Sciences humaines & sociales

  • Que raconte White, première expérience de " non-fiction " pour Bret Easton Ellis ? Tout et rien. " Tout dire sur rien et ne rien dire surtout " pourrait être la formule impossible, à la Warhol, susceptible de condenser ce livre, d'en exprimer les contradictions, d'en camoufler les intentions. White est aussi ironique que Moins que zéro, aussi glaçant qu'American Psycho, aussi menaçant que Glamorama, aussi labyrinthique que Lunar Park, aussi implacable que Suite(s) impériale(s). Loin des clichés toujours mieux partagés, plus masqué que jamais, Bret Easton Ellis poursuit son analyse décapante des États-Unis d'Amérique, d'une façon, comme il le dit lui-même, " ludique et provocatrice, réelle et fausse, facile à lire et difficile à déchiffrer, et, chose tout à fait importante, à ne pas prendre trop au sérieux ". Que raconte White en ayant l'air à la fois de toucher à tout et de ne rien dire ? Peut-être que le fil à suivre est celui du curieux destin d'American Psycho, roman d'horreur en 1991 métamorphosé en comédie musicale à Broadway vingt-cinq ans plus tard. Ellis a dit autrefois : " Patrick Bateman, c'est moi. " Il ne le dit plus. Et si Patrick Bateman était devenu président ? P.G.

  • Mark Twain, le rappeur Jay Z, Marion Zimmer Bradley, George Romero, Robert Taylor, Alexandre Astier, John Fitzgerald Kennedy, Jack Kirby, Lawrence d'Arabie, John Boorman, les Kinks, les Who, Jackie Kennedy, Steven Spielberg, John Steinbeck, Terry Gilliam, Winston Churchill, Éric Rohmer, Alan Stivell, le rappeur Fianso, tous ont en commun d'avoir été influencés par la légende du roi Arthur.Inventée au Moyen Âge, celle-ci a longtemps été l'apanage des nobles et des souverains qui s'en servaient comme modèle ou comme justification de leurs conquêtes. En grande partie ignorée aux XVIIe et XVIIIe siècles, elle fait un retour fracassant sur le devant de la scène en Angleterre au début de la révolution industrielle. Mais c'est surtout grâce à la culture populaire américaine que se diffuse le mythe de la Table ronde : cinéma, romans illustrés, musiques rock et folk, bande dessinée (notamment les super-héros), et plus récemment jeux de rôles et jeux vidéo.Ces médias donnent un sens nouveau à la geste arthurienne. On a vu ainsi apparaître des Arthur anticolonialistes, des Lancelot en lutte contre le communisme, des Merlin écologistes, des Morgane féministes.La légende de Camelot, ici décryptée de façon savante et passionnée, semble en passe de devenir l'un des premiers mythes mondialisés, traversant les continents et les cultures pour mieux questionner les peurs et les espoirs des sociétés contemporaines.

    William Blanc est médiéviste et spécialiste en médiévalisme, c'est-à-dire qu'il s'intéresse principalement aux représentations et utilisations contemporaines des figures médiévales. Il est l'auteur de cinq livres chez Libertalia, et coauteur du Dictionnaire de la fantasy (Vendémiaire).

  • L'histoire s'écrit de plus en plus au prisme de la subjectivité de l'auteur, comme si, pour l'écrire, il fallait révéler l'intériorité de ceux qui la font, mais aussi celle de ceux qui l'écrivent. Ni histoire au sens conventionnel du terme, ni autobiographie, c'est un nouveau genre hybride qui a pris forme en remportant un succès considérable.

    La séparation entre histoire et roman est brouillée par une nouvelle interaction : les enquêtes historiques sont écrites comme des romans, avec des intrigues haletantes dont le héros est souvent l'auteur lui-même, et les romans sont de plus en plus inspirés par l'histoire. Il suffit de penser à des auteurs comme Laurent Binet, Emmanuel Carrère, Javier Cercas, Daniel Mendelsohn, W.G. Sebald, etc.

    /> Cet essor du moi soulève des questions fondamentales sur le rapport entre vérité historique et vérité romanesque ou sur le statut épistémologique de l'écriture à la première personne. Il soulève aussi d'autres questions plus profondes concernant le monde dans lequel nous vivons. L'histoire est affectée par une nouvelle forme de vie axée sur l'individualisme. Ce texte, qui n'est ni un portrait à charge ni un pamphlet, interroge les tenants et les aboutissants de cette mutation dans l'histoire.

  • Le temps d'une traversée, une approche sensible et juste de Dorothy Parker, poétesse, artiste bientôt maudite et reine du New York des écrivains
    En août 1937, Dorothy Parker embarque sur le Normandie et regarde s'éloigner New York. Elle est en pleine ascension depuis le succès de ses poésies quelques années auparavant. Elle fréquente Zelda Fitzgerald, des auteurs de théâtre, des "it boys and girls', l'expression a été inventée pour elle à cette époque, et tout ce qui compte dans le milieu artistique et littéraire... Son humour caustique, son regard aiguisé sur la société du XXe siècle et ses chroniques mordantes plaisent terriblement. " Dottie " a une réputation sulfureuse. Une fille qui aime s'amuser autant que se laisser happer par la tragédie. Elle n'a pas encore amorcée la descente qui la mènera jusqu'à la déchéance. Ces deux années sont des années de lumière, des années de création, celles qui forgeront le mythe.

  • Que peuvent bien avoir en commun Lucky Luke, Bridget Jones, Tyrion Lannister et Mary Poppins, avec Emmanuel Kant, Jean-Jacques Rousseau, Jean-Paul Sartre, et Friedrich Nietzsche ?A priori... rien. Et pourtant, tous ces héros à la personnalité attachante et au charisme inimitable agissent - consciemment ou non - avec philosophie lorsqu'ils affrontent l'adversité, défendent leurs valeurs avec dignité et font leurs choix avec témérité.
    (Re)découvrez la pensée des plus grands philosophes à travers une quarantaine de personnages qui ont bercé votre enfance, vous ont tenus éveillés des nuits entières, ont séché vos larmes, et vous font rêver d'un monde meilleur...

  • Comme le montre la lecture de l'Hommage de Lacan à Marguerite Duras, la transmission de la clinique de l'analyste fait partie de la dynamique de la sublimation de celui-ci.

    L'hommage fait par Lacan à Marguerite Duras pour Le  Ravissement de Lol V. Stein garde son actualité 50 ans après. Il noue la problématique de la sublimation (destin d'une pulsion sans refoulement) à celle d'une fiction clinique faisant cas ; en l'occurrence, une folie féminine qui s'inscrit dans la suite de celles de Marguerite Anzieu (cas Aimée) et des soeurs Papin.

  • Nasser ? À peine prononce-t-on le nom de cet homme d'État, qui régna sur l'Égypte entre 1956 et 1970, que l'on recueille ce type de commentaire : un horrible dictateur, un despote, le farouche ennemi de l'Occident ! En réalité, il y a plusieurs Nasser : le militaire de 1948, à Faluja, en Palestine, où il combat en héros ; le patriote de 1952, qui met un terme à soixante-dix ans d'occupation britannique ; le nationaliste qui, en prenant le contrôle du canal de Suez, le 26 juillet 1956, fait un bras d'honneur à l'Occident. Et puis, il y a celui des nationalisations à outrance, l'inventeur des moukhabarat, la Stasi égyptienne, celui qui plonge le pays dans un indicible marasme économique, et l'homme de la guerre des Six Jours, une humiliation sans nom... En historien et romancier, j'ai voulu raconter les multiples visages du raïs qui portait la voix des arabes dans le monde entier. Sa lumière et son ombre. L'aigle égyptien et le rêve calciné. « Moi, aujourd'hui, au nom du peuple, je prends la Compagnie. Ce soir, notre canal égyptien sera dirigé par des Égyptiens ! » Gamal Abdel Nasser, 26 juillet 1956

  • J'égarai ma subjectivité, mais je trouvais un monde " écrivait Goethe, le père du " roman de formation ". Un monde dans lequel s'ancrent des personnages de fiction destinés à vivre les expériences d'un quotidien ordinaire. Le roman de formation se veut en opposition avec la littérature d'évasion ; on ne recherche pas l'accomplissement de rêves mais celui de l'Homme. À l'image de Julien Sorel dans
    Le Rouge et le Noir, le héros mûrit et évolue dans la société de son temps, devenue le théâtre d'une nouvelle conception de l'existence... Franco Moretti accompagne son lecteur dans une analyse de ce genre littéraire qui a révolutionné la pratique du roman : c'est en effet, à la fois, un support de compréhension sociologique, politique et psychologique.

    Richement documentée, cette étude majeure nous entraîne au coeur du processus de création qui vit naître, entre autres chefs-d'oeuvre,
    Le Rouge et le Noir de Stendhal,
    Illusions perdues de Balzac,
    L'Éducation sentimentale de Flaubert,
    David Copperfield de Dickens,
    Un héros de notre temps de Lermontov...

    Traduit de l'italien par Camille Bloomfield et Pierre Musitelli

  • La parole oubliée

    Karima Lazali

    Cet ouvrage explore les différentes modalités d'un nouage, entre corps, parole et inconscient, dans la cure analytique mais aussi dans le champ social.

    Une même question insiste tout au long de l'ouvrage : comment et surtout à quelles conditions opère une cure analytique ? En d'autres termes, qu'est-ce que parler pour la psychanalyse (et en psychanalyse) et par quels tours et détours dans le trajet du parlant se produit la transmission du savoir inconscient vers le réel du corps ? Et, partant de là, comment penser le potentiel politique de la parole et ses effets au un par un et dans le lieu social ? Pour y répondre, l'auteur visite l'envers de ce décor, à savoir les lieux de panne de la parole qui ouvrent à différentes formes de ravages, meurtres et autres destructions à l'échelle du psychisme singulier et du collectif.

  • Les orphelins de saint Vincent de Paul, les pupilles de l'Assistance publique et les enfants de la DDASS incarnent le dénuement des petites victimes face à la dureté des hommes. Les figures du Petit Poucet et de Cosette, délaissés tout jeunes par leurs parents, peuplent notre imaginaire. Aujourd'hui, l'abandon d'enfants n'existe quasiment plus en France ; pourtant, au début du XIXe siècle, ce sont 30 000 nouveau-nés qui étaient recueillis chaque année par les hospices. Dans les villages où ils étaient placés, le quotidien des 'bâtards' était bien souvent marqué par le froid, la faim, la maladie et la honte. Renouant avec l'optimisme de la Révolution française, la Troisième République a eu la volonté de mettre un terme à cette situation ; mais l'égalité des chances est restée un mirage. Cette ambition manquée engage l'historien à ressusciter un univers de filles-mères, de meneurs, de nourrices, de gratte-papier, qui tous vivaient de la circulation des enfants sans famille, cette industrie à la fois humanitaire et cruelle. En faisant entendre les voix qui vibrent dans les archives, Ni père ni mère tente de comprendre l'expérience du vivre-sans-parents, où se mêlent sentiment d'humiliation, solitude et liberté.

  • Rédigée en latin entre 1135 et 1138, l'Histoire des Rois de Bretagne relate l'histoire des premiers souverains de l'île de Bretagne (l'actuelle Angleterre) depuis Brutus, arrière-petit-fils d'Enée, jusqu'à Cadvalladr, en passant par l'illustre roi Arthur. Texte charnière entre le roman antique, tourné vers l'histoire romaine, et le roman breton, qui utilise la matière du folklore celtique, texte fondateur du cycle arthurien, l'Histoire connut un vif succès au Moyen Age et son influence littéraire fut considérable. De Chrétien de Troyes à Shakespeare, nombreux sont les auteurs qui reprendront avec fortune les célèbres légendes de Lear, Merlin, Arthur, ici mises en scène pour la première fois par Geoffroy de Monmouth. A la fois chronique historique et fiction légendaire, l'Histoire est une oeuvre fascinante, une vaste épopée bretonne porteuse de mythes fondateurs.

  • Au terme d'une minutieuse enquête, menée en Russie, en Ukraine et en Israël, Myriam Anissimov nous offre le compte rendu détaillé du parcours de l'auteur de Vie et Destin. Vassili Grossman (1905-1964) a acquis progressivement la conscience de la tragédie

  • Artamène ou le Grand Cyrus est le roman le plus long de la littérature française, et sans doute l'un des plus ambitieux : l'édition originale, parue entre 1649 et 1653, compte treize mille pages et met en scène plus de quatre cents personnages au sein d'une trentaine d'histoires distinctes. Récit « à tiroirs » et « à clés », il connut à l'époque un succès immense ; sa démesure et ses invraisemblances, cependant, lui valurent bientôt une réputation d'illisibilité, et il sombra dans l'oubli. Le présent volume invite à redécouvrir, par extraits, cette somme romanesque : l'intrigue principale, tout à la fois héroïque et galante, qui relate les aventures du conquérant perse Cyrus à la recherche de sa bien-aimée Mandane, mais aussi deux histoires secondaires. Dans l' « Histoire des amants infortunés », les protagonistes se disputent le titre d'amant le plus malheureux sur le modèle des « cours d'amour » de l'Astrée ou des « questions d'amour » médiévales ; quant à l' « Histoire de Sapho », version revue et corrigée de la vie de la poétesse grecque, elle témoigne de l'acuité de la réflexion menée par Mlle de Scudéry sur la condition de la femme écrivain. Cette édition est coordonnée avec le site Internet « Artamène » (http://www.artamene.org), qui offre l'intégralité du texte du roman.

  • Ou du malheur d'être blond aux yeux verts quand on est juif pratiquant habitant le Marais. Une farce iconoclaste.

  • Il est beau, brillant et brave.
    Sa vie est un roman d'aventures, une traversée du xixème siècle. mais c'est aussi l'histoire exemplaire d'un homme qui construit sa carrière sur le mépris des hommes -et qui gagne. " ce général avait les états de service d'un chacal ", écrit victor hugo. il peut trahir, tricher, tuer, tout est légitime dès lors que l'ambition coïncide avec le service de l'etat. c'est ainsi qu'achille de saint-arnaud sert la monarchie de juillet, la république, l'empire.
    Il mène en algérie une guerre de pillage et d'extermination. elle lui vaut son bâton de maréchal. il assied louis napoléon sur son trône en massacrant les parisiens. l'empereur le couvre d'honneurs. il meurt en crimée, victorieux, en héros et en saint. pour sainte-beuve, il est "l'exemple idéal à offrir à la jeunesse française " : l'honneur de saint-arnaud se confond alors avec celui de son pays. l'honneur - ou le déshonneur ?.

  • L'ennemi intime raconte la plongée des hommes de vingt ans dans la spirale infernale de la guerre d'Algérie. Construit avec des dizaines d'histoires vécues, ce récit exact et bouleversant interroge les frontières du bien et du mal : l'ennemi, c'est la bête qui sommeille en nous. Ce document exceptionnel a nourri le scénario écrit par Patrick Rotman pour le film éponyme de Forent-Emilio Siri (2007).

  • Trois mois payés

    Marcel Astruc

    Soyons francs, à la lettre « A », comme Astruc, c'est surtout « A », comme Alexandre, né en 1923, qu'on connaît et qu'on retient, le caméra-styliste incisif, inspirateur de la Nouvelle Vague, coupable d'avoir livré Maurice Ronet aux mains de l'Inquisition (Le Puits et le Pendule, d'après Edgar Poe, 1964), glorieux d'avoir levé haut Le Rideau cramoisi de Barbey d'Aurevilly (1953) ou éclairé la figure de Sartre (1976). On connaît moins son frère Alain (1924-2001), homme de théâtre, ses soeurs Marianne et Sabine, et pas du tout le père du quatuor, Marcel (1886-1979), journaliste et romancier. D'où l'intérêt de cette réédition signée Le Dilettante. C'est Jean José Marchand qui a déniché cette perle grise titrée Trois mois payés, publiée aux éditions du Tambourin en 1930 (c'est lui aussi qui, avec Barbara Pascarel, en signe la postface). Alors que la mère de toutes les crises, celle de 29, ravage la France, Marcel Astruc y taille lentement une petite tranche dans la vie fade et fiévreuse d'un garçon de bureau mis au chômage avec trois mois de salaire en poche. Petit pactole qui leste encore une vie désormais nette d'attache. Sans être mis à la rue, notre gagne-petit y passe pourtant ses heures et ses jours. Quêtant la bonne aventure avec des minois de passage, flairant la grosse affaire avec des malins sans lendemain, s'embarquant dans des plans maritaux qui prennent l'eau en un rien, notre « homme sans qualités », bien plus qu'en quête d'un boulot, est en veine de réalité. Sentant le réel le fuir, le monde lui échapper, il se frotte aux métiers qui tachent, terrassier, plombier, s'offre aux spectacles qui cognent, accidents, ou hasard qui grise, la Bourse. En vain : il ne se sent plus guère quelqu'un dans un monde qui le tolère de plus en plus vaguement. Tel quel, le portrait sans fard et sans fond d'un abonné absent. Stylo-caméra, déjà.

  • Comprendre la théorie du narcissisme et du stade du miroir grâce à des dialogues et des situations romanesques mettant en scène des personnages ayant participé à l'histoire du mouvement psychanalytique. Ce livre est un essai de psychanalyse écrit comme un roman. Il raconte comment la théorie du narcissisme va trouver son sens dans la passion de l'image. André Breton, Sigmund Freud, Carl Jung, Sandor Ferenczi, Salvador Dalí et Jacques Lacan sont les acteurs principaux des échanges qui ont eu lieu entre 1909 et 1939 et qui sont restitués sur la base de faits tantôt connus, tantôt inventés. L'histoire de la théorie psychanalytique s'écrit à travers des dialogues et des situations romanesques.

  • Leonard Cohen est l'un des plus grands auteurs-compositeurs-interprètes de l'époque contemporaine. Son oeuvre présente un remarquable concentré de ce qui fait l'âme du monde juif - le désir d'échapper à un destin chargé de souffrances et de rémissions, la capacité de se réinventer par-delà l'origine, l'exil et la perte -, tout en étant bien « de son temps », c'est-à-dire profondément ancrée dans la culture nord-américaine. Elle est surtout ponctuée de nombreuses révolutions qui surgissent dans et par le langage, qu'il soit poétique, romanesque, musical ou spirituel.

    Pour saisir les effets et les traces découlant de ces révolutions, sont réunis dans cet ouvrage les textes de chercheurs, d'artistes, d'écrivains et de traducteurs dont le parcours, les intérêts et les réalisations présentent des affinités d'ordre littéraire, musical ou sentimental avec Leonard Cohen. Laissant transparaître leur sensibilité, leur attachement, voire leur amour pour Cohen, les auteurs dévoilent les multiples facettes de ce grand artiste qui inspire, fascine et subjugue. Leurs réflexions, à la fois intimistes et fouillées, jettent un nouvel éclairage sur cette oeuvre qui ne cesse d'éblouir par sa force créatrice et par son pouvoir de refléter les « paradoxes de la modernité ».

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Que vous soyez lecteur de romans sentimentaux désireux de vous lancer dans l'écriture ou auteur voulant s'essayer à un genre différent, ce guide propose de vous accompagner pas à pas dans l'écriture d'un roman sentimental.

    Communément appelé "littérature à l'eau de rose" la littérature sentimentale est désormais un genre à part entière qui séduit toutes les générations. Comme dans toute écriture, il y a des fondamentaux à connaître : bien choisir ses personnages, définir une intrigue, proposer des décors et des lieux d'action, choisir et développer son idée de base, proposer un "déclencheur" qui donnera au lecteur l'envie de continuer.

    Écrire un roman sentimental met également en lumière les attentes des éditeurs et donne des conseils pour éditer son roman. L'amour a de beaux jours devant lui, lectrices et lecteurs sont en attente de nouvelles aventures, alors laissez votre imagination galoper et lancez-vous dans l'écriture de votre premier roman sentimental !

  • Article extrait du numéro 302, Rétro, les classes sociales.

    Des décisions économiques et politiques attaquent tous les jours l'héritage de la Révolution tranquille. Mais pour que ce plan fonctionne, il faut d'abord que la classe moyenne n'y voie rien. Comment y arrive-t-on ?

  • «There's class warfare, all right, but it's my class, the rich class, that's making war. And we're winning.»

    «Bien sûr qu'il y a une lutte des classes, mais ç'est ma classe, la classe des riches, qui la mène. Et nous la gagnons. »

    Warren Buffet

    Dans ce dossier extrait de la revue Liberté 302, nous nous demandons si le dessin d'une société découpée entre prolétaires et bourgeois peut en effet paraître aujourd'hui obsolète, il est peut-être prématuré, si ce n'est trompeur, d'affirmer que les tensions et la violence qui caractérisaient les rapports de classes au dix-neuvième siècle ne sont plus que des reliques du passé. Quant à la classe moyenne, la seule que l'on ose encore considérer comme une classe et nommer ainsi, elle semble désormais contenir en son sein pratiquement tout et son contraire. C'est sans doute pourquoi on ne se prive pas d'annoncer, à plus ou moins long terme, son éventuelle disparition.

    Avec des textes de Alain Deneault (auteur, entre autres, de Gouvernance, Noir Canada et Off Shore), Éric Pineault (sociologue, professeur à l'UQAM et chroniqueur à l'émission Médium Large), Julia Posca (doctorante en sociologie à l'UQAM) qui discuteront sur le statut de la classe moyenne de Gabriel Nadeau-Dubois et de Jean Pichette, ainsi qu'une entrevue avec Louis Roy, Le syndicalisme désemparé

  • «There's class warfare, all right, but it's my class, the rich class, that's making war. And we're winning.»

    «Bien sûr qu'il y a une lutte des classes, mais ç'est ma classe, la classe des riches, qui la mène. Et nous la gagnons. »

    Warren Buffet

    Article de Gabriel Nadeau-Dubois, sur la guerre sourde que mène l'élite.

    Extrait du dossier Rétro, les classes sociales?

    Si le dessin d'une société découpée entre prolétaires et bourgeois peut en effet paraître aujourd'hui obsolète, il est peut-être prématuré, si ce n'est trompeur, d'affirmer que les tensions et la violence qui caractérisaient les rapports de classes au dix-neuvième siècle ne sont plus que des reliques du passé. Quant à la classe moyenne, la seule que l'on ose encore considérer comme une classe et nommer ainsi, elle semble désormais contenir en son sein pratiquement tout et son contraire. C'est sans doute pourquoi on ne se prive pas d'annoncer, à plus ou moins long terme, son éventuelle disparition.

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