Christian Bourgois

  • "Jiselle, trentenaire et toujours célibataire, croit vivre un véritable conte de fées lorsque Mark Dorn, un superbe pilote veuf et père de trois enfants, la demande en mariage. Sa proposition paraît tellement idyllique qu'elle accepte aussitôt, quittant les tracasseries de sa vie d'hôtesse de l'air pour celle, a priori plus apaisante, de femme au foyer. C'est compter sans les absences répétées de Mark, les perpétuelles récriminations des enfants et la mystérieuse épidémie qui frappe les États-Unis, lui donnant des allures de pays en état de guerre. Tandis que les événements s'accélèrent autour d'elle, l'existence de Jiselle prend un tour dramatique, l'obligeant à puiser dans ses ressources pour affronter cette situation inédite... « Ce qui est rare chez Laura Kasischke, c'est ce curieux mélange de maîtrise et d'émotion, d'étrangeté et de simplicité, d'atrocité et de poésie. » (Olivia de Lamberterie, Elle)"

  • LAURA KASISCHKE ESPRIT DHIVER Réveillée tard le matin de Noël, Holly se voit assaillie par un sentiment dangoisse inexplicable. Rien nest plus comme avant. Le blizzard sest levé, les invités se décommandent pour le déjeuner traditionnel. Holly se retrouve seule avec sa fille Tatiana, habituellement affectueuse, mais dont le comportement se révèle de plus en plus étrange et inquiétant « Et si c'était elle, le grand écrivain contemporain ? Laura Kasischke, s'impose, livre après livre, comme la plus douée des romancières de sa génération. » François Busnel, Lire « Douce et inquiétante, experte en malaise phosphorescent et ouaté, de livre en livre, elle a su bâtir un univers sans pareil, suspendu dans la rêverie aveuglante qui précède toujours le drame, ce moment de flottement où la clairvoyance se débat pour se faire entendre. » Marine Landrot, Télérama Traduit de langlais (États-Unis) par Aurélie Tronchet Illustration de couverture :
    John Register, The Light in the Mirror , huile sur toile (détail) Courtesy of Modernism Gallery, San Francisco ISBN : 978-2-267-02522-4

  • À onze ans, Gael Foess a hâte d'être adulte. Elle prend soin de son petit frère sujet à des crises d'épilepsie nombreuses, apprend à conduire en cachette et envie la liberté de ses parents. Carriéristes, ils inculquent à leurs enfants l'idée que la réussite est essentielle. Lorsque le krach boursier de 2008 ruine sa famille quelques années plus tard, Gael comprend à quel point les idéaux et les ambitions peuvent être compromis. Décidée à subvenir aux besoins des siens, la jeune femme quitte son Irlande natale pour Londres et New York, où elle fréquente les galeries d'art. Car son frère a des visions lors de ses crises, qu'il peint sous forme de toiles abstraites - celles-ci pourraient bien être la clef du succès tant désiré. Jusqu'où Gael ira-t-elle pour prouver au monde combien il est facile de retourner le système contre lui ?
    Avec Sélection naturelle, Caoilinn Hughes nous livre un roman d'ambition contemporain vif, furieux et électrisant, dans lequel elle décrit des personnages à la dérive et un monde où tous les coups semblent être permis pour s'en sortir.

  • En 1961 est mort Roland, l'éléphant de mer du zoo de Berlin. Au moment d'ouvrir son estomac, on découvrit à l'intérieur de l'animal une pléiade d'objets insolites : un fume-cigarette rose, quatre bâtonnets d'esquimaux, une broche, une épingle à cheveux...
    Le Musée des redditions sans condition est à l'image de ce trésor. Constitué d'une mosaïque de récits, d'anecdotes, de souvenirs, il raconte une histoire simple, faite de déplacements et de nostalgie : une mère, dans Zagreb assiégée, pense à sa fille exilée à Berlin. Celle-ci imagine à son tour la fuite de sa mère un demi-siècle plus tôt, de la Bulgarie vers la Yougoslavie. Comment rendre compte de l'exil et de ce qu'il représente pour ceux qui l'ont vécu, ceux dont la vie tient dans une valise pleine de souvenirs disparates, vieilles photos, journaux intimes, objets rescapés de l'enfance ?
    Tour à tour drôle, malicieux ou mélancolique, Le Musée des redditions sans condition retrace de façon lumineuse la vie de personnages partagés entre deux cultures.

  • La publication des Enfants de Húrin, qui est sans doute la dernière parution d'un inédit de Tolkien, constitue un événement aussi important que celle du Seigneur des Anneaux en 1954, et elle a été accueillie comme telle par des centaines de milliers de lecteurs américains et européens en avril dernier - six mois après, le livre figure toujours dans les meilleures ventes. Seuls les vrais « fans » de Tolkien ont lu des textes tels que Le Silmarillion ou L'Histoire de la Terre du Milieu ; Les Enfants de Húrin s'adressent en revanche aux millions de lecteurs du Seigneur des Anneaux, qui retrouveront le souffle de ce roman dans l'histoire de Túrin, fils de Húrin, héros humain qui cherche sa place parmi les Elfes et les Hommes dans un monde en guerre ; trompé par le destin, il achèvera son existence de manière spectaculaire et tragique. Se déroulant quelques milliers d'années avant Le Seigneur des Anneaux, et annonçant les aventures de Frodo, Aragorn et de leurs compagnons, ce récit fera découvrir le passé de la Terre du Milieu aux lecteurs qui ne connaissent que le plus célèbre roman de Tolkien. Dans le cadre d'un accord mondial, les ayants droit de Tolkien publient le premier ouvrage posthume de JRR Tolkien depuis la parution posthume du Silmarilion en 1977. Présenté pour la première fois dans son intégralité et de façon indépendante, le conte épique qu'est Les Enfants de Húrin réunira les fans du Hobbit et du Seigneur des anneaux, qui y retrouveront elfes et hommes, dragons et nains, ainsi que les riches paysages et personnages propres à l'univers de Tolkien. Commencé en 1918, Les Enfants de Húrin était un des grands contes sur lesquels Tolkien a travaillé toute sa vie durant, bien qu'il n'ait jamais pu en voir le résultat publié. Si l'histoire semble familière à de nombreux fans du fait des extraits et des références qui y sont faites dans nombre de ses autres textes, on a longtemps pensé qu'elle demeurerait un conte inachevé. A présent recomposée par Christopher Tolkien, qui a consciencieusement rassemblé les travaux de son père à partir de différents manuscrits qu'il avait laissé, ce livre constitue l'aboutissement d'un effort continu de 30 ans pour porter le travail de Tolkien à la connaissance d'un large lectorat. Christopher Tolkien: « Depuis longtemps, il me semble fondamental de présenter la version longue qu'a faite mon père des Enfants de Húrin dans un volume indépendant, avec sa propre couverture et un minimum d'intervention éditoriale. Il était surtout important d'en faire un récit continu, sans trous ni interruptions, à condition de ne pas trahir ni inventer, et ce malgré l'état inachevé dans lequel il a laissé certaines parties de son texte. » Déjà dessinateur des cartes qui figurait dans l'édition originale du Seigneur des anneaux il y a plus de cinquante ans, Christopher Tolkien a créé pour cette édition une nouvelle carte particulièrement détaillée. Le livre sera de plus agrémenté d'illustrations d'Alan Lee, à la fois en couverture et dans le coeur du volume, qui est l'illustrateur de Bilbo le Hobbit et de l'édition du centenaire du Seigneur des anneaux. Il a également remporté l'Oscar du meilleur film designer pour l'adaptation cinématographique du Seigneur des anneaux. Victoria Barnsley, éditrice chez Harper Collins : « Le caractère épique des aventures, la tragédie, la fidélité amicale et l'héroïsme sont des traits caractéristiques des talents d'écriture de Tolkien. Ce récit, aussi dramatique et puissant que pouvait l'être Le Seigneur des anneaux, peut à présent être lu et apprécié tel que Tolkien le souhaitait à l'origine. Les Enfants de Húrin seront sans aucun doute une révélation pour des milliers de fans autour du monde. »

  • Une femme sublime à la pâleur surnaturelle, un chasseur de trésor unijambiste, un éléphant de cirque en cavale, un poisson-chat gigantesque, des chercheurs de pétrole tenaces : telles sont quelques-unes des créatures qui traversent ce roman. Entre deux décennies, Rick Bass transforme la région texane d'Odessa et le Mexique en paysages fantastiques où se croisent des personnages mus par des désirs bien réels et des créatures légendaires.Dans les années 1930, Max Omo s'efforce de sortir sa famille de la misère en faisant commerce du sel qu'il extrait d'un lac voisin. Trente ans plus tard, le jeune géologue Richard, chargé de superviser l'exploitation de puits de pétrole, arpente le désert texan à la recherche de fossiles et d'ossements...Toute la terre qui nous possède témoigne ainsi de l'incroyable sens de l'Histoire et de la topographie qui traverse toute l'oeuvre de Rick Bass.

  • « C'est à La Verdad que j'ai croisé ce livre. [...] Le bouquin dégageait une odeur de moisi. La dorure des caractères imprimés sur le dos s'était estompée, si bien que même de près je n'ai pu lire qu'une partie du titre : Le Nuage d'...dienne. La couverture était en cuir marron et les pages de si grande taille, d'un papier si épais, qu'elles étaient difficiles à séparer les unes des autres. Elles n'étaient pas nombreuses, une centaine peut-être, mouchetées de moisissures et d'humidité. Mais en insistant, j'ai réussi à l'ouvrir à la page de titre. [...]
    Duncairn !
    Revoir ce nom ici, dans un autre hémisphère, c'était tellement inattendu que j'en ai eu le souffle coupé. Duncairn, petite localité des Uplands, en Ecosse, ou j'avais séjourné durant une courte période, jeune homme. Ce qui m'était arrivé là-bas avait modifié tout le cours de mon existence.
    C'était un événement que je n'avais jamais été en mesure d'oublier. Ou de comprendre. »

    « Eric McCormack est l'un de nos auteurs les plus audacieusement originaux et divertissants. [...] Le Nuage d'obsidienne est indiscutablement le meilleur roman qu'il ait écrit à ce jour. » The National Post



    Illustration de couverture : DR


    Traduit de l'anglais par Johan-Frédérik Hel Guedj
    ISBN : 978-2-267-02957-4

  • En mer

    Toine Heijmans

    TOINE HEIJMANS EN MER Las du quotidien de sa vie de bureau, Donald décide de partir naviguer seul pendant trois mois en mer du Nord. Maria, sa fille de sept ans, le rejoint pour la dernière étape qui doit les ramener du Danemark aux Pays-Bas, où ils retrouveront sa femme.
    Mer étale, complicité entre le père et la fille: la traversée sannonce idyllique. Mais rapidement, les nuages noirs se profilent à lhorizon, et Donald semble de plus en plus tourmenté. Jusquà cette nuit cauchemardesque où Maria disparaît du bateau alors que la tempête éclate Traduit du néerlandais par Danielle Losman ISBN : 978-2-267-02528-6

  • Cora Seaborne, jeune veuve férue de paléontologie, quitte Londres en compagnie de son fils Francis et de sa nourrice Martha pour s'installer à Aldwinter, dans l'Essex, où elle se lie avec le pasteur William Ransome et sa famille. Elle s'intéresse à la rumeur qui met tout le lieu en émoi : le Serpent de l'Essex, monstre marin aux allures de dragon apparu deux siècles plus tôt, aurait-il ressurgi de l'estuaire du Blackwater ?
    Dans un cadre marqué par une brume traversée d'étranges lumières, Cora Seaborne construit sa liberté. En cette fin d'ère victorienne dont les problèmes sociaux ne doivent pas faire oublier les triomphes, nous suivons, au gré de leurs aventures et de leur correspondance, des hommes qui s'acceptent tels qu'ils devraient être, des femmes qui découvrent devoir être ce qu'elles sont et un monstre effroyable qui redevient ce qu'il était.
    « Un roman irrésistible... L'héroïne la plus délicieuse depuis Elizabeth Bennet dans Orgueil et Préjugés... Vers la fin, le Serpent de l'Essex révèle un mystère bien plus grand qu'une créature "détachée des marges enluminées d'un manuscrit" : l'amitié. » Washington Post
    « Le Serpent de l'Essex est un merveilleux roman sur les mécanismes de la vie, de la croyance et de l'amour, sur la science et la religion, les secrets, les mystères, les mouvements compliqués et inattendus du coeur humain... C'est un si bon roman que ses pages semblent illuminées de l'intérieur. » Helen Macdonald

  • Un Noël à la campagne dans le Gloucestershire. La perspective est séduisante pour un groupe de jeunes mondains, un peu las de la routine londonienne, qui décident de séjourner à proximité du domaine de Lady Bobbin et de ses enfants. Multipliant péripéties invraisemblables et dialogues mordants, Nancy Mitford dresse un portrait décalé de la société anglaise dans les années 1930. « En vérité, il s'agit moins ici d'un pudding que du soufflé d'un grand chef... dans lequel je vous incite à vous plonger avec délices. » Joseph Connolly « Ce livre dégage une énergie d'un genre particulier, alimentée par la volonté infaillible et louable d'une auteur qui préférerait mourir plutôt que d'ennuyer ses lecteurs. » Rachel Cooke, The Guardian

  • " Je n'ai jamais été bavard de mon vivant. Maintenant que je suis dans un cercueil, j'ai toute latitude de soliloquer. Depuis que le couvercle s'est refermé sur moi, je n'ai qu'une envie : me justifier, définir mon rôle dans les événements survenus, donner quelques clés pour comprendre les tenants et les aboutissants de ce qui n'est qu'un fait divers. Je n'ai pas un penchant au regret, mais il me faut faire mon examen de conscience, si inutile qu'il soit désormais. "

  • « J'éprouvais une légère douleur à l'estomac, une espèce de nostalgie très ténue : la faim, pensa-t-il, je dois avoir faim. Ou alors je vieillis. Ou bien je suis malade, comme les chevaux d'attelage qui ne sont plus bons à rien. Les oiseaux, expliquait son père, appuyé à la margelle du puits de la ferme, meurent très lentement, sans raison, sans s'en rendre compte, et un beau jour ils se réveillent le ventre en l'air, le bec ouvert, flottant dans le vent. » Dans ce chef-d'oeuvre de la mémoire, mêlant - souvent dans une même phrase - les passés, les présents, les avenirs de ceux et celles qui l'entourent, Rui S. nous mène, vers une mort souvent annoncée. Illusion, poésie, satire : António Lobo Antunes, qui veut faire d'Explication des oiseaux son hommage - et combien magnifique - à Fellini, s'impose, après Le cul de Judas, Fado Alexandrino, Le retour des caravelles, comme un très grand écrivain européen.

  • En Angleterre, à la fin du xixe siècle, William Byng se distingue par sa finesse à résoudre des intrigues « sans bouger de son fauteuil ». Femmes éplorées en quête d'explications ou officiers de police, nombreux sont ceux qui mettent les talents de cet ex-sergent et détective amateur à contribution. Car ce raisonneur hors pair, fin psychologue et connaisseur des caractères humains, élabore argumentations et déductions qui s'avèrent infailliblement exactes. « C'est le raisonnement du détective qui constitue l'intrigue de l'histoire policière. » Démonstration est faite avec ce personnage rêveur, philosophe, bon vivant et métaphysicien à ses heures. Reflétant l'admiration que Fernando Pessoa portait à Edgar Allan Poe et à Arthur Conan Doyle, ce recueil regroupe ainsi quatre histoires écrites, en anglais, à partir de 1906.

  • Au cours de son premier séjour en Afrique, Jessica Speight fait une découverte prophétique, qui laisse peut-être présager de son avenir : celle denfants atteints dune maladie génétique rare. De retour en Angleterre, tandis quelle finit ses études danthropologie, elle se retrouve enceinte dun homme marié, amené à quitter le pays sous peu. Elle décide néanmoins de garder lenfant. Ainsi naît Anna, un « bébé dor pur » au caractère angélique, au bonheur presque surnaturel. Rapidement cependant, il savère que ce nest pas une enfant comme les autres : la fillette est maladroite dans ses gestes et ses facultés cognitives sont limitées. Jess doit admettre que sa fille souffre dun léger retard mental. Commence alors pour elle une vie nouvelle, dans laquelle ses responsabilités de mère ne connaîtront jamais de fin.Malgré cette situation compliquée, Jess ne renonce jamais à sa carrière danthropologue ni à sa vie amoureuse riche en rencontres. Ce sont les années 1960 et Jess est pleinement en phase avec cette génération optimiste et idéaliste. Au cur du Londres multiethnique où elle réside, évoluant au sein des milieux intellectuels et fréquentant un important réseau damis, Jess est ainsi le témoin privilégié dune société en bouleversements permanents.Dune plume alerte et avec une rare lucidité, Margaret Drabble décrit et analyse ce petit groupe : Victoria, la mère haute en couleur dun garçon autiste ; Steve le poète maudit ; Bob, lépoux américain, superficiel et néanmoins généreux ; Ursula, linstitutrice ayant sombré dans le mysticisme ; Zain, le bel étranger ; Raoul, dont lamitié nest peut-être pas désintéressée ; ou encore le Professeur, une fois son mystère élucidé

  • Le metteur en scène polonais doit adapter, pour l'ouverture de saison d'un théâtre français, le roman d'un auteur autrichien mort. Mais ce roman est instable : entre deux lectures, des personnages disparaissent, d'autres surgissent, sans explication. Un texte doté d'une vie propre, indépendant du regard du lecteur, c'est une idée plaisante a priori. Pourtant, dans les coulisses du théâtre, on commence à se douter que le spectacle ne pourra pas éviter la catastrophe. Le metteur en scène polonais devient fou, dit-on.

  • Mamoon Azam, écrivain d'origine indienne de renommée mondiale, voit sa notoriété décliner à 70 ans passés. Afin de réactiver l'intérêt pour son oeuvre, Harry Johnson se voit confier la mission de rédiger sa biographie. Un travail qu'il accomplit aux côtés de celui qu'il a toujours admiré et de sa nouvelle épouse italienne, dans leur grande demeure de la campagne anglaise.
    Mais au-delà de l'excitation initiale, l'entreprise se révèle plus qu'ardue. Harry se trouve pris en étau entre les desiderata de Mamoon, soucieux de laisser un témoignage flatteur pour la postérité, et les exigences plus commerciales de son éditeur, en quête de révélations inédites sur la vie privée de l'écrivain.
    Avec humour et causticité, Hanif Kureishi lève le voile sur les coulisses de la création et interroge la façon dont se construit une oeuvre, ce qu'il en reste une fois que l'on a écrit ses derniers mots.

  • Que peut avoir à faire un homme de lettres à la Documenta de Kassel, foire mondiale d'art contemporain ? C'est pourtant bien à un écrivain barcelonais que les commissaires de l'événement ont adressé une invitation pour une intervention inattendue : se présenter chaque matin dans un restaurant chinois afin d'écrire en public. La perplexité et la timidité l'incitent d'abord à décliner cette proposition. Mais une jeune émissaire tactiquement envoyée à sa rencontre achève de le convaincre. Oscillant entre optimisme et pessimisme, marqué par une ironie permanente, Impressions de Kassel aborde ainsi, au coeur de la fiction littéraire, la question de la représentation contemporaine et propose un bel éloge de l'art. « Le livre parle de mon voyage et de ma participation à la Documenta de Kassel. C'est une promenade, comme Locus Solus de Raymond Roussel, à travers des lieux très étranges, mais tous imprégnés d'une grande créativité. C'est aussi la découverte d'un art contemporain plus vivant présent à Kassel, un art qui se confond avec la vie, et qui passe comme la vie. » Enrique Vila-Matas, La Razón

  • McKenzie, homme de confiance de John Edgar Hoover, a longtemps travaillé au FBI. Désormais à la retraite, il se voit contacté par Forrest J. Ackerman. Ce célèbre collectionneur passionné de cinéma a accumulé nombre d'objets au fil des ans. Une pièce de choix lui manque cependant : une copie de Londres après minuit, film muet réalisé par Tod Browning en 1927. Tout laissait penser que ce film culte avait définitivement disparu dans l'incendie des entrepôts de la MGM en 1967. Un jeune homme affirme soudain avoir pu le visionner lors d'une projection privée... Ne pouvant concevoir de mourir sans avoir revu ce film, Ackerman missionne McKenzie pour le retrouver. Faisant fi de la malédiction qui semble frapper tous ceux qui ont tenté de s'approcher du film, l'ex-agent se plonge dans l'un des plus grands mystères de l'histoire du cinéma. Mêlant habilement fiction et faits réels, Augusto Cruz tisse une intrigue passionnante, riche en rebondissements, en forme d'éloge au septième art.

  • « Cette oeuvre déborde de beauté et de noire vérité. » Patti Smith

    « Lorsque vous aurez commencé à lire César Aira, vous ne pourrez plus vous arrêter. » Roberto Bolaño

    « Le Congrès de littérature est servi par une écriture limpide et imaginative, il captive par cette sorte de clairvoyance hallucinée qui inonde de poésie les dernières pages. [...] Un divertimento très sérieux, parce qu'il fait germer la littérature. » Ernesto Calabuig, El Cultural

    « César Aira est un des romanciers les plus provocateurs et idiosyncrasiques de la littérature hispanophone. À ne pas manquer. » Natasha Wimmer, The New York Times


    Traduit de l'espagnol (Argentine) par Marta Martinez-Valls

    Illustration de couverture : Goya, titre à préciser

    ISBN : 978-2-267-02960-4

  • Ce livre est la réédition de l'ouvrage paru en 1976 dans la collection 10/18. Lequel chercha, plus qu'une anthologie, à être un feuilletage intensif du romantisme allemand et à donner, sur pièces, une idée de l'étendue et de la richesse du clavier de puissance sur lequel ce mouvement, qui inaugure la conscience de soi de la littérature, voulut jouer. Collection " Détroits " dirigée par Jean-Christophe Bailly, Michel Deutsch et Philippe Lacoue-Labarthe

  • Premier roman de Thomas McGuane, Le club de chasse se déroule dans le Nord-Michigan, parmi les rivières limpides et les forêts verdoyantes. Au beau milieu de cette nature idyllique s'est bâti un club de chasse luxueux où se retrouvent des hommes d'affaires raffinés et de jeunes rentiers de Détroit qui viennent se reposer dans un club très select fondé par leurs grands-parents, au bord d'un lac.
    Si le cadre est paradisiaque, McGuane plonge rapidement le lecteur dans une spirale de destruction. En effet, tandis que le candide narrateur n'aspire à rien d'autre qu'à se reposer, Vernor Stanton, va semer le trouble. Ce dernier, fils de bonne famille, est un trublion notoire. Il prend un malin plaisir à ridiculiser tous les membres du club, qu'il considère vieux avant l'âge.. Violence, expériences limites, toutes choses qui rôdent à la lisière des consciences et de l'apparente civilité des membres du club surgissent alors.
    Thomas McGuane livre ainsi un roman explosif où l'on se livre à des duels pervers, on dynamite un barrage, des incendies éclatent, d'augustes bâtiments sont volatilisés et, pour le plus grand plaisir du lecteur, ce feu d'artifice s'achève en un bouquet final aussi spectaculaire qu'inattendu.

  • « Il faut le dire: on est bouleversé. Au-delà de ses beautés fulgurantes, l'écriture de Lobo Antunes rend réelle cette idée que nous sommes à chaque instant tous ceux que nous avons été. [...] Personne n'écrit comme lui et il écrit comme personne. » Alice Ferney, Le Figaro « Telle est la magie de la phrase chez António Lobo Antunes : elle s'enroule autour de vous et vous attire dans les replis de la conscience. Un tour de force aussi bouleversant qu'addictif. » Florence Noiville, Le Monde « L'addiction à cette littérature est telle, quand on a goûté une première fois ces mots éparpillés dans le temps, l'espace, la faune, la flore, la pensée... [...] Tous les livres d'António Lobo Antunes sont secoués par ces injonctions contraires de la pensée, source d'angoisse et de libération. Comme toujours, la poésie des origines triomphe. » Marine Landrot, Télérama « Il faut plus voir dans le bousculement raffiné de l'écriture et dans le déplacement délibéré des mots dans la phrase la hargne toujours active d'un écrivain dressé contre les conventions de tous ordres. » Muriel Steinmetz, L'Humanité

  • « De livre en livre, Lobo Antunes affine sans cesse un langage d'une puissance inouïe qui fait de la douleur d'individus égarés au bord d'eux-mêmes le symbole même de la condition humaine. » Hugo Pradelle, La Quinzaine littéraire « Il faut entrer [dans l'écriture d'António Lobo Antunes] et s'y laisser couler. Le rythme, alors, vous hante dès que vous y avez goûté. » Florence Noiville, Le Monde des livres « Lire la prose du plus grand écrivain portugais est une expérience rare, dérangeante et captivante à la fois. Comme un rêve éveillé. Comme entrer dans les ténèbres de Faulkner ou de Virginia Woolf. » Bruno Corty, Le Figaro

  • La fille

    Tupelo Hassman

    La Calle. C'est sur ce terrain pour caravanes, à Reno, que Rory Dawn Hendrix vit avec sa mère, barmaid au Truck Stop. Autant dire qu'elle n'a pas le profil de la scoute typique.
    Si elle se révèle étonnamment hardie, Rory Dawn demeure toutefois une petite fille vulnérable, qui doit sans cesse combattre les mauvais penchants de sa mère. Tout cela alors qu'elle-même, prodige en orthographe, n'aspire qu'à lire et à écrire...
    C'est à partir des pages de son journal intime, de lettres de sa grand-mère, de souvenirs, de rapports d'assistantes sociales ou encore d'avis de la Cour suprême des États-Unis que Rory Dawn bricole un texte-collage magistral. Surgissent ainsi en filigrane les personnalités originales et tendres d'une famille décomposée à l'extrême, de même que les non-dits qui frappent une communauté rarement évoquée.

    « Il faut beaucoup de talent pour parvenir à extraire quelque chose de beau d'un trailer park. [...] Les mots de Tupelo Hassman sont aussi élégants que cruels. Il est rare de lire une voix aussi revigorante que la sienne. » (Susannah Meadows, The New York Times)

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