• La Mécanique du Coeur Édimbourg, 1874. Jack naît le jour le plus froid du monde et son coeur en reste gelé. Mi-sorcière mi-chaman, la sage-femme qui aide à l'accouchement parvient à sauver le nourrisson en remplaçant le coeur défectueux par une horloge. Cette prothèse fonctionne et Jack vivra, à condition d'éviter toute charge émotionnelle : pas de colère donc, et surtout, surtout, pas d'état amoureux. Mais le regard de braise d'une petite chanteuse de rue mettra le coeur de fortune de notre héros à rude épreuve : prêt à tout pour la retrouver, Jack se lance tel Don Quichotte dans une quête amoureuse qui le mènera des lochs écossais jusqu'aux arcades de Grenade et lui fera connaître les délices de l'amour comme sa cruauté. Conte désuéto-moderne mâtiné de western-spaghetti, La Mécanique du Coeur vibre d'une rugueuse force poétique où l'humour est toujours présent. Mathias Malzieu soumet aux grands enfants que nous sommes une réflexion très personnelle sur la passion amoureuse et le rejet de la différence, donnant naissance à un petit frère de Pinocchio qui aurait fait un tour chez les Freaks de Todd Browning.

  • Juliette est une jeune militante écologiste, fragile et idéaliste. Elle participe à une opération commando pour libérer des animaux de laboratoire. Cette action apparemment innocente va l'entraîner au coeur d'un complot sans précédent qui, au nom de la planète, prend ni plus ni moins pour cible l'espèce humaine. L'agence de renseignements privée « Providence », aux États-Unis, est chargée de l'affaire. Elle recrute deux anciens agents, Paul et Kerry, qui ont quitté les services secrets pour reprendre des études, l'un de médecine, et l'autre de psychologie. Leur enquête va les plonger dans l'univers terrifiant de l'écologie radicale et de ceux qui la manipulent. Car la défense de l'environnement n'a pas partout le visage sympathique qu'on lui connaît chez nous. La recherche d'un Paradis perdu, la nostalgie d'un temps où l'homme était en harmonie avec la nature peuvent conduire au fanatisme le plus meurtrier.

    Du Cap-Vert à la Pologne, du Colorado jusqu'aux métropoles brésiliennes, Le parfum d'Adam est un thriller planétaire haletant.
    Mais ce roman d'aventures est aussi un voyage littéraire, où l'on retrouve les portraits, les paysages et l'humour qui ont fait le succès de L'Abyssin ou de Rouge Brésil.

  • Ils jouent gros. C'est ce qui me touche. Ils jouent gros. Ils sont à la fois le joueur et la mise. Ils ont mis eux-mêmes sur le tapis. Ils ne jouent pas leur existence, mais, plus grave, l'idée qu'ils s'en sont faite.

  • Mathias, un jeune homme d'une trentaine d'années, vient de perdre sa mère. Sur le parking de l'hôpital, il rencontre un géant qui l'aide à accepter de vivre malgré cette disparition et l'invite à un voyage fantastique dans le pays des morts. Cette évasion dans l'imaginaire lui permettra de passer d'un monde enfantin peuplé de super héros rassurants au monde plus cru et cruel des adultes.
    Dans la lignée d'un Tim Burton ou d'un Lewis Carroll, Mathias Malzieu signe ici un texte unique, à la fois conte d'initiation survolté et roman intimiste bouleversant. Un texte d'une force, d'une drôlerie et d'une poésie universelles, écrit parfois comme on peut crier sa douleur, ou l'envelopper dans le coton de ses rêves.

  • A trois semaines d'élections majeures, Alexandre Caligny, député du Morbihan, ancien ministre du Budget et espoir de son camp, disparaît en mer. Accident ? Suicide ? Homicide ? A travers les enquêtes officielles et officieuses qui sont conduites pour le retrouver, sa personnalité et sa carrière apparaissent progressivement... Hommes politiques, les auteurs dévoilent les dessous de la République.

  • «J'ai quinze ans, je m'appelle Fatemeh mais je n'aime pas mon prénom. Je vais être pendue bientôt...» L'amour fusionnel d'une adolescente pour sa tante muette, l'amour passionné de celle-ci pour un homme tournent au carnage dans l'Iran des mollahs. Chahdortt Djavann fait un récit court, incisif et dénué de tout artifice. Écrite dans un cahier, par une adolescente de quinze ans en prison. La muette est une histoire qu'on n'oublie pas.

  • En devenant le chroniqueur mondain du Journal, Pierre Bonnard ne pensait pas susciter de la haine. Pourquoi fallait-il que ses premiers pas dans le «monde» soient salués par une lettre anonyme virulente adressée à son magazine ? Alors que son ambition secrète était d'aller de fêtes «people» en galas de mode, de lancements de produits en dîners avec les grandes figures du Gotha afin de devenir le roi de Paris, le journaliste se retrouve aux prises avec le pire des adversaires : un vengeur tapi dans l'ombre voulant le transformer en instrument d'une «renaissance mondaine débarrassée des parasites». Mais dans cet univers de particules et de paillettes, de jet-set contrefaite et de gloires fugaces de la télé-réalité, qui cherche à le déstabiliser ? Qui veut lui ouvrir les yeux sur ce monde dissolu et factice où l'on médit et assassine une coupe de champagne à la main, de la coke dans le nez et du botox sur le visage ? Vif, percutant, écrit d'une pointe sèche, le premier roman de Stéphane Bern dénonce avec un humour réjouissant les impostures du «joli monde» aux trompeuses apparences : celles de la célébrité, de la naissance, de l'argent, de la culture, de la branchitude, de la charité, de la simplicité, de la fidélité... Et brosse le tableau sans artifice des rois du faux semblant. Un décryptage drôle mais cruel raconté par un moraliste d'aujourd'hui.

  • « Je voudrais voir quelle force au monde peut détruire cette race, cette petite tribu de gens sans importance dont l'histoire est terminée, dont les guerres ont été perdues, dont les structures se sont écroulées, dont la littérature n'est plus lue, la musique n'est pas écoutée, et dont les prières ne sont pas exaucées. Allez-y, détruisez l'Arménie ! Voyez si vous pouvez le faire. Envoyez-les dans le désert. Laissez-les sans pain ni eau. Brûlez leurs maisons et leurs églises. Voyez alors s'ils ne riront pas de nouveau, voyez s'ils ne chanteront ni ne prieront de nouveau. Car il suffirait que deux d'entre eux se rencontrent, n'importe où dans le monde, pour qu'ils créent une nouvelle Arménie. » William Saroyan
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  • Inassouvies, nos vies « Elle s'interrogeait : qu'est-ce qui différencie ou caractérise ces cubes, ces carrés, ces rectangles, ces losanges, ces cavités, toutes ces innombrables fantaisies architecturales réunies sous le vocable habitations ? En dehors de leur forme, qu'est-ce qui en fait des demeures et non des sépultures ? Vivre, ça couvre quelle superficie ? Quel sens donne-t-on à ce verbe, au point de lui réserver des lieux ? Les bureaux et les usines seraient-ils des lieux de mort ? Et puis, parce que vivre c'est survivre à quelqu'un ou à quelque chose, à qui, à quoi renonçons-nous, humblement défaits ou dignement amputés, mais toujours inassouvis ? Betty avait pris sa décision : elle saurait quelles existences se cachaient derrière les fenêtres d'en face. L'obsession était née et installée en elle. Elle ne fit rien pour s'en distraire, au contraire, elle l'entretenait, comme un feu de bois par mauvais temps, minutieusement, patiemment. Elle allait s'imbiber de la vie des autres, ignorant qu'elle y serait bientôt engloutie. »

  • «Dans les semaines qui ont suivi la sortie de La Vie sexuelle de Catherine M., je me suis rendu compte qu'une question revenait toujours dans les réactions des lecteurs : " Comment avez-vous fait avec la jalousie ? " J'ai alors pensé que mon projet n'était pas abouti tant que je n'avais pas répondu à cette question.» Le coup de tonnerre littéraire qu'a provoqué La Vie sexuelle de Catherine M. révélait le regard singulier que l'auteur portait sur son corps et sur sa vie.

    Aujourd'hui, elle raconte son «autre vie», celle où s'effondre de manière étrange et imprévue un pan de son existence, cette crise traversée dans un mélange de rêves et de déchirements.
    Jour de souffrance est un défi d'écrivain : à la fois le prolongement d'une oeuvre puissante et son contraire implacable, maîtrisé et saisissant.

  • Ces deux là s'écrivent par mail depuis des semaines, et ce soir enfin ils vont se voir. Ceux-là se croisent dans un train, d'un mot leur vie peut changer. Il y a cette femme qui n'embrasse pas, telle autre, insaisissable, qui tient son amant à distance en se cachant derrière un numéro de portable, et cette mère célibataire qui aime sans réveiller son fils. Ou encore cet homme, qui fait défiler comme autant de souvenirs les numéros de son répertoire. Combien de fois aime-t-on dans une vie ? Dix-sept rencontres, dix-sept histoires pour dire, sur le fil de l'émotion, qu'on n'en finit jamais d'aimer.

  • «Parfois le soir, seul devant la glace, il avance ses lèvres pour dire le mot, il les rassemble comme pour une moue ou un demi-baiser, il tend la bouche vers l'avant et cale les incisives pour souffler la décisive consonne, mais là, le mot ne vient pas, il lui reste sur la langue comme un noyau de cerise, un chewing-gum qui refuserait de buller.» On n'imagine pas l'embarras de ne plus pouvoir prononcer ce simple mot : non. C'est pourtant ce qui arrive à Beaujour, employé modèle dans un institut de sondage. Grâce à un atelier d'écriture, il part à la recherche du mot perdu, quitte à remonter toute l'histoire. Avec la sensibilité qu'on lui connaît, Serge Joncour multiplie les scènes cocasses et compose un véritable roman des origines.

  • Carnet de tournage révélant l'envers du décor du film réalisé par B. Tavernier d'après le polar de James Lee Burke. Tous les aspects de la réalisation sont évoqués, de l'écriture du scénario et ses modifications par T. Lee Jones, à la post-production et ses déboires, en passant par les repérages en Louisiane, les répétitions, les difficultés rencontrées (météo, confrontations, etc).

  • «Mon père, je m'en souviens, n'était pas présent le jour de ses obsèques. Quand je dis qu'il était absent, je ne parle pas de mon père en général, tout le monde est absent le jour de sa cérémonie funèbre, bien sûr. Je parle du corps de mon père en particulier. Son corps, le corps de mon père n'était pas présent dans l'église ce jour-là. Tel Houdini le grand magicien se libérant d'un coffre et de ses chaînes au fond de l'océan, mon père avait réussi malgré lui cet exploit faramineux de ne pas être là une dernière fois, dans cette église de La Clusaz. Ni lui, ni son cercueil, ni rien».

  • « J'ai dit plusieurs fois que j'écrivais en anglais comme dans une langue d'emprunt, je dois nuancer ce propos. J'ai écrit plus que je ne le pensais dans ma langue maternelle et à la maison avec ma soeur, par exemple, je n'ai jamais parlé qu'anglais. J'y apportais mon tempérament d'outre-Atlantique, car sans être étranger nulle part, partout je suis double. » J.G.

  • 249, faubourg Saint-Antoine est le livre d'une maison et d'une famille au temps où ce faubourg avait une âme, celle des gens du bois, des descendants de Boulle, de Riesener, de Jacob. Ces pages arrachées à un passé déjà bien estompé - le récit débute en 1914 - ne sont pas des mémoires. Le «je» est certes un peu moi mais aussi un autre, plutôt des autres. Et si Jean-Baptiste Benoist, la plus «fine lame» des sculpteurs sur bois, collectionneur fantasque, chef de famille et mari exemplaire, ressemble à Jean-Baptiste Diwo, mon père, il reste un personnage largement imaginaire, comme les autres acteurs de cette comédie parisienne. Car à travers eux, j'ai souhaité retrouver l'atmosphère si particulière de mon enfance, les copeaux, le bruit de la varlope et l'odeur de la colle d'un quartier aujourd'hui disparu.

  • Yachine raconte comment il a grandi à Sidi Moumen, une cité en lisière de Casablanca, parmi ses dix frères, une mère qui se bat contre la misère, et un père ancien ouvrier, toujours accroché à son chapelet. Cette ville est un enfer terrestre avec ses décharges publiques, le haschich et la colle sniffée. Alors quand on leur dit que le paradis est à la porte d'en face, qu'ont-ils à perdre ?

  • Dans la lignée de « 249, faubourg Saint-Antoine », une évocation de la jeunesse de ce journaliste et romancier à travers des récits, avec Paul Eluard, Marlène Dietrich, Jean Gabin, Dali, Chagall, Pierre Mendès France, Marcel Aymé, etc.

  • Plus de soixante ans après, la collaboration française se résume dans la mémoire collective à quelques grands noms, figures emblématiques de la servilité et de la trahison. Ceux-là porteraient sur leurs épaules toute l'ignominie de l'époque. Or, il est d'autres parcours moins célèbres qui éclairent d'une lumière singulière ces années noires. Qui connaît le nom de Jean Deleau, rouage insignifiant de la grande machine nazie ? En juin 1940, il a vingt ans. Le plus bel âge de la vie ? Pas à l'époque, et pas à ... Lire la suite Neuville-sur-Loire. Deleau est un jeune homme sans histoires, happé par l'Histoire. Quatre ans plus tard, devenu le chef redouté de la " Gestapo française " de Neuville, il échappe de peu à la justice de la Libération. Recherché par toutes les polices, caché pendant vingt ans par sa mère, le traître est arrêté en... 1965. Il sera le dernier des collaborateurs condamné à mort avant d'être gracié, et libéré en 1985. Au-delà du cas dramatique et pitoyable de Jean Deleau, ce roman librement inspiré de farts réels incite à s'interroger. Choisit-on de devenir un traître ? Est-on le jouet d'événements qu'on ne maîtrise pas ? Peut-on être coupable sans être responsable ?

  • Le guide a déclaré : « Ne laissez pas se détruire la structure solide du régime. Si vous remarquez que quelqu'un insiste pour semer le chaos et provoquer des conflits, sachez qu'il est soit un traître soit extrêmement ignorant. » Pour parler comme le guide, car j'ai été élevée dans les jupes des mollahs, je vous dirai, chers dirigeants occidentaux : si, autour de vous, quelqu'un insiste pour que vous dialoguiez avec ce régime afin d'encourager les réformateurs, sachez qu'il est soit un traître soit extrêmement ignorant. Le problème est la structure même du régime et son idéologie.

  • Un tapis de bain n'est pas un tapis de prière... Mais quand, à l'aube de ses quinze ans, Antoine tombe sur une jeune musulmane, femme de chambre, agenouillée en prière dans une salle de bain du Carlton londonien, cette rencontre fortuite se grave dans sa mémoire. Vingt ans plus tard, Antoine Risser est devenu médecin à Paris. Cela aurait pu être ailleurs. Tout chez Antoine aurait pu être ailleurs, déplacé, modifié, adapté : pas de convictions définitives, pas de choix passionnels, pas d'attachements éternels. Seuls ses enfants lui donnent l'illusion, tendre et éblouie, d'appartenir à quelqu'un. Trente ans plus tard, le terrorisme frappera Londres. La rencontre du Carlton, la prière sur le tapis de bain auront pris tout leur sens.
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  • Flirter avec la mort pour distraire de riches parieurs. Telle est la situation d'un homme que la détresse condamne à jouer à la roulette russe. Mais le sort le protège et son destin bascule. Pour résister à la folie qui le gagne, il lui faut remonter le cours de sa vie et se risquer à aimer l'inaccessible Loula. Cela ne suffit pas : il lui reste à s'assurer que les miracles existent. Dans ce roman qui prend la forme d'un cri, Alain Monnier continue l'exploration des marges. Une immersion troublante dans le monde ordinaire.

  • Fais-moi oublier Quatre amis, deux couples, dînent sur une terrasse. Ce soir d'été, Louise, la compagne de Léa, se prépare à partir en reportage dans un pays en guerre. On parle de l'éclipse qui passera bientôt sur la France. Personne n'imagine alors que ce sera la dernière soirée avec Louise. Personne n'imagine alors qu'il faudra affronter le deuil et ses lames de fond, la violence de l'actualité et le revirement des passions. Un roman d'amour, celui d'une femme tiraillée entre l'homme de sa vie et le charme troublant d'une amie qui vient de perdre sa compagne, celui d'une femme confrontée au plus grand des tabous... Que devient le désir quand un drame survient ?

  • Qui est givrée ? Est-ce Marie l'effrontée que le sexe ennuie ? Est-ce l'histoire de cette accumulation de réfrigérateurs ? Ou notre époque de communication qui, à force de mensonges, a terrassé le sens commun ? Mais qui est givrée ? Est-ce Marie l'effrontée que le sexe ennuie ? Est-ce l'histoire de cette accumulation de réfrigérateurs ? Ou notre époque de communication qui, à force de mensonges, a terrassé le sens commun ? Quel rapport y a-t-il entre les centres d'appel et la paternité ? Entre l'amour et l'électroménager, et particulièrement le frigo ?
    Vous apprendrez beaucoup de choses sur ce dernier, mais sans doute pas tout. Certains sujets, tel le phénomène bien connu des hommes qui n'y trouvent jamais rien, et l'explication controversée qui prétend qu'ils sont, depuis la nuit des temps, des chasseurs au regard exercé à se porter au loin pour apercevoir le gibier et non sur l'étagère du frigo pour dénicher la cuisse de poulet derrière le pot de confiture, ne sont pas abordés.
    N'est pas non plus abordé le cas de Clara Adélaïde Girardon, la belle tourangelle, qui demanda en janvier 1922 un brevet pour un appareil dénommé Grigorific et ne le fabriqua jamais. Tout ne sera donc pas dit à son sujet dans ce roman drôle et tendre... mais c'est pourtant grâce à lui que Marie découvrira combien les « presque rien » nous changent plus sûrement que les grandes idées.

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