Editions de l'Aube

  • Jamaïque, petit village de pêcheurs. Une famille : la mère, Dolores, qui vend des pacotilles aux touristes américains. La fille aînée, Margot, qui ne recule devant rien pour avoir le droit à une autre vie. Et Thandi, encore adolescente, à la fois brillante étudiante et jeune fille en plein désarroi. Trois femmes "empêchées", à la fois d'être ce qu'elles veulent, mais aussi de faire preuve de tendresse ou de sincérité, au risque de paraître faibles. Or ce qu'elles ont de commun, c'est leur force. Avec ce premier roman, Nicole Dennis-Benn évoque tout à la fois la dynamique explosive des relations familiales et amoureuses, la sexualité, l'homophobie, la prostitution, le racisme, mais aussi la vie de la classe ouvrière jamaïcaine et l'aspect destructeur du tourisme. Un grand roman social.

    Nicole Dennis-Benn est née et a grandi à Kingston, en Jamaïque. Elle vit aujourd'hui à New York et enseigne à Princeton.
    Rends-moi fière est son premier roman, déjà disponible aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Brésil et en Corée.

  • Magdalena est artisane. Elle vit de ses mains, ses mains qui tissent à longueur de journée. Mais aussi ses mains qui frappent et caressent, protègent et prennent soin. Alors quand un accident l'immobilise, c'est comme le temps qui s'arrête. Le roman nous raconte sa reconstruction, par la voix non seulement de Magdalena mais aussi celles de ses proches. Tous ces personnages sont issus de la classe sociale des travailleurs, qui n'ont pas d'autre choix que de travailler, quand bien même le corps est abîmé. L'histoire s'ancre alors dans une réalité sociale brésilienne (et universelle). Il n'est jamais envisagé de prendre le temps de la convalescence, la vie doit continuer. Avec ce premier roman, Juliana Leite rappelle combien le travail manuel est une manière de se présenter au monde.

    Juliana Leite, née à Petrópolis en 1983, est diplômée de littérature et vit à Rio de Janeiro. Entre les mains, son premier roman, a rencontré un beau succès et lui a permis d'être l'une des auteurs du comité brésilien du Printemps Littéraire 2019 à l'initiative de la Northwestern University de Chicago et de l'Université Columbia de New York. Elle a également été invitée à intervenir par la Chaire de Lecture de l'UNESCO au Brésil sur le thème « Lecture, développement et intégration sociale ».

  • Cela commence en mai 1939, dans la campagne de Cluny. La guerre gronde, de plus en plus proche. Dans la famille Etcheberry, je demande Marie, la jeune veuve qui se débat de toutes ses forces pour faire vivre sa ferme. Je demande Claire, sa fille, qui s'est entichée de Gabin, ce garçon que tous semblent avoir oublié. Je demande Emma, sa soeur, institutrice communiste. Je demande Jeanne, sa mère, qui veille sur la maisonnée. Je demande Louise, sa belle-soeur, au désir insatiable de maternité. Bientôt, les hommes quand ils ne sont pas déjà morts vont être appelés au front. Et ce sont les femmes, ces femmes, qui vont devoir prendre soin des leurs, tenir le cap, assurer la survie des entreprises. Avec cette passionnante fresque, Aurore Py nous plonge dans la France rurale de cette période.

    Aurore Py est nee en 1980 en Moselle et vit au bord du lac Leman. Elle partage son temps entre vie de famille et ecriture. Elle a publié, chez le même éditeur, Lavage à froid uniquement et L'art de vieillir sans déranger les jeunes.

  • « Il veut ce qu'il y a de plus simple, que leurs regards se croisent et que se renouvelle ce qui a toujours été. »
    Sur une petite île italienne, chaque été Giulia vient passer ses vacances. Et chaque été, elle y retrouve Salvatore. Au fil des années, l'amourette enfantine se mue en passion flamboyante. Le roman est alors sensuel, poétique. Mais il y a bientôt une ombre à ce tableau idyllique, et pas des moindres. Des naufragés échouent sur l'île. Des « migrants » qui portent en eux toute la détresse du monde, fracassant la bulle qui contient la merveilleuse petite île. Alors les gens se divisent, la politique entre en scène, les vrais visages se révèlent. Et Giulia et Salvatore grandissent, découvrant que le temps a la fâcheuse tendance de compliquer ce qui semblait pourtant évidence...

    Enzo Gianmaria Napolillo est né en 1977. Il vit entre Côme et Milan, et se consacre à l'écriture. Il est publié par les éditions Feltrinelli.

    « Enfin, un vrai nouvel écrivain italien ! » Il Sole 24 Ore

    « Un auteur qui prouve qu'il sait regarder l'âme humaine. » La Repubblica

    « Une prose de véritable écrivain. » La Provincia

  • Ce roman est le récit de la vie d'une femme d'Afrique Centrale, Niwalie. Son père, chasseur de léopard, se retrouve engagé par la Première dame comme garde du corps. Bonne élève, presque toujours seule avec sa mère, Niwalie grandit en nous racontant le monde qui l'entoure avec poésie et humour. La narratrice nous relate l'existence de ses proches, et dépeint l'Afrique qui l'entoure. L'Afrique qu'elle connaît et à laquelle elle appartient, celle de la souffrance, celle de la rue, qui n'est pas dupe des claques dans le dos que s'échangent les puissants, du règne sans partage de quelques-uns au détriment de tous les autres. Défaite des mères car en Centafrique, la fête des mères est la plus grande des fêtes. Et c'est aussi le récit d'une sanglante fête des mères que nous fait Niwalie...

    Adrienne Yabouza exerçait comme coiffeuse à Bangui avant de fuir la République centrafricaine en 2013. Elle vit aujourd'hui en France, à Guingamp, où elle bénéficie de l'asile politique.Yves Pinguilly est né à Brest en 1944. Fin connaisseur du continent africain qu'il fréquente depuis quarante ans, il est l'auteur de nombreux romans ou récits ayant pour cadre l'Afrique.

  • Le Paon, c'est Pavline, un ancien serf qui a racheté au prix fort sa liberté. Devenu majordome au service de la propriétaire d'un immeuble divisé en appartements, dans le Moscou de la fin du XIXe, il fait régner un ordre impeccable. Sa vie est bouleversée quand il adopte puis élève une jeune aristocrate ruinée. Il finira par l'épouser pour qu'elle ne reste pas sans statut. Et surtout, il continuera à la servir et à la vénérer quand peu à peu elle reviendra vers sa classe d'origine, mais comme maîtresse d'un bel officier, un jour condamné à quitter Moscou pour la lointaine Sibérie... Le Paon se donnera corps et âme à cette aventure troublante, il s'exposera à des souffrances indicibles, se fera passer pour mort, mais demeurera inflexible dans son combat contre le mensonge et l'injustice.

    Nikolaï Semionovitch Leskov est né en 1831, honni par le camp progressiste, rejeté par les conservateurs. Il est mort en 1885. Tolstoï dira alors : "Le temps de Leskov n'est pas encore venu. Leskov est un écrivain de l'avenir."

  • « L'histoire nigériane est l'histoire africaine, une histoire que nous écrivons nous-mêmes sans être pleinement conscients de ce que nous essayons de dire. »
    C'est parce qu'il pense ainsi que Diekoye Oyeyinka, dans ce premier roman, a choisi de nous raconter la naissance du Nigeria libre. Il le fait en donnant la parole au jeune Seun, qui, de retour au pays après des années de vie en Occident, va devoir renouer avec son histoire et celle du Nigeria, les deux étant inextricablement liées.
    Parfois, nous quittons Seun pour suivre d'autres destins - ceux d'Emeka, de Dolapo, ­d'Aisha -, et ensemble, c'est au Nigeria, ce géant africain, qu'ils donnent vie sous nos yeux. Le pays le plus ­peuplé d'Afrique, l'une des plus grandes puissances économiques du continent, gangrené par la corrup­tion, est à lui seul un personnage saisissant.
    Le lecteur n'a pas d'autre option que d'être happé par ce récit puissant, poétique, violent et foisonnant. Ne passez pas votre chemin : ce livre vous habitera longtemps.

    Diekoye Oyeyinka, né en 1986, a vécu sur trois continents. Il a passé ses quinze premières années au Nigeria et les dix suivantes entre l'Europe et les États-Unis. Diplômé de grandes écoles, il a travaillé auprès des Nations unies. Il vit aujourd'hui à Lagos où il écrit.

  • « Allez-y, dites Bismillah et suivez-moi. Mais d'abord, ­mettons-nous juste d'accord sur le fait que parler du mariage, des prétendants ou du recul de l'âge du mariage est très délicat en Égypte. »

    « J'ai beaucoup ri. C'est réellement le vécu d'une jeune fille dans sa quête d'un mari. J'ai eu l'impression de voir défiler les images de la scène du premier prétendant sous mes yeux ! » Agnès Debiage, librairie Oum El Dounia (Le Caire, Égypte).
    « On croyait rencontrer Bridget Jones, on se retrouve face à Gisèle Halimi. » Christophe Ayad, Le Monde
    « Épatant, à mourir de rire ! » Marie Colmant, I-Télé
    « Un roman savoureux. » Robert Solé, Le Monde
    « Une véritable peinture sociale dénonçant l'archaïsme d'une société. » Gazelle

    Ghada Abdel Aal est née en 1978 à El-Mahalla El-Kubra (Égypte) où elle travaille comme pharmacienne. Cherche mari désespérément est son premier roman - déjà traduit en plusieurs ­langues.

  • L'amour c'est pas plus facile que le reste de la vie. C'est vérifiable à 20 ans ou plus, sous les tropiques comme du côté de l'un des cercles polaires. Pas parce que c'est chaud ici et froid là-bas. C'est à cause des bâtons dans les roues, sous toutes les latitudes. Trop gros ou trop maigre ça peut être une cause de bâton dans les roues, comme trop intelligent, trop blanc, trop noir, trop zyeux bridés ou cheveux roux, blonds, crépus ; si en plus on compte les bâtons courbés ou à genoux dans l'ombre d'une religion, l'amour c'est vraiment le parcours du combattant.
    Pour deux gouttes d'eau, de sang ou de lait, l'amour c'est pas facile. Alors si tu compliques en aimant le sang quand tu es lait ou le vice et versa de ça, c'est comme demander au sel d'être sucré, ni plus ni moins.

    Adrienne Yabouza a dû fuir la République centrafricaine lors des conflits de 2013. Elle vit aujourd'hui en France où elle bénéficie de l'asile politique. Auteure de plusieurs romans, elle débute avec La patience du baobab une collaboration avec les éditions de l'Aube.

  • Rien n'était déjà très reluisant dans la République des Murmures, mais cette fois c'est du pire tout pire, du sauve qui peut, parce que vraiment rien ne va plus : les rebelles sont là ! Le président M'Mollot M'Mollot doit faire sa valise avant d'être exfiltré vers ses comptes en banque. Il y a ceux qui ont l'habitude de tourner leur veste et qui bien sûr ont tout prévu, et les autres, ceux qui restent sur le carreau, pris en étau entre des mouvements contraires.
    Avec ce roman à l'écriture inspirée et fantaisiste, Adrienne Yabouza nous plonge dans une Afrique corrompue, victime de l'islamisme, où les femmes et les plus faibles sont déconsidérés, victimes. Le portrait est cinglant, contrasté avec brio par la légèreté de la plume.

    Adrienne Yabouza a dû fuir la République centrafricaine lors des conflits de 2013. Elle vit aujourd'hui en France, à Guingamp, où elle bénéficie de l'asile politique. Auteure de plusieurs romans, elle a déjà publié, chez le même éditeur, La patience du baobab.

  • Mohamed, un vieil Algérien qui vit à Paris depuis des décennies, décide de retourner en Algérie. Il ne veut pas y aller seul et convainc Rachid, arrivé en France en même temps que lui, de l'accompagner. Tous deux découvrent un pays qui a profondément changé et qu'ils ne reconnaissent plus. Emplis de nostalgie, souvent d'amertume, ils se heurtent de plein fouet à cette Histoire qui continué sans eux, et à leurs propres histoires enfouies dans leurs souvenirs : la guerre d'Indépendance, l'âge d'or des années 70, le lent déclin des années 80, la décennie noire... Chacun va de son côté, poursuit ses chimères, s'abîme dans le passé. Et traversant leurs vies comme une ombre, cette femme qu'ils ont tous aimée, autrefois, et qui continue de les hanter.

    Karim Amellal est né en 1978 à Paris. Franco-algérien, il a notamment publié Cités à comparaître (Stock), Discriminez-moi ! Enquête sur nos inégalités (Flammarion) et Bleu Blanc Noir (l'Aube).
    Il enseigne à Sciences Po et a créé une plateforme numérique pour les universités (SAM Network) ainsi qu'un média participatif sur l'Algérie (chouf-chouf.com).

  • L'histoire de Vera commence bien avant sa naissance, lorsque son grand-père participe à l'instauration du bolchévisme, puis traverse la Deuxième Guerre mondiale juste après la venue au monde de son fils, Suleïman. Cette saga familiale sur fond d'histoire de la Russie raconte le destin de Vera, née sous le signe du rejet maternel et de la mésalliance parentale, qui tente de trouver sa place aux États-Unis et en Russie. En quête de l'homme avec lequel elle fondera un foyer, elle ne rencontre que grossièreté et mépris. Les échecs de Vera sont-ils les siens, ceux des hommes qu'elle croise, ou ceux de la Russie ? La beauté a-t-elle sa place parmi l'obscénité et la violence ? Y-a-t-il en Russie une place pour une femme qui se prénomme « la Foi » ? Une écriture au scalpel, acérée et puissante.

    Alexandre Sneguiriev est né à Moscou en 1980. Diplômé en sciences politiques, il travaille aujourd'hui comme architecte et consacre tous ses moments libres à l'écriture. Auteur de nombreuses nouvelles, il est
    lauréat de plusieurs prix et considéré comme l'un des écrivains russes contemporains les plus prometteurs. Il a déjà publié, chez le même éditeur, Je ris parce que je t'aime.

  • Jacques Lambert, notaire à Rouen, est mort. Trois mois auparavant, il a rédigé un testament afin de détruire sa famille : il lègue à sa fille Claire la direction de l'étude que réclamait son fils aîné, Jean-Baptiste.Pour surmonter sa déception, JB peut compter sur sa mère Philomène, épouse trophée qui découvre la joie d'être enfin veuve. Mais il doit se méfier de Michel, l'associé de Jacques, qui rêve de devenir le patron. Quant à Gilles, le troisième enfant, généalogiste, il plonge dans le passé de ce bourgeois manipulateur. Les secrets remontent à la surface et entraînent l'effondrement du clan des Saint-Soens, la plus grande fortune de la région.Avec un humour corrosif, Pierre Sérisier dresse le portrait d'une famille bourgeoise qui lutte pour son statut... et pour le statu quo.

    Pierre Sérisier est journaliste et écrivain. Auteur du blog "Le Monde des Séries", il enseigne à l'École supérieure de journalisme (ESJ) de Lille et est co-fondateur du Paris Podcast festival.

  • Bien décidée à ne pas vivre comme ses parents qui ont vu leur vie leur échapper, Macha fuit sa province morne et sans espoir plutôt qu'elle ne la quitte. Singulière, talentueuse, passionnée, opiniâtre, elle devient bientôt une réalisatrice très en vue sur la scène européenne. La vie de Macha défile, entre Berlin et Saint-Pétersbourg - l'omniprésence de la ville, qui a inspiré nombre d'auteurs russes avant Levental, confère un charme et une dimension particulière au roman. Très vite on comprend qu'aucun d'entre eux ne pourra véritablement aider Macha, que l'amour n'est pas le propos, la recherche du bonheur encore moins, et que la vie de Macha est une course en avant sur un chemin solitaire à la recherche de sa vérité artistique, dont le prix à payer est inévitable.

    Vadim Levental est né à Saint-Pétersbourg en 1981. Après des études de lettres, il devient éditeur chez Limbus Press et en même temps secrétaire du prix National Bestseller. Macha Regina est son premier roman, sélectionné pour le prix Booker russe et finaliste du prix Bolchaïa Kniga. Il a déjà été traduit en anglais.

  • Hizya

    Maïssa Bey

    Hizya est une jeune femme comme les autres, tellement comme les autres ! Ce qui se confirme - si besoin en était - à l'écoute des confidences entendues dans le salon de coiffure où elle a finalement trouvé du travail, malgré son diplôme d'interprète de la fac d'Alger. Toujours chez ses parents, sous l'oeil attentif de ses frères, elle rêve à une vie de liberté et à un grand amour... comme au cinéma !C'est cette réalité qu'Hizya nous révèle, la sienne, celle du quotidien de la société algérienne, celle de la désespérance d'une jeunesse qui suffoque dans un pays immobile. Elle nous raconte l'être femme aujourd'hui et là-bas, alors que sa vie d'adulte se construit.À travers de somptueuses fulgurances poétiques, Maïssa Bey se jette tout entière dans la bataille : puissent toutes les Hizya - d'Algérie et du monde - s'appuyer sur elle, sa force, sa liberté !«

  • 1945. La guerre se termine, l'Italie fasciste est en pleine débâcle. À San Catello, le fief des Belonore, il ne reste que peu d'habitants. Parmi eux, la belle Vittoria et son jeune garçon, la dévouée Addolorata, Lucio, l'ingénieur paraplégique et le patriarche, celui par qui tout a commencé, Volturno. C'est une lutte pour leur survie et celle du village qu'ils vont devoir mener, une lutte qui les oppo­sera à leur ennemi juré, le condottiere Tancredi Crevalcore, bien décidé à venger la mort de son fils...1964. Addolorata mène la visite guidée annuelle du village abandonné de San Catello où elle raconte la légende des Belonore et la construction du barrage. Cette année-là, de drôles de randonneurs font la balade...Brillamment mené, ce roman nous plonge dans l'Italie du lendemain de la guerre, qui panse ses plaies et invente son lendemain.Philippe Carrese, né à Marseille en 1956, est un écrivain d'origine italienne. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont Virtuoso Ostinato et Retour à San Catello chez le même éditeur.

  • À travers une fine brume, la lumière oscille sur la lagune de Venise. Un homme fait les cent pas devant le débarcadère du vaporetto. Une femme en descend. Un rendez-vous pour deux, mais ce sont quatre destins qui s'entrecroisent...
    En plusieurs temps et plusieurs lieux, la trame d'une histoire plurielle se tisse dans ce roman chatoyant. Certains personnages se connaissent, s'aiment parfois. Quelques-uns se manquent de peu. D'autres ne se croiseront jamais. Chacun nous touche dans sa vérité.
    Toutes les disparitions ne se valent pas. Cependant, toutes se répondent dans les harmoniques d'un vaste concerto silencieux recouvrant le temps humain comme un édredon de plumes.
    Un voyage initiatique de France en Argentine où, d'amour en amitié, entre quête et nostalgie, le lecteur apprendra que les sentiments, comme les ondes, peuvent résonner entre le fini et l'infini.

    Gérald Tenenbaum est mathématicien et écrivain. Il a déjà publié plusieurs romans dont, chez Héloïse d'Ormesson, Souffles couplés, L'Affinité des traces et L'Ordre des jours (L'Aube, 2017).

  • « Nous étions aussi las de l'enfer que du paradis, de la foi, de la patrie, du supplice que du pardon. »
    Guerre Iran-Irak, chiites contre sunnites. Dès les ­premières pages, ce cadre vole en éclats. C'est de la guerre en général qu'il s'agit. Celle du souffle suspendu dans les tranchées et des membres arrachés sur le champ de bataille.
    L'écrivain a quitté l'Iran depuis longtemps. Il n'est pas certain de comprendre ce qui pousse ces jeunes à ­marcher sur des mines pour ouvrir une route, à mourir sans même la consolation d'accomplir un acte héroïque. Face au carnage, il ne sait plus si être écrivain se justifie. Alors il prête sa plume aux protagonistes, recueille leurs paroles, comme Antoine Galland a compilé les récits des Mille et une nuits. Il leur offre l'écriture comme ultime refuge, scintillante comme une apparition divine ou une bombe au phosphore.

    Ali Erfan, né à Ispahan (Iran) en 1946, écrit son premier roman à 15 ans, un texte très politique qui le mènera en prison. Cinéaste et écrivain, il est réfugié en France depuis 1981. Il a publié plusieurs ouvrages chez le même éditeur, dont Les ­damnées du paradis et Ma femme est une sainte.

  • Dans un institut qui se dresse au centre de São Paulo, des drôles de thérapeutes reçoivent des patients endormis auxquels ils suggèrent des rêves à l'aide de miniatures très diverses, allant du tigre... à un ovaire?! Las?! la machine s'enraye lorsqu'un des onirocrites se retrouve en charge de deux membres d'une même famille, ce qui est rigoureusement interdit. Commence alors un stupéfiant récit à trois voix?: celle de la mère qui se bat pour garder le goût de l'existence, celle de son fils adolescent bien décidé à tracer son chemin et celle de l'onirocrite, complètement obsédé par leur destin.
    Une ambiance digne d'un Kafka à la sauce brésilienne?: détonnant et savoureux !

    «?Andréa del Fuego apporte un souffle d'air frais à la littérature contemporaine. ?» Folha de Pernambuco
    «?Une prose parmi les plus excitantes des auteurs de langue portugaise d'aujourd'hui.?» Express

    Andréa del Fuego est née à São Paulo (Brésil) en 1975. Auteure de romans et de contes déjà traduits en plusieurs langues, elle est lauréate du prestigieux prix José Saramago (attribué à l'unanimité !).

    Andréa del Fuego est née à São Paulo (Brésil) en 1975. Elle a déjà publié plusieurs contes et livres pour enfants. D'origine indienne, elle se sert admirablement des croyances et coutumes indiennes dans ses écrits. Ses textes ont été traduits en plusieurs langues. Lauréate du prestigieux prix José Saramago (à l'unanimité !), Andréa del Fuego est considérée comme l'une des écrivains brésiliens contemporains les plus talentueux.

  • « Ça part de traviole d'emblée et si je devais me présenter, je ne saurais trop par quel bout prendre ma vie. Aujourd'hui, elle se résume à être mère au foyer. J'ai 37 ans, trois enfants, un bel appartement au centre de Lausanne et bien que ça manque d'originalité, oui, je suis désespérée. Avant cela, j'étais médecin urgentiste. Avant cela encore, je faisais le deuil de ma mère morte trop tôt et de mon père entré dans les ordres. Ah, et j'ai un frère, pas bien stable lui non plus. Un mari, par contre, qui l'est pour nous tous. Mais tout ça, c'est sans compter le cadavre qui vient de s'inviter sur la poussette des twins... » Tout est dit ou presque : ce roman intelligent et drôlissime vous propose de suivre les (més)aventures d'une jeune trentenaire qui se retrouve nez à nez avec un macchabée en sortant la poussette de ses jumeaux du placard de l'entrée. Parce qu'elle s'ennuie à pleurer, elle décide de se mêler de l'enquête policière et ça donne un roman extrêmement bien écrit, enlevé et malicieux.Aurore Py, née en 1980 en Moselle, vit au bord du lac Léman. Elle partage son temps entre vie de famille et écriture.

  • On peut être une jeune femme universitaire, donc apte à « l'indépendance » et être prise dans les rets d'une tradition intangible : l'obligation de trouver un mari ! Ronde des prétendants, donc, présentés par des entremetteuses, aussi convaincus que décalés. Car, aujourd'hui, la jeune femme égyptienne rêve d'un mari « docile et sans reproche », à l'instar des qualités exigées par celui-ci pour sa jeune épousée ! Ghada Abdel Aal, prise entre panique et fou rire, a raconté cette quête du Graal sur un blog... devenu très vite un must de la Toile, puis un livre traduit dans de nombreuses langues. Un récit à la fois drôle et tragique qui renvoie une image tendre et inquiétante de la société égyptienne d'aujourd'hui. A lire sans modération.

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