mon jus de tomate. Roland me regardait, sa chemise saumon grande ouverte sur sa poitrine. Il a des cheveux châtain-blond et des yeux gris-bleu. Rien, chez lui, ne saurait être d'une seule couleur. Il lui manque une incisive tel un vieux teckel ayant mangé trop de sucreries. je me demande pourquoi je parle de lui au présent car il est mort depuis un bon moment déjà. Il y a beaucoup de morts dans cette histoire. Quand j'étais petit, je sentais que je ferais des dégâts sur la terre, mais comment imaginer que j'en ferais autant ? »

  • David Klessing, jeune et valeureux soldat, est le héros de cette épopée moderne. Il lui suffira d'une nuit pour falsifier une comptabilité, échapper deux fois à la Brigade des stupéfiants, assommer dans un établissement de bains-douches un colosse au sexe indistinct, découvrir dans l'enceinte de sa caserne le cadavre du sous-lieutenant Van Caleghem Eric, attaquer une banque et gagner aux courses. De nombreux personnages forment autour de cet homme pressé un florilège de sentiments et de mystères qui est un hommage à la littérature d'action et d'émotion. L'histoire, ou plutôt les histoires se passent au printemps, dans une île de la Méditerranée qui s'appelle Novembre. Lieu du jeu, du rêve et de l'amour, elle est malheureusement imaginaire.

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