• Elvis Bozec a un rêve : découvrir des vestiges laissés par les marins français qui sont venus, il y a très longtemps, pêcher la morue à Terre-Neuve. Avec l'aide de sa soeur et d'un vieux monsieur sympathique, réussira-t-il à retrouver les traces de son ancêtre sur l'île Rouge où on ne voit pourtant plus rien du passage des Bretons ?

  • Le 31 décembre 1822, un voilier français, le dernier de la saison, se présente à l'entrée du port de Saint-Pierre. Alexandre Sire, jeune garçon de 13 ans, monte dans la chaloupe de son père, pilote du Roy, pour aller l'aider à la manoeuvre. Mais le temps est menaçant et ce qui devait être une simple expédition risque bien vite de tourner au drame. Qu'adviendra-t-il de l'équipage de la chaloupe ? La nature sera-t-elle la plus forte ? Peut-on espérer un miracle ?

  • Après le succès retentissant des «Litanies de l'Île-aux-Chiens» - qui les ont fait apprécier -, Françoise Enguehard nous ramène, une fois de plus, aux îles Saint-Pierre-et-Miquelon. «L'archipel du docteur Thomas», son deuxième roman, s'ouvre sur la découverte d'une collection impressionnante de photographies datant du début du XXe siècle. Deux complices, un architecte et une jeune étudiante, entreprennent le beau labeur de faire connaître et valoir cette collection de photos. Celle-ci constitue non seulement un témoignage unique de la vie à l'époque à l'île, mais elle est une porte d'entrée sur la vie et la carrière du mystérieux docteur Thomas.

    Une écriture poétique, envoûtante. Et une manière de parler des îles qui exerce encore une fois son pouvoir d'attraction.

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    EXTRAIT:

    «Devant lui, au ras des vagues qui murmuraient leur mélancolie sans fin, il apercevait la lueur du phare de l'île Verte, devinait la faible lumière d'un village de la côte de Terre-Neuve et, dans cette lente renaissance de son corps aux axes de la terre, il lui semblait aborder au premier jour du monde.

    Au bout d'un moment, il fermait les yeux, enfonçait les doigts dans le sable fin - froid en surface mais qui cachait encore, dès qu'il creusait un peu, la délicieuse chaleur du soleil de l'après-midi -, et, dans le contraste étonnant qui s'imprimait au creux de sa main, il ressentait jusqu'au plus profond de lui son attachement à ce coin du monde. Le jour pouvait se lever, le soleil briller, il pouvait lui, rester là, partir, revenir dans cent ans, dans mille ans, la chaleur contenue dans ces grains de sable l'attendrait, fidèle et indifférente à la fois.»

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