La découverte

  • Troisième édition de cette synthèse de référence, qui apporte des clefs pour comprendre la situation présente, en suivant l'évolution du pays tout au long du XX e siècle et au début du XXI e siècle. En proposant une information fiable et une lecture synthétique de l'histoire récente de la Turquie, il permet aux lecteurs de langue française de mieux comprendre la place stratégique ce pays occupe sur la scène mondiale. La Turquie, candidate depuis 2004 à l'entrée dans l'Union européenne, occupe souvent la " une " de l'actualité. Dirigée par un gouvernement conservateur, elle dispose de structures formellement démocratiques, mais connaît, notamment depuis le tournant des années 2010, un virage autoritaire. Ouverte sur le monde, elle ne s'enferme pas moins dans un syndrome de " forteresse assiégée ", dont la " sécurité nationale " serait menacée aussi bien par les ennemis extérieurs qu'intérieurs. Ses politiques étrangères, notamment dans le monde arabe, contrastent souvent avec les alliances qui la lient à l'Occident.
    Ce livre apporte des clefs pour comprendre cette situation et ses contradictions, en suivant l'évolution du pays tout au long du XXe siècle et au début du XXIe siècle. En proposant une information fiable et une lecture synthétique de l'histoire récente de la Turquie, il permet aux lecteurs de langue française de mieux comprendre la place que ce pays occupe sur la scène mondiale.

  • À la suite du coup d'État avorté de l'été 2016, Recep Tayyip Erdogan a lancé une très vaste opération de purge des différents services de l'État - mais aussi de la société civile. Cette profonde reprise en main est l'aboutissement d'un long processus : depuis 2002, la Turquie est dirigée par l'AKP et par son leader charismatique. Ce pouvoir " musulman-démocrate " a profondément modifié le pays : urbanisation, croissance de l'économie, négociations avec l'UE, rôle majeur au Moyen-Orient, etc.
    À la suite du coup d'État avorté de l'été 2016, Recep Tayyip Erdogan a lancé une très vaste opération de purge des différents services de l'État - mais aussi de la société civile. Cette reprise en main est l'aboutissement d'un long processus.
    Depuis 2002, la Turquie est dirigée par l'AKP (Parti de la justice et du développement) et par son leader charismatique. Ce pouvoir " musulman-démocrate " a profondément modifié le pays mais le bilan de ce long règne est ambivalent. Les avancées sur le front de la démocratisation ont progressivement laissé place à un autoritarisme rampant et à une politique de réislamisation de la société. Les négociations avec l'Union européenne sont au point mort. Des pas courageux pour la résolution du problème kurde ont été remplacés par une nouvelle offensive répressive, qui s'est étendue à l'ensemble des revendications démocratiques et a révélé le visage autoritaire du pouvoir et sa volonté de mise en place d'un régime présidentiel fort, clairement revendiquée.
    Dans cet essai documenté, Ahmet Insel nous éclaire sur les facteurs d'ascension de l'AKP, la stratégie politique et la persistance des succès électoraux d'Erdogan malgré les affaires de corruption, l'installation progressive de l'arbitraire et la lutte avec la communauté Gülen. Il montre ainsi les tourments de la société turque, tiraillée entre les conflits ethniques, religieux et culturels, entre peur de perdre son identité socio-historique et désir d'être dans le monde moderne.
    Prix France Turquie 2015

  • La question kurde - en Turquie, Iran, Irak, Syrie - est au coeur d'enjeux politiques et sociaux d'une actualité brûlante et violente. Pourtant, le PKK (Parti des travailleurs kurdes) et ses organisations soeurs restent très méconnus. Fondé en 1978, dirigé par son chef emprisonné Abdullah Öcalan, ce parti radical a été comparé aux Zapatistes du Chiapas et à d'autres mouvements sud-américains. Cette enquête informée analyse la/les révolution(s) en cours au Kurdistan.
    Depuis quelques années, le PKK turc et le PYD syrien sont au centre de l'attention des gauches mondiales. Certains observateurs, comme l'anthropologue David Graeber, l'historien Immanuel Wallerstein ou le linguiste Noam Chomsky les considèrent comme une des rares lueurs d'espoir dans le chaos moyen-oriental et comparent leurs expérimentations politiques à celles des zapatistes du Chiapas. En effet, ces organisations apparaissent comme un point de convergence de nombreuses luttes " nouvelles " : le combat militaire contre l'" obscurantisme " de Daech ; une forme avancée de féminisme contre le " patriarcat " islamiste et traditionaliste ; une volonté de promouvoir un " confédéralisme démocratique " postmarxiste et libertaire ; ou encore une manière renouvelée de contester le capitalisme et le culte de la croissance, au profit d'une écologie radicale.
    Pourtant, le PKK et ses organisations soeurs restent très méconnus. Fondé en 1978 et dirigé par son chef Abdullah Öcalan, emprisonné depuis 1999, ce parti radical, d'abord indépendantiste puis autonomiste, revendique s'être défait de ses oripeaux marxistes-léninistes pour développer une forme d'autogouvernement proche de la conception municipaliste de l'anarchiste américain Murray Bookchin. Qu'en est-il en vérité ? C'est ce que révèle ce livre essentiel - accessible, informé et distancié - sur la " révolution " en cours au Kurdistan.

  • L'Istanbul d'aujourd'hui, avec ses 15 millions d'habitants et ses circulants en nombre indéfinissable, n'a plus rien à voir avec celle d'il y a vingt ans à peine. Mégapole choyée par un pouvoir qui l'a promue en vitrine de sa puissance et de son identité refabriquée, qui fascine un " arrière-pays " de plus en plus vaste et diversifié, Istanbul a radicalement changé de dimensions et de fonctions. Ce livre en propose un portrait unique, fasciné et fascinant.
    Istanbul est un continent urbain inconnu, trop souvent réduit à quelques prétendus hauts lieux - de plus en plus perdus dans l'immensité métropolitaine environnante - extraits d'un imaginaire réducteur, aux figures par trop rebattues. Il y a pourtant urgence à sortir des lieux communs pour prendre la mesure de l'organisme urbain monstrueux devenu ces deux dernières décennies la principale métropole du bassin méditerranéen, au pouvoir attractif croissant.
    Mégapole choyée par un pouvoir qui l'a promue en vitrine de sa puissance et de son identité refabriquée, mégapole qui fascine un " arrière-pays " de plus en plus vaste et diversifié, Istanbul a radicalement changé de dimensions et de fonctions. Outre l'étalement vertigineux qui la caractérise, avec toutes les conséquences catastrophiques pour son environnement, elle est le théâtre de profondes transformations, à la fois physiques, économiques et culturelles.
    Laboratoire de la " Nouvelle Turquie ", elle est à la fois le lieu de la reconstruction de la référence ottomane - source de fierté -, le lieu où les paillettes du tourisme mondial côtoient la tension autoritaire installée par le régime, et le terrain d'expérimentation de nouvelles façons de vivre, entre économie de la consommation et tentations de repli autour d'identités collectives réinventées.

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