• La peinture violente et raffinée de la Renaissance italienne à travers l'exercice du pouvoir des Médicis à Florence.
    A l'inverse d'autres villes italiennes, Florence, type même de la cité " libre ", fleuron des arts et des lettres à la Renaissance, ne va pas confier pendant deux siècles ses destinées à un condottiere, mais à un clan de simples citoyens. Longtemps obscurs, suffisamment habiles pour survivre aux convulsions d'une cité en proie aux pires désordres, les Médicis unissent leur destinée à celle de la ville et la portent à la quintessence de la culture dans tous les domaines. Derrière une peinture violente et raffinée de l'époque, l'auteur décrit l'ascension, la grandeur et la faillite de cette famille de changeurs devenus princes sans titre de Florence.Jacques Heers, professeur émérite à la Sorbonne, a notamment publié chez Perrin Les Négriers en terre d'islam, VIIe-XVIe siècle, Chute et mort de Constantinople, Le Moyen Age, une imposture et La Naissance du capitalisme au Moyen Age.

  • "Médiéval", "féodal" demeurent de nos jours des insultes. C'est le résultat d'une légende ourdie dès le XVIIIe siècle et orchestrée par la Révolution, puis par les maîtres de l'enseignement public. Jacques Heers montre ici les erreurs et les malhonnêtetés qui ont fondé et alimenté cette légende.
    Saint Louis rendant la justice sous son chêne, " féodal " devenu synonyme d'inégalité criarde, " médiéval " utilisé à toutes les sauces dès qu'il s'agit de caractériser un retard ou un blocage : le Moyen Age est encombré d'a priori, de légendes forgées afin d'accentuer un misérabilisme imaginaire, voire de mensonges. Jacques Heers utilise son érudition au service d'une démystification salutaire des mille ans qui séparent la chute de l'empire romain d'Occident et la découverte de l'Amérique. Jacques Heers, professeur honoraire à la Sorbonne (Paris IV), a notamment publié La Première Croisade, Gilles de Rais et Les Négriers en terres d'islam.
    "Une belle lecon d'histoire." Jean Sevillia, Le Figaro Magazine, 03 Janvier 09

  • Une période et un aspect historique mal connus : l'esclavage des Noirs en pays d'islam, qui ne prit fin qu'au XIX e siècle dans l'ignorance quasi générale.
    L'histoire de l'esclavage, généralement limitée à la Rome antique, à la période coloniale et à la traite des Anglais et des Français au XVIIIe siècle, laisse de nombreux pans aveugles, en raison de la rareté des sources et de la culpabilité rétrospective des nations colonisatrices. Ainsi, du VIIe siècle à la fin du XIXe, s'est mis en place un système de traite musulmane des Noirs d'Afrique, par caravanes à travers le Sahara et par mer à partir des comptoirs d'Afrique orientale. En tenant compte des travaux les plus récents, notamment ceux des historiens ivoiriens et nigérians, Jacques Heers retrace le mécanisme de cette traite, ses itinéraires, ses enjeux commerciaux et le rôle des esclaves dans les sociétés arabes - à la Cour, dans l'armée, dans les mines ou aux champs. Il évoque les tensions épisodiques, mais aussi la grande révolte du IXe siècle. Se dessinent de la sorte une cartographie de l'esclavage africain ainsi qu'une étude sociale menée sur une période de plus de mille ans. Jacques Heers, professeur émérite à la Sorbonne (Paris IV), a notamment publié La Première Croisade, Louis XI, Les Barbaresques.

  • Deux dates charnières dans l'histoire de Constantinople, mais aussi dans celle de l'Occident, entre lesquelles l'auteur retrace de manière saisissante l'agonie d'un empire.
    La ville de Constantinople, rempart de la Chrétienté en Orient, a, pendant plus de mille ans, résisté à tous les assauts. Elle est tombée en deux temps et, paradoxalement, le premier coup lui fut porté en 1204 par les croisés venus d'Occident, payés par Venise et avec l'accord tacite de Rome.
    Réduits dès lors à fort peu, l'empire "byzantin" fut incapable de repousser les attaques d'un Empire ottoman conquérant de toute l'Asie mineure. Les Latins ont porté secours, levé des troupes et lancé des flottes de guerre à plusieurs reprises ; mais les conflits qui opposaient rois et princes mobilisaient le plus gros de leurs forces. Si Constantinople ne fut pas abandonnée à elle-même, l'Occident, requis par la guerre entre ses nations, accepta l'agonie de l'empire chrétien d'Orient, sans comprendre qu'il serait lui-même la proie suivante.
    Jacques Heers, ancien directeur du département d'études médiévales de Prais-Sorbonne, a notamment publié La première croisade ; Louis XI ; Les négriers en terres d'islam.

  • Contrairement à ce qui est généralement admis, le capitalisme naît bien au Moyen Âge et se diffuse largement entre le XIIIe et le XVe siècle.
    En atteste les formes variées qu'il prend alors : prêts à intérêt, le mot " bourse "; nom d'une famille de Bruges, date de cette époque; spéculations diverses; enfin vitalité des compagnies marchandes et financières. Toutes les strates de la société participent au phénomène : juifs et Lombards ne sont pas les seuls à le pratiquer, les bourgeois sont bien plus nombreux que les étrangers, et même les plus modestes y concourent par le biais des parts de société qu'ils peuvent acheter. A cet égard, parler d'un " capitalisme populaire " n'est pas exagéré. Que l'Eglise multiplie les interdits des prêts et de l'usure montre à quel point ils sont peu respectés. Quant aux vrais puissants, ce ne sont pas les grands marchands, mais les usuriers. Dans la cité, ils tiennent le haut du pavé et s'imposent en maîtres, les Médicis en étant la figure la plus emblématique.

  • L'histoire de la première croisade en 1095 qui jette sur les routes des milliers de pélerins jusqu'à leur arrivée à Jérusalem quatre ans plus tard. Le récit d'une entreprise stupéfiante.
    Déclenchée par la prédication d'Urbain II à Clermont en novembre 1095, cette croisade allait lancer peuple et barons vers la Terre sainte. Jacques Heers raconte la mobilisation des quatre armées, l'enthousiasme des foules entraînées par la prédication des ermites, foules hétéroclites de pèlerins voués au désastre. Il met l'accent sur les arrière-plans d'une entreprise tellement inédite et déraisonnable. Puis il décrit les longues marches à travers l'Europe centrale, les sièges interminables, la découverte de l'Orient, mais également le massacre des "pauvres gens" par les Turcs en octobre 1096 ; et enfin - le 7 juin 1099 - la découverte de Jérusalem par une cohorte épuisée, divisée, que la menace turque et l'espérance religieuse font encore tenir.
    Agrégé d'Histoire, Jacques Heers a été professeur aux facultés des lettres et aux universités d'Aix-en-Provence, d'Alger, de Caen, de Rouen, de Paris X-Nanterre et de la Sorbonne (Paris IV), directeur du département d'études médiévales de Paris-Sorbonne. Parmi ses ouvrages principaux : "Précis d'histoire du Moyen Age", "Christophe Colomb", "La Vie quotidienne à la cour pontificale au temps des Borgia et des Médicis" et, chez Perrin : "Le Moyen Age, une imposture" ; "Gilles de Rais".

  • Louis XI

    Jacques Heers

    Une biographie de référence, puisée aux sources les plus récentes de la recherche historique, au ton alerte d'une fresque, et débarrassant Louis XI de sa légende.
    En s'appuyant sur une documentation inédite, Jacques Heers réussit à proposer une lecture neuve du règne et, surtout, de la personnalité de Louis XI. Après un décryptage passionnant de la propagande, du contrôle politique et de ses relais dans une France qui s'impose au premier plan des puissances européennes, il analyse le "capitalisme royal d'Etat", mettant au jour les ressorts financiers de l'action du roi. Qu'il s'agisse du règlement des affaires politiques, diplomatiques ou juridiques, de la conduite de la guerre ou des rapports avec les puissances d'Eglise, c'est un Louis XI singulièrement décapé des clichés qui est dépeint ici, sur le ton alerte d'une fresque.

  • Les barbaresques

    Jacques Heers

    Emanations du sultanat de Constantinople, les conquêtes des " barbaresques ", leurs razzias, leurs captures de chrétiens et leurs trafics sont au coeur, durant deux siècles, de l'histoire de la Méditerranée et des rapports entre la chrétienté et l'islam.
    Le terme " Barbaresques " est apparu au XVIe siècle pour désigner les corsaires, généralement des officiers du sultan de Constantinople lancés à la conquête du Maghreb et de la Méditerranée occidentale. Les plus célèbres furent les frères Barberousse, fils d'un Sicilien passé à l'islam. Véritables fondateurs de la Régence d'Alger, ils furent durant trente ans la terreur des Espagnols et ravagèrent les côtes de Calabre et de Sicile, et même de Nice. Mais l'histoire des Barbaresques ne se limite pas aux Barberousse. Tout l'intérêt de l'ouvrage de Jacques Heers est justement d'embrasser l'ensemble de l'histoire de la course en Méditerranée avec ce qu'elle implique : les conquêtes ottomanes (notamment l'Egypte), les cités marchandes victimes ou complices, comme Gênes ou Barcelone, les émirs pirates, les razzias et les grands combats dont un des plus célèbres est celui de Lépante, les captures et l'esclavage des chrétiens, ainsi que les transactions de tout ordre auxquelles il donne lieu, les petits et grands trafics, les sociétés, les cultures et les peuples qui s'affrontent ou se mêlent. Deux siècles qui sont au coeur des rapports entre la chrétienté et l'islam. Jacques Heers, professeur émérite à Paris IV-Sorbonne, a notamment publié : La Première Croisade, Négriers en terres d'Islam et Le clan des Médicis.Presse: "Le livre embrasse toute l'histoire de la guerre de course en Méditerranée.."Famille Chrétienne, 14 Juin 08


  • Une synthèse magistrale. Le dernier livre d'un grand historien.

    Le mot " croisade " est un anachronisme puisqu'il apparaît discrètement au XIIIe siècle et ne prend son sens actuel qu'au XIXe siècle. Les contemporains ne se voyaient pas comme des croisés, et leurs motivations étaient différentes de celles que nous leur prêtons.
    La première croisade, préchée par le pape Urbain II au concile de Clermont en 1095, est avant tout un pèlerinage en Terre sainte, mêlant à des chevaliers une multitude de pèlerins, hommes, femmes et enfants. Au fi l du temps, les enjeux et les motifs des croisades deviennent de plus
    en plus complexes, croisant motivations religieuses, politiques, économiques et idéologiques. Surtout, le phénomène a impliqué l'engagement des forces vives de la chrétienté. Trois rois de France, Louis VII, Philippe Auguste et Saint-Louis, ainsi que trois empereurs germaniques, ont
    abandonné leur pays pendant de longs mois pour apporter aide aux Francs de Terre sainte et tenter de regagner les territoires repris par l'ennemi. Ces huit expéditions, qui se sont déroulées pendant deux siècles, dessinent au fi nal l'histoire de l'Empire latin de Constantinople et du royaume latin de Jérusalem. Histoire tragique, puisque le premier disparaît en 1261 et le second en 1295. La mort de Saint Louis, au terme de la huitième croisade, sonne le glas de ces entreprises. Avec lui meurt l'" esprit " de croisade.
    Une synthèse particulièrement brillante par un auteur non conformiste.

  • De l'oeuvre de Machiavel, on ne retient trop souvent que le Prince, un petit livre rédigé sous la pression des événements. Auteur fécond, curieux de tout, Nicolas vaut bien davantage que ce penseur austère et cynique, cet inventeur d'astuces et de ruses que l'on ne cesse de nous présenter. Historien de Florence, peu rigoureux peut-être, mais toujours passionné, il a su donner du jeu politique, de ses équilibres précaires et de ses subtils mécanismes, une analyse pénétrante et perspicace.
    Poète et écrivain de cour, soucieux de suivre les modes, il écrit de petites pièces galantes, des chansons de carnaval, des contes féeriques, des histoires drôles... et même un Règlement pour une Société de plaisir. Du petit monde des bureaux et de la diplomatie florentine aux cercles littéraires et frondeurs, aux armées et aux palais des princes, sa vie évoque une époque tourmentée et séduisante qui n'est ni la fin d'un monde, ni une naissance, mais simplement le temps des curiosités.
    Professeur d'histoire médiévale à Paris IV, Jacques HEERS est l'auteur de plusieurs livres sur l'économie et la société au Moyen Age, dont Esclaves et domestiques au Moyen Age dans le monde méditerranéen et Fêtes des fous et carnavals. Il est aussi l'auteur de biographies, Christophe Colomb et Marco Polo.

  • La véritable histoire de Barbe-bleue.
    C'est l'oeuvre d'un grand médiéviste que fatiguent les légendes. Il met en cause les ouvrages plus ou moins romancés qui ont fait de Gilles de Rais le "grand-chef-de-guerre-compagnon-de-Jeanne-d'Arc", devenu satanique, massacreur et sodomiseur de centaines de jeunes garçons, inspirateur de Barbe-Bleue, ou, a contrario, la victime à la fois de l'Inquisition, de sa famille et des appétits du duc de Bretagne, confessant sous la torture des crimes qu'il n'avait pas commis. Se fondant sur les seuls documents connus, les confrontant à ce que l'on sait de la France féodale au temps de la guerre de Cent Ans, Jacques Heers fait de Gilles de Rais et de son époque le tableau le plus fidèle possible à la réalité. Sur son dévouement à Jeanne d'Arc, sur son illustration et son importance en tant que chef de guerre et baron de Bretagne, sur ses dépenses somptuaires, sur les accusations, sur le déroulement et la nature des procès qui l'ont envoyé à la mort, il apporte un regard critique, novateur, donnant un Gilles de Rais débarrassé des interprétations romanesques, anachroniques ou hasardeuses.
    Agrégé d'histoire, Jacques Heers a été professeur aux facultés des lettres et aux universités d'Aix-en-Provence, d'Alger, de Caen, de Rouen, de Paris X-Nanterre et de la Sorbonne (Paris IV), directeur du département d'études médiévales de Paris-Sorbonne. Parmi ses ouvrages principaux : Précis d'histoire du Moyen Age, Christophe Colomb, La Vie quotidienne à la cour pontificale au temps des Borgia et des Médicis et, récemment, chez Perrin : Le Moyen Age, une imposture.

  • Le livre de Marco Polo est le fruit de deux aventures. Celle de l'intrépide Vénitien qui pénétra jusqu'au plus profond de l'Asie, passe vingt ans au service de l'empereur mongol, le maître absolu de ces pays étrangers et fascinants, et effectua au retour un long périple, plus aventureux encore, par les Indes, ces royaumes peuplés de monstres, terres de rêves et de merveilles.
    Il est aussi le résultat d'une aventure littéraire qui n'est pas moins déconcertante que la vie de Marco Polo. En fait, Le Livre des Merveilles n'est pas vraiment le récit de ses voyages. On oublie trop souvent qu'il fut écrit par un Italien de Pise, homme de plume, familier des rois d'Angleterre et des Angevins de Naples, en français, langue de ces cours princières et de leurs cénacles d'auteurs. Comme le titre original l'indique, c'est un Devisement, c'est-à-dire une oeuvre qui s'inscrit dans la tradition des trouvères et des encyclopédistes, qui cherche à instruire autant qu'à plaire. OEuvre composite et de collaboration, née d'une rencontre de hasard, il reflète cette civilisation de cour trop méconnue des années 1220, ses curiosités, sa soif d'apprendre, son inébranlable fidélité aux textes et, surtout, l'éclat de ce premier humanisme français, capable de s'imposer alors dans tout l'Occident.
    Professeur d'histoire médiévale à Paris IV, Jacques Heers est l'auteur de plusieurs livres sur l'économie et la société au Moyen Age (dont Esclaves et domestiques au Moyen Age dans le monde méditerranéen, et Fête des fous et carnavals, Fayard). Il est aussi l'auteur de biographies, Christophe Colomb et Machiavel.

  • Une nouvelle interprétation de cette période qu'est la fin du Moyen Age permet de mieux comprendre les temps de transition. Par J. Heers, professeur à la Sorbonne.

  • Les papes, qui avaient quitté Rome pour Avignon depuis plus d'un siècle, inaugurent par leur retour en 1420 le triomphe de la société de cour. La cour de Rome, c'est au moins deux mille personnes qui administrent l'Etat le plus complexe, le plus cosmopolite de l'époque, gèrent d'immenses fortunes et instaurent un mode de vie brillant dont les fêtes, les fastes, le luxe ostentatoire marqueront profondément le siècle. Mais c'est aussi une cour érudite, dont les grands esprits novateurs, inspirés de vastes desseins, assurent la renommée de Rome "capitale des Lettres". La création de l'université pontificale du Vatican, de la bibliothèque vaticane, la politique systématique d'achat et de copie de manuscrits, la lecture et le commentaire des auteurs grecs et latins contribueront à la naissance de l'humanisme et à son rayonnement. Le Vatican devient le centre et le nerf du monde chrétien. Rome renaît de ses cendres: sur les champs de ruines, les lacis de ruelles et de coupe-gorge, les princes de l'Eglise et les banquiers de la cour font percer de longues avenues bordées d'imposantes façades, décors somptueux pour d'étonnantes parades. Rien, dans l'histoire de l'Occident, ne peut se comparer à ce chantier où accourent de partout les maîtres les plus célèbres, à cette éblouissante floraison de tous les arts, à ce refuge généreux et tolérant ouvert aux poètes, aux humanistes et aux philosophes, libertins bien souvent.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Ce que l'on appelle communément la démocratie se lance à la conquête du monde comme le faisait naguère le socialisme. Nous imposons d'autorité nos grandes foires électorales à des peuples qui ne le demandent pas. Violences ou bouffonneries, parfois les deux ensembles, tristes spectacles dont les metteurs en scène et chefs d'orchestre sont les grands frères de l'Occident qui, incapables d'imaginer qu'il puisse exister d'autres formes de vie en société que la leur, font peu de cas de la dignité des habitants de ces pays et de leurs traditions. Formes de racisme et des plus communes.Nos démocraties grandement améliorées et parfaitement maîtrisées font plus feutré. Affaire de moeurs et de tempérament. Mais l'on sait - et cela finit par se dire sans trop de honte - que le résultat des élections dépend davantage du mode de scrutin que du choix des citoyens. En France, une Assemblée sitôt élue se préoccupe d'abord de préparer la prochaine échéance. Les ténors en parlent sans fard et sollicitent des experts : Changeons la règle, nous serons plus nombreux et fermerons la porte aux vilains! Aucun pays réputé démocratique n'a si souvent, avec si bonne grâce, modifié les formes de scrutin, inventé quelques jolies astuces et, régulièrement, présenté une répartition des élus en si forte distorsion, ou même en totale et scandaleuse contradiction, avec les chiffres sortis des urnes. Comme d'attribuer plus de 80% des sièges à une formation qui n'a pas même recueilli la moitié des voix; et de faire en sorte que quatre millions d'électeurs ne soient pas représentés. Démocratie ? Un homme, un vote ? Des formules, rien de plus...En l'an 2000, George W. Bush ne fut pas vraiment élu, mais, tout simplement, au terme de cinq semaines d'empoignades grotesques et de coups fourrés entre avocats et experts, déclaré élu par cinq juges de la Cour suprême contre quatre. Un modèle à suivre ?

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