Le passeur

  • À quoi bon la poésie ? Dans un monde désenchanté, déserté par l'esprit autant que par le divin, pourquoi des poètes en temps de crise ? Peut-être, simplement, pour habiter la terre autrement, en contemplant, en aimant, en vibrant, en s'interrogeant, avec inquiétude parfois, toujours avec émerveillement, attentifs au mystère que nous sommes et que nous portons comme unique trésor.
    Poèmes pour habiter la terre est une traversée jusqu'aux limites du visible et du dicible, qui est sans doute la seule façon d'habiter ce monde, en profondeur comme en plénitude. Philippe Mac Leod chemine dans sa quête de sens et de présence au réel, animé par la lumière intime, celle de l'enfance du monde, et murmure, le regard emporté par ce qu'il voit. Une poésie à l'écoute du vent, des bruissements et des chants les plus ténus.
    Aux mots du poète succède un carnet de lecteurs. De professions et d'âges divers, ces derniers prennent la parole pour évoquer leur promenade dans les pages de ce livre.

  • Née de la rencontre du ciel et de la terre, la poésie de Philippe Mac Leod traduit la quête de transparence qui est au coeur de son expérience de vie. L'élégance de la langue y est au service d'une recherche de l'authentique et du sens.
    « Il peut paraître hasardeux de prêter à la poésie une intention. La naissance d'un poème nous devance la plupart du temps. Les pages que rassemble ce recueil en appellent à la clarté de la vie qui parfois se laisse surprendre dans l'éblouissement de sa nudité, son intensité, ses vertiges, tout ce qui en elle nous échappe, nous plongeant dans le plus grand désarroi et le plus grand bonheur. Un autre sens alors s'éveille et, devant l'impuissance à dire l'insaisissable, l'infranchissable, paradoxalement trouve une seconde force, un nouvel élan.
    « Le poème se dessine, dans son apparente proximité, comme un horizon plus qu'une conquête ou une somme. Ses mots ne parviennent pas davantage à se fixer que l'aiguille de la boussole. Ils voudraient rendre à la parole ce pouvoir incomparable, non plus de nommer, de capter, de saisir, mais d'être elle-même le coeur battant du mystère. » Ph. M. L.

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