• Dans ce livre issu d'un long travail de recherche, Erwan Lecoeur fournit des clés d'explication originales de la réussite d'un " néo-populisme à la française " qui a culminé avec la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle de 2002. (Cette édition numérique reprend, à l'identique, l'édition originale de 2003.)
    Trente ans après la création du Front national, la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour de l'élection présidentielle de 2002 est venue reposer brutalement la question : quelles sont les raisons du succès d'un parti et d'un homme dont certains avaient prédit le déclin inexorable, après la scission du FN en 1998 ? Dans ce livre, Erwan Lecoeur offre des clés d'explication originales de la réussite de ce " néo-populisme à la française ". Il montre comment le discours de Jean-Marie Le Pen a trouvé un écho important auprès de nombreux électeurs désemparés par la crise économique et politique, qui ne sont pas tous des adeptes du " fascisme ". Il revisite l'histoire du Front national, en expliquant comment son leader est parvenu, malgré les tensions permanentes, à rassembler les frères ennemis de l'extrême droite, " catholiques traditionnalistes " et " néo-païens ". Il souligne ainsi le rôle majeur de la posture du chef, à la fois guide et " prophète " de son " peuple ", loin du modèle de " bureaucrate " incarné par son concurrent Bruno Mégret. Au-delà de son nationalisme revendiqué ou du racisme qu'il véhicule, le FN doit son succès à sa capacité à construire une forme d'identité collective dans une société en " perte de sens ". Il propose un recours, une explication simple de la crise et une vision réductrice du monde, un combat et une " idéologie " dont les symboles puisent dans une tradition religieuse. Ce néo-populisme est bien l'enfant terrible d'une crise multiforme qui engendre des " retours de l'Histoire " au coeur de nos sociétés.

  • L'écolo de service peut rarement passer une soirée tranquille. Dès qu'il est repéré, une série de commentaires plus ou moins acerbes surgissent. Le grand classique : " L'écologie, ça ne devrait pas être de la politique. " Et difficile d'échapper à " l'écologie luxe de riches " ou aux procès en " utopisme "... Les auteurs ont listé ces objections, et y répondent avec un brin d'humour et quelques arguments solides. Non, les écolos ne veulent pas mettre la filière automobile au chômage, ils veulent une conversion écologique de l'économie. Non, ils ne veulent pas s'éclairer à la bougie – qui pollue d'ailleurs beaucoup – mais développer la recherche sur les énergies renouvelables. Et non, on ne construira pas une société écologique sans volonté politique car, oui, l'écologie, c'est politique ! Le résultat : ce petit bréviaire à l'usage des convaincus comme des mécréants, pour affiner ses convictions ou faire vaciller ses certitudes. Ainsi soit-il !

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