• Washington black

    Esi Edugyan

    La Barbade, 1830. À onze ans, Washington Black n'a d'autre horizon que le champ de canne à sucre de la plantation où il travaille avec d'autres esclaves. Quand le destin frappe à sa porte, c'est sous les traits de Titch, un scientifique anglais, jeune frère de son maître qui le choisit comme serviteur. Wash montre un talent inné pour le dessin et une curiosité d'esprit telle qu'il est promu assistant pour le projet fou de l'extravagant inventeur: construire un ballon dirigeable. Lorsqu'un vent mauvais les oblige à quitter précipitamment l'île à son bord, l'aventure prend un cours inattendu. Du pôle Nord à la Nouvelle-Écosse, de Londres à Amsterdam, plus qu'un voyage, c'est un parcours initiatique qui attend le jeune Wash, en ce siècle de découvertes. Mais le chemin le plus dur à parcourir sera celui qui le conduira vers la liberté, une liberté assumée et entière.

  • Swan hill t.2

    Anna Jacobs

    " À n'ouvrir que si vous avez du temps : c'est un roman qu'on ne peut lâcher ! " The Australian Bookshelf
    Le deuxième volet de la série Swan Hill, par l'auteure de la trilogie Cassandra 1868. La jeune Ismay n'a qu'une envie : quitter l'Irlande pour aller rejoindre son frère Bram à Swan Hill, en Australie, là où il s'est installé avec l'ambition de faire fortune.
    Mais son père veut la contraindre d'épouser un voisin, le sournois Rory Flynn, malgré l'antipathie qu'Ismay éprouve à son égard. Un jour que Rory l'a violemment agressée, elle décide de s'enfuir.
    À bord du bateau qui la conduit à l'autre bout du monde, la jeune femme se fait passer pour une veuve désargentée et se lie d'amitié avec Adam Treagar.
    Au fil du voyage, entre Suez et Singapour, les sentiments qu'ils éprouvent l'un pour l'autre évoluent. Ismay craint alors que sa réelle identité soit découverte. Mais Adam, lui-même, lui a-t-il dit toute la vérité ?

  • Vous êtes parti(e). Sur un coup de tête, sur un coup de coeur, sur un coup de charme. Salut la Campanie ! Ave Vésuve ! Voir Naples et courir. Vous marchez sur les traces de Goethe et de Mozart, de Dumas et de Gautier, de Stendhal et de Taine, de Nerval et de Freud. Surtout prendre son temps, le temps d'une promenade. Il n'est de bonne visite que par sauts et gambades, selon l'envie, l'humeur, les goûts, les états d'âme. Devant tant de corps à jamais endormis, vous vous sentez vivants. Des fantômes d'acteurs parlent dans le théâtre, les gladiateurs dans l'ombre peuplent l'amphithéâtre. On lit sur les tombeaux des paroles de mort et partout, sur les murs, des paroles de vie. Ouvrez donc les yeux, laissez-vous transporter. Pompéi vous enivre ? Mais lisez donc ce livre.

  • Invitations au voyage : comment partir à la découverte des autres et du monde a changé nos vies. Le livre de la superbe émission de France 5 !Sophie Jovillard, Jérôme Pitorin et Ismaël Khelifa, les trois animateurs de l'émission, se sont livrés à nous, et nous ont raconté leurs expériences de voyages, leurs émotions, leurs souvenirs d'enfance liés à l'ailleurs... Mais aussi ce qui a déclenché cette passion de partir découvrir le monde, d'aller à la rencontre des autres, des cultures, des cuisines...
    Nous découvrons aussi les coulisses de l'émissions, et bien sûr, de superbes photos prises lors des émissions à travers le monde et la France !

  • La nouvelle aventure de Jack Howard. Le voici sur les traces du Graal, mais il n'est pas le seul intéressé...
    258. Rome. Menacé de mort par l'empereur Valérien, le pape Sixte II confie une mission de la plus haute importance à l'un de ses fidèles : protéger la coupe utilisée par le Christ pendant la Cène. Poursuivi par les hommes de main de Valérien, le fidèle s'enfonce dans les catacombes avec le Saint Calice...
    1684. Tanger. Samuel Pepys, chargé d'organiser le départ des Anglais de la colonie, rencontre dans le plus grand secret un émissaire du sultan. Serait-il sur le point de retrouver la plus vénérée de toutes les reliques, disparue depuis plus d'un millénaire ? Mais il n'est pas le seul intéressé : l'Inquisition est prête à tout pour s'en emparer.
    De nos jours. Lors de la fouille d'une épave sur la côte de Cornouailles, l'archéologue Jack Howard fait une découverte qui pourrait le mener à un objet d'une valeur inestimable. Mais le spectre de l'Inquisition rôde toujours, et c'est une véritable plongée aux enfers qui attend Jack. Le bien le plus précieux du monde chrétien ne se laisse pas approcher aussi facilement...
    " Fascinant. Un
    Da Vinci Code sous les mers. "
    The Daily Express " Les scènes de plongée sont superbes. Jack Howard est un héros unique. "
    For Winter Nights

  • Gratitude

    Charles Juliet

    "Intrusions dans l'intime, retours à l'enfance, doutes, interrogations, réflexions diverses, notes sur des personnes rencontrées..., ce Journal répond au besoin que j'ai de retenir ce qui m'échappe, cette vie qui me traverse et dont je tiens à garder la trace. Certes, le temps emporte tout, mais donner forme à ce que je veux ne pas perdre, c'est mieux me comprendre, c'est dégager le sens de ce qui m'échoit. Et au terme de la moisson engrangée, c'est offrir les mots rassemblés à cet autre qui se cherche. En espérant le rejoindre dans sa solitude et lui être ce compagnon qui chemine à ses côtés."
    C.J.

  • Joséphine Bacon, nomade de la toundra, nous fait parcourir, à la lumière du poème, des territoires inconnus. Gaston Miron, Saint-Denys Garneau et Paul
    Chamberland ont nommé Terre Québec ; Joséphine Bacon élargit le pays en nous initiant à la toundra et aux douces chansons de l'infini. L'horizon est offert
    avec tant de grâce et de naturel que nous lui sommes à jamais redevables de nous rappeler à l'essentiel : beauté, simplicité et volupté.

  • Je suis la fille du baobab brûlé. Ceci n'est pas un poème. C'est l'arbre qui cherche son visage. Je suis à la fois l'arbre, la fille et la route. J'accompagne celle qui offre à la nuit sa fable et sa voix. Je voudrais aller jusqu'au bout sans connaître le chemin. Je trébuche, dérive et délire. Qu'importe. Un oiseau bat le tambour dans ma tête, une sorcière parle par ma bouche, ou un amour chagrin me tourmente. Tempête je m'appelle tourbillon. J'ai rendez-vous avec les ombres. J'ai rendez-vous avec la première étoile qui tombe. Poussent dans mon ventre des histoires qui recommencent à l'infini. Il y a toujours une vie à faire ou à refaire. On ne sait rien de ce qui ronge ou exalte. Je scelle mon alliance avec l'exil et la folie. Je suis la fille du baobab brûlé. Pour recouvrer mon visage, je dois confier mes secrets aux vents, abandonner à l'arbre mes promesses. Je ne connais ni l'appétit ni la prison de ce qu'on appelle vivre. Je ne songe qu'à marcher dans mes songes. Si je pleure c'est pour me rappeler que j'existe et que j'aime. Je ris trop fort, parle jusqu'à épuisement afin d'aller plus loin, avec la patience de la bergère et l'angoisse des marins. Je suis belle, flamboyante et insolente. J'ai dans une main le soleil et dans l'autre la terre. C'est ma manière de guetter l'éternité. J'ai des seins qui hument poésie et mort. Je suis la fille du baobab brûlé. Je quête terre d'accueil à parole d'aube. Je hurle. Je divague. Je swingue. N'écoutez pas ma voix. C'est mon âme qui craque. Le poème, ou ce qui reste de mon identité, demeure une vérité empêchée. Consumée. Je suis la fille du baobab brûlée.

  • Héloïse m'appelle 'ma belle surprise'. Elle a ses petits trucs, les balades à moto, un parfum addictif, des pièges à filles. Les cloches de l'église Saint-Eustache ponctuent toutes les heures nos étreintes. J'aime caresser la peau, son dos, ses bras durs, le sexe doux sous la langue, les soupirs, les sourires entre les baisers, les rires. Je l'adore et honore son sexe. Un souffle, une parole, un geste provoquent le rapprochement des corps. J'aime notre intimité. Je veux essayer toutes les positions, tous les rythmes. Après les orgasmes, elle se serre très fort contre moi, je suis perdue. M'abandonner serait une aventure, alors je glisse, indéterminée, ouverte à tous les possibles. Lorsque la narratrice se sépare de sa compagne Paola avec qui elle vivait depuis dix ans, sa vie bascule. Collectionnant les amantes, elle part à la recherche effrénée du plaisir et de la jouissance : de Paris à New York, de Rome à Berlin. Pourtant après l'amour, le manque est inéluctable. Dans cette ronde de la séduction, toutes ces Edwige, Garance, Éva, Delphine et autres conquêtes furtives prolongent l'absence de Paola... La rencontre avec Héloïse amorcerait-elle un tournant? Mêlant brillamment romantisme et crudité, douceur et violence, Après l'amour est un roman sensuel et sexuel qui explore la fulgurance du désir féminin.

  • Cet ouvrage bilingue (français et innu-aimun) est une invitation au dialogue. Bâtons à message fait référence à un ensemble de repères qui permettent aux nomades de s'orienter à l'intérieur des terres et de retrouver leur voie/voix. Également poétique de la relation, l'ouvrage est fondé sur l'entraide, la solidarité et le partage, nécessaires à la survie du peuple innu. En écho revient la langue de Nutshimit, la langue de la terre, scandée par le tambour. Résonne ainsi l'histoire des Peuples premiers dans leur juste colère et leur lutte pour la dignité, pour le territoire et pour un vivre-ensemble. La poésie de Joséphine Bacon, simple et belle, est hommage au territoire, aux ancêtres et à la langue innu-aimun. Cette poésie-témoignage recoupe l'histoire dans ses zones les plus inédites. Une vision cosmogonique qui nous plonge dans l'intensité de la parole des aînés : l'itinéraire des porteurs de rêves et de visions, les horizons des femmes guides, le courage des hommes chasseurs, les enfants garants de la continuité du voyage et les arbres, infatigables témoins de la route.

  • Un cri s'élève en moi qui me transfigure. Le monde attend que la femme revienne au monde comme elle est née telle qu'elle est: femme naissance, femme droite, femme debout, femme puissante. Femme résurgence. Renaissance. Un appel s'élève en moi et j'ai décidé de lui dire oui. Dire oui à ma naissance. Assumer en mon esprit les mémoires qui émergent en même temps que la voix des femmes autochtones se dressent au-dessus de la noirceur ambiante. Les mémoires des blessures, les mémoires de la terre, les mémoires du peuple et de ses générations précédentes. Le choc de la dépossession. Prendre la parole chacune notre tour et soulager peu à peu le fardeau de l'oppression. Le poids de la douleur. Le poids du colonialisme. J'écris pour dire oui à mon être. Dire oui à moi femme. Forcer les portes du silence. Se nommer résilience. Pour la postérité. Pour assurer notre trace. Déraciner une fois pour toutes la Colonisation.
    - Natasha Kanapé Fontaine

  • Lucien est né vers 120 après J.-C., à Samosate, aux confins de l'Empire romain, alors à l'apogée de sa puissance. Très vite, il abandonne sa langue natale, sans doute l'araméen, pour embrasser la culture grecque. Devenu un brillant orateur, il voyage dans le Bassin méditerranéen, où son éloquence mordante lui vaut fortune et gloire. Malgré les siècles qui nous séparent de lui, son scepticisme désabusé, son refus des fanatismes, de la superstition, des faux prophètes, des cultes irrationnels, des maîtres à penser qui manipulent la jeunesse, sont d'une actualité brûlante. Le regard qu'il porte sur la société est très noir : il voit avec dégoût triompher convoitise, cruauté, servilité, vulgarité... Satiriste dans l'âme, il stigmatise l'hypocrisie sous toutes ses formes. Son humour est dévastateur, qu'il caricature coquettes, pédants, gloutons, débauchés, ou misanthropes. Le rire, cruel ou bon enfant, est toujours présent, notamment quand il revisite la mythologie traditionnelle et campe des dieux bougons, colériques, jaloux... Ses voyages fantaisistes sur la lune, au fond des Enfers ou dans le ventre d'une baleine, témoignent d'une imagination sans limite et sont d'une drôlerie irrésistible. Cette oeuvre si riche, qui joue de manière irrévérencieuse avec les modèles hérités de la Grèce classique, a inspiré les grands humanistes (Thomas More, Érasme, Rabelais, Cyrano de Bergerac, Fénelon, Fontenelle, Swift) et même certains peintres de la Renaissance. Comme Plutarque, mais à sa manière ironique, Lucien a été un des relais principaux entre l'Antiquité gréco-latine et nous. Cette traduction intégrale (à l'exception de quelques textes apocryphes, rejetés par la majorité des critiques), est la première en France depuis celle d'Émile Chambry, qui date de 1933-1934.
    Anne-Marie Ozanam est professeur de latin et de grec en première supérieure (khâgne). Elle a publié aux Belles Lettres, outre cinq recueils consacrés à Lucien, des traductions de César, Tacite et Alciphron, et aux éditions Gallimard, la traduction intégrale des Vies parallèles de Plutarque.

  • De si jolies petites plages est un récit-reportage écrit sur les premières vagues de boat-people haïtiens, qui ont atterri sur les côtes de Floride. Récits, témoignage, entretiens... On y voit l'engagement et le flair d'un écrivain respectueux de la réalité et des gens, qui documente sur le terrain pour découvrir le vrai visage de ces migrants nus, qui ont tout abandonné pour un autre destin. L'auteur Jean-Claude Charles nous dit que «De si jolies petites plages peut être lu comme un roman, parfois comme de la poésie, il y a du théâtre aussi...»
    Jean-Claude Charles a investigué sur le sujet de mars 1980 à août 1982. Sur une tonalité blues, qui fait la marque de cet écrivain, cette enquête rebelle, brutale, saccadée, épouse les aspérités d'une réalité qui dure. Grâce à l'analyse pertinente de Jean-Claude Charles, on comprend que les Haïtiens sont «les seuls boat-people du monde à se réfugier dans les bras des responsables directs de leur malheur» ! Les gardes états-uniens les prennent pour des enfants fautifs qu'il faut encadrer et punir au besoin. Les camps ne se trouvent pas tous aux États-Unis, certains Haïtiens échouent aux Bahamas, à Fox Hill, où la prison centrale de Nassau les attend. Les plus chanceux finiront dans le bush, au sud de New-Providence, un bidonville à l'image de la Saline de Port-au-Prince. La même misère, mais... ailleurs. Mais c'est encore pire pour ceux qui atterrissent à Porto Rico et découvrent le célèbre Fort-Allen: «Bienvenidos. Centro de Educación y Trabajo». De la peur à la révolte, c'est le désir d'évasion à n'importe quel prix qui domine. Les Haïtiens n'en finissent pas de fuir, peu importe la destination finale, même l'enfer... Et l'enfer est toujours au rendez-vous. Un livre combien actuel qui fait comprendre la situation des migrants d'aujourd'hui.

  • Ella Maillart (1903-1997) a été l'une des voyageuses les plus audacieuses de la première moitié du XXe siècle. Nous publions aujourd'hui une partie importante de la correspondance tenue avec sa mère à l'époque de ses pérégrinations. Écrites sur le vif, ces lettres saisissent au vol les humeurs du moment et les impressions du lieu, annoncent les projets d'itinéraires, esquissent des réflexions sur l'Orient et l'Europe. Accompagnées de nombreuses photos prises pendant ses expéditions, elles sont un témoignage irremplaçable des élans d'Ella Maillart vers l'ailleurs, de ses voyages au jour le jour, de son cheminement intérieur.

  • Une enfance sénégalaise: itinéraires et personnages de la vie quotidienne défilent au gré des jours. Des villes et des quartiers s'offrent à nos yeux étonnés. Au-delà du sentiment géographique, des êtres touchent par leur vérité. Beauté, humour, tendresse, sobriété et simplicité... Comme si l'enfance était un royaume.

  • De La Rochelle, sa ville natale - où il revint sans cesse - à Paris, de la Côte d'Azur à la Vallée du Loir, de Venise à la Belgique et à la Hollande, de l'Algérie à l'Égypte, la vie romanesque d'un écrivain et peintre - un des plus grands orientalistes - parmi les plus admirés de son temps. Entre 1820 et 1876, le siècle défile, riche en convulsions politiques, en bouleversements économiques et sociaux, en révolutions artistiques. C'est dans cette France en ébullition - il vécut deux révolutions, un coup d'État signant les débuts du Second Empire, les guerres coloniales, la guerre de 70, la Commune de Paris, enfin l'avènement de la IIIe République - qu'Eugène Fromentin mène son destin d'homme libre et d'homme de foi, aussi fiévreux et amoureux que sage, d'une exigence égale dans ses deux arts. Auteur de Dominique, encensé par George Sand, Flaubert, Sainte-Beuve et bien d'autres, modèle pionnier de l'« écrivain voyageur », découvreur d'un certain Orient, il s'en fera le chantre par sa plume et son pinceau. Écrivain, son oeuvre est entrée dans La Pléiade. Peintre, il est représenté dans le monde entier : au Louvre, à Orsay, La Rochelle, mais aussi Londres, New York, Boston, Philadelphie, Saint-Pétersbourg ou Doha. C'est une figure unique de l'histoire artistique que ces pages font renaître. D'une plume brillante, quasi fraternelle pour son sujet, Patrick Tudoret brosse ici le roman d'une vie.
    Comme Fromentin, Patrick Tudoret a longtemps vécu à La Rochelle où il garde de solides attaches. Il est l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages parus notamment aux éditions de La Table Ronde (groupe Gallimard), chez Grasset ou aux Belles Lettres, et de pièces de théâtre jouées à Paris et en province. Docteur en science politique de l'université Paris I Panthéon-Sorbonne, il a aussi étudié la philosophie et l'esthétique. Ses livres lui ont valu plusieurs prix dont le Grand Prix de la Critique, en 2009. Son dernier roman, L'homme qui fuyait le Nobel , paru fin 2015 chez Grasset, a connu un vif succès, obtenant en 2016 le Prix Claude Farrère et le Prix des Grands Espaces.


  • "Un divertissement fabuleux... Un livre irrésistiblement excentrique, à lire absolument."The Times
    "Une comédie douce-amère sur l'éducation sentimentale d'une drôlerie hors du commun." Daily Mail
    1980, États-Unis.
    Llew Jones, jeune Gallois d'une vingtaine d'années, souhaite voir les États-Unis et écrire le roman de sa vie.
    Installé depuis peu dans la demeure de sa tante dans les montagnes Catskills, il passe son temps à flâner, fumer de l'herbe et lire.
    Un beau matin, alors qu'il est plongé dans sa lecture au bord d'une rivière, un homme étrange l'aborde. Joe Bosco, vendeur de papillons aussi charismatique qu'exaspérant, lui propose de l'accompagner à travers le pays pour développer son commerce de specimens rares.
    Commence alors un voyage extraordinaire qui finit pourtant par échapper à leur contrôle, le jour où Joe disparaît. Llew se retrouve en prison et il n'a plus qu'une seule chance pour s'en sortir : convaincre tout le monde que sa version des faits est la bonne.

  • Il ne faut pas ruser avec le rose. C'est une couleur douloureuse.
    La poésie m'a appris que j'étais une lesbienne transversale, un punk métaphysique, un bluesman aveugle, un partouzeur timide et un ascète à hélices. Et que sans doute, nous nous ressemblions...
    Poète, romancier et slameur, Julien Delmaire fait peau et paroles neuves. Rose-Pirogue est un cocktail poétique détonnant, qui navigue entre érotisme, mélancolie et révolte.

  • Au XVIIe siècle, le voyage en Italie n'est pas encore pour les artistes l'institution qu'il deviendra par la suite. Il est le rêve d'un apprentissage, d'une jeunesse, parfois de toute une vie. Il est une référence, une nécessité pour qui veut se former, pour qui désire se faire un nom dans son pays. Il est une fascination pour des terres qui ont vu fleurir la civilisation romaine et s'épanouir la Renaissance. Il reste toujours une aventure, une source d'émerveillement.
    Ce livre suit les peintres pas à pas, sur des itinéraires toujours riches de surprises et d'enseignements. Il décrit leurs conditions de voyages, celle de leur hébergement. Il évoque leurs amitiés et leurs souffrances, leurs amours, aussi, quelquefois leur mort. Il s'attache à leurs activités quotidiennes, ces joies et ces peines qui font du séjour italien un paradis, plus rarement un enfer. Il dit leur métier de peintre, analyse leur pratique professionnelle, singulièrement à Rome.
    De ces voyages, de ces séjours qui quelquefois se sont prolongés une vie entière, les artistes ont laissé des traces artistiques, souvent sous la forme de vedute, ces vues de villes, ces paysages qui nous restituent l'Italie du temps. Ces oeuvres nous disent ce que les peintres ont vu, nous disent leur goût, celui du siècle, mais aussi, avec passion et poésie, leur sensibilité, leur amour de l'Italie.

  • Un trajet en hiver

    Bernard Noël

    Bernard Noël voyage beaucoup. Il voyage beaucoup en train et, durant ces voyages, il regarde, il rêve, il pense, il écoute. Et il lui arrive de prendre des notes de ce que ces sons, ces images, ces rêveries et ces pensées lui ramènent du monde extérieur comme de lui-même. C'est un tressage de ces différents niveaux de perception et de sensation que réalise ce livre qui les met ainsi en forme et les transforme en un récit intimiste où le monde entrerait, filtré, interprété et cependant restitué dans sa totale immédiateté. La phrase fluide de Bernard Noël s'y prête particulièrement, épousant toutes les nuances, tous les à-coups, l'ordinaire et le sublime, portant une réflexion comme incarnée sur le temps, sur l'espace, sur notre présence au monde.

  • Le pays de Cardamome : des boues du Bangladesh aux collines de l'Inde orientale, cette région étourdissante d'industrie et de mouvement fait face à l'immensité silencieuse du pays Or et Kaki, le Myanmar. En 2012, l'Arakan, le territoire tampon entre ces deux mondes, s'est enflammé ; des milices bouddhistes ont incendié des milliers d'habitations de musulmans pour les forcer à l'exil.
    Familier des deux camps, l'auteur voyage avec des apatrides arakanais. À leur progression dans les zones tribales se superpose le parcours intérieur de l'écrivain voyageur : en créant des correspondances avec le territoire sahélien qu'il a quitté, en interrogeant la solitude et les désirs de son enfance lorraine, Antonin Potoski livre, sur d'étranges journées d'amitié dans les jungles frontalières, un témoignage d'une grande tendresse.

  • uvre a caractère autobiographique; Les échos de la mémoire. Une enfance palestinienne a Jerusalem évoque, avec l'occupation britannique en toile de fond, de multiples souvenirs; campe d'intimes portraits de famille et nous ramène sur des lieux d'enchantement et de rébellion. Cet ouvrage, véritable lettre d'amour a Jérusalem, pose un regard singulier sur la ville. C'était avant le déracinement des Palestiniens de 1948, ou se côtoyaient harmonieusement toutes les confessions. C'était avant la tempête politique.






  • Extrait
    Préface 
    La fierté de l'Afrique La meilleure façon de découvrir l'Afrique, c'est d'y aller, nous dit Richard Dowden dès les premières pages d'Africa. Ne pas se cantonner aux quartiers privilégiés des capitales, mais parcourir les campagnes, les bidonvilles, les régions en guerre ou en proie à la sécheresse... Ce qu'il a fait pendant quarante ans, jeune instituteur pétri de bons sentiments dans l'Ouganda des années 1970, grand reporter pour The Economist, président aujourd'hui de la Société royale africaine de Londres.
    Voilà pourquoi Africa vous prend aux tripes. Ce livre met en scène une géographie vécue, pleine d'empathie et de vérité. Africa, c'est, à travers le destin de pays emblématiques - Somalie, Rwanda, Ouganda, Sénégal, Soudan, Nigeria -, la grande fresque de l'histoire mouvementée du continent. Vidé en partie de ses habitants après que les colons américains eurent génocidé leurs natives. Exploité et dominé pendant la colonisation au nom de la mission civilisatrice des puissances européennes. Instrumentalisé pendant la Guerre froide, l'apparente réussite des années post-indépendances s'accompagnant de la tutelle étroite d'un Occident qui fascine, au point que les nouveaux dirigeants en viennent à désavouer leur propre culture, pions, et même parfois marionnettes dans le grand Monopoly des rivalités de puissance. Livré à ses démons juste après, lorsque prend fin la rivalité Est-Ouest et avec elle, l'aide stratégique.
    Balafrée par les conflits où des entrepreneurs de guerre attisent les rivalités ethniques pour mieux capter et monopoliser le pouvoir, l'Afrique des années 1990 devient alors le champ privilégié de l'aide humanitaire, prodiguée par les anciens maîtres au nom d'une stratégie d'endiguement des crises. Richard Dowden décrit avec une précision chirurgicale comment l'ossature du continent affleure en Somalie, et la sidération qui le saisit face au génocide rwandais, au point d'être incapable, sur le moment, d'en relater l'atrocité.
    René Dumont prophétisait dans les années 1960 que l'Afrique noire était « mal partie ». Le grand romancier nigérian Chinua Achebe décrivait en 1966 des élites barricadées dans leurs privilèges, autoritaires, voire dictatoriales pour les préserver et se les réserver. Les « Africains du dedans » contre les « Africains du dehors », réduits à la survie. Richard Dowden nous dresse avec humour le règne des Big Men. Le Big Man plastronne, exhibant « sa force, sa graisse, ses nombreuses femmes, ses armées de courtisans », il concentre la richesse et le pouvoir et n'octroie ses largesses qu'à ceux qui lui font allégeance.
    Mais, et c'est le grand mérite d'Africa, Dowden sait aussi que cantonner l'Afrique à ses drames et à ses dérives serait aussi réducteur que mensonger. Depuis le début des années 2000, l'Afrique est revenue au centre de l'agenda international, d'une part parce que le vieux socle se révèle une éponge à pétrole et à minerais essentiels, d'autre part parce que le monde a enfin compris qu'un quart ou presque des terres émergées ne pouvait être livré, faute d'États solides, aux réseaux criminels de la mondialisation illicite. Menace pour les USA, objet de charité pour la Grande-Bretagne et de prestige international (en rapide déclin) pour la France, l'Afrique bénéficie aussi d'un nouvel engouement, dans lequel l'appétit chinois joue un rôle essentiel.La voilà aspirée par le renouveau de la prochaine première puissance mondiale, qui lui procure finances, débouchés, infrastructures et marchandises appropriées, en échange de son pétrole et de ses terres. Un simple retour au pacte colonial, qui voyait le continent assigné à l'exportation de matières premières en échange de produits manufacturés fabriqués par d'autres ? Peut-être, mais pas seulement : le mérite de Richard Dowden est de montrer à quel point cette Afrique prétendument si pauvre se révèle si riche. À la richesse humaine de ses habitants, qui font surgir le rire, la musique et l'espoir au milieu des ruines, avec ces femmes, ces grand-mères « positives au carré », dont il décrit si bien l'incroyable courage, répondent la richesse du sol et l'émergence d'une classe moyenne qui aspire à entrer de plain pied dans la modernité.
    Or, nous rappelle Dowden, « ce qui est indispensable pour la survie est à l'opposé de ce qui est nécessaire pour se développer ». Prenant des risques, rompant avec l'ordre ancien, misant sur une jeunesse éduquée, une nouvelle Afrique émerge, fière de l'élection du président Obama aux USA, prête à saisir les opportunités offertes par la mondialisation, une forte demande mondiale envers ses matières premières et ses sources d'énergie, mais aussi un pouvoir d'achat croissant. Cette Afrique nouvelle nous montre sa capacité de changement en s'appropriant en un temps record l'usage d'Internet et du téléphone portable - 600 millions d'appareils en circulation pour une population d'un milliard d'hommes !
    Ce continent fut longtemps « prometteur pour les malins et les chanceux », et exclusivement pour eux. Le reste de la population était réduit à une survie au jour le jour, faute de capital et d'épargne, avec sa rationalité propre dans ce qui nous apparaît comme de l'irrationalité, la force de la spiritualité, le respect paralysant des aînés, un tribalisme exacerbé par le malheur des temps, et une capacité à se désintéresser instantanément de la modernité si elle ne pouvait être digérée et exploitée, ce qui explique que l'Afrique soit un cimetière de projets de développement avortés et d'usines abandonnées, vestiges d'utopies anciennes livrées à la rouille et aux ferrailleurs. Mais, et Africa le prouve, l'Afrique relève aujourd'hui la tête, elle est en train de se retrouver.
    J'écris cette préface depuis une case en pisé, dans une ferme de l'Atacora, au nord du Bénin, où je dispose miraculeusement d'une connexion internet et de la climatisation, nouveaux miracles de l'Afrique. Devant moi passent de petits chevaux berbas - leurs cavaliers s'en servaient pour chasser à la lance les bêtes sauvages, ils emmènent désormais les touristes découvrir la réserve de biosphère que le gouvernement vient de créer.
    L'Afrique n'est ni notre zoo, ni le conservatoire d'un passé révolu qu'il faudrait figer pour apporter aux étrangers et aux urbains l'exotisme qu'ils recherchent. Lire Africa, c'est prendre conscience que tout y est plus que jamais possible, dans ce continent non du passé, mais de l'avenir. Et de le comprendre dans toute sa diversité et ses apparentes contradictions, mais surtout dans son incroyable capacité de transformation. De résilience. Une Afrique non seulement riche, mais désormais fière de sa richesse, de ses civilisations et de son unicité.
    Sylvie Brunel
    Atacora, Bénin
    Février 2012

  • "Le premier amour, paraît-il, n'est jamais que le prélude de la première défaite. On aime, puis on souffre. On essaie de se souvenir pour ne pas vivre, puis on essaie d'oublier - pour ne pas mourir. Mais il n'y a rien de tel qu'essayer d'oublier pour se souvenir, et rien de mieux qu'essayer de se souvenir pour réellement oublier.Ces quelques pages racontent l'histoire d'un jeune homme qui comprend, lentement, qu'après avoir aimé une première fois, après avoir une première fois souffert de n'être plus aimé, pour être heureux, il doit réussir à savourer la douleur et le bonheur en même temps, à chaque pas.Son chemin est long, plein de détours. Comment en serait-il autrement ? si l'on sait de quoi les premiers amours sont le prélude, on ignore toujours de quoi les premières défaites, à leur tour, peuvent être le commencement."

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