Le Dilettante

  • L'action se déroule à Paris, au pied de la tour Eiffel très exactement, et couvre une année. Ce livre raconte la rencontre puis les frictions, la tendresse, l'amitié, les coups de gueule, les réconciliations et tout le reste encore, tout ce qui se passe entre quatre personnes vivant sous un même toit. Quatre personnes qui n'avaient rien en commun au départ et qui n'auraient jamais dû se rencontrer. Un aristocrate bègue, une jeune femme épuisée, une vieille mémé têtue et un cuisinier grossier. Tous sont pleins de bleus, pleins de bosses et tous ont un coeur gros comme ça (non, plus gros encore !)... C'est la théorie des dominos à l'envers. Ces quatre-là s'appuient les uns sur les autres mais au lieu de se faire tomber, ils se relèvent. On appelle ça l'amour.

  • Un voyage low-cost ... dans une armoire Ikea ! Une aventure humaine incroyable aux quatre coins de l'Europe et dans la Libye post-Kadhafiste. Une histoire d'amour plus pétillante que le Coca-Cola, un éclat de rire à chaque page mais aussi le reflet d'une terrible réalité, le combat que mènent chaque jour les clandestins, ultimes aventuriers de notre siècle, sur le chemin des pays libres.

  • Je l'aimais

    Anna Gavalda

    Parce que sa belle-fille est malheureuse, Pierre Dippel, soixante-cinq ans, décide de l'emmener à la campagne. Parce qu'elle ne se nourrit plus, il décide de faire la cuisine. Parce qu'elle n'arrête pas de pleurer, il va chercher du bon vin à la cave. Et malgré tout ça, malgré le bordeaux et le boeuf carottes, elle continue de gémir, il décide d'aller se coucher. Et puis finalement, non. Il revient. Il s'assoit à côté d'elle et se met à parler. Pour la première fois, il parle. De lui. De sa vie. Ou plutôt de ce qu'il n'a pas vécu. Cette histoire est donc la confession d'un homme dans une cuisine. ça n'a l'air de rien et pourtant, comme toujours avec Gavalda, tout est dit. Tout est là.  Nos doutes, notre ironie et notre tendresse, le tapage de nos souvenirs et « la vie comme elle va »...

  • Simon, Garance et Lola, trois frère et soeurs devenus grands (vieux ?), s'enfuient d'un mariage de famille qui s'annonce particulièrement éprouvant pour aller rejoindre Vincent, le petit dernier, devenu guide saisonnier d'un château perdu au fin fond de la campagne tourangelle. Oubliant pour quelques heures marmaille, conjoint, divorce, soucis et mondanités, ils vont s'offrir une dernière vraie belle journée d'enfance volée à leur vie d'adultes.

  • La consolante

    Anna Gavalda

    Deux femmes, un homme qui va boitillant de l'une à l'autre et plein de gamins tout autour. « Charles est un homme qui tombe amoureux à un moment de sa vie où il ne s'y attendait plus et où, probablement, il ne l'espérait plus. »

  • La peur

    Gabriel Chevallier

    L'histoire d'un jeune homme qui ne veut pas mourir, soldat, lors d'une Guerre que l'on dît Grande. C'est tout autant l'histoire d'une jeunesse meurtrie et sacrifiée que celle de la dignité humaine, et a contrario le roman de la bêtise ou de la soumission, un roman extraordinaire, absolument modern, paru en 1930.

  • C'est le récit d'un drame familial, d'un cruel apprentissage de la vie et du monde du travail. C'est aussi un thriller psychologique : la disparition d'un être cher, le quotidien entre loisir et travail à la caisse du Shopi, et puis le suspense qui enveloppe ce trou noir, ce manque, voilà les trois chemins que suit Claire, jeune fille tendre et fragile, affaiblie par l'absence de son frère. Un roman réaliste aussi étonnant qu'émouvant sur la douleur de la séparation.

  • Comment survivre dans le monde cruel du capitalisme triomphant quand on est, comme Antoine, un jeune homme lucide et moral ? Martin Page traite une qualité reconnue, l'intelligence, comme un défaut. Selon L'Ecclésiaste, « qui accroît sa science, accroît sa douleur ». Son héros, Antoine, jeune étudiant surdoué, est persuadé que son esprit insatiable est à l'origine de son mal de vivre ; s'il est intelligent, il n'arrive pas à vivre avec intelligence. Après quelques tentatives thérapeutiques radicales, il entre­prend de se guérir de cette maladie d'intelligence. Avec application, il cherchera la méthode pour s'offrir une vie enfin un peu douce. Un premier roman drôlement intelligent.

  • La zonzon

    Alain Guyard

    C'est l'histoire d'un type qui ne comprend pas bien ce qui lui arrive alors qu'il explique très bien aux autres ce qui leur arrive. Lazare Vilain, philosophe de formation et dialecticien de vocation, s'en vient, suite à une proposition officielle, à enseigner son noble art devant un public de taulards. Nietzsche a rêvé d'une « philosophie à coups de marteau », Guyard vous offre, porté par un style goûteux et argotique, la métaphysique à coups de mandales.

  • Qui veut voyager loin passe un concours du ministère des Affaires étrangères. Hélas le quai d'Orsay n'est pas toujours un quai d'embarquement et le narrateur se retrouve sur le front russe, un bureau situé à Paris dans lequel l'administration relègue ses éléments problématiques. Entre amour, photocopies et papier peint, notre "héros" va tout mettre en oeuvre pour quitter ce placard.

  • Vu

    Serge Joncour

    Un thème peu couru, une voix joviale, une veine burlesque, une verve comique, un univers original, un humour faussement naïf, un style ample et truculent, un ton détaché ont fait de ce premier roman une réussite acclamée. Normal pour la langue si souple d'un esprit malicieux. L'histoire : un avion genre Boeing-Boeing s'écrase à la campagne, en plein trou, près d'une famille très rurale et pleine de ressources comiques. Le passage au journal télévisé de 20 heures, qui en a tourneboulé plus d'un et même plus d'une, annonce bien d'autres catastrophes à venir. Imaginez la rencontre des Branquignol avec les Deschiens en un lieu improbable... Serait-ce là une sotie sur le village global qui nous attend ?

  • U.v.

    Serge Joncour

    Une villa, sur une île, au plus fort de l'été et un inconnu qui fait comme chez lui. Suspense d'atmosphère dans une tribu bourgeoise dorée pour cet ABC de la vie au soleil ou comment ne pas s'exposer à l'ultra-violence de certains ultraviolets ? Question d'éclairage.

  • Une île australe, perdue. Aux antipodes de tout. Antipodia. Battue par les vents. Loin des zones de pêche. Dessus, entre deux coups de chien, un chef de poste qui se fait donner du « gouverneur », un mécano qui cache son jeu, quelques chèvres. Si le premier tourne en rond, remâchant sa disgrâce sur le petit périmètre de l'île, le second cavale comme un lièvre, heureux, ravi. Son secret? Une plante mystérieuse : le reva-reva. Celui qui l'absorbe fait entrer aussitôt ses rêves dans la réalité. Mais l'hiver et la glace arrivent. Un naufragé aussi, sur un bout de bois, poussé par des vagues. Lui, un Mauricien, s'appelle Moïse. Il se croit sauvé des eaux froides. Il pose son pied nu sur la grève désolée. C'est alors que tout commence. Que tout éclate. Et qu'Antipodia résonne tout entière.
    Coatalem signe son plus beau roman dans le récit tendu d'une étonnante robinsonnade de notre époque, à mi-chemin entre Jules Verne et Stephen King.

  • Le personnage de La Cendre aux yeux ne pense qu'aux femmes. Un beau jour il rencontre une petite fille, Isabelle. Il se met à l'aimer. Elle a seize ans, elle est douce, elle est seule. Pour la conquérir, toutes les ruses lui sont bonnes, toutes les ficelles que lui a enseignées sa longue carrière de séducteur. On ne peut lire ce livre sans éprouver un malaise. Tant de cruauté inconsciente blesse le lecteur, l'atteint profondément.

  • Les funambules vous le diront : la vie ne tient qu'à un fil. Parfois, elle dépend d'une simple lettre qui vient bouleverser votre existence, balayer vos certitudes. De quoi semer le trouble, perdre l'équilibre... Et puis, il y a les rencontres, inattendues, improbables. Pour le narrateur, ce sera Jean-Claude Van Damme, un soir, au bar du célèbre hôtel Lutetia. Le karatéka belge qui fait du cinéma parviendra-t-il, grâce à l'une de ses fameuses démonstrations « philosophiques », à  remettre notre héros d'aplomb ? L'aidera-t-il à trouver enfin sa place au bout de cette nuit ?

  • Marion a réalisé son rêve : elle a ouvert sa librairie, bien à elle, au coeur du Chamonix de ses vacances de petite fille.
    Elle croit à la promesse d'une vie heureuse, avec son guide de mari. Au fil du temps, pourtant, le ciel s'assombrit au-dessus des neige éternelles.
    Et encore... elle ne sait pas ce que le passé lui réserve.

  • L'enfant roi

    Jean Forton

    Ils sont trois, que soudent le dégoût, l'attachement et la routine. Daniel ; sa Maman, qui le berce jusqu'au vomissement ; à l'écart, le père tente gauchement d'arracher son fils au papier de soie poisseux des caresses maternelles. Prisonnier d'un château de sable mouvant, Daniel tente de s'éjecter en peignant.

  • Le 18

    Ludovic Roubaudi

    Beau comme du Mash version sapeur, avec buffet à volonté : sang, tripes, cendres, cris. Tenté par un style vif et fluide ? Faites le 18, demandez Roubaudi, en urgence ! On a rarement écrit de façon plus drôle sur le combat autour de la parité des genres.

  • Le train de la croissance est en panne ? Qu'à cela ne tienne, c'est en autocar que les jeunes Alexandre et Otto véhiculent leurs clients, un groupe de retraités indisciplinés, dans un voyage culturel à travers la France. Ultime tentative pour sauver leur agence de la faillite, l'entreprise est capitale, porteuse des plus grands espoirs mais aussi de l'éventualité du péril.

  • Quelque chose d'acéré et de morbide mine et lacère le monde de Forton, un mal que l'on retrouve dans ce roman inédit. Éclatant roman qui trace le portrait d'une jeune homme, Lajus, d'une famille petite-bourgeoise, et d'une ville, d'une humanité qui se découvre dans la langue puissante et majestueuse du romancier bordelais. Roman d'apprentissage provincial et jeu de massacre sans concession où le désir de révolte s'écrase contre le quotidien, la pesanteur d'être comme moucheron sur la vitre.  Alors, Tu as bien fait de partir, Arthur Rimbaud (René Char), dont acte.

  • La fin d'une histoire entre un homme et une femme qui ne s'aimaient pas et le début d'une histoire entre un homme et une femme qui ne veulent pas s'aimer. Élias, jeune et brillant producteur de cinéma, s'est très bien débrouillé pour ne pas avoir de vie : son métier harassant et sa femme alcoolique ne lui laissent pas une seconde pour exister. Il s'occupe des histoires des autres pour mener une vie sans histoires, et reste dans l'ombre. On ne sait rien de lui et il entretient le mythe de sa réussite. Puis un jour, l'édifice s'écroule à cause, ou grâce, à un ami. Tout ce qu'il croyait certain se délite, pour la première fois il ne contrôle plus tout, son univers tombe en morceaux, son masque se fendille. Il se tourne vers ses amis et comprend qu'il ne va pas mieux qu'eux. Il rencontre une femme qui elle aussi n'arrive pas à vivre. À tel point qu'elle tente de se suicider après chaque histoire d'amour. Ça n'arrange pas Élias, qui ne l'avait pas prévu mais il tombe amoureux de cette femme. Il n'aime pas ça, non décidément il n'aime pas, mais tout à coup Élias se met à exister.

  • Écrit en 1942, Hôtel de la solitude nous entraîne dans le sillage de Jérôme Bourdaine, scintillant chevau-léger de l'après-guerre, qui élit comme ermitage pour sa rêverie un singulier hôtel de La Turbie, sur la Côte d'Azur. Un ballet d'ombres lasses et de coeurs fringants qui s'évanouira au matin, romance sans lendemain. Chambre vous est donc retenue à l'Hôtel de la solitude, calme assuré et vue sur les songes. Ce bijou littéraire est cocasse et désinvolte, onirique et classique, superbe.

  • C'est l'histoire d'une femme qui ne dit rien. Et d'un homme qui tente de la comprendre. D'elle il sait très peu, elle sait tout de lui. Quand enfin elle va se livrer, il le regrettera, mais il sera trop tard. C'est elle qui mène le jeu.
    Après l'histoire d'un transfert amoureux en montagne pour son premier roman, voici celle d'un trio amoureux entre Paris et la Bretagne.

  • Il ne fait pas bon perdre sa baguette magique quand on est une fée. Franz Bartelt nous le narre dans ce conte de fées vraiment pas comme les autres. Noir, goguenard, hilare et féroce, ce conte féérique inspiré par la fée Clochette et la pulpeuse Paulette de Pichard, est ciselé par le talentueux Franz Bartelt. Un régal !

empty