• Jusqu'où sommes-nous prêts à aller pour échapper à notre vie ?
    Anita, Monty et Sunny. Trois adolescents qui n'auraient jamais dû se rencontrer vont se croiser et se heurter à des choix terribles. Anita vit dans le plus grand bidonville de Karachi. Grâce à son voisin, un homme âgé dont les étagères regorgent de livres, elle découvre un moyen de s'évader de son morne quotidien. De l'autre côté de la ville habite Monty, fils d'un père autoritaire et richissime qui possède la moitié de la ville. Mais Monty, troublé par l'arrivée d'une fille rebelle dans son école, s'écarte de la voie qui lui était toute tracée. Sunny, lui, est né en Angleterre où son père a émigré dans l'espoir d'une vie meilleure. Cependant, il ne s'intègre pas. Séduit par le charisme de son cousin revenu de Syrie, Sunny pense avoir enfin trouvé sa communauté.
    Jusqu'où seront-ils prêts à aller pour échapper à leur destin ?
    " Vous ne pourrez qu'être émus par la profonde sagesse qui se dégage du nouveau roman de Fatima Bhutto et par sa capacité à saisir notre époque tourmentée. " Elif Shafak, autrice de
    La Bâtarde d'Istanbul

  • "La perfection spécifique de l'homme est appelée le bonheur suprême."

    Al-Fârâbî, qui vécut à Bagdad au IXe siècle, est considéré comme le premier grand philosophe musulman. De son vivant, il fut surnommé le "second Maître", Aristote étant le premier. Toute sa vie il a cherché à accorder la philosophie de Platon à celle d'Aristote et s'est donné pour tâche de ramener la sagesse grecque dans les pays arabes.

  • Peut-on parler d'une seule et même musique arabe ? Comment circonscrire géographiquement et stylistiquement un genre musical aussi vaste ? Le projet de cette anthologie est de montrer qu'il n'y a pas qu'une musique arabe, tout en révélant l'unité musicale qui rassemble une vingtaine de pays aux langues, à la culture et au développement différents. Quels sont les points communs entre Rachid Taha, Oum Kalsoum et Omar Souleyman ? Entre les artistes kurdes, libanais ou kabyles ou les musiques populaires, savantes ou religieuses de ces régions ? À travers une centaine d'enregistrements, qui feront passer le lecteur des musiques traditionnelles à leurs réinterprétations pop, se dessine une riche cartographie musicale, propice à une déambulation sonore inédite.

    Née en 1987 à Nantes, Coline Houssais est une spécialiste des cultures du monde arabe. Passée par l'Institut d'Etudes Arabes de Damas, elle enseigne désormais à Sciences Po. Traductrice, journaliste, productrice, elle a créé deux performances musicales : les Rossignols de Bagdad, sur l'âge d'or de la musique irakienne, et Casseta, sur les archives sonores de la communauté kabyle en France. Coline habite en général dans un train, entre deux voyages.

  • Ancien ministre de la Culture du Qatar, ancien ambassadeur du Qatar en France, aux États-Unis, à l'Unesco et à l'Onu, Hamad Ben Abdulaziz Al-Kawari livre son parcours d'homme de paix, d'ouverture et de culture, en faveur d'une amitié entre Orient et Occident.
    Progressiste, humaniste, amoureux des arts, Hamad Al-Kawari n'a cessé, tout au long de sa carrière diplomatique, d'oeuvrer au rapprochement des peuples, mais aussi de changer notre regard sur les cultures du monde arabe, afin d'" ouvrir des brèches dans les murs que s'inventent stupidement les nations ".
    Candidat à la direction générale de l'Unesco, où il a longtemps siégé, cet intellectuel ouvert et constructif a pourtant connu l'ostracisme. Représentant d'une " civilisation opprimée ", il s'est vu éconduire par une " coterie impitoyable et manoeuvrière ", où la France et certains pays arabes ont joué un rôle.
    Épisode que cet homme de paix ne voulait plus taire, livrant un témoignage édifiant sur les arcanes des grands cénacles internationaux. Ainsi qu'un plaidoyer pour un dialogue Nord-Sud enfin ancré dans les faits.

  • « Est-ce que c'était moi ? Est-ce que vraiment j'ai vécu ça ? Ou est-ce que c'est une autre, ou est-ce que c'est un rêve ? Mon enfance dans le désert, les grandes traversées avec le Groupe Nomade, mon gavage, mes mariages avec... Est-ce que ça a existé ? C'est tellement loin de moi. Et puis si c'était vraiment moi, qui suis-je maintenant ? » La voix de Mariem s'élève du pays au million de poètes, de ce désert mauritanien où le vent de sable efface toutes les traces, et voue la vie des hommes à l'oubli.
    Portés par sa parole magistralement mise en scène par Sophie Caratini, nous traversons le miroir du mythe pour atteindre à la vérité d'une femme et découvrir un monde saharien, bédouin, que le choc colonial va totalement bouleverser.

  • uvre a caractère autobiographique; Les échos de la mémoire. Une enfance palestinienne a Jerusalem évoque, avec l'occupation britannique en toile de fond, de multiples souvenirs; campe d'intimes portraits de famille et nous ramène sur des lieux d'enchantement et de rébellion. Cet ouvrage, véritable lettre d'amour a Jérusalem, pose un regard singulier sur la ville. C'était avant le déracinement des Palestiniens de 1948, ou se côtoyaient harmonieusement toutes les confessions. C'était avant la tempête politique.

  • Plus de vingt ans avant le « printemps arabe », le régime du partiunique s'est subitement effondré en Algérie pour laisser place à unsystème pluripartisan. Comment cette première expérience démocratiquede la région s'est-elle organisée ? Et comment a-t-elle échouétrois ans plus tard ?L'ouvrage reconstitue ce processus, à partir d'un matériau d'uneampleur inégalée : entretiens avec les responsables des principauxpartis politiques (FLN, FIS, RCD, FFS), des ministres, des généraux, desfonctionnaires locaux et départementaux ; décryptage de nombreusesarchives originales (du FIS et du ministère de l'Intérieur notamment), dela presse et de textes juridiques. Il retrace la mise en place des nouvellesrègles du jeu politique, la sélection des acteurs habilités à participer àla compétition électorale, les apprentissages politiques soutenant laconstruction d'un système partisan pluraliste, les alternances deconfi ance et de méfi ance.Tel un laboratoire du changement démocratique, où s'éprouvèrenttoutes les conditions nécessaires à ce passage, l'expérience algériennen'a résulté ni d'un simple basculement, ni d'une évolution linéaireconsécutive à une crise de régime. Mais plutôt d'un processus erratiqueet imprévisible livrant à chaque étape de nouvelles confi gurationsd'acteurs pris collectivement dans une dynamique que personne nemaîtrisait.Un livre clé pour comprendre la place singulière de l'Algérieainsi que sa « stabilité » lors des « révolutions arabes ». Une grilled'analyse pour porter un regard plus averti sur les bouleversementsactuels du monde arabe.

  • Le 18 février 1947, lorsque le Royaume Uni décide de remettre le problème de la Palestine à l'ONU, la France sait qu'elle peut faire entendre sa voix. Elle est, pour de multiples intérêts, attachée à cette région. Ses liens historiques avec le Levant, ses colonies au Maghreb, son influence en Syrie et au Liban, pays sur lesquels elle a reçu un mandat, la présence de députés arabes au Parlement et ses quelque 25 millions de musulmans font d'elle une véritable puissance musulmane. Elle est aussi proche du mouvement sioniste et les activités du réseau clandestin, constitué pendant la Seconde Guerre mondiale, s'accélèrent à partir de 1946, date à laquelle David Ben Gourion choisit d'établir son quartier général à Paris. Enfin, en sa qualité de protectrice traditionnelle des Latins de Jérusalem, elle a fondé de nombreux établissements religieux, éducatifs et culturels en Terre sainte et influence grandement le Vatican sur la question des Lieux saints. Mais le débat divise la France. Pro-sionistes et pro-arabes s'affrontent au gouvernement et à la délégation de l'ONU. La France a-t-elle voulu la création de l'État d'Israël ? Pourquoi avoir été la dernière grande puissance, non seulement à voter pour la création de l'État hébreu, mais aussi à le reconnaître officiellement de jure, près d'un an après sa fondation, le 11 mai 1949 ? La naissance de l'État d'Israël, l'une des premières aventures des Nations Unies, est aussi l'une des plus grandes batailles de la IVe République. En appuyant sa recherche sur des documents diplomatiques récemment ouverts, l'auteur confronte les politiques officielle et secrète de la France, met au jour les réseaux clandestins et le rôle des hautes figures de la politique française : Vincent Auriol ; Georges Bidault, Robert Schuman, Léon Blum, le Général de Gaulle, Jacques Soustelle. Observateurs privilégiés des débats en Conseils des ministres et aux Nations Unies, nous découvrons quelle a été l'implication de la France lors des grands événements de notre époque : la création de l'État d'Israël, la tragédie de l'Exodus, l'affaire de l'Altaléna, la première guerre israélo-arabe et le début de la question palestinienne.

  • Les ex-alliés du monde libre se déclarent une guerre économique ouverte du haut des trois pôles dominants : Union Européenne. Japon et États-Unis. Dans l'Union Européenne, qui vise à une intégration par l'épanouissement des régions, des forces centrifuges prônent un libre-échange à l'anglo-saxonne. Faits à l'appui, l'auteur démontre qu'en parallèle s'ébauche un partenariat régional, qui, à son tour, bouscule les cadres sociaux et politiques bien faibles devant la montée du libre-échange et les délocalisations (direction États-Unis et Royaume-Uni, en priorité) Nous passons du partenariat régional interne à celui externe quand André Valmont souligne l'impératif pour l'Europe de zones privilégiées, une deuxième Chine, aussi peuplée que la première : le monde arabe (l'Union Européenne assure 45 % des exportations, devançant nettement les USA et le Japon), l'Afrique noire (en particulier la zone franc) et l'Amérique Latine où les jeux sont loin d'être faits L'auteur développe ici, à travers un demi-siècle d'histoire, une vision mondiale qui relativise la révolution multimédia dont le support principal, l'électronique, est en pleine crise.

  • 267 cartes et schémas mis en scène par une analyse fouillée. Dans ce premier atlas géopolitique consacré à une région si sensible, Rafic Boustani et Philippe Fargues relèvent un défi. Ils brossent un tableau riche et expressif des bases économiques, sociales, démographiques et culturelles sur lesquelles s'inscrivent les bouleversements politiques de ce monde mal connu. De la Méditerranée à l'Océan Indien, du Maroc au Yémen, les pays arabes forment un bloc humain considérable ; un par la langue, mais multiple par l'histoire, les ressources, les formes sociales, l'organisation politique. Issus de découpages frontaliers souvent récents, mais dépositaires de vieilles cultures, ces états ne partagent pas tous la richesse pétrolière, l'insécurité alimentaire ou la puissance du nombre. Cet inventaire, allant des capacités d'irrigation à la diversité des médias, des dépenses publiques par étudiant à la pratique de la contraception, met en lumière des variations considérables d'un pays à l'autre, mais aussi une logique d'ensemble et de subtiles nuances que les occidentaux s'obstinent à gommer à coups de généralités. En révélant les facettes d'un monde passionnant, cet atlas affranchit le lecteur des stéréotypes, qu'ils soient de méfiance ou d'autosatisfaction, et lui offre des clefs pour comprendre l'avenir.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'Islam est-il compatible avec les crimes abominables des islamistes ? Qu'est-ce qui a pu conduire des musulmans à commettre de pareilles atrocités ? Pourquoi Saddam Hussein a-t-il envahi le Koweït ? Quelles ont été les conséquences de la guerre du Golfe sur les pays arabes et sur leurs relations avec l'Occident, et notamment avec la France ? Comment le monde arabe aborde-t-il le XXIe siècle ? Quel poids peut-il avoir dans la mondialisation ? C'est à toutes ces questions, capitales pour comprendre ce qui se passe aujourd'hui dans les pays du Maghreb et du Proche Orient, que répond Chedli Klibi, Secrétaire général de la Ligue arabe au moment où le Koweït est envahi, et ancien ministre d'Habib Bourguiba. Interrogé par Geneviève Moll, rédactrice en chef à France 2, Chedli Klibi analyse en profondeur les dérapages de sociétés marquées par la colonisation, les erreurs stratégiques de certains gouvernements, la corruption, la dépossession des valeurs fondamentales d'une religion de tolérance et d'ouverture, la paupérisation, la responsabilité d'Israël dans la radicalisation meurtrière de certaines factions de ces sociétés. Cet humaniste à la double culture, formé à la philosophie en Occident, agrégé d'arabe, nous donne à voir, sans concession, le monde sous l'angle, rarement observé, de l'acteur politique du Tiers monde agissant au milieu des chausse-trapes de la civilisation dominante.

  • Objet de toutes les craintes et de toutes les convoitises, l'islam serait en train de devenir l'ennemi de l'Occident en s'imposant comme principal outil de contestation non seulement des régimes en place dans le monde musulman, mais aussi de la domination occidentale à l'échelle mondiale. L'ambition de ce livre est de défaire cette perception réductrice, figée dans la vision schématique d'une « guerre des civilisations », en montrant les enjeux nationalistes, impérialistes ou économiques de conflits politiques variés, trop souvent décrits à travers le seul prisme islamique. Avec la fin des clivages Est/Ouest, des leaderships, qui semblaient incontestables tels celui de l'Arabie saoudite, ont été concurrencés, au Pakistan ou en Indonésie, par des forces jusque-là plus discrètes. La solidarité des musulmans se porte sur des lieux comme la Palestine, la Bosnie ou l'Afghanistan, tandis que, conséquence de vagues migratoires, l'islam s'impose au coeur des sociétés occidentales. Rechercher les logiques politiques à l'oeuvre dès que l'islam intervient comme référent explicatif, dans un contexte de mondialisation et de crise des idéologies et des territoires, devient de plus en plus légitime et efficace.

  • Seigneurs, vous plaît-il d'entendre un beau conte d'amour et de mort ? Sombre invite, formulée du plus ancien Moyen Age et d'où surgit la figure pâle de Tristan. En elle se trouvent liés amour et mort, désir de vivre et de disparaître, courtoisie et violence, fidélité et trahison... Le mythe venu de loin n'en finit pas de nous parler. Mais pour l'entendre, encore faut-il traduire la rude syntaxe et le lexique étrange de l'ancienne langue. Richard Robert fait davantage. Il déplie soigneusement toutes les composantes de la légende, en rassemble aussi les fragments éparpillés pour en saisir les prolongements dans la littérature et le monde d'aujourd'hui.

  • Ce livre invite à une réflexion sur des sujets tels que les signes religieux dans l'espace public, la neutralité de l'État, les accommodements raisonnables et un vivre-ensemble harmonieux qui serait fondé sur des principes universels.

  • À la fois documenté et coloré, ce livre nous fait vivre les aventures, assez étonnantes et souvent émouvantes, survenues depuis quarante ans aux observateurs militaires de l'ONU au Moyen-Orient (son sujet central) mais aussi aux membres des autres groupes d'observateurs et de toutes les forces (internationales et multinationales) qui ont été engagés dans cette région depuis 1956. Bérets Bleus Casques Bleus Bérets Terre de Sienne Bérets Noirs, Rouges et Verts Casques Blancs... jetés par la guerre sur le canal de Suez, dans le désert du Sinaï, sur le plateau du Golan, au Liban sud et à Beyrouth, nous sont présentés avec leurs réussites et leurs frustrations, leurs satisfactions et leurs drames. L'auteur situe ces péripéties dans un strict cadre historique, ajoutant ainsi à son récit une synthèse claire et critique du conflit israélo-arabe et de la guerre du Liban. Unique en son genre, ce livre, au ton alerte, nous fait bénéficier de l'expérience personnelle de l'auteur, qui apporte, sur plusieurs points controversés, un éclairage nouveau.

  • « Dans la bataille entre l'arme qui asservit et l'opinion bâillonnée, entre le fusil qui tue et la plume qui interpelle, j'ai choisi mon camp. » Amine Gemayel, président de la République libanaise depuis 1982, l'homme qui exerce le « métier le plus difficile au monde », explique dans ce livre une guerre aussi meurtrière que secrète ; il met à nu les calculs politiques des petits et des grands ; il analyse et pèse les intérêts de ses partenaires ; il décrypte « l'Orient compliqué » et met en garde contre les dangers qui menacent la liberté. Pour la première fois aussi, on entre avec Amine Gemayel dans un palais dévasté par les bombes ; on accompagne le président dans ses rencontres avec les chefs d'État étrangers ; on suit le déroulement des principaux épisodes politiques de son mandat ; on pénètre avec lui dans la demeure familiale de Bikfaya, son village natal. Enfin, plus qu'un bilan, ce livre représente avant tout le témoignage d'une volonté farouche : celle de voir le Liban renaître, son peuple, offensé par treize années de guerre, réunifié et son rôle, restauré et reconnu.

  • « Dans la bataille entre l'arme qui asservit et l'opinion bâillonnée, entre le fusil qui tue et la plume qui interpelle, j'ai choisi mon camp. » Amine Gemayel, président de la République libanaise depuis 1982, l'homme qui exerce le « métier le plus difficile au monde », explique dans ce livre une guerre aussi meurtrière que secrète ; il met à nu les calculs politiques des petits et des grands ; il analyse et pèse les intérêts de ses partenaires ; il décrypte « l'Orient compliqué » et met en garde contre les dangers qui menacent la liberté. Pour la première fois aussi, on entre avec Amine Gemayel dans un palais dévasté par les bombes ; on accompagne le président dans ses rencontres avec les chefs d'État étrangers ; on suit le déroulement des principaux épisodes politiques de son mandat ; on pénètre avec lui dans la demeure familiale de Bikfaya, son village natal. Enfin, plus qu'un bilan, ce livre représente avant tout le témoignage d'une volonté farouche : celle de voir le Liban renaître, son peuple, offensé par treize années de guerre, réunifié et son rôle, restauré et reconnu.

  • Ahmed Ben Bella est l'un des leaders les plus célèbres du Tiers-Monde. Un des principaux, mais certainement le plus illustre, des responsables du FLN pendant la guerre d'Algérie, il sera arrêté par les Français en 1956 et prisonnier jusqu'à la fin de la guerre. Premier Président de l'Algérie, il est renversé par un coup d'État militaire en 1965 et incarcéré jusqu'en 1980. Cet homme qui fut le symbole de son pays a été baillonné pendant plus de vingt ans. Aujourd'hui, il peut s'exprimer librement devant tous les média écrits ou audio-visuels, arabes et occidentaux. Ben Bella nous donne son opinion sur la guerre d'Algérie, sur la renaissance de l'Islam, sur les rapports avec les pays occidentaux, sur l'Amérique... Il nous dit ce qu'est sa philosophie politique, ses objectifs. Ben Bella nous précise ce qu'il pense du gouvernement algérien, du parti unique. Certains de ses propos surprendront - et peut-être choqueront - mais étant donné la personnalité de l'auteur et son audience, ils méritent d'être connus et pris en compte. Vingt ans après l'indépendance de l'Algérie, il est temps de connaître ce que pense réellement Ben Bella, son chef le plus prestigieux.

  • Le développement ? Il sera possible uniquement pour « une société maîtresse de son destin, ayant retrouvé son équilibre intérieur et ses instruments de mesure morale de toute chose ; une société dont le consensus d'une communauté d'hommes libres est la loi suprême. Spiritualité et Démocratie = Développement... Que penseront les experts de cette équation inhabituelle ? Des malheurs du tiers monde, personne cependant n'est quitte, encore moins les pays riches ; non que leur aide soit le principal remède mais pour leur propre intérêt car « leur survie à long terme (et même, sur certains plans, à court terme), exige que les pays sous-développés deviennent des partenaires économiques mutuellement développant, et cessent en tout cas d'être, à force de misère et de désespoir, des sources imprévisibles de tensions et de déséquilibres ».

  • Loin des cavernes et des bois originaires, cet homme a fait halte pour regarder l'immensité, et pour construire des édifices partout où il est passé : des toits, qui protègent du vent et de la pluie, parce qu'il sait le point où placer la poutre faîtière... Son observation constante des relations du ciel et de la terre ont décidé de sa vie, écrit Alain Jouffroy dans la préface.

  • Le 22 octobre 1977, un seul titre à la « une » des journaux : un milliardaire arabe vient de racheter le « France ». Et se déchaînent aussitôt des commentaires aigres doux à fort relent de racisme. Chacun en oublie que le navire, désarmé, est depuis des mois à l'abandon et qu'un ministre français est à l'origine de ce rachat. Par préjugé, par ignorance, la France, une fois encore, est en retard d'une guerre. Là où elle s'obstine à ne voir que play-boys milliardaires, fortunes perdues au casino et appartements de luxe, se déroule un changement capital des donnés politiques et économiques de notre pays. Les émirs sortent de Harvard, les appartements cachent télex et ordinateurs, les play-boys sont des hommes d'affaires parmi les plus efficaces du monde. Que la France se rassure : l'invasion des pétrodollars ne la menace pas. Ils préfèrent aller ailleurs : aux États-Unis, en Angleterre, en Allemagne et en Italie. Et c'est bien là le drame... Cet ouvrage présente un bilan précis des échanges et des investissements franco arabes. Un bilan d'une faiblesse inquiétante qu'expliquent maladresses et erreurs des responsables politiques et économiques français. Or - et que cela plaise ou non -, il faut désormais compter avec le monde arabe. Une nouvelle puissance géopolitique est née, dont on peut déjà analyser les « grandes ambitions ». Ce nouveau monde a besoin, et envie, de collaborer avec l'Occident. Et, dans cette relation nécessaire, la France aurait pu - pourrait peut-être encore - avoir une place privilégiée. Comment admettre, par exemple, qu'en Algérie la France se soit laissée dépasser par les États-Unis ? Pour la première fois, et parce qu'il s'agit d'Arabes, l'argent aurait-il une couleur, comme le disait un homme d'affaires saoudien ? Un livre qui détruit bien des préjugés, bien des idées reçues.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Dans la région méditerranéenne, l'Égypte reste à la traîne en matière de réformes économiques. Ce livre en donne les raisons. Selon les auteurs, le système politique égyptien est, par nature, hostile à la réforme car il repose dans une large mesure sur le clientélisme et la domination de puissants groupes d'intérêt. De plus, la position stratégique de l'Égypte dans la politique moyen-orientale a favorisé les flux d'aide, créant un bien-être économique illusoire qui a rendu le besoin de changement moins perceptible. L'Égypte a ainsi pu échapper aux pressions du marché. Or, comme le montre cette étude, ces pressions sont le seul véritable stimulant d'une réforme fondamentale.

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