Littérature traduite

  • « Il veut ce qu'il y a de plus simple, que leurs regards se croisent et que se renouvelle ce qui a toujours été. »
    Sur une petite île italienne, chaque été Giulia vient passer ses vacances. Et chaque été, elle y retrouve Salvatore. Au fil des années, l'amourette enfantine se mue en passion flamboyante. Le roman est alors sensuel, poétique. Mais il y a bientôt une ombre à ce tableau idyllique, et pas des moindres. Des naufragés échouent sur l'île. Des « migrants » qui portent en eux toute la détresse du monde, fracassant la bulle qui contient la merveilleuse petite île. Alors les gens se divisent, la politique entre en scène, les vrais visages se révèlent. Et Giulia et Salvatore grandissent, découvrant que le temps a la fâcheuse tendance de compliquer ce qui semblait pourtant évidence...

    Enzo Gianmaria Napolillo est né en 1977. Il vit entre Côme et Milan, et se consacre à l'écriture. Il est publié par les éditions Feltrinelli.

    « Enfin, un vrai nouvel écrivain italien ! » Il Sole 24 Ore

    « Un auteur qui prouve qu'il sait regarder l'âme humaine. » La Repubblica

    « Une prose de véritable écrivain. » La Provincia

  • Le Paon, c'est Pavline, un ancien serf qui a racheté au prix fort sa liberté. Devenu majordome au service de la propriétaire d'un immeuble divisé en appartements, dans le Moscou de la fin du XIXe, il fait régner un ordre impeccable. Sa vie est bouleversée quand il adopte puis élève une jeune aristocrate ruinée. Il finira par l'épouser pour qu'elle ne reste pas sans statut. Et surtout, il continuera à la servir et à la vénérer quand peu à peu elle reviendra vers sa classe d'origine, mais comme maîtresse d'un bel officier, un jour condamné à quitter Moscou pour la lointaine Sibérie... Le Paon se donnera corps et âme à cette aventure troublante, il s'exposera à des souffrances indicibles, se fera passer pour mort, mais demeurera inflexible dans son combat contre le mensonge et l'injustice.

    Nikolaï Semionovitch Leskov est né en 1831, honni par le camp progressiste, rejeté par les conservateurs. Il est mort en 1885. Tolstoï dira alors : "Le temps de Leskov n'est pas encore venu. Leskov est un écrivain de l'avenir."

  • « L'histoire nigériane est l'histoire africaine, une histoire que nous écrivons nous-mêmes sans être pleinement conscients de ce que nous essayons de dire. »
    C'est parce qu'il pense ainsi que Diekoye Oyeyinka, dans ce premier roman, a choisi de nous raconter la naissance du Nigeria libre. Il le fait en donnant la parole au jeune Seun, qui, de retour au pays après des années de vie en Occident, va devoir renouer avec son histoire et celle du Nigeria, les deux étant inextricablement liées.
    Parfois, nous quittons Seun pour suivre d'autres destins - ceux d'Emeka, de Dolapo, ­d'Aisha -, et ensemble, c'est au Nigeria, ce géant africain, qu'ils donnent vie sous nos yeux. Le pays le plus ­peuplé d'Afrique, l'une des plus grandes puissances économiques du continent, gangrené par la corrup­tion, est à lui seul un personnage saisissant.
    Le lecteur n'a pas d'autre option que d'être happé par ce récit puissant, poétique, violent et foisonnant. Ne passez pas votre chemin : ce livre vous habitera longtemps.

    Diekoye Oyeyinka, né en 1986, a vécu sur trois continents. Il a passé ses quinze premières années au Nigeria et les dix suivantes entre l'Europe et les États-Unis. Diplômé de grandes écoles, il a travaillé auprès des Nations unies. Il vit aujourd'hui à Lagos où il écrit.

  • « Allez-y, dites Bismillah et suivez-moi. Mais d'abord, ­mettons-nous juste d'accord sur le fait que parler du mariage, des prétendants ou du recul de l'âge du mariage est très délicat en Égypte. »

    « J'ai beaucoup ri. C'est réellement le vécu d'une jeune fille dans sa quête d'un mari. J'ai eu l'impression de voir défiler les images de la scène du premier prétendant sous mes yeux ! » Agnès Debiage, librairie Oum El Dounia (Le Caire, Égypte).
    « On croyait rencontrer Bridget Jones, on se retrouve face à Gisèle Halimi. » Christophe Ayad, Le Monde
    « Épatant, à mourir de rire ! » Marie Colmant, I-Télé
    « Un roman savoureux. » Robert Solé, Le Monde
    « Une véritable peinture sociale dénonçant l'archaïsme d'une société. » Gazelle

    Ghada Abdel Aal est née en 1978 à El-Mahalla El-Kubra (Égypte) où elle travaille comme pharmacienne. Cherche mari désespérément est son premier roman - déjà traduit en plusieurs ­langues.

  • L'histoire de Vera commence bien avant sa naissance, lorsque son grand-père participe à l'instauration du bolchévisme, puis traverse la Deuxième Guerre mondiale juste après la venue au monde de son fils, Suleïman. Cette saga familiale sur fond d'histoire de la Russie raconte le destin de Vera, née sous le signe du rejet maternel et de la mésalliance parentale, qui tente de trouver sa place aux États-Unis et en Russie. En quête de l'homme avec lequel elle fondera un foyer, elle ne rencontre que grossièreté et mépris. Les échecs de Vera sont-ils les siens, ceux des hommes qu'elle croise, ou ceux de la Russie ? La beauté a-t-elle sa place parmi l'obscénité et la violence ? Y-a-t-il en Russie une place pour une femme qui se prénomme « la Foi » ? Une écriture au scalpel, acérée et puissante.

    Alexandre Sneguiriev est né à Moscou en 1980. Diplômé en sciences politiques, il travaille aujourd'hui comme architecte et consacre tous ses moments libres à l'écriture. Auteur de nombreuses nouvelles, il est
    lauréat de plusieurs prix et considéré comme l'un des écrivains russes contemporains les plus prometteurs. Il a déjà publié, chez le même éditeur, Je ris parce que je t'aime.

  • Bien décidée à ne pas vivre comme ses parents qui ont vu leur vie leur échapper, Macha fuit sa province morne et sans espoir plutôt qu'elle ne la quitte. Singulière, talentueuse, passionnée, opiniâtre, elle devient bientôt une réalisatrice très en vue sur la scène européenne. La vie de Macha défile, entre Berlin et Saint-Pétersbourg - l'omniprésence de la ville, qui a inspiré nombre d'auteurs russes avant Levental, confère un charme et une dimension particulière au roman. Très vite on comprend qu'aucun d'entre eux ne pourra véritablement aider Macha, que l'amour n'est pas le propos, la recherche du bonheur encore moins, et que la vie de Macha est une course en avant sur un chemin solitaire à la recherche de sa vérité artistique, dont le prix à payer est inévitable.

    Vadim Levental est né à Saint-Pétersbourg en 1981. Après des études de lettres, il devient éditeur chez Limbus Press et en même temps secrétaire du prix National Bestseller. Macha Regina est son premier roman, sélectionné pour le prix Booker russe et finaliste du prix Bolchaïa Kniga. Il a déjà été traduit en anglais.

  • Dans un institut qui se dresse au centre de São Paulo, des drôles de thérapeutes reçoivent des patients endormis auxquels ils suggèrent des rêves à l'aide de miniatures très diverses, allant du tigre... à un ovaire?! Las?! la machine s'enraye lorsqu'un des onirocrites se retrouve en charge de deux membres d'une même famille, ce qui est rigoureusement interdit. Commence alors un stupéfiant récit à trois voix?: celle de la mère qui se bat pour garder le goût de l'existence, celle de son fils adolescent bien décidé à tracer son chemin et celle de l'onirocrite, complètement obsédé par leur destin.
    Une ambiance digne d'un Kafka à la sauce brésilienne?: détonnant et savoureux !

    «?Andréa del Fuego apporte un souffle d'air frais à la littérature contemporaine. ?» Folha de Pernambuco
    «?Une prose parmi les plus excitantes des auteurs de langue portugaise d'aujourd'hui.?» Express

    Andréa del Fuego est née à São Paulo (Brésil) en 1975. Auteure de romans et de contes déjà traduits en plusieurs langues, elle est lauréate du prestigieux prix José Saramago (attribué à l'unanimité !).

    Andréa del Fuego est née à São Paulo (Brésil) en 1975. Elle a déjà publié plusieurs contes et livres pour enfants. D'origine indienne, elle se sert admirablement des croyances et coutumes indiennes dans ses écrits. Ses textes ont été traduits en plusieurs langues. Lauréate du prestigieux prix José Saramago (à l'unanimité !), Andréa del Fuego est considérée comme l'une des écrivains brésiliens contemporains les plus talentueux.

  • On peut être une jeune femme universitaire, donc apte à « l'indépendance » et être prise dans les rets d'une tradition intangible : l'obligation de trouver un mari ! Ronde des prétendants, donc, présentés par des entremetteuses, aussi convaincus que décalés. Car, aujourd'hui, la jeune femme égyptienne rêve d'un mari « docile et sans reproche », à l'instar des qualités exigées par celui-ci pour sa jeune épousée ! Ghada Abdel Aal, prise entre panique et fou rire, a raconté cette quête du Graal sur un blog... devenu très vite un must de la Toile, puis un livre traduit dans de nombreuses langues. Un récit à la fois drôle et tragique qui renvoie une image tendre et inquiétante de la société égyptienne d'aujourd'hui. A lire sans modération.

  • « Lisez ce livre et laissez-vous embarquer dans cette histoire qui réussit, comme seule la grande littérature est capable de le faire, à séduire le lecteur et à le laisser, à la fin, livré à lui-même : à la fois plein de perplexité, mais aussi plus riche. » SolValdemar, fils unique, grandit entre son père féru d'histoire et sa mère reporter, quand son grand-père vient vivre avec eux. Couvert de cicatrices, sourd, privé de plusieurs doigts, cet homme n'est pas tendre. Mais l'envie est la plus forte : il commence à raconter des histoires à son petit-fils... Et nous basculons dès lors dans le Portugal des années 1960. La Révolution gronde contre la dictature toute-puissante ; Nicolau Manuel se marie dans quelques heures : tout à son bonheur, il ne comprend pas pourquoi il est arrêté, accusé d'être un communiste complotant contre Salazar. Jeté en prison, jamais il ne reverra Graça, sa fiancée. Sa vie ne sera plus que torture, rage et désespoir, et c'est Valdemar, soutenu par la fantasque Alice, qui décide de faire ce que son grand-père n'a jamais pu faire : se venger... Un roman puissant, une écriture ciselée : impressionnant.David Machado né à Lisbonne en 1978, se consacre à l'écriture. Il est « le plus grand espoir de la littérature portugaise » pour João Bonifácio, journaliste littéraire à Lisbonne.

  • Sun Chang est professeur d'université et mène une vie paisible à Pékin, entre femme et enfant. Mais voilà qu'un garçon nommé Zheng Shiyou fait irruption chez lui et le supplie de l'aide : sa petite amie veut se suicider ! Elle s'appelle Mai Keke et est persuadée qu'il ne l'épousera jamais. Sun Chang les raisonne, engage la parole du jeune homme. qui aussitôt se volatilise ! Mai Keke n'aura alors plus qu'une seule idée en tête, celle de mourir : Sun Chang et son épouse auront beaucoup à faire pour l'en empêcher. Dong Xi, avec sa verve habituelle, nous offre une description particulièrement décalée du quotidien d'un couple de citadins chinois. Un plaisir de lecture !

  • « J'avais pensé qu'en arrivant ici, je pourrais le voir avec les yeux de ses souvenirs, ressusciter la vie qui se cachait dans ceux-ci ; mais tout avait l'air éteint, comme dans l'expectative, en voie de décomposition ou attendant de pouvoir naître. »
    Julio Flores a quitté son Costa Rica natal pour faire carrière dans la finance aux États-Unis. S'il daigne appeler de temps en temps ses parents, il a complètement tourné le dos à son passé... jusqu'à ce jour où il apprend que sa soeur est portée disparue en mer, le long des côtes mexicaines. Ce sera le début d'un long processus pour le jeune homme qui, lentement, va sortir du déni que constitue son existence pour se confronter au réel. Renouant avec ses racines, acceptant de porter le poids des souvenirs, il finira par partir sur les traces de Mariana, dans une quête désespérée pour retrouver un semblant d'authenticité.
    Un roman sombre et tranchant, tendre et nostalgique, qui dénonce l'hypocrisie, la perte de valeurs et l'oubli.

    Daniel Quirós, né en 1979, est un écrivain costaricien. Il vit aujourd'hui en Pennsylvanie (USA), où il enseigne la littérature espagnole à l'université. Il a déjà publié, chez le même éditeur, Été rouge et Pluie des ombres.

  • Nous sommes dans la Russie rurale admirablement décrite par une jeune femme. On sent immédiatement que cette campagne immense n'est pas encore guérie de son passé, même si elle est déjà prisonnière de son futur. En dressant le portrait de ceux qui l'entourent, elle dessine celui de son pays - société de consommation vorace, vies brisées par la répression soviétique, femmes assujetties et trop souvent résignées - un monde sans avenir. Et pour l'auteur, échapper à ce quotidien est une question de vie ou de mort. Mais rassurons-nous : nous sommes face à une battante !

empty