• Ce recueil polyphonique, placé sous le signe du cubisme, révèle l'originalité d'une écriture affranchie des règles de la versification classique et entraîne le lecteur dans des voyages à travers le temps et l'espace. La célébration lyrique de l'ivresse poétique, de l'ivresse de la vie, transfigure le quotidien : « Et tu bois cet alcool brûlant comme ta vie/Ta vie que tu bois comme une eau-de-vie ("Zone").
    Notions littéraires : Le vers libre ; la poésie symbolisteContextualisation : Le futurismeHistoire des Arts : Le cubisme
    OEuvre du rabat : Vlaminck

  •  Notions littéraires : les genres poétiques : sonnet, pantoum ; le romantisme ; le Parnasse ; le symbolisme et l'héritage baudelairien.
    Histoire des arts : Baudelaire et la photographie ; Baudelaire, critique d'art ; figures du temps dans l'art ; la représentation de la mort ; muses et égéries littéraires.
    Contextualisation : scandales artistiques et procès au XIXe siècle.
    Oeuvre d'art étudiée : Munch

  • le livre
    à bout de bras
    au-dessus de son visage
    comme ligne d'horizon
    comme carte d'un territoire
    à décrypter en temps réel
    le garçon lit
    Ce garçon qui se déplace secrètement vers une autre dimension découvre les pouvoirs des mots. Quelques années plus tard, devenu écrivain, il mixe – à sa façon – scènes familiales et extraits de ses lectures, pour ouvrir son " livre du dedans " et révéler son parcours de lecteur.

  • La poésie est inadmissible regroupe toute luvre politique de Denis Roche et rien quelle, accompagnée des divers avant-propos et préfaces des éditions originales. Il ny pas de variantes ; ni dinédits, parce quil nen existe pas. L'oeuvre, close une fois pour toutes en 1972, se décompose ainsi:Forestière amazonide (1962)Récits complets (1963)Les Idées centésimales de Miss Élanize (1964)Éros énergumène (1968)Dialogues du paradoxe et de la barre à mine (1968)Préface aux 3 pourrissements poétiques (1972)Le Mécrit (1972)C'est dans Le Mécrit que se trouve la séquence de onze poèmes intitulée La poésie est inadmissible, d'ailleurs elle n 'existe pas.

  • Plus connu pour ses romans - Notre-Dame de Paris, Les Misérables - que pour ses poèmes, Victor Hugo est pourtant l'auteur de centaines d'oeuvres poétiques écrites tout au long de sa vie.
    Tantôt classiques, tantôt romantiques, parfois lyriques, parfois épiques, les poèmes de Victor Hugo sont présents dans tous les genres et ont à la fois ému ses contemporains, exaspéré les dirigeants et inspiré les plus grands poètes.
    Dans cette anthologie à petit prix, Jean-Joseph Julaud nous présente une sélection des plus beaux poèmes de Victor Hugo, dévoilant les nombreuses facettes de ce géant : Hugo et les femmes, Hugo en pleine nature, Hugo et le futur, Hugo et la mort... De quoi satisfaire tous les goûts et toutes les humeurs !

  • « Être, à chaque mot, contemporain du premier homme : Adam des mots » : telle aurait pu être la devise de celui qui partagea sa vie entre son amour de l´écriture et sa passion des civilisations anciennes. Plus célèbre pour ses romans et ses récits de voyages, il a toutefois eu un véritable parcours poétique, plus discret mais issu de rencontres déterminantes, parmi lesquelles le surréalisme avec André Breton, la négritude avec Aimé Césaire, les grands classiques de la Grèce antique, avec la traduction de Sophocle ou d´Hérodote ou la peinture de Giorgio de Chirico. S´ajoute à cette liste celle des voyages, des traversées : Patmos, l´archipel des Cyclades, le Mont Athos, mais aussi la France, entre campagne et ville.
    Celui qui chemine au creux de cette anthologie le comprend aussitôt : le tempérament nomade de son auteur imprime à cette poésie le caractère de l´éphémère, du fugitif. Les figures mythologiques, qu´elles soient argonautes, centaures, néréides ou gorgones, affluent sous la bannière de l´Immémorial Orphée - figure éternelle du poète. La contemplation des paysages, qui offre au langage ses états singuliers, cède devant le récit épique des batailles de l´Aurige, ce conducteur de char dont on retrouva la statue à Delphes. Le cri d´Icare tombant dans la mer résonne comme le cri originel de tout être humain. Cette poésie se situe entre un monde de nature et un monde par-delà la nature, empreint de mythe. De chaque mot, de chaque image, se dégage une sagesse infinie, loin de la contingence des époques, légère comme le nuage et solide comme le minéral. Car les éléments - eau, vent, feu, terre - sont partout présents, seules forces à l´épreuve du temps. Ces poèmes apparaissent donc, selon les termes de l´auteur lui-même, « bucoliques, agraires, forestiers, telluriques, aériens, nébuleux ou céréaliers. » Ils font parvenir jusqu´à nous la voix tout à fait singulière d´un bel esprit, généreux et rêveur.
    Le livre paraîtra à l´occasion de la 13e édition du Printemps des poètes (7 au 21 mars 2011), dont le thème, fort opportun, est « Infinis paysages ».

  • Ce volume rassemble mes six premiers livres, publiés de 1974 à 1989 et aujourd'hui, pour la plupart, introuvables. Livres de poèmes ? La réponse n'est pas si simple. Mon approche de la poésie, dans ces années-là, était plutôt conflictuelle. Le voisinage de textes qui vont à la ligne, comme tout poème qui se respecte, et de fragments de prose rythmé par des blancs, est là pour en témoigner. Trop d'art, pensais-je, tue la poésie ; sauf à en faire, selon l'expression souvent citée de Claude Royet-Journoud, un « métier d'ignorance ».En fait, mon seul dessein était d'essayer d'inventer une langue à partir d'un nombre très restreint de mots. Des mots capables de charger d'émotion ce qui m'apparaissait comme une vue d'ensemble des choses, une voie d'accès au sens, exploré en tous sens, et aux remises en question. Surtout, des mots avec lesquels j'avais une relation assez forte pour leur confier mon désir d'essayer de me chercher, sans doute de parvenir à être moi-même, en tout cas ma raison d'écrire.Alain Veinstein

  • Malgré le scintillement difficilement supportable le spectateur doit suivre le rythme industriel il est au coeur d'une véritable accélération du temps et de l'espace un mouvement qui enregistre le monde le copie le mécanise et le projette Depuis une quinzaine d'années, Patrick Bouvet interroge la " condition postmoderne " : la fabrication des images collectives (In situ ; Shot ; Direct), la marchandisation des corps (Canons), la virtualisation du réel par la technologie (Chaos Boy) ou la culture de masse (Pulsion lumière ; Carte son). Ce sont tous ces thèmes qui se trouvent orchestrés et remis en perspective dans cette Petite histoire du spectacle industriel. Sa lecture à la fois poétique et politique de notre époque aboutit à un manifeste très critique à l'égard des mass media et de l'industrie du divertissement.

  • Grandeur de S

    Xabi Molia

    En une centaine de textes courts et percutants, Xabi Molia saisit l'esprit de notre époque et donne à revoir de manière neuve l'histoire de cette omniprésidence, du triomphe de 2007 au désamour de l'hiver 2011, en passant par les émeutes des banlieues, la romance avec Carla Bruni, la crise mondiale et la disgrâce de Dominique Strauss-Kahn.Dans cette chronique moderne du pouvoir, le personnage Sarkozy se révèle sous un jour troublant : omnipotent, grotesque, excessif, fragile.Pleine de fulgurances et d'humour, cette série de faux poèmes à la gloire du Président met à nu le culte du chef, pointe nos renoncements quotidiens et ruine de l'intérieur la novlangue officielle. L'ironie et le sens du détail sont les armes de l'insoumission.À l'heure du bilan, alors qu'une nouvelle campagne se prépare, Xabi Molia dresse le tableau sans concession d'une France en état de choc. Un livre qui fait rire, mais aussi qui nous réveille. La poésie a toujours en elle une force corrosive.

  • Pour Denis Roche – dont voici, après "Récits complets", un nouveau recueil, – le poème est d'abord une "arête rectiligne d'intrusion". C'est-à-dire qu'au moment où il est regardé et vu, il doit assaillir et déborder le lecteur de la même façon qu'il a réussi à se faire écrire par l'auteur. Ce dernier vit de manière expérimentale et libératrice la multitude pressée des langages dont son écriture est, en somme, la projection immédiate. C'est ainsi que les "idées centésimales" peuvent naître dans un fractionnement massif, et varier avec la lecture. L'invention est ici de règle et ne supporte pas d'atermoiements (ne tolère pas les phrases et les idées grossies). Cette invention est avant tout vertige, ironie, affolement, fête, vibration en pleine matière, hiéroglyphes d'une pensée comme saisie à l'état "sauvage" et, peut-être, découverte par la mort. La poésie coïncide alors avec cette figure féminine du débordement et de la fécondité qui emprunte soudain un nom inconnu : Miss Elanize – dont nous découvrons les "idées".

  • Eros energumene

    Denis Roche

    • Seuil
    • 24 Octobre 2017

    Ce volume est une manière d'introduction – mais comme déjà altérée par le jeu topique – à un système d'autodestruction appelé à se développer au cours d'ouvrages prochains. Cette volonté d'élimination, par l'exposition, porte sur ces formes du discours narratif que l'on nomme encore, sans doute par des impotences de lecture, "poésie".
    Une fois battues en brèche les portées humaniste et moralisante de ce type d'exposition écrit, il reste à détourner (par tous les artifices propres à ces jeux-là) les éléments du discours qui n'en feraient pas en même temps la critique.
    La fiction tiendrait alors lieu de ressort entre deux volontés : celle du formaliste et celle du poseur de mines. Il y a là matière à convulsion pour celui qui écrit, dont on dit il est énergumène, c'est-à-dire qu'il est agité par un enthousiasme déréglé ou une vive passion.
    Quant à Eros, s'il est souvent plongé dans de vives actions, il en reste quelques peu étonné.
    Denis Roche

  • Vois seule

    Alain Veinstein

    Comment l´appeler, ce livre : roman ?, poème ? Si je me décide pour roman, on me fera remarquer que je vais souvent à la ligne, comme dans les poèmes. Si je préfère parler de poème, on m´opposera la présence de personnages et des éléments d´une action à rebondissements, qu´on rencontre habituellement dans les romans.

    Je laisserai en fin de compte au lecteur l´embarras du choix. Je lui dirai seulement que Voix seule résulte d´un pan de vie en compagnie de mots avec lesquels j´ai entretenu une relation qui m´a semblé juste. Ces mots, j´ai essayé de les mener dans l´inconnu, le plus loin possible. Je leur ai demandé de me surprendre.

  • Ce livre, malgré les apparences, n'est pas un recueil de poèmes. Un récit, plutôt, s'y dessine. Voici un acteur dans l'attente du lever de rideau. Pour lui, c'est l'aventure d'une promesse. Il va voir le monde d'un oeil neuf, un monde autrement plus grand et profond que la représentation qu'il s'en est toujours faite, et surtout, complètement ouvert sur l'inconnu. Mais très vite, la tension à laquelle il est soumis ne diffère en rien de celle qui a marqué son enfance, vécue comme l'apprentissage du silence et de la peur, à l'extrémité d'une langue de terre. Et sur la scène du théâtre, où il a des allures de naufragé sur son radeau, où il se sent perdu, en état d'échec, il est confronté à l'affolement du temps, qui joue contre lui sans lui laisser espérer la moindre chance de voir un jour le rideau se lever.

  • Poésie Offrir, au commencement de l'an 2000, la lecture d'un livre dont le titre contient un mot, poésie, qui sert aujourd'hui à désigner bien des choses - le roman, la chanson, le Plan, les couchers de soleil, etc. - sauf ce dont il est question dans ces

  • Plusieurs des locutions dont j'ai intitulé certaines séquences de ce livre pourraient valoir pour l'ensemble comme ses parties intégrantes. Et non seulement " Recueil", bien sûr, qui vient sous-titrer la dernière, parce que le livre rassemble des poèmes et des proses qui tinrent d'abord compagnie à des peintres dans de "beaux livres" ("travaux pour un rectangle ", en effet), ou à des amis écrivains (tel ce "mardi de l'Hexaméron" écrit en collaboration); mais aussi bien "Axiomatique rosace ", où l'art poétique, toujours fragmentaire et anxieux de jouer le va-tout d'une pensée éprise de la somme à chaque opération, se dispose en mosaïque réfringente; ou "Aux heures d'affluence", qui se dévoue aux épiphanies, aux encombrements, aux riches et pauvres heures où le monde afflue par échappées...
    Parfois encore je me relis, par reprises ici de strophes anciennes ou récentes, un "poléoscope" à la main : mémoire des villes d'où les cartes postées reviennent au moins à leur destinateur. Enfin, les rubriques rimées en "multitude, lassitude, servitude, latitude" segmentent la composition finale dans une humeur de tourne des millénaires. Ce qui n'est pas sans lien avec "Au sujet de Shoah" qui fait repasser le film de Claude Lanzmann, maintenant et à l'heure de notre mort, cherchant, à sa suite et grâce àlui, comment rendre ineffaçable ce qui ne fut pas impossible mais incroyable à jamais.
    M. D.

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