• Philippe Ier exerce le plus long règne de la dynastie capétienne. Deux événements majeurs bouleversent alors la France et l'Europe: la conquête de l'Angleterre par Guillaume de Normandie et la première croissade. En même temps, naît un vaste rayonnement culturel qui, pendant deux siècle, met le France médiévale à la tête des Arts et des lettres. Indolent et voluptueux, ce monarque connaît une vie conjugale difficile qui défraie la chronique. Son union avec Bertrade de Montfort, déjà mariée, provoque son excommunication pendant quatorze ans, ce qui l'isole de son peuple ainsi que des et turbulents feudataires du royaume. A la fin de son règne tumultueux, il abandonne le pouvoir aux mains de son fils impétueux, Louis VI le Gros.
    />
    Philippe Ier, Grandes chroniques de France, XIVe Siècle

  • Dictionnaire des papes

    Ivan Gobry

    Ce dictionnaire complet rassemble tous les papes, des plus obscurs aux plus brillants, qui se sont succédé sur le trône de saint Pierre, depuis ce dernier jusqu'à l'avènement de François.
    Chaque notice comprend leurs dates de naissance et de mort, les dates de leur pontificat, la présentation des événements majeurs de leur règne. L'ensemble est rédigé avec la plus stricte objectivité historique.

    Édition 2013 augmentée et mise à jour


    Couverture : Papes © Leemage, sauf François © Picture Alliance / Rue des Archives et Gardes Suisses © Franco Origlia / AFP / Getty Images News

  • Le roi Dagobert n'eut rien de commun avec le nigaud que depeint la chanson enfantine. Ce fut au contraire une personnalité dominatrice et féroce, qui garda fermement en main le gouvernement de son royaume.
    Il bénéficia d'atouts exceptionnels pour accomplir une tâche difficile au sortir d'une guerre intestine qui avait dévasté le pays.
    Il poursuivit l'oeuvre de paix, d'unité nationale et de prospérité économique commencée par son père, avec une équipe d'éminents ministres tel Eloi.
    Sa personnalité apparaît comme une curieuse association de piété et d'immortalité, d'ardeur et de patiente, d'énergie et de pondération.
    Dagobert Ier et le dernier Mérovingien aui ait vraiment régné sur toute la France et mérité le titre de roi de France.

    Illustration : DR
    />

  • Triste destin que celui du Carolingien Charles III le Simple, troisième fils de Louis II le Bègue ! Il n'a que cinq ans en 884, quand son frère Carloman meurt sans héritier. Les Normands désolent la France, et les Grands du royaume, refusant de laisser régner un enfant, appellent au trône Charles le Gros, roi de Germanie, bientôt déposé. Les vassaux élisent alors à la royauté Eudes, comte de Paris. Quand celui-ci meurt, Charles, âgé de dix-neuf ans, est enfin reconnu roi. Il se manifeste comme un souverain entreprenant, s'empare du royaume de Lotharingie et établit la paix avec les Normands. Ses maladresses provoquent néanmoins une nouvelle opposition des Grands, qui élisent au trône le duc Robert, frère d'Eudes, puis Raoul, duc de Bourgogne. Choisissant de lutter contre ses vassaux, Charles, capturé, meurt misérablement en prison.Ses maladresses provoquent néanmoins une nouvelle opposition des Grands, qui élisent au trône le duc Robert, frère d'Eudes, puis Raoul, duc de Bourgogne. Choisissant de lutter contre ses vassaux, Charles, capturé, meurt misérablement en prison.

  • Lors de ces deux siècles les moines, en association avec le pouvoir civil, christianisent la société en profondeur, conservent la culture et jouent un rôle économique fondamental.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • VALEUR

    Ivan Gobry

    OEuvre monumentale, parue de 1932 à 1995, voici donc Le Dictionnaire de Spiritualité enfin publié intégralement de A jusqu'à Z, avec un index particulièrement utile. A beaucoup de points de vue, c'était un défi. Le pari a été tenu. On peut même dire que les fruits dépassent le projet primitif, car très vite les perspectives du début ont été amplifiées et précisées. Dans les années 30, lancer l'idée et assurer la réalisation d'un tel dictionnaire pouvait paraître, face au bloc solide du dogme catholique, une entreprise marginale concernant les techniques de prière, les états mystiques et les divers phénomènes qui parfois les accompagnent... A cette époque, la réflexion chrétienne, encadrée et limitée par une théologie dogmatique, en grande partie déductive et obligatoire, avait besoin d'un nouveau souffle. Voici que la spiritualité, fondée en même temps sur l'expérience et sur la liberté qui président à l'invention des divers chemins conduisant à Dieu, renouvelait toutes les questions... Cette révolution tranquille s'est faite lentement, sans bruit, sans excès. A sa place, avec d'autres éléments similaires, elle a préparé l'éclosion irrésistible de Vatican II ; et aujourd'hui, patiemment, elle aide à bien comprendre l'originalité et le dynamisme de ce concile... Des milliers de collaborateurs, provenant du monde entier et de tous les horizons, ont contribué à faire de ce Dictionnaire ce qu'il est : particulièrement utile à tous ceux qui veulent mieux connaître les auteurs spirituels de divers pays, suivre l'évolution des mentalités, des institutions, des grandes notions fondamentales... et plein d'intérêt pour tous les curieux. Ainsi s'est-il répandu à travers le monde entier et dans tous les milieux.

  • OEuvre monumentale, parue de 1932 à 1995, voici donc Le Dictionnaire de Spiritualité enfin publié intégralement de A jusqu'à Z, avec un index particulièrement utile. A beaucoup de points de vue, c'était un défi. Le pari a été tenu. On peut même dire que les fruits dépassent le projet primitif, car très vite les perspectives du début ont été amplifiées et précisées. Dans les années 30, lancer l'idée et assurer la réalisation d'un tel dictionnaire pouvait paraître, face au bloc solide du dogme catholique, une entreprise marginale concernant les techniques de prière, les états mystiques et les divers phénomènes qui parfois les accompagnent... A cette époque, la réflexion chrétienne, encadrée et limitée par une théologie dogmatique, en grande partie déductive et obligatoire, avait besoin d'un nouveau souffle. Voici que la spiritualité, fondée en même temps sur l'expérience et sur la liberté qui président à l'invention des divers chemins conduisant à Dieu, renouvelait toutes les questions... Cette révolution tranquille s'est faite lentement, sans bruit, sans excès. A sa place, avec d'autres éléments similaires, elle a préparé l'éclosion irrésistible de Vatican II ; et aujourd'hui, patiemment, elle aide à bien comprendre l'originalité et le dynamisme de ce concile... Des milliers de collaborateurs, provenant du monde entier et de tous les horizons, ont contribué à faire de ce Dictionnaire ce qu'il est : particulièrement utile à tous ceux qui veulent mieux connaître les auteurs spirituels de divers pays, suivre l'évolution des mentalités, des institutions, des grandes notions fondamentales... et plein d'intérêt pour tous les curieux. Ainsi s'est-il répandu à travers le monde entier et dans tous les milieux.

  • Le Phédon est le dialogue charnière de l'oeuvre platonicienne. Avant lui, Platon se montre un fidèle disciple de Socrate. Mais, après la mort du maître, il entame un long périple autour de la Méditerranée, qui s'achève par trois années d'études auprès des pythagoriciens. Sous cette influence, il bâtit son propre système et, de retour à Athènes, il fonde l'Académie ; il rend alors public son enseignement par ce dialogue, étonnant traité de la destinée humaine, qui n'est rien d'autre que le manifeste de la nouvelle philosophie.

  • En 879, les fils aînés de Louis II, dit le Bègue, Louis III et Carloman montèrent très jeunes sur le trône et régnèrent conjointement. Ils montrèrent toutes les vertus qui les rendaient dignes de la couronne, notamment dans leur lutte contre l'envahisseur viking sur lequel ils remportèrent plusieurs victoires. Mais l'un et l'autre moururent prématurément de façon accidentelle (chute de cheval, accident de chasse), et ils furent momentanément remplacés, en 884, de façon discutable, par leur cousin, l'incapable roi de Germanie, Charles le Gros.
    Ce chaos monarchique appela au trône le comte Eudes de Paris, ancêtre de la dynastie capétienne.

  • Charles VIII, roi de 1483 à 1498, succéda à son père Louis XI à treize ans, et bénéficia pendant sa minorité de la sage et efficace régence de sa soeur aînée Anne de Beaujeu.
    Dès qu'il fut en âge de régner, il n'eut plus qu'un objectif : conquérir le royaume de Naples, auquel il se prétendait des droits. Il réalisa brillamment ce projet en six mois. Mais il lui fallut revenir en France, et sa conquête fut perdue, malgré sa légendaire victoire à Fornoue sur une armée six fois plus nombreuse. Il épousa Anne, héritière du duché de Bretagne, mariage qui permit de réunir plus tard ce beau fief au royaume.
    Il mourut accidentellement à vingt-sept ans, en se heurtant le front contre un linteau, sans laisser d'héritier direct. Ce fut son cousin Louis XII qui lui succéda sur le trône.

  • Mystiques franciscains

    Ivan Gobry

    • Artège
    • 22 Octobre 2013

    Ce florilège de textes des plus grands mystiques franciscains du XIIIe au XXe siècle, met en lumière la spiritualité développée par saint François d'Assise : un grand attachement à la pauvreté, à l'humilité et au dépouillement. Bientôt suivi par sainte Claire et de nombreux disciples, il s'applique à « observer l'Évangile » au sein du vaste cloître qu'est le monde. « Va, François, et répare mon église en ruine » dit le Christ de l'église Saint-Damien à François tout juste converti. Pour réparer et reconstruire, il faut se renoncer et donner tout son amour à Dieu à travers les pauvres et les oubliés. Cette mystique demeure d'une actualité brulante aujourd'hui. Et l'attirance du pape François pour cette spiritualité, à la base de ses projets de réforme de l'Église, trouve sa raison dans ces écrits des grands mystiques franciscains. Ivan Gobry est né en 1927 près de Troyes. Auteur prolifique, il s'est illustré dans tous les genres littéraires et a vu son oeuvre couronnée cinq fois par l'Académie Française. Il a enseigné à l'université de Reims et à l'Institut catholique de Paris et a écrit de nombreux ouvrages sur l'histoire et le Moyen Âge, des ouvrages philosophiques et religieux, des essais, ainsi que des livres d'aventure pour enfants

  • Charles II, dit le Chauve, a, en 843, par le traité de Verdun, constitué un nouveau royaume de France. À sa mort, en 877, il le transmet à l'aîné de ses quatre fils, Louis, resté trente ans sous sa férule et étranger aux affaires qu'il doit soudain gérer. Ses deux années de règne se remarquent par une lutte contre la féodalité naissante, qu'il ne parvient pas à abattre. Il réussit cependant à repousser les envahisseurs normands et à établir la paix avec le roi Louis de Saxe, le plus dangereux de ses ennemis germaniques. Il meurt à 33 ans. Nés de deux épouses différentes, trois de ses fils vont lui succéder, dont deux, Louis III et Carloman, vont régner conjointement et être emportés par une mort prématurée.

  • Robert Ier, frère du roi Eudes, fut élu, en 922, au trône de France après la fuite et la déposition du Carolingien Charles III. Tué dans une bataille rangée après un an de règne, il fut aussitôt remplacé par son gendre, le duc Raoul de Bourgogne, élu par les Grands du royaume à l'unanimité.
    Le choix était parfait. Raoul fut, pendant ses treize ans de règne, un souverain sage et vaillant, qui décima les derniers Normands écumant encore la France, abattit la puissance du seul grand féodal hostile à la monarchie, Herbert de Vermandois, et reçut la soumission des vassaux indépendantistes du Midi. Grâce à cette renommée qui illustra son nom et sa famille, il permit, après la mort des derniers Carolingiens, l'avènement d'Hugues Capet.

  • Duc des Francs de 741 à 751, fils du glorieux Charles Martel, le vainqueur de Poitiers, Pépin le Bref fut élu au trône par les Grands du royaume devant l'incapacité à gouverner des derniers souverains mérovingiens qui menaient le pays à l'anarchie et à la décadence. Il s'y révéla doué de grandes qualités : noblesse des sentiments, art de la stratégie, victoire dans vingt campagnes militaires. En se dévouant totalement à la chose publique, en montrant une autorité qui associa la modération à la domination, il légua à son fils un territoire doté de stabilité politique. À sa mort, Charlemagne put ainsi construire le grand empire européen que l'on connaît.

  • Frédéric 1er. souverain du Saint Empire romain germanique (1152-1190), surnommé Barberousse à cause de sa pilosité flamboyante, est devenu l'un des grands héros traditionnels de l'Allemagne, peut-être le plus grand. Ce génie politique et militaire réalisa l'unité des princes allemands en établissant sur eux une autorité absolue en un siècle d'émiettement du pouvoir et de luttes féodales. Son épopée dépasse pourtant largement le cadre de l'Allemagne. Ressuscitant la lutte du Sacerdoce et de l'Empire, il travailla obstinément à une soumission de l'Église qui lui eût assuré une hégémonie spirituelle et économique ; il se fait alors le persécuteur acharné des papes et des évêques allemands trop peu courtisans. Il fut le représentant le plus brillant de l'impérialisme germanique, entreprenant de vaincre l'admirable résistance des communes libres de Lombardie et de Vénétie, où il alla jusqu'à raser Milan ; cette prétention, qui ne parvint pas à son but, fut par contre le principal excitant de l'indépendance italienne. Homme de foi cependant, Barberousse décida de porter sa combativité inlassable contre Saladin et les Turcs, qui venaient de reprendre Jérusalem aux chrétiens. Ce fut l'origine de la troisième croisade. Il n'eut pas le temps d'y jouer le rôle glorieux qu'il avait espéré : il se noya, manquant ainsi la suprême occasion de conférer une auréole à son image de héros légendaire.

  • Injustement éclipsé par la renommée de son père saint Louis et par celle de son fils Philippe IV le Bel, Philippe III, qui règna quinze ans, est néanmoins un grand roi. Il demeure avec Philippe Auguste le plus grand rassembleur de terres françaises, ayant annexé de vastes comtés. Il participa à la huitième Croisade. Il se soumit aux règles de la justice, liant des relations courtoises avec la noblesse, le clergé et la bourgeoisie. Son ardeur et sa bravoure lui valurent le surnom de Hardi. Ce sont quinze années d'un règne brillant que relate ce volume fondé sur des sources irréfutables.

    Création Studio Flammarion / portrait de Philippe III le Hardi, détail d'une enluminure extraite de l'ouvrage Ordre de la consécration et du couronnementdes rois de France, XIIIe siecle, © Rue des archives/Tal

  • Pendant presque mille quatre cents ans, des rois se sont succédé de manière quasiment ininterrompue sur le trône de France. Ils étaient issus de trois célèbres dynasties, les Mérovingiens, les Carolingiens et les Capétiens. À travers l'épopée tumultueuse de leurs vies et de leurs règnes, où se révèlent des personnalités diverses et parfois controversées, renaissent avec un grand éclat les heures les plus prestigieuses et les plus exaltantes de notre Histoire. Louis VIII 1223-1226 Louis VIII n'a guère inspiré les historiens. Son court règne s'est en effet déroulé entre ceux de deux géants de la dynastie capétienne, son père, Philippe II Auguste, et son fils, saint Louis. Ce fut pourtant du vivant de son père qu'il accomplit ses premières actions d'éclat : sa victoire sur le roi Jean sans Terre, par laquelle il délivra l'Anjou et le Poitou de l'occupation anglaise, sa conquête de l'Angleterre pour ceindre la couronne que lui offraient les barons de ce royaume. Une fois devenu roi de France, il obtint en quelques mois la soumission des villes du Midi que n'avait pu réduire la longue guerre des Albigeois. À sa mort précoce, il laissa le pouvoir à son épouse, femme d'une personnalité exceptionnelle, Blanche de Castille.

  • Philippe VI, roi en 1328, est le père de la nouvelle dynastie française des Valois, qui s'éteignit avec Henri III. En réalité, ce nouveau roi continua la dynastie des Capétiens, puisqu'il était le petit-fils de Philippe III le Hardi.
    Plus que dynastique, son importance dans l'histoire nationale vint de ce que son règne inaugura la guerre de Cent Ans. Car ce souverain, plus confiant dans la diplomatie que dans les armes, préféra ne pas combattre l'envahisseur anglais et lui laissa la prise de Calais. Ainsi naquit le germe des hostilités qui ensanglantèrent les règnes de ses successeurs.
    La réussite de sa politique permit cependant la réunion du Dauphiné à la France, sous la forme d'un apanage perpétuel accordé au fils aîné du roi.

  • Clovis avait été le premier roi de France: ayant conqui la Gaule du Rhin aux Pyrénées, il en fit un seul royaume, sous une dynastie franque. Mais ayant partagé ce vaste territoire entre ses quatres fils, il y eu après sa mort quatre royaumes francs, et non plus un grand royaume de France. Son dernier fils Clotaire, après les morts successives de ses frères, réunit à nouveau sous son sceptre leurs parts respectives; il devint ainsi le deuxième roi de France.
    S'il montra des vertus guerrières, Clotaire ne manifesta aucune vertu morale; loin d'être un preux comme son père, il laissa la réputation d'un souverain libidineux, violent, cruel, retors, sans égard à la parole donnée. Les cinquante années de son long règne furent cinquante années de crimes et de débauches.

    Illustration : détail d'un enluminure représentant la discussion sur le partage du royaume entre les fils de Clovis en 511 extrait des grandes chroniques de France de Charles V, vers 1375-80, BNF © Rue des archives/Tal

  • Louis fut le dernier roi de français de la dynastie Carolingienne. D'abord gratifié du comté de Gévaudan sous le règne de son père, il contracta un mariage insolite en épousant la veuve du comte défunt qui avait l'âge de sa mère. Elle le quitta presque aussitôt. A l'âge de vingt ans, il hérita soudain du trône de son père, Lothaire, tué dans un accident. Son bref règne fut d'autant plus tumultueux que ce jeune souverain héritait aussi des adversaires paternels dont le plus redoutable était Hugues Capet., chef de l'aristocratie féodale. Il succomba finalement très vite à tant d'adversité, en 987. Et comme il ne laissait pas de progéniture, les grands du royaume élurent au trône, à l'unanimité, le duc des Francs, Hugues Capet.
    Sa mort prématurée, à la fin du premier millénaire, marque un grand tournant dans l'histoire de France

    Vitrail représantant Louis V(détail), XIXe siècle, basilique de Saint-Denis, France

  • Fils de Robert II le Pieux et petit-fils d'Hugues Capet, Henri eut un règne ébranlé par les adversités.
    A la mort de son père, bien qu'il fût déjà sacré, sa mère Constance d'Arles, qui le détestait et qui l'avait persécuté pendant son adolescence, tenta en vain d'obtenir la couronne pour son dernier fils. Il ne sauva son trône que grâce au secours du duc de Normandie qui réclama le Vexin en récompense. Entré ensuite en guerre contre le fils de ce dernier, Guillaume, futur Conquérant, Henri 1er fut deux fois vaincu et abandonné par ses propres vassaux.
    Plus que jamais, la féodalité dominait alors la royauté. Tandis que son règne voit en France un grand développement agricole et commercial, la cour royale rayonne de la grâce d'une reine venue des bords du Dniepr, Anne de Kiev.

  • Louis VII, père de Philippe II Auguste, déclencha une guerre de trois siècles en laissant son épuose , Aliénor d'Aquitaine, qu'il avait répudiée, épouser le futur roi d'Angleterre et apporter en dot à ce dernier la moitié du territoire français. Doté d'une extrême piété, il eur pour adversaires des hommes dont l'intérêt l'emportait sur l'honnêteté; et la ruse sur la loyauté. Il n'en gouverna pas moins son royaume avec une applivation croissante. Il acquit lentement la sagesse, qui lui fit trop défaut à son avènement, grâce à sa soumission aux conseils de deux génies: le politique Suger et le théologien Bernard de Clairvaux.

    Louis VII, détail d'une enluminure tirée de l'Historia de Guillaume de Tyr, XIVe siècle.© Rue des Archives/UAIP

  • Après une étude approfondie des sources, Ivan Gobry propose une vision inédite de Martin Luther, l'initiateur de la grande fracture de l'Occident moderne. Ce portrait ne répond pas à un souci apologétique, ni ne découle d'un préjugé hostile ; il peint l'homme tel qu'il fut, à travers les témoignages de ses contemporains, y compris le sien. Mais par-delà son parcours intime, c'est de l'histoire des bouleversements de l'Église, de l'Allemagne, de l'Europe, qu'il s'agit.

empty