Le Dilettante

  • Ils sont quatre comme l'étaient les Trois Mousquetaires.
    Il y a d'abord Camille, anorexique qui dessine comme pas deux et travaille la nuit comme femme de ménage; Franck, cuisinier génial abonné à Mon-Beauffait-de-la-moto; Paulette, sa mémé, qui commence à oublier des choses mais essaie de le cacher; Philibert, l'aristocrate bégayant égaré quelque part entre saint Louis et Napoléon. Quatre bras cassés, plutôt malmenés par la vie. Ensemble, ils vont inventer une invraisemblable et merveilleuse aventure, qui prouve qu'avec un coeur gros comme Ça, on peut tout faire, et même être heureux.

  • Lextraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea, cest une aventure rocambolesque et hilarante aux quatre coins de lEurope et dans la Libye postkadhafiste, une histoire damour plus pétillante que le Coca-Cola, mais aussi le reflet dune terrible réalité : le combat que mènent chaque jour les clandestins, ultimes aventuriers de notre siècle.

  • Je l'aimais

    Anna Gavalda

    Parce que sa belle-fille est malheureuse, Pierre Dippel, soixante-cinq ans, décide de l'emmener à la campagne. Parce qu'elle ne se nourrit plus, il décide de faire la cuisine. Parce qu'elle n'arrête pas de pleurer, il va chercher du bon vin à la cave. Et malgré tout ça, malgré le bordeaux et le boeuf carottes, elle continue de gémir, il décide d'aller se coucher. Et puis finalement, non. Il revient. Il s'assoit à côté d'elle et se met à parler. Pour la première fois, il parle. De lui. De sa vie. Ou plutôt de ce qu'il n'a pas vécu. Cette histoire est donc la confession d'un homme dans une cuisine. ça n'a l'air de rien et pourtant, comme toujours avec Gavalda, tout est dit. Tout est là.  Nos doutes, notre ironie et notre tendresse, le tapage de nos souvenirs et « la vie comme elle va »...

  • Simon, Garance et Lola, trois frère et soeurs devenus grands, s'enfuient d'un mariage de famille qui s'annonce particulièrement éprouvant pour aller rejoindre Vincent, le petit dernier, devenu guide saisonnier d'un château perdu au fin fond de la campagne tourangelle.
    Oubliant pour quelques heures marmaille, conjoint, divorce, soucis et mondanités, ils vont s'offrir une dernière vraie belle journée d'enfance volée à leur vie d'adultes.

  • La consolante

    Anna Gavalda

    Charles Balanda, 47 ans, architecte à Paris, apprend incidemment la mort d'une femme qu'il a connue quand il était enfant et adolescent. Dès l'annonce de cette nouvelle, il abandonne plans et projets, perd le sommeil et l'appétit, sans comprendre pourquoi. Commence alors un long travail de deuil.

  • La peur

    Gabriel Chevallier

    L'histoire d'un jeune homme qui ne veut pas mourir, soldat, lors d'une Guerre que l'on dît Grande. C'est tout autant l'histoire d'une jeunesse meurtrie et sacrifiée que celle de la dignité humaine, et a contrario le roman de la bêtise ou de la soumission, un roman extraordinaire, absolument modern, paru en 1930.

  • Le best-seller d'Olivier Adam, dont a été tiré un très beau film avec Kad Merad et Mélanie Laurent, enfin en édition pédagogique !

    Deux ans déjà que son frère Loïc est parti, peu après que Claire a obtenu son bac. À son retour de vacances, son frère avait disparu, sans raison, sans un mot d'explication. Bâti autour d'un secret, ce très beau livre d'aujourd'hui transcrit magnifiquement l'émotion et la douleur de jeunes gens fragiles.

  • Comment survivre dans le monde cruel du capitalisme triomphant quand on est, comme Antoine, un jeune homme lucide et moral ? Martin Page traite une qualité reconnue, lintelligence, comme un défaut. Selon LEcclésiaste, « qui accroît sa science, accroît sa douleur ». Son héros, Antoine, jeune étudiant surdoué, est persuadé que son esprit insatiable est à lorigine de son mal de vivre ; sil est intelligent, il narrive pas à vivre avec intelligence. Après quelques tentatives thérapeutiques radicales, il entre­prend de se guérir de cette maladie dintelligence. Avec application, il cherchera la méthode pour soffrir une vie enfin un peu douce. Un premier roman drôlement intelligent.

  • Qui veut voyager loin passe un concours du ministère des Affaires étrangères. Hélas le quai d'Orsay n'est pas toujours un quai d'embarquement et le narrateur se retrouve sur le front russe, un bureau situé à Paris dans lequel l'administration relègue ses éléments problématiques. Entre amour, photocopies et papier peint, notre "héros" va tout mettre en oeuvre pour quitter ce placard.

  • La zonzon

    Alain Guyard

    Lazare Vilain, philosophe de formation et dialecticien de vocation, se voit proposer d'enseigner son noble art devant un public de taulards. La chose se passe au mieux : troublé et séduit, le public répond présent. Mais peu à peu, Vilain se familiarise, copine et devient partie prenante d'un milieu qu'il importe de ne fréquenter qu'armé de méfiance.

  • Vu

    Serge Joncour

    Un thème peu couru, une voix joviale, une veine burlesque, une verve comique, un univers original, un humour faussement naïf, un style ample et truculent, un ton détaché ont fait de ce premier roman une réussite acclamée. Normal pour la langue si souple d'un esprit malicieux. L'histoire : un avion genre Boeing-Boeing s'écrase à la campagne, en plein trou, près d'une famille très rurale et pleine de ressources comiques. Le passage au journal télévisé de 20 heures, qui en a tourneboulé plus d'un et même plus d'une, annonce bien d'autres catastrophes à venir. Imaginez la rencontre des Branquignol avec les Deschiens en un lieu improbable... Serait-ce là une sotie sur le village global qui nous attend ?

  • U.v.

    Serge Joncour

    Une villa, sur une île, au plus fort de l'été et un inconnu qui fait comme chez lui. Suspense d'atmosphère dans une tribu bourgeoise dorée pour cet ABC de la vie au soleil ou comment ne pas s'exposer à l'ultra-violence de certains ultraviolets ? Question d'éclairage.

  • Antipodia est un paradis et un enfer. Cette île, sorte de cratère austral battu par les vents, est habitée par deux hommes : son gouverneur, qui meure d'ennui, et Jodic, le mécanicien de la station, qui cavale à travers les bois, heureux. Son secret ? Le reva-reva, une plante mystérieuse qui fait entrer les rêves dans la réalité. Mais l'hiver et la glace arrivent, accompagnés d'un naufragé, poussé par les vagues jusqu'à la grève désolée. Une étonnante robinsonnade de notre époque, entre Jules Verne et Stephen King.

  • Le personnage de La Cendre aux yeux ne pense qu'aux femmes. Un beau jour il rencontre une petite fille, Isabelle. Il se met à l'aimer. Elle a seize ans, elle est douce, elle est seule. Pour la conquérir, toutes les ruses lui sont bonnes, toutes les ficelles que lui a enseignées sa longue carrière de séducteur. On ne peut lire ce livre sans éprouver un malaise. Tant de cruauté inconsciente blesse le lecteur, l'atteint profondément.

  • Le train de la croissance est en panne ? Qu'à cela ne tienne, c'est en autocar que les jeunes Alexandre et Otto véhiculent leurs clients, un groupe de retraités indisciplinés, dans un voyage culturel à travers la France. Ultime tentative pour sauver leur agence de la faillite, l'entreprise est capitale, porteuse des plus grands espoirs mais aussi de l'éventualité du péril.

  • Les funambules vous le diront : la vie ne tient qu'à un fil. Parfois, elle dépend d'une simple lettre qui vient bouleverser votre existence, balayer vos certitudes. De quoi semer le trouble, perdre l'équilibre... Et puis, il y a les rencontres, inattendues, improbables. Pour le narrateur, ce sera Jean-Claude Van Damme, un soir, au bar du célèbre hôtel Lutetia. Le karatéka belge qui fait du cinéma parviendra-t-il, grâce à l'une de ses fameuses démonstrations « philosophiques », à  remettre notre héros d'aplomb ? L'aidera-t-il à trouver enfin sa place au bout de cette nuit ?

  • Marion a réalisé son rêve : elle a ouvert sa librairie, bien à elle, au coeur du Chamonix de ses vacances de petite fille.
    Elle croit à la promesse d'une vie heureuse, avec son guide de mari. Au fil du temps, pourtant, le ciel s'assombrit au-dessus des neige éternelles.
    Et encore... elle ne sait pas ce que le passé lui réserve.

  • L'enfant roi

    Jean Forton

    Ils sont trois, que soudent le dégoût, l'attachement et la routine. Daniel ; sa Maman, qui le berce jusqu'au vomissement ; à l'écart, le père tente gauchement d'arracher son fils au papier de soie poisseux des caresses maternelles. Prisonnier d'un château de sable mouvant, Daniel tente de s'éjecter en peignant.

  • Le 18

    Ludovic Roubaudi

    "- Sapeurs, je voulais vous annoncer personnellement mon prochain départ de la troisième compagnie.
    [...] Je dois vous prévenir que la caserne du Vieux-Colombier a été choisie comme site pilote dans l'opération de féminisation de l'armée française. C'est pourquoi mon remplaçant à la tête de la compagnie sera une remplaçante. La capitaine Nathalie Métrono. Je ne doute pas que vous lui ferez le meilleur accueil et que vous lui donnerez autant de satisfaction que vous m'en avez procuré. Le ciel nous serait tombé sur la tête que nous n'aurions pas été plus estomaqués.
    Une femme ! Une capitaine allait devenir notre chef ! "

  • Quelque chose d'acéré et de morbide mine et lacère le monde de Forton, un mal que l'on retrouve dans ce roman inédit. Éclatant roman qui trace le portrait d'une jeune homme, Lajus, d'une famille petite-bourgeoise, et d'une ville, d'une humanité qui se découvre dans la langue puissante et majestueuse du romancier bordelais. Roman d'apprentissage provincial et jeu de massacre sans concession où le désir de révolte s'écrase contre le quotidien, la pesanteur d'être comme moucheron sur la vitre.  Alors, Tu as bien fait de partir, Arthur Rimbaud (René Char), dont acte.

  • La rue profonde

    Paul Gadenne

    La rue profonde, à peine une histoire, un fait divers intérieur, un désillusionnement sec. Perché sur la dunette d'une chambre d'hôtel exiguë, « je » est seul ; il s'exténue à l'usinage artisanal de vers jamais assez fourbis, durs et vrais.

  • Écrit en 1942, Hôtel de la solitude nous entraîne dans le sillage de Jérôme Bourdaine, scintillant chevau-léger de l'après-guerre, qui élit comme ermitage pour sa rêverie un singulier hôtel de La Turbie, sur la Côte d'Azur. Un ballet d'ombres lasses et de coeurs fringants qui s'évanouira au matin, romance sans lendemain. Chambre vous est donc retenue à l'Hôtel de la solitude, calme assuré et vue sur les songes. Ce bijou littéraire est cocasse et désinvolte, onirique et classique, superbe.

  • C'est l'histoire d'une femme qui ne dit rien. Et d'un homme qui tente de la comprendre. D'elle il sait très peu, elle sait tout de lui. Quand enfin elle va se livrer, il le regrettera, mais il sera trop tard. C'est elle qui mène le jeu.
    Après l'histoire d'un transfert amoureux en montagne pour son premier roman, voici celle d'un trio amoureux entre Paris et la Bretagne.

  • Cela sonne comme un arrêt : la dernière photo. Comme il y a le dernier verre, le dernier jeton ou l'ultime message. Graff invente la forme neuve de la roulette russe : l'objectif à l'oeil, comme le canon tout contre la tempe. On presse : y a-t-il une vie, passé le couperet de l'ultime clic ? Jeu, set et match ? Neigel, le héros, se cogne à tous les angles d'un deuil amer, celui de M. Un jour à Rome, Méphisto, entendez un sieur Giancarlo Romani (un homme que l'humain intéresse, ex-prêtre) lui offre un voyage et un appareil photographique. Règle du jeu : clore la bobine en prenant « la dernière photo ». Il n'est pas seul à jouer : d'autres sont là, comme lui, avec leur dernière case à cocher : un Japonais, maître-pêcheur de carpe, un ex-mannequin et Eros (de Bilbao). Alors, que prendre dans les rets du viseur ? Une photo qui tout résumera, apocalypse intime, une photo pour rien, une photo de rien, un souvenir à loger au coin d'un miroir, un fragment d'idéal. Geste dérisoire, simple pression, mais choix décisif. Chacun choisira de prendre ou de ne pas prendre LA photo. Neigel, lui, en fera un rendez-vous fantomatique, une hallucination douce, en reviendra plus léger.Tout cela semble bien innocent. Vraiment ?

empty