• Elle a tué un homme, son mari. Elle sort de prison. Mais, après avoir purgé sa peine, a-elle vraiment retrouvé la liberté ?
    Une femme, qui se présente comme écrivaine, fait irruption dans sa vie. Jour après jour, par la force de la parole retrouvée, ces deux femmes que tout sépare vont à la rencontre l'une de l'autre. Saurons-nous qui est vraiment celle qui se définit elle-même comme criminelle ? Il est question des violences ordinaires, quotidiennes, faites aux femmes mais aussi des violences réelles subies dans la honte et le silence.

    Maïssa Bey vit à Sidi Bel Abbes, en Algérie.
    Elle est l'auteure de plusieurs romans, de nouvelles et de pièces de théâtre. L'essentiel de son oeuvre est publiée à l'Aube.

  • Il a fallu deux ans à Maïssa Bey pour traduire en mots cette part muette de sa vie : son père mort sous la torture en 1957 pendant la guerre dIndépendance, alors quelle avait sept ans. Le récit de Maïssa Bey est splendide dans sa sobriété, la force de son évocation et labsence inouïe de haine. Une leçon magistrale, qui la confirmée dans son rôle décrivain tout en mettant en avant son souci constant dhumanité.

  • A l'image d'Aïda, femme devenue libre et rebelle, Maïssa Bey, une fois encore dans un récit en fragments, abrupt, déchirant et malgré tout nimbé de poésie, exprime son refus d'obtempérer face aux diktats religieux ou étatiques qui prônent un pardon sans justice. » Christine Rousseau, Le Monde

  • Tremblant d'une rage masquée par les yeux d'un enfant algérien, Pierre Sang Papier ou Cendre offre un panorama magistral de ce que fut la réalité des cent trente-deux années de colonisation en Algérie. » Pierre Daum, Libération

  • Maïssa Bey poursuit, avec Cette fille-là, l'histoire intime et politique des femmes algériennes. Peu d'écrivains algériens ont réussi à raconter ces femmes du peuple, oubliées par la Révolution, l'indépendance, l'Algérie elle-même. C'est la colère qui fait écrire Maïssa Bey. Une colère salutaire. » Leïla Sebbar, Le Magazine Littéraire

  • Amina, une jeune fille jusqu'alors sans histoires, profondément ébranlée par le tremblement de terre survenu près de Boumerdès, décide brusque­ment de rejoindre la cohorte des victimes du séisme. Elle se défait ainsi de son identité, de ses racines, de sa vie.

    « Un récit qui garde au-delà du dénouement sa part d'ombre et de mystère. Une manière pour ce subtil sismographe qu'est Maïssa Bey de laisser entrouvert l'espace des possibles. » Christine Rousseau, Le Monde
    « Une écriture à la fois violente, précise et d'un lyrisme poétique maîtrisé. Maïssa Bey compose un roman complexe et bouleversant. » Michèle Gazier, Télérama

    Maïssa Bey vit à Sidi Bel Abbes, en Algérie. L'essentiel de son oeuvre est publié chez le même éditeur.

  • Hizya

    Maïssa Bey

    Hizya est une jeune femme comme les autres, tellement comme les autres ! Ce qui se confirme - si besoin en était - à l'écoute des confidences entendues dans le salon de coiffure où elle a finalement trouvé du travail, malgré son diplôme d'interprète de la fac d'Alger. Toujours chez ses parents, sous l'oeil attentif de ses frères, elle rêve à une vie de liberté et à un grand amour... comme au cinéma !C'est cette réalité qu'Hizya nous révèle, la sienne, celle du quotidien de la société algérienne, celle de la désespérance d'une jeunesse qui suffoque dans un pays immobile. Elle nous raconte l'être femme aujourd'hui et là-bas, alors que sa vie d'adulte se construit.À travers de somptueuses fulgurances poétiques, Maïssa Bey se jette tout entière dans la bataille : puissent toutes les Hizya - d'Algérie et du monde - s'appuyer sur elle, sa force, sa liberté !«

  • Brisant silence et tabous, Maïssa Bey dénonce les violences faites aux femmes en Algérie. Roman d'amour, de haine, de trahison et de lâcheté, Au commencement était la mer dessine avec force, grâce à une écriture dépouillée, l'éveil d'une Antigone moderne. » Christine Rousseau, Le Monde

  • Voici des nouvelles d'Algérie écrites dans l'urgence de dire, dans la volonté de témoigner, dans le désir de faire comprendre ce que sont les douleurs mais aussi les espoirs des Algériennes et des Algériens qui continuent à vivre dans leur pays, croyant encore une paix civile possible. Alors, bien sûr, il est question de la peur, omniprésente, une peur qu'il faut savoir affronter pour continuer à respirer. La mort rôde en permanence, imprévisible. Qui tue qui ? Au nom de qui ou de quoi ? Chaque chapitre de ce livre dévoile l'absurde des situations, la fêlure à l'intérieur du pays, les déchirures dans les familles. Le livre ne dénonce pas : il raconte. Par le biais d'histoires qui ressemblent à des contes, il nous permet de comprendre, de l'intérieur, ce qui se passe dans les têtes et dans les coeurs en ce moment en Algérie. Les personnages de ce livre, des hommes mais surtout des femmes de toutes conditions, ne sont pas des héros. Ils s'interrogent sur le sens à donner à leur vie quand tout autour d'eux se décompose, et tentent de construire un présent en refusant la déraison et la violence.

  • Qu'est-ce qu'un livre ? Peut-être, simplement, une réponse faite à l'enfance... Maïssa Bey est donc ici interrogée, par Martine Marzloff, sur l'enfance et sur les chemins qui mènent à l'écriture, sur le drame algérien et sur la condition des femmes dans son pays. Algérienne, vivant parmi les siens et écrivant en langue française, Maïssa Bey nous propose de remonter, avec elle, à la source : son amour des mots et de la littérature. Elle exprime, d'une voix à la fois tendre et ferme, son rejet de la barbarie, et nous offre quelques-uns de ses textes encore inédits. Avec À contre-silence, Maïssa Bey dévoile, sur le mode de la conversation, les charmes d'une voix franche, discrète et insoumise.

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