• Le terme ésotérisme est si souvent usurpé pour masquer des idées aussi peu spirituelles et aussi dangereuses que possible, et ce qu'on connaît des doctrines ésotériques est si souvent plagié et déformé, qu'il n'y a pas seulement avantage, mais même obligation, de faire entrevoir, d'une part ce qu'est l'ésotérisme véritable et ce qu'il n'est pas et, d'autre part, ce qui fait la solidarité profonde et éternelle de toutes les formes de l'esprit. [...] Si nous parlons d'unité transcendante, nous voulons dire par là que l'unité des formes religieuses doit être réalisée d'une façon purement intérieure et spirituelle, et sans trahison d'aucune forme particulière. Les antagonismes de ces formes ne portent pas plus atteinte à la vérité une et universelle, que les antagonismes entre les couleurs opposées ne portent atteinte à la transmission de la lumière une et incolore.

  • Cet ouvrage reprend l'intégralité du texte original paru à l'Age d'Homme en 1995, mais augmenté de trois chapitres inédits. Il couvre un large éventail de sujets : entre autres, les principes fondamentaux du symbolisme, la méditation, la vie après la mort etc. L'auteur s'attache ainsi à dégager l'intention spirituelle profonde des doctrines, des formes et des pratiques traditionnelles, tout en insistant sur la nécessité du cadre religieux comme garant de leur efficacité.

  • Dans cet ouvrage, Fritjhof Schuon retrace la chute progressive de l'homme moderne, et "la glissade vers le bas"" des chrétiens révoltés contre leur tradition. Il traite également de la polémique - ou du dialogue truffé de malentendus - qui opposa hellénistes et chrétiens, du chamanisme peau-rouge et des peuples mongoloïdes en général, ainsi que de la signification particulière et universelle du monachisme. Il conclut avec l'essai "Religio perennis", la "religion invisible" ou "sous-jacente", qui résume ce qui est au coeur de toutes religions et qui est l'essence de la religion en tant que telle, le temps lui-même n'étant "qu'un mouvement spiroïdal autour d'un Centre immuable".

  • Tout enseignement spirituel présuppose une modalité orale et personnelle qui est le véhicule d'une transmission et d'un rapport "d'âme à âme" en l'absence desquels la voie spirituelle risquerait de demeurer trop théorique et abstraite. Schuon était un guide spirituel, et sa correspondance concerne ceux qui se trouvaient sous sa direction mais aussi ses lecteurs et tous ceux qui recherchaient ses conseils. Schuon a fait preuve d'une très grande générosité dans la dispensation de son enseignement et dans sa capacité d'écoute et de compassion.

  • L'homme moderne, ironiquement baptisé "homo festivus" par Philippe Muray, est spirituellement et psychologiquement dépourvu de centre. Pourtant tout espoir n'est pas perdu pour lui, car il y a un Centre surhumain qui est toujours à notre portée et dont nous portons la trace en nous-mêmes, étant donné que nous sommes faits à l'image du Créateur. Si décentré que soit l'Homme, dès qu'il se tourne sincèrement vers le Ciel, son rapport avec Dieu lui confère un centre.

  • Cet ouvrage rassemble quatre essais consacrés respectivement à l'esprit symboliste, au shintoïsme, au bouddhisme et au yoga. Les grands thèmes de l'oeuvre de Frithjof Schuon se trouvent ainsi modulés au gré de méditations profondes sur des univers spirituels à la fois foncièrement distincts et convergents dans leur reconnaissance de la primauté de l'Esprit. La « transparence métaphysique » des phénomènes, les vertus comme expressions de conformité à la nature des choses, les relations entre métaphysique et spiritualité, et l'équilibre entre les techniques méthodiques et la grâce forment les pôles principaux de cet ouvrage. Schuon saisit admirablement les intentions et la « logique » spirituelle des formes dans lesquelles se manifeste l'Esprit.

  • Cet ouvrage articule la pensée et l'oeuvre de Schuon autour de deux aspects complémentaires de la doctrine sapientielle : d'une part, la métaphysique pure, d'ordre principiel et spéculatif ; d'autre part, le côté proprement opératif, spirituel et initiatique. Schuon rappelle que la condition humaine trouve sa raison d'être dans sa finalité même : la connaissance intellective du Réel transcendant, autrement dit, l'Absolu, Dieu, actualisée par les disciplines intellectuelles et spirituelles. De même, il restitue au cosmos tout entier sa transparence métaphysique, sa dimension théophanique, nous amenant à percevoir la Réalité divine à travers les « signes » et les « traces » qui la manifestent.

  • Dans un monde où les doctrines relatives au salut des âmes et aux fins dernières de l'homme, ainsi que les fondements mêmes de toute foi, tendent à progressivement s'effacer au profit d'une redoutable indifférence et d'un véritable retournement des valeurs, la réédition de cet ouvrage tombe à point nommé. Dans une magistrale synthèse de tout son message, Frithjof Schuon nous invite ici à explorer notre relation avec le Divin. Du sacré au corps humain en passant par la subjecitivité, l'auteur nous découvre les véritables et ultimes conditions de l'état humain ouvrant à un véritable engagement spirituel.

  • Ce n'est qu'en partant des principes métaphysiques que l'on peut comprendre la nature profonde des deux religions que sont le christianisme et l'islam, leurs points communs et les incompatibilités théologiques de surface. La marge humaine et les vicissitudes historiques expliquent du reste bien des choses. Dans cet ouvrage, F. Schuon développe certains aspects archétypaux du christianisme, aspects que l'on retrouve aussi bien dans l'islam que dans l'hindouisme ou le bouddhisme, et qui sont autant de ponts entre les diverses religions.

  • Ce livre est le deuxième ouvrage de Frithjof Schuon à se consacrer essentiellement à l'étude comparée des religions. Commençant par deux essais sur la distinction entre les notions de vérité et de présence dans les religions, l'auteur propose deux essais sur le bouddhisme et plusieurs exposés sur des thèmes spécifiquement islamiques, y compris la conception islamique du Christ et de Marie.

  • Saisir les racines de l'impasse dans laquelle s'est engagé l'esprit moderne, tel est le propos de cette réédition des Stations de la Sagesse, un classique paru pour la première fois en 1953. Les essais réunis dans ce recueil visent à dégager le sens profond des doctrines religieuses et des sagesses traditionnelles pour satisfaire au besoin de causalité et d'intelligibilité propre à l'esprit humain, trop souvent méconnu et négligé par les enseignements religieux fondés sur la seule croyance.

  • Les perles du pèlerin, la plupart inédites, pour d'autres extraites de la vingtaine d'ouvrages qu'il a publiés, font briller les multiples facettes de la Vérité Une qu'a exposée, sa vie durant, Frithjof Schuon. Il fut et reste aujourd'hui un éminent porte-parole de la Sophia perennis, l'éternelle et universelle sagesse présente au coeur de tous les grands patrimoines spirituels qu'a connus l'humanité à travers les âges. C'est au plus secret des pèlerinages que nous convient ces Perles : celui qui mène vers notre propre coeur, siège de la connaissance immanente.

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