• A la fin de la Seconde Guerre mondiale, un jeune homme agonisant est ramassé par des soldats américains sur une route allemande parsemée de cadavres. Surnommé Alex, il a tout oublié de l'enfer qu'il a traversé. Jusqu'à son propre nom. La seule identité qui lui reste, c'est un matricule tatoué sur l'avant-bras gauche. Auschwitz.
    Soigné par des médecins militaires français, il réapprend à vivre et découvre l'amour avec son infirmière. Lentement, reviennent par bribes les images de son passé : l'arrestation, la détention au camp de Gurs, dans les Pyrénées, et sa déportation.
    Au gré de son errance dans un Paris qui, comme lui, veut panser les plaies de la guerre, les éléments épars de son existence reprennent chair. Un nom frappe sa mémoire, celui d'une station de métro, disparue au moment de la mobilisation générale. La retrouver, c'est renouer les fils d'une mémoire occultée, refaire le chemin qui mène jusqu'à soi-même.

  • La tête coupée d'un enfant flottant au fil de l'eau, une rose entre les dents. Un gamin porté disparu. Un drôle d'instituteur qui fait de ses élèves des as du vol à la tire. Un ex-taulard, injustement condamné ne rêvant que de vengeance. Et des cadavres partout. Voilà de quoi donner du fil à retordre à Valentin Welsch et toute son équipe. Surtout quand une enquête peut en cacher une autre et que des gosses qui ont pour nom Procuste, Mandrin, ou Cartouche, manient le sténopé comme d'autres un Nikon.

  • Non, la Commune n'est pas morte pour Benoît Mongeon, imprimeur à Belleville. Son désir de justice va le faire participer à tous les combats du siècle. Mais, près de lui, d'autres passions s'embrasent. Hortense, sa bru, est déchirée entre la tendresse d'Augustin et la tornade physique vécue avec Étienne. Dans le Montparnasse des peintres, David Lerner, ami de Modigliani et de Soutine, vit un amour fou avec son modèle préféré, Marie. Séparé de celle-ci contre son gré, il séduit Inès. Engluée dans une enfance dont elle ne sort que par l'érotisme et l'opium, cette dernière découvre qu'il existe peut-être un au-delà du sexe. Quand l'Histoire s'emballe, le destin improvise. La révolution se déchaîne à l'Est, suivie de l'entracte des Années folles. Violences, dictatures... et la guerre reprend en Espagne. Personne ne sortira indemne de la tourmente et nul n'oubliera l'ardeur de Benoît, semeur d'étincelles annonciatrices d'un monde rêvé.

  • Depuis le jour des noces sanglantes sur les bords de la Marne, une équipe de tueurs sème dans Paris des cadavres aux doigts coupés. Leur méthode ? Un jeu infernal inspiré par une comptine, une Nursery rhyme dont ils donnent une version meurtrière. Valentin Welsch et sa brigade sont dès lors sur les dents. Pour les aider dans leur traque, ils retrouvent Fresnel, leur ancien patron, devenu Loup depuis qu'un inconnu lui a volé son image en l'allumant avec une lampe à souder. Il porte maintenant cagoule blanche et sait qu'il ne connaîtra pas le repos avant de s'être vengé du feu par le feu. Autant dire qu'avec lui, c'est garanti, l'enquête sera menée jusqu'au bout, et sans pitié...

  • Maîtriser un braqueur de banques, maniaque de la seringue, c'est presque de la routine pour le capitaine Welsch. Mais abattre l'homme, déjà désarmé et menotté, c'est ouvrir la porte à une rafale de problèmes. Bonjour, la bavure ! Et lorsqu'un inconnu décide de venger la victime en faisant sauter des établissements bancaires, il ne fait qu'ajouter à la tension créée par les lettres de menaces dont il bombarde Valentin Welsch. Intimidations originales qui prennent la forme d'une charade se terminant immanquablement par : Mon tout est un flic mort. Valentin fait appel à Loup, l'ex-patron de la brigade. L'ancien reprend du service et ne sera pas de trop dans l'équipe qui se bat pour faire avorter le projet meurtrier de l'amateur de rébus. Tous les coups seront permis, y compris l'utilisation de grilles de mots croisés. Et mon tout sera...

  • « La terreur de la Dragonnade eut l'aspect, étrange et inouï, d'une jacquerie militaire ordonnée par l'autorité d'une guerre en pleine paix contre les femmes et les enfants. » Ainsi parle Michelet de cette terrible période qui vit la lente montée de la persécution des Huguenots durant le siècle de Louis XIV. Dans ce chaos émerge pourtant l'amour de Judith Arnaut et d'Elie, le combat d'Antoine pour la justice, face à l'autocratie du roi, de Louvois et du parti dévot avant et après la révocation de l'Edit de Nantes. Ces héros de la résistance huguenote connaîtront, bien sûr, la violence de la répression. Happés par l'Histoire, ils vivront une odyssée qui les entraînera de Nîmes à l'Afrique du Sud en passant par Amsterdam, Aubenas et l'Irlande. Au bout du voyage, auront-ils enfin trouvé une terre de liberté ?

  • Joseph Bialot est l'un des rares Français à avoir vécu la libération d'Auschwitz. Entre le 18 janvier 1945, début de l'évacuation du camp et des marches de la mort, et le 27 janvier, date de l'arrivée des Soviétiques, la vie - ou la mort - de milliers de déportés s'est jouée en Haute-Silésie.Entre le départ des SS et l'arrivée des libérateurs, les prisonniers de l'enceinte concentrationnaire ont vécu un purgatoire indéfinissable, jamais oublié et qui permet à l'auteur de raconter " sa " déportation, copie conforme de celle de millions d'autres hommes et femmes, depuis le jour de 1944 où, à vingt ans, courant sous la menace d'une rafale de mitrailleuse, il a " cessé de faire partie du monde normal " pour revêtir une nouvelle peau : celle du déporté...Après " soixante-cinq ans de fausse résurrection ", Joseph Bialot évoque les six mois qu'il a passé à Auschwitz, mais aussi le réapprentissage de la vie, d'abord à Cracovie puis à Paris et, dans un long avant-propos, la " prolifération d'autres feux " depuis le jour de 1945 où les crématoires se sont éteints...

  • A la vie !

    Joseph Bialot

    Des ateliers de Belleville aux cellules d'Auschwitz, une saga française...
    Les idéaux nés de la Révolution sont morts avec elle. Gens de tous pays, sommes-nous tous des frères ?
    Aux quatre coins de l'Europe, on n'arrête plus la guerre. Au milieu d'un Paris transformé en prison, trois générations d'une famille d'imprimeurs luttent et résistent aux fracas de l'Histoire.
    De la fin du XIXe siècle à l'aube des années 1950, des cafés de Montmartre aux champs de bataille russes, Joseph Bialot signe une épopée flamboyante où les voix des héros, célèbres et anonymes, se multiplient pour n'en faire plus qu'une : celle de la vie, de l'espoir.

  • L'amour ne va pas de soi dans la France effondrée d'après 40, surtout lorsque Vichy édicte des lois iniques et que certains deviennent du gibier pour les nazis. C'est le cas de David et Marie, mais aussi de Hortense et de son fils Pascal, qui unissent leurs forces et se lancent dans la Résistance. Au risque d'affronter la mort, ou pire, de débarquer sur le quai d'une gare sans nom...

  • Trouver sa nécrologie dans son journal du matin, n'a jamais empêché de mourir... après. Il arrive même que ça aide. Confondre Picasso et son ombre n'a jamais empêché une galerie de tableaux de faire fortune. Plus on a de faux, plus on rit. Mais confondre un violon avec une résidence secondaire, ça ne pardonne pas. Surtout lorsque Verdi s'en mêle. Musique, maestro...

  • Où peut-on trouver une femme qui cherche son mari, un mari en route pour la malchance, un acteur sur les traces d'un assassin ? Où ? Mais au Royal-bougnat, évidemment !

  • Depuis des jours, il pleut sur Nay, en Béarn. Une pluie rouge, inquiétante, maudite... Le gave est sorti de son lit, détruisant les récoltes. Pour les villageois, aucun doute : c'est de la sorcellerie. Les responsables ? Des huguenots : Guillaume Arnaut, le négociant, et sa trop belle épouse, Elisabeth. Persécutés, pourchassés, exilés, les Arnaut vont défendre leur foi, leur amour, leur jeunesse ; face à Sanche, le berger amoureux d'Elisabeth ; face aux puissants - Mazarin, Fouquet et Colbert - qui intriguent, jouent et trichent. Mais aussi face aux humbles et aux miséreux, les artisans de la soierie, les brigands de la Cour des miracles, les galériens de Marseille.

  • Un gangster tente, depuis sa prison, d'échapper au redressement fiscal qui le menace puisqu'il n'a pas déclaré le montant de son dernier hold-up. Un député en appelle à la tendresse comme seul traitement possible de l'encéphalite spongiforme bovine. La grève des transports lance un écrivain, son attachée de presse et une bande de terroristes dans une course folle au foie gras. Deux locataires du bitume parisien résolvent un crime...
    Fables saupoudrées d'humour et d'absurde, conte de Noël teinté de merveilleux, promenade sur des sentes inconnues de Paris, ville fétiche de Joseph Bialot, ces nouvelles, noires ou roses, sont un remède à la morosité. Celle que répandent les médias sous prétexte de compassion. Celle aussi que, sous couleur de non conformisme, diffusent les nouveaux bien-pensants.
    Elles n'ont qu'un but : dessiner un sourire ou provoquer le rire.

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