• L'humanité a toujours su cultiver l'art de raconter des histoires, un art au coeur du lien social. Mais depuis les années 1990, aux États-Unis puis en Europe, il a été investi par les logiques de la communication et du capitalisme triomphant, sous l'appellation anodine de " storytelling ". Derrière les campagnes publicitaires, dans l'ombre des campagnes électorales victorieuses, se cachent les techniciens sophistiqués du storytelling management ou du digital storytelling, pour mieux formater les esprits des consommateurs et des citoyens.C'est cet incroyable hold-up sur l'imagination que révèle Christian Salmon, au terme d'une longue enquête consacrée aux applications toujours plus nombreuses du storytelling : le marketing s'appuie plus sur l'histoire des marques que sur leur image, les managers racontent des histoires pour motiver les salariés, les militaires en Irak s'entraînent sur des jeux vidéo conçus à Hollywood et les spin doctors construisent la vie politique comme un récit... Christian Salmon dévoile ici les rouages d'une " machine à raconter " qui remplace le raisonnement rationnel, bien plus efficace que toutes les imageries orwelliennes de la société totalitaire.

  • L'écoute du podcast, qu'il soit issu de la radio ou produit de manière originale, est en pleine explosion. Journalistes, mais aussi entrepreneurs, consultants, formateurs, coachs et passionnés en tout genre, nombreux sont ceux qui souhaitent se saisir de ce format attractif, diversifié, intimiste  : une nouvelle façon de s'adresser à sa communauté ou d'en créer une. Pourquoi faire un podcast  ? Comment le produire, le distribuer, le monétiser  ? Cette petite boîte à outils leur apportera toutes les réponses.  

  • Ce guide pratique propose des techniques simples et efficaces pour maîtriser
    l'ensemble de votre prestation médiatique, depuis la préparation du contenu en amont jusqu'à la communication non-verbale, sans en oublier votre rôle psychologique. Vous ne subirez plus l'anxiété, mais au contraire, vous ferez de ce moment médiatique un atout dans votre stratégie de communication.
    Complété de mises en situation, de témoignages et d'astuces, ce guide est un allié
    facile d'utilisation.

  • De la poésie sonore jusqu'au numérique en passant par le rap, Poet Against The Machine raconte l'histoire politique des machines, des médias et de la technologie dans la poésie hors du livre. À l'heure du tout-numérique, cet essai revient sur les contre-cultures poétiques sur scène, dans les festivals et les communautés alternatives et interroge la prétendue neutralité des médiums. Que ce soit avec un magnétophone ou un algorithme, l'humain et la machine sont en constante interaction dans une lutte créative et symbolique. Dans cet état de modernité technique avancée où le média a autant de place que le texte, les hiérarchies sont bousculées, laissant la possibilité d'une néolittérature libérée du livre et de ses canons.

    Née entre les générations X et Y, élevée avec des ordinateurs, Magali Nachtergael entretient des liens étroits avec son smartphone.Maîtresse de conférences en littérature et arts, elle a publié Les Mythologies individuelles, récit de soi et photographie au 20e siècle (Rodopi, 2012), Roland Barthes contemporain (Max Milo, 2015) et édité un collectif sur les littératures expérimentales. Elle est également commissaire d'exposition et critique d'art.

  • La sociologie politique analyse les acteurs du fonctionnement politique des sociétés. Elle étudie les rapports des individus à la politique et décrypte le fonctionnement des principales organisations politiques. En prenant pour cadre les démocraties représentatives contemporaines, cet ouvrage traite des questions de participation (vote, abstention, militantisme...) et les organisations qui structurent la politique (les partis, les associations, les syndicats, les media). 

  • Ils sont partout : dans les journaux, à la radio, à la télévision, sur les réseaux sociaux, du matin au soir et du soir au matin, sur tous les tons et par tous les temps, ils débitent tous (à peu près) les mêmes poncifs tout en s'autofélicitant de briser des non-dits. Nouvel état des lieux des éditocrates français.
    Ils sont partout : dans les journaux, à la radio, à la télévision, sur les réseaux sociaux. Du matin au soir et du soir au matin, sur tous les tons et par tous les temps, ils débitent tous (à peu près) les mêmes poncifs en s'(auto)félicitant de lever les non-dits. Se flattant sur les plateaux de tenir un discours " incorrect ", ils accusent gravement leurs adversaires d'étouffer le " débat " par leur omniprésence...
    Publié en 2009, Les Éditocrates, ou comment parler de (presque) tout en racontant (vraiment) n'importe quoi faisait le portrait savoureux de dix de ces prophètes des temps modernes. Près de dix ans plus tard, il était urgent de compléter la galerie.
    Car le cauchemar continue.
    Avec la prolifération des canaux de diffusion (chaînes de télé, Facebook, Twitter, etc.), la corporation éditocratique s'est partiellement renouvelée : elle s'est (légèrement) rajeunie et (un peu) féminisée. Mais surtout : elle s'est dangereusement radicalisée.
    L'éditocratie a toujours des avis sur (presque) tout. Mais, plus obsessionnelle que jamais, elle s'acharne sur celles et ceux qui ne lui ressemblent pas, et qui incarnent par conséquent le mal absolu : " le chômeur ", " le syndicaliste ", " le migrant ", " le musulman "...
    S'appuyant sur des démonstrations d'où le réel a été complètement banni, les éditocrates, toujours insensibles aux contestations citoyennes de leur magistère, continuent donc de fabriquer du consentement. Mais c'est avec une brutalité et un cynisme largement inédits qu'ils oeuvrent aujourd'hui au formatage des esprits.
    Jusqu'à quand ?

  • Datavision

    David Mccandless


    Les miscellanées visuelles à couper le souffle du prodige anglais David McCandless...
    Le cadeau parfait pour les esprits créatifs et curieux.
    Chaque jour, la télévision, les journaux, le Web déversent des flots ininterrompus de données, de chiffres, de prévisions. Datavision propose une nouvelle science visuelle de l'information, innovante et non dénuée d'humour, qui permet de comprendre, hiérarchiser et mémoriser des données complexes en un clin d'oeil. Comment ? Grâce à la puissance de notre oeil.
    La vue est de loin le plus rapide et le plus puissant de nos sens. Et l'oeil est délicieusement sensible aux variations de couleurs, de formes et de motifs. Il aime ce qui est beau. S'il est séduit, tout, ou presque, devient lumineux.
    C'est ainsi que ce livre fait la magistrale démonstration que l'on peut enfin comprendre et mémoriser sans peine les sept chakras, l'évolution du mariage en Occident, le pourcentage d'étudiants vierges par disciplines universitaires, la conception fonctionnaliste de la conscience, la généalogie du rock et mille autres informations cruciales et triviales.

  • Sans effets de manche inutiles, cette vaste enquête rigoureuse propose une critique salutaire du " paysage islamique français " que brossent, jour après jour depuis trente ans, les médias français dominants.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la deuxième édition de 2007.)
    " Péril islamiste " ou " menace terroriste ", " dérives communautaristes " ou " menaces sur la République " : le " problème de l'islam " est aujourd'hui au coeur des débats publics en France. Mais quel est donc le " problème " ? Pourquoi les " musulmans " sont-ils constamment sur la sellette ? Et, surtout, comment les médias ont-ils progressivement construit une véritable islamophobie ?
    Pour comprendre cette évolution, Thomas Deltombe s'est plongé dans les archives de la télévision française : il a passé au crible les journaux télévisés du 20 heures et les principales émissions consacrées à l'islam sur les grandes chaînes nationales depuis... trente ans. De la révolution iranienne de 1979 aux suites du 11 septembre 2001 et aux derniers débats sur le " foulard ", le récit qu'il rapporte ici de ce voyage au coeur de la machine à façonner l'imaginaire est aussi sidérant que passionnant.
    Décortiquant dérapages et manipulations, Thomas Deltombe montre comment le petit écran a progressivement fabriqué un " islam imaginaire ", sous l'effet conjoint de la course à l'audience et d'une idéologie pernicieuse de stigmatisation de l'" Autre " musulman.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la deuxième édition de 2007.)

  • « J'ai découvert l'inconnu d'un monde, étrange dépaysement, à mon arrivée sur la rivière de Saigon après cinquante-cinq jours de traversée ; je n'avais d'yeux que pour les centaines de paillottes sur pilotis, tout au long des berges, l'avancée lente, cérémonieuse, des buffles de la rizière, retenus à la corde par des paysans à chapeaux coniques, pantalons retroussés. J'ai entendu les premières rafales de la guerre à la Pointe des Flâneurs. Des miliciens viets isolés, cachés dans les hautes herbes, tiraient sur le bateau et nous étions sur le pont, comme au spectacle, déjà perdus par cette inconscience qui allait être ma sauvegarde. »
    Pour la première fois, Jacques Chancel revient sur son itinéraire dans les désordres de l'Indochine.

  • Plus qu'un livre... un cri ! " Allez tous vous faire enculer. " On le pense souvent... Mathieu Madénian se lâche pour vous et dénonce, avec son sens aiguisé de la formule, plus de 1 000 personnes et petites choses du quotidien qui nous agacent un peu ou nous pourrissent carrément la vie :

    Les banquiers qui te demandent de leur faire confiance mais qui attachent leur stylo avec une petite chaîne.
    Les gens qui disent " lol " à l'oral au lieu de rire.
    Les gens qui n'en ont que pour une seconde.
    Les piétons qui traversent au rouge et qui te regardent en te faisant stop de la main : mec tu n'as pas de supers pouvoirs ! Je peux t'écraser si je veux !!!
    Le mec chez Facebook qui s'est dit que ce serait sympa de nous proposer notre ex en ami.
    Les pilotes d'Air France qui se rendent toujours compte qu'ils ont des revendications salariales pile le premier jour des départs en vacances.


  • Et si en revêtant un masque on en disait plus sur soi, parce que enfin on se sent libre ?

    Elle ne se dénude pas vraiment. Elle garde tous ses vêtements. Et pourtant, devant les caméras, cet auteur d'un premier roman aura l'impression d'être à découvert. Que tous - les invités du plateau, l'animateur, les téléspectateurs, le public ou encore son attachée de presse dans les coulisses - auront exploré la moindre parcelle de son corps et de son intimité, sans bienveillance aucune... Alors elle se fissure de l'intérieur, en direct. Et, tandis qu'elle s'effondre et se débat contre elle-même, consciente qu'elle est sans doute son pire ennemi, c'est son histoire qui se construit en un redoutable puzzle à mesure que se déconstruit son être.

  • Portrait du héraut d'une société où le mensonge avéré vaut autant que la vérité, où le simplisme des idées - pourvu qu'elles soient flamboyantes - l'emporte sur l'intelligence des faits, où les connivences et les réseaux d'amitiés comptent plus qu'une oeuvre intellectuelle authentique...
    Bernard-Henri Lévy porte beau : photogénique, il a le sens de la formule et semble toujours prêt à surgir dans votre poste de télévision pour dénoncer l'injustice et les nouvelles " barbaries ". En apparence, un démocrate militant, un intellectuel de gauche engagé, à la Sartre. Vous pensez peut-être qu'il est un philosophe courageux, prompt à réveiller les consciences endormies. Vous avez tort. BHL n'est ni philosophe, ni intellectuel influent, ni militant des sans-grade, ni journaliste chevronné. Comme le montre cette enquête fouillée - version actualisée et largement remaniée du B.A. BA du BHL (La Découverte, 2004) -, c'est un excellent publiciste, une star des médias et un essayiste à succès. Et aussi un ami des grands patrons et des dirigeants politiques, à commencer par Nicolas Sarkozy. C'est que BHL propose une offre qui rencontre une demande : il fait le spectacle, produisant le grand récit hollywoodien du monde que les médias aiment relayer et que les pouvoirs chérissent, car il les protège du feu de la critique. Il a occupé le devant de la scène lors du déclenchement de la guerre en Libye et, au nom de l'ingérence humanitaire, se préoccupe de l'Iran et du Darfour. Mais sa défense des opprimés passe au second plan lorsqu'il s'agit d'Israël, dont il relaie la communication officielle. Et son féminisme est à géométrie variable : il défend l'Iranienne Sakineh Mohammadi Ashtiani, menacée de lapidation, tout en décrétant par principe Dominique Strauss-Kahn innocent de l'accusation d'agression sexuelle portée contre lui. À soixante ans passés, l'intellectuel est un cas plus intéressant que sa propre personne. Il incarne un mouvement qui le dépasse, mais dont il fut l'un des moteurs : la réinvention du pouvoir médiatique en illusion intellectuelle.

  • Toutes les campagnes publicitaires participent en fait à la même guerre : faire avancer le front du consumérisme, dont les conséquences sont catastrophiques pour les hommes comme pour la nature. Cette guerre est sans merci.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la deuxième édition de 2010)
    La publicité ne cesse d'étendre son empire.
    Nous sommes chaque jour soumis à plus de 3000 messages publicitaires. Jusqu'où ira ce bombardement ? En France, plus de 20 milliards d'euros sont investis par an en publicité ? 25 fois plus que le budget du ministère de l'environnement ! Qu'y a-t-il là de si décisif pour qu'on y consacre tant d'argent, de talent et d'énergie ? C'est que la Croissance est indispensable pour entretenir la santé de l'Économie. Or, on ne peut produire toujours plus de marchandises sans produire en même temps les envies qui permettent de les écouler. Les publicitaires sont là pour nous inoculer massivement ces envies. Non seulement nous sommes sommés, au travail, de participer à la production croissante de marchandises, mais avec la publicité nous sommes encore sommés, après le travail, d'en assurer l'écoulement, jusqu'à la nausée.
    Le groupe MARCUSE se propose d'analyser dans cet ouvrage à vocation critique et explicative les fondements du système publicitaire. Il montre que chaque marque essaie de se distinguer par ses campagnes publicitaires, mais que toutes les marques, et toutes les campagnes publicitaires, participent en fait à la même guerre : faire avancer le front du consumérisme, dont les conséquences sont catastrophiques pour les hommes comme pour la nature. La publicité est le carburant idéologique de ce saccage : elle nous incite sans cesse à consommer, tout en nous aveuglant sur les conséquences de cette hyperconsommation.
    Il ne faut donc pas en rester à une critique moralisante des " excès " de la publicité. Il faut plutôt s'attacher à comprendre ses mécanismes. Les excès si décriés apparaîtront alors sous leur jour véritable : les dernières percées d'une offensive qui, depuis trop longtemps, participe à la dévastation du monde.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la deuxième édition de 2010)

  • Appels téléphoniques, SMS, chats, recherches Google, photos sur Facebook : chaque jour nous communiquons des données sur nos fréquentations, nos opinions, nos habitudes, nos peurs, nos désirs ou nos pensées intimes, sans nous soucier de ce qu'elles deviennent. Or ces informations privées sont enregistrées, stockées et peuvent facilement être analysées et exploitées. À l'heure où nous échangeons de plus en plus via Internet, des systèmes de surveillance globaux se déploient pour tirer profit du nouvel or noir du XXIe siècle : les données personnelles.
    Internet, ce formidable outil d'émancipation, est-il en train de devenir le plus efficace instrument de contrôle jamais mis en place ?
    C'est la crainte de Julian Assange et de ses amis militants pour un Internet libre. Leur discussion, limpide et informée, nous ouvre les yeux sur les menaces qui pèsent aujourd'hui sur nos libertés politiques et individuelles.
    Un livre à mettre entre toutes les mains.

  • En France, chaque jour, plus de 43 millions de personnes écoutent la radio, ce média de proximité qui parle à l'oreille de l'auditeur et l'accompagne dès son réveil et dans son quotidien. Mais qui sait ce qui se passe derrière le micro, dans les conférences de rédaction ou en reportage ?
    Riche de dizaines de témoignages signés par des journalistes réputés, ponctué d'exercices d'entraînement et de nombreuses infographies, ce livre unique en son genre nous fait pénétrer dans les coulisses de la radio. Après un bref panorama du paysage radiophonique, les auteurs abordent les genres et les formats spécifiques de l'info radio, puis présentent les différents métiers et techniques de ce média à l'heure du numérique.
    Véritable boîte à outils, avec un lexique des mots « pros », des documents inédits et des conseils techniques, le livre vous fera découvrir au fil des pages toutes les ficelles du métier. À la fois pratique et pédagogique, il intéressera les apprentis journalistes, qu'ils se destinent au micro ou pas.

    Formidable outil pratique , d'accès facile et très complet qui se lit comme un roman...ou presque ! - Marie-Christine Le Dû (France Inter)

  • X business

    Milukman


    Enquête au coeur du web X

    Qu'on les appelle " sites de charme " ou " sites pour adultes ", les pages " sexe " sont toujours les plus visitées.
    L'industrie du sexe a été le premier modèle économique à fonctionner sur le web. Expérimentant la vente de contenu payant, les échanges de bannières publicitaires, le webmarketing ainsi que de nombreuses innovations techniques, les webmasters X ont été les véritables défricheurs du Net. On peut même affirmer sans exagérer que l'instinct sexuel a structuré la Toile.
    Témoignages, photos, films, vidéos, contributions amateurs... Internet permet d'accéder à la mise en scène de ses propres fantasmes. Pour voyager dans ce merveilleux univers, un PC et un modem suffisent. Une consommation sexuelle qui entretient la frustration ? Une addiction ? Un vice ? Peut-être, mais les webmasters X ne sont pas les Petits Frères des pauvres... Ce sont avant tout des businessmen décidés à gagner un maximum d'argent.
    Comment ont-ils inventé cette activité si spéciale ? Combien gagnent-ils ? Où en est le X business aujourd'hui et pourquoi certains annoncent-ils sa disparition ? Ce livre vous invite à découvrir les clés de ce business hors normes.


  • Un " doc' " événement !

    Balançant entre complicité et détestation, l'histoire des relations entre le pouvoir et les médias semble inspirée de la chanson de Serge Gainsbourg, " Je t'aime, moi non plus ".
    Consacré à ce couple passionnel, éternellement en crise, ce livre rappelle l'histoire de leurs rapports complexes et tumultueux en s'appuyant sur le témoignage exclusif de nombreuses personnalités politiques (Nicolas Sarkozy, Édouard Balladur, François Hollande, Manuel Valls, Michel Charasse, Noël Mamère), journalistes (Edwy Plenel, Jean-François Kahn, Philippe Ridet, Michèle Cotta, Alain Génestar, Catherine Pégard, Catherine Nay), experts et historiens de la presse (Franck Louvrier, Michel Bassi, Jean-Noël Jeanneney, Jean Miot).
    Il apporte un éclairage fouillé sur l'exaspération de cette relation sous la Ve République en relatant de nombreuses anecdotes de ces cinquante dernières années ou en prise directe avec l'actualité : comment de Gaulle fit virer des journalistes de France Soir ; les week-ends du Tout-Paris chez Pierre Lazareff à Louveciennes ; le secret des nominations des dirigeants de l'audiovisuel public, etc.
    A noter qu'un documentaire de 90 minutes tiré du livre sera diffusé sur France 2 à l'occasion de sa parution.

  • À l'heure où nous utilisons continuellement Internet et où nous raffolons des technologies qui naissent chaque jour, il est devenu impossible de ne pas communiquer! Nous échangeons quotidiennement des données avec le monde entier sans vraiment mesurer les répercussions qu'ont ces gestes qui nous semblent anodins. Sans le réaliser pleinement, nous sommes propulsés dans un nouvel univers. Interconnectés en permanence, nous produisons du contenu à longueur de journée et nous nous transformons en véritables stations médiatiques.

    L'avenir des communications et du marketing passe inévitablement par Internet. Il devient donc essentiel que chacun comprenne cette nouvelle réalité qui va bien au-delà de l'usage quotidien qu'on en fait. Aujourd'hui, nous sommes «traçables» et observables 24heures sur 24. Et les informations personnelles que nous fournissons souvent sans le savoir sont de véritables mines d'or pour les communicateurs et les marketeurs du numérique.

    Cet ouvrage est à l'image de l'univers mouvant qui s'étend tout autour de nous.Précurseur des livres de nouvelle génération, il fait le lien entre le réel et le virtuel. Ainsi, le lecteur pourra prolonger son expérience en consultant divers documents numériques grâce auxquels il approfondira ses connaissances.

    Voici un essai qui explique clairement la mutation des communications à travers l'évolution des nouvelles technologies.

    Annie Laforest est titulaire d'une maîtrise en communication publique. Elle travaille dans le milieu des communications et de l'édition depuis plus de vingt ans. Depuis 2001, Mme Laforest collabore avec des entrepreneurs et des créateurs qui souhaitent développer leur entreprise sur le Web. Elle a contribué à la création de plusieurs portails, sites, blogues et communautés virtuelles d'envergure. Elle a également écrit Les communautés virtuelles et le marketing social.

    www.annielaforest.com

  • Excitante, choquante ou distrayante, la sexualité s'expose aujourd'hui sur toutes les scènes, sur tous les écrans. Pourquoi fascine-t-elle tant ? Et que nous révèle-t-elle de ceux qui la produisent et de nous, son public avide de tout voir et tout entendre ? Peut-on jeter un regard neuf sur le phénomène?
    Michel Dorais nous y invite dans cet essai critique teinté d'humour. Il nous montre comment la sexualité spectacle tient de l'art du cirque, qu'elle se nourrit du scandale et de la censure, qu'elle fait de l'exhibitionnisme une vertu et de l'abolition de l'âge, un must. En soulevant la toile du plus grand chapiteau du monde, l'auteur nous fait voir d'un autre oeil le vaste show de la sexualité.
    Sociologue de la sexualité, Michel Dorais a publié de nombreux ouvrages, dont La mémoire du désir (Typo, 2004) et Petit traité de l'érotisme (VLB, 2010).

  • La folle invention de Canal +
    Il y a trente ans, un ovni débarquait dans le paisible paysage audiovisuel français : Canal +. On connaît ses figures emblématiques et le fameux " esprit Canal " qui avait pour mots d'ordre impertinence et liberté. Mais sait-on qui est à l'origine de ce projet fou ? Quel petit malin parvint à développer et imposer, en pleine ère socialiste, la première chaîne cryptée à péage ? Nombreux sont ceux qui s'en attribuent la paternité, mais de vrai créateur il n'y en a qu'un.
    Léo Scheer, l'éditeur aux mille vies, sort pour la première fois de sa réserve et nous révèle son secret : Canal +, c'est lui ! Revenant sur cette aventure rocambolesque, il nous offre une plongée fascinante dans les coulisses du pouvoir, de la toute-puissante Havas et de son univers impitoyable. Il fallait bien l'audace et la fougue d'un jeune homme de la génération des " Bronzés " pour défier celle des " Tontons flingueurs " de la politique, arrivés enfin aux commandes d'un monde qui déjà ne leur appartenait plus. Un monde connecté qui préparait la révolution numérique.

  • Sous les ciseaux de la censure.
    L'engagement de L'Humanité contre la guerre colonialiste en Algérie lui valut un déferlement de procès, de censures, de saisies de la part des gouvernements successifs pendant huit ans, quelle que fût leur couleur, de droite ou socialiste. Saisi à 27 reprises, le quotidien fera l'objet de 150 poursuites. La première saisie de L'Humanité remonte au 24 août 1955. Le journaliste, ancien déporté de Buchenwald, est déclaré persona non grata et expulsé d'Algérie. Ceux qui n'ont pas connu cette époque auront du mal à imaginer la frénésie ayant alors saisi les autorités politiques et militaires en place. La cascade de saisies qui s'abattit sur L'Humanité s'accompagna régulièrement d'amendes au montant faramineux. Ainsi, du numéro en date du 7 mars 1961 sorti une nouvelle fois avec une page blanche, marquée en son centre de ce seul mot : " Censuré. " À l'origine de la saisie, un article de Madeleine Riffaud sur les tortures pratiquées à Paris même, en particulier dans les locaux du commissariat de la Goutte-d'Or, dans le XVIIIe arrondissement. Cette boulimie d'interdictions provoque parfois des effets contraires à ceux visés. Ainsi, lorsque L'Humanité est saisi pour la huitième fois, le 30 juillet 1957, pour la publication d'une lettre de l'ancien directeur d'Alger républicain, Henri Alleg, emprisonné et torturé dans l'immeuble d'El-Biar, la censure contribua-t-elle à amplifier l'émotion dans l'opinion. Une page noire de la liberté de la presse en France.


  • Faites donc ce petit test : prenez le temps de tranquillement lire ce livre...
    Sans aller surfer sur Internet.
    Vous n'y parvenez pas ? C'est que Nick Carr a raison : Internet a déjà modifié votre cerveau !

    C'est bien sûr à une révolution technique et informationnelle que nous assistons avec Internet. Mais c'est surtout à une révolution dans notre cerveau ! Vous aviez l'habitude de lire tranquillement et de façon linéaire un livre sur lequel vous portiez toute votre attention. Cela pouvait durer des heures pendant lesquelles vous, lecteurs, vous immergiez dans le monde singulier d'un auteur, en y mettant toute la concentration que vous désiriez. Regardez maintenant ce qui se passe quand vous vous connectez à Internet. Vous zappez de page en page par des liens qui vous promènent ici et là, et pendant ce temps vous êtes aussi bombardés de messages, parfois d'alertes vous informant qu'un mail vient de vous arriver ou qu'une nouvelle récente vient de mettre un blog ou un site Web (sur un flux RSS) à jour...
    Que se passe-t-il alors dans notre esprit ? En quoi cet environnement électronique change-t-il notre état mental, voire notre comportement social ? Ne serons-nous bientôt plus capables de nous concentrer plus de quelques minutes sur un texte ? N'allons-nous pas nous contenter de picorer ici et là quelques bribes (de textes, de vidéos, de messages audio) ? Notre cerveau, incroyablement plastique, s'adapte très vite aux nouvelles technologies et à leurs nouvelles tentations... Quels sont les avantages et les inconvénients de ces changements pour notre esprit ?
    Nicholas Carr pose ici une question fondamentale : quel monde nouveau l'Homo sapiens vient-il de se forger et y résistera-t-il ? Dans un détour historique passionnant, il nous rappelle que l'homme s'est constamment créé de nouvelles façons de penser. D'abord en inventant l'écriture (Sumer, les hiéroglyphes égyptiens..., et le passage de la culture orale à l'écrit) puis en faisant évoluer la lecture (devenue silencieuse après des siècles où elle se fit à voix haute). L'imprimerie lui a fait accomplir un saut nouveau dans l'accès à la connaissance. Et jusqu'à très récemment, la capacité à se concentrer dans la lecture, pour tout apprentissage, a été au coeur de notre mode d'éducation.
    Que va-t-il se passer maintenant que des professeurs d'université - même en littérature - ne parviennent plus à faire lire leurs étudiants (Guerre et Paix, À la recherche du temps perdu... c'est bien trop long). Internet va-t-il nous rendre bêtes, comme le laissent entendre certaines études scientifiques ? Comment les générations futures vont-elles penser ?

  • Fruit d'une enquête de deux ans, ce livre dévoile qui sont, en France, ces " gourous de la communication ", dont les plus influents, souvent issus de la politique, symbolisent l'étroite imbrication entre la sphère publique et le petit monde des affaires.
    Ils vivent dans l'ombre des puissants, mais ils exercent eux-mêmes un pouvoir et une influence largement ignorés du grand public : les conseillers en communication contrôlent aujourd'hui l'image des gouvernants comme des grands patrons et ils sont passés maîtres dans l'art de manipuler les journalistes et l'opinion. Désormais, ils par-ticipent également aussi bien aux décisions stratégiques des politiques qu'à celles des groupes du CAC 40.
    Ce livre, fruit d'une enquête de deux ans, dévoile qui sont ces " gourous de la com' ", dont les plus influents symbolisent l'étroite imbrication entre la sphère publique et le monde des affaires. Ils s'appellent Anne Méaux, Stéphane Fouks ou Michel Calzaroni et répondent ici pour la première fois, comme nombre d'autres acteurs, leaders politiques ou figures patronales, aux questions sans concession des auteurs. Ceux-ci montrent ainsi comment, en trente ans, du tournant de la rigueur de Mitterrand aux années Sarkozy, se sont construits de gigantesques réseaux d'influence, qui agissent en coulisses pour des intérêts privés. Des réseaux dont les méthodes ont occupé une place décisive dans la campagne présidentielle de 2012, sur laquelle les auteurs apportent ici un éclairage inédit.
    Une enquête inquiétante sur les dérives de la démocratie rendues possibles par le rôle devenu central de ces femmes et hommes de l'ombre.


  • La transparence est-elle devenue l'idéologie dominante de la société contemporaine ?

    De la presse à scandale à la téléréalité, de la vie de nos dirigeants politiques au traitement de l'information, des nouvelles technologies aux réseaux sociaux, l'exigence de transparence s'est imposée dans tous les domaines, gommant subrepticement la frontière entre espace privé et espace public. Entre injonction morale et fantasme de contrôle absolu, le règne de l'image et du tout-visible ne risque-t-il pas de nous conduire à la lisière du totalitarisme ?

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