Le Cherche-Midi

  • " car il est dit que l'on comprend / le monde à l'instant de mourir / et que le passé le présent / se transforment en avenir " Jean-Claude Pirotte j'irai partout où me rappelle
    ma mémoire du fond des temps
    j'ai des souvenirs à la pelle
    et les prochains je les attends
    Le ciel se couvreCe livre est fait pour durer toute une vie. Dès l'instant où vous l'ouvrirez, vous ne pourrez plus vous en séparer. Vous le lirez d'une traite - une histoire en 5 000 poèmes, une " série " en 40 épisodes (40 recueils) -, ou bien vous prendrez l'habitude de l'ouvrir au hasard, et vous tomberez sur un poème destiné spécialement à cet instant de votre vie.
    Si vous lisez un poème par jour, il vous faudra plus de treize ans. Mais vous ne lirez pas un poème par jour, vous tournerez page après page pour vite découvrir la suite, vous serez envoûté, troublé, bouleversé souvent, empli d'un indicible bonheur d'accompagner Jean-Claude Pirotte pendant les deux dernières années de sa vie.
    Sylvie Doizelet


  • Une approche poétique de la vie, du monde et de l'univers par un scientifique mondialement reconnu.

    " princesse des lumières et des vents
    les étoiles défileront dans des yeux infinis
    et la mer
    ta vaste mer
    je la verrai poudroyer de vapeurs blondes
    tourbillons d'astres clairs dans mes gouffres vermeils
    écume ardente faite avec les mondes
    houle insondable
    où bout la mousse de tes soleils "
    Scientifique de réputation mondiale mais féru de poésie depuis son plus jeune âge, Jean-Pierre Luminet publie ici son neuvième recueil. Une oeuvre de maturité alternant noirceurs et lumières, dont l'expression poétique montre une connaissance subtile de l'âme humaine, et où l'érotisme joue un rôle central.

  • Je ne suis pas complice de la démesure je demeure enseveli sous les jours obscurs Le poète que l'on croyait disparu revient à nous, et une obsessionnelle et troublante mélancolie l'accompagne, désespoir teinté d'ironie que ses lecteurs connaissent bien. Jean-Claude Pirotte, parti sur les traces de ce territoire qu'il n'avait jamais vraiment quitté - l'enfance -, se retrouve face à un présent sombre, déroutant. Ce sont des cailloux blancs, des ruisseaux, des forêts et des songes qui se réveillent et se révèlent cauchemars de l'histoire. Sous sa plume, la mort s'efface, les nuits se peuplent. Une écriture intense, inoubliable.


  • L'oeuvre d'un poète les plus significatifs de son temps à la portée du grand public.

    Vous décidez de découvrir ou de retrouver la poésie de Jean Orizet - qui a reçu, entre autres, les prix Apollinaire, Max-Jacob, et le Grand Prix de poésie de l'Académie française... Avant d'entrer dans l'oeuvre foisonnante, exigeante mais accessible, de l'enfant de Marseille, du fils adoptif de la Bourgogne, du troubadour des temps modernes et des latitudes les plus diverses, il convient de visiter son atelier, où vous apprendrez comment il ajuste à sa pensée le temps qui passe ou qui revient, comment il négocie le mariage du vers et de la liberté, de la prose et de la grâce.
    Puis, vous vous engagerez avec délices dans le parcours proposé. Choisirez-vous "L'instant et l'infini", "Le miroir des eaux", "L'empire du minéral" ou quelque autre thème parmi les vingt qui vous attendent ? Préférerez-vous connaître d'abord ses intuitions étonnantes sur "l'entretemps", concept qui démonte et allège les pesanteurs de la chronologie accumulative, libère étrangement du passé, de l'avenir ?
    Quelle que soit votre inspiration, au terme de votre itinéraire, riche en surprises et enchantements, vous n'aurez qu'une hâte, lire et relire celui dont le nom contient, serties comme une métaphore prédestinée au service des mots, les deux lettres du plus précieux des trésors, l'or... l'or d'Orizet.
    Et vous aurez emporté votre titre de chercheur de beauté.

  • Ce vaste poème s´inscrit dans la grande tradition des poèmes d´amour occidentaux, du Cantique des Cantiquesà Paul Eluard, en passant par Pétrarque, Ronsard, Chénier, Lamartine et tant d´autres.

    De l´amour courtois au Lettera amorosa de René Char, des Ballades de Marot aux Yeux d´Elsa d´Aragon, que cela soit sous la forme de sonnets, élégies, odes ou hymnes, c´est du même chant amoureux dont il s´agit, de son exaltation sensuelle et de son élévation, transfigurées par le souffle du vivant.

    Ici, le chant est fusion de l´amour et de son expression, déclinée sous toutes formes de variations. Musique de l´amour et amour de la musique y mêlent leurs effusions dans un même concert d´images et de sensations.
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    J´ai mis mes mots dans ta bouche, neuve terre de leurs envols, je t´ai écrite avec mes mots, mes mots chantés par toi, lavés de ton amour, qui m´ont fait en te faisant neuve à jamais, à jamais lue.

  • «L'Amour d'Amirat est sans doute ce que Daniel Biga a écrit de plus beau et de plus accompli, quand on sent le froid, le silence, le passage de la peur, ou l'exaltation du matin "avec les nuages au-dessous de moi". Une grâce est venue, une luminosité. Il n'est pas facile d'être poète quand tout vous exile. Il n'est pas facile d'être fidèle à soi-même quand tout vous sépare, que règnent l'argent et les possessions. C'est pourquoi il faut que Daniel Biga continue à nous dire, nous en avons le plus grand besoin : "Qui s'est perdu ? Qui s'est créé ? Plutôt, qui s'est transformé ? La magie est éphémère ! Un jour je m'en vais à la fois comme on fuit à la fois comme on se sauve dans la paix solaire foudroyé ressuscité." »J.M.G. Le Clézio, Le Monde L'Amour d'Amirat, dont Le Clézio a été le premier lecteur enthousiaste, est, en prose, le journal de bord d'un citadin qui s'exile, deux ans, à mille mètres d'altitude. Un document peu commun !
    Né nu (poésies 1974-1983) est le recueil inédit de la maturité, de l'apaisement gagné. Certes, on retrouve parfois la grande foulée narrative, l'érotisme convaincant, l'amertume tendre. Mais de sa solitude en montagne, de son absence de besoins, de sa paresse de principe, Biga a voulu faire une expérience intérieure. Le narcissisme est devenu la clé de la connaissance fraternelle. La pauvreté brille comme une gloire. Biga, qui frôla autrefois le voyou, se convertit en homme debout. Il nous propose sans dogmatisme son itinéraire, qui a convaincu déjà beaucoup de critiques et de lecteurs.

  • De la manière la plus ludique qui soit, l'auteur de ce manuel nous administre la preuve que la poésiethérapie est peut-être un remède souverain à des maux comme la tristesse, l'impuissance, les insomnies, les rhumatismes, les allergies, la déprime, la timidité, le stress, les illusions, etc. À chacun de ces « maux » ou incommodités de la vie, Jean-Joseph Julaud indique, comme traitement, un ou plusieurs poèmes assortis d'une posologie en forme de conseil. Les poèmes remèdes sont signés des plus grands noms de notre lyrisme national, dont Villon, Voltaire, Verlaine, Mallarmé, Baudelaire, Rimbaud, Cadou.





    Cette thérapie-là n'est pas remboursée par la Sécurité sociale, et les poèmes ne comportent pas de vignette à coller sur la prescription, mais l'éditeur se porte au moins garant d'une chose : si la lecture de ce livre ne vous fait pas de bien - tout au moins sur le moment -, elle ne vous fera aucun mal et, à terme, a toutes les chances d'alléger votre humeur et vos humeurs. À conserver à portée de main.

  • " Je " est prisonnier. Prisonnier d'un quotidien qui l'étouffe, il croupit entre les quatre murs de ses cellules : l'espace, le temps, la langue, l'autre. Réduit à son espace vital, soumis au temps interminable de la peine, coupé de l'autre et du monde, le prisonnier n'a que le verbe pour se sauver. Alors il raconte sa réclusion et se rend à l'évidence : ce n'est pas tant le cachot qui l'emprisonne que la façon de l'habiter. Il s'évade de l'ordinaire et démarre sa cavale. " Je " se libère par le jeu, celui du corps et celui de l'esprit. Il écrit, il produit un sujet, celui qu'il est : un sujet du verbe.
    Thriller poétique en trois actes, Les Prisons mobiles est une belle métaphore de notre finitude et de nos capacités à en jouer. Il vous captivera sûrement, comme un miroir capture votre image et vous renvoie à vous-même.

  • Ce deuxième volume de l´oeuvre en prose de Jean Orizet est construit de la même façon que le premier, Les Forêts de l´impossible. Il se veut, là encore, une «oeuvre ouverte », selon la formule d´Umberto Eco, c´est-à-dire un livre en devenir obéissant à une dynamique interne de l´intertextualité.

    Ces Mémoires d´entretemps combinent souvenirs et rencontres, mêlent fiction et réalité, mythes et histoire. Ils sont aussi un hommage aux « alliés substantiels », aux amis disparus et à des figures qui occupent une place privilégiée dans le panthéon personnel de l´auteur.

    La « magie du lieu » garde également sa place dans ce livre qui nous entraîne à Vienne chez Freud, à Berlin et dans le Valais chez Rilke, à Sils Maria chez Nietzsche, à Palerme, sur les traces de Raymond Roussel, à Cuba, sur celles de Che Guevara, à Mexico chez Octavio Paz, à Prague avec Arcimboldo, à Rome avec Stendhal. Comme pour Les Forêts de l´impossible, l´ensemble trouve sa cohérence et son fil conducteur sous le signe de l´entretemps, ce présent perpétuel, cet instant suspendu de l´éternité qui est devenu, en trois décennies, la marque ou l´estampille de Jean Orizet, grand voyageur dans l´espace-temps des poètes, des philosophes, des peintres et des physiciens.






    À propos desForêts de l´impossible:







    La magie du lieu a toujours inspiré Jean Orizet. Couronné par l´Académie française, cet auteur qui mêle tous les talents - le roman, la poésie ou la critique d´art - publie le premier volume de ses reportages sur la réalité et de ses écrits sur les écrivains. Philippe Vallet, « Le Livre du jour », France Info « J´aurai flâné ma vie, incertaine rivière. » Le vers de Supervielle aurait pu être l´épigraphe de ce premier volume regroupant les proses de Jean Orizet... Que de belles onctuosités. Thierry Clermont, Le Figaro littéraire

  • Les robots n'ont jamais été enfants. Ils naissent adultes, définitivement conformés, conformistes, fonctionnels, efficaces. Dans nos sociétés "technicistes", beaucoup d'hommes se sont robotisés. Ce qui, dans la perte volontaire d'un temps d'innocence et de questionnement où les mots trébuchent sur les choses, leur confère un air conquérant, les rend sûrs d'eux-mêmes, "incontournables". Imagination formatée, conscience atrophiée, ils traitent la planète et les sociétés comme simples ressources. A exploiter.Car c'est bien dans l'enfance que sourd l'imaginaire, qu'apparait la première conscience, que prend corps le langage. Là se tient la fabrique de l'âme. Pour moi, ne peut prétendre aborder aux rives limoneuses de la poésie que celui qui n'offusque pas cette partie constitutive de lui-même, qui plutôt que de la renier, la maintient vive pour abreuver sa vision du monde. Il s'agit de ménager en soi des clairières de naïveté où sens et sons rabibochés viendront à la lune danser la gigue nouvelle aux rythmes des flûtes nasales, des mirlitons et des tambourins.Le reste, à la condition d'accorder aux mots le bénéfice du doute et de les forcer à dire le "vrai du vrai" tout en mentant avec effronterie, suivra.Roger LesgardsMars 2013De cet ouvrage, il a été mis à part cent cinquante exemplaires sur Ingres Arches numérotés de 1 à 150 qui constituent l'édition originale. Chacun d'eux est accompagné d'une estampe inédite en impression pigmentaire de Zao Wou-Ki signée dans la planche et numérotée à la main.

  • Ce livre fait référence aux fragments d´Héraclite et à l´ouvrage éponyme de Lucrèce.

    L'auteur tente de transcrire dans une écriture poétique la philosophie atomiste de Démocrite, Epicure et Lucrèce, dans laquelle l´être, dans son essence aussi bien que dans ses relations à l´autre, est une combinaison éphémère d´atomes qui se rencontrent par hasard dans le vide.



    Loin d´être une vue négative de l´existence, l´atomisme poétique conduit, à travers un constat matérialiste pleinement assumé, à un sentiment de lucide ataraxie.



    La composition de l´ouvrage part d´un noyau initial largement développé qui constitue le poème principal, suivi de textes « atomisés », fragments de plus en plus brefs qui se resserrent progressivement, pour s´achever en un vers unique suggérant la vacuité de tout discours.

  • L'oeuvre poétique de Tristan Cabral est hantée, depuis la publication de son premier recueil Ouvrez le feu ! en 1974, par l'emprise psychiatrique sur des hommes orphelins d'eux-mêmes.
    Les poètes voient les situations et les drames avant de les vivre. Tristan Cabral a rejoint, après un incident sur la voie publique, ses hantises. Interné en clinique, il écoute les voix des absents, des excusés, et nous restitue ici une beauté couleur d'hommes.

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