• Edition enrichie (Préface, notes, commentaires sur l'oeuvre, biographie et bibliographie)Les Hauts de Hurle-Vent sont des terres balayées par les vents du nord. Une famille y vivait, heureuse, quand un jeune bohémien attira le malheur. Mr. Earnshaw avait adopté et aimé Heathcliff. Mais ses enfants l'ont méprisé. Cachant son amour pour Catherine, la fille de son bienfaiteur, Heathcliff prépare une vengeance diabolique. Il s'approprie la fortune de la famille et réduit les héritiers en esclavage. La malédiction pèsera sur toute la descendance jusqu'au jour où la fille de Catherine aimera à son tour un être misérable et fruste. Ce roman anglais, le plus célèbre du XIXe siècle à nos jours, a été écrit par une jeune fille qui vivait avec ses soeurs au milieu des landes de bruyère. Elle ne connut jamais cette passion violente ni cette haine destructrice. Elle imagina tout, même le fantôme de la femme aimée revenant tourmenter l'orgueilleux qui l'a tuée. 

  • Edition enrichie (préface, notes, chronologie, bibliographie)Le 14 septembre 1898, Célestine R. prend sa nouvelle place au Mesnil-Roy, en Normandie, et décide de tenir son journal. « Mon intention, écrit-elle, est de n'employer aucune réticence, pas plus visà- vis de moi-même que vis-à-vis des autres » : les turpitudes de ses maîtres seront donc férocement montrées. D'abord conçu comme une étude de la condition domestique et une satire des moeurs bourgeoises, Le Journal d'une femme de chambre que Mirbeau fait paraître en 1900 s'est élargi en une dénonciation de l'intolérance qui a conduit à la condamnation de Dreyfus, et la satire bascule du côté de la diatribe. Au moment de sa parution, l'emportement impudique qui traverse le roman scandalise la critique, qui en dénonce les ignominies et n'en rend compte qu'à regret. Mais aujourd'hui, nous pouvons regarder sans moralisme la fureur dévastatrice du livre et son esthétique du monstrueux, et y voir la preuve, bien plutôt, de l'éclatante puissance littéraire de Mirbeau.Édition présentée et annotée par Pierre Glaudes.

  • Amsy vit de nos jours au Niger ; il est esclave d'une famille de Touaregs. Pour lui, c'est normal on lui a dit que c'était dans l'ordre des choses, et voulu par Dieu. De plus, il n'a jamais connu autre chose. Alors, quand Mouhamed, qui travaille pour une association de libération des esclaves modernes, vient lui proposer de venir habiter en ville avec lui, et d'aller à l'école, Amsy hésite. Parviendra-t-il à vivre libre, lui qui n'a jamais appris à prendre une décision ? Parviendra-t-il, ensuite, à convaincre ses parents de le rejoindre, même s'ils encourent la colère de leur maître ? Vivre libre est pour nous une évidence, mais pour celui qui, depuis la naissance, n'a appris qu'à se taire et à obéir, ce n'est pas facile. Cela fait même très peur !

  • Dans l'État du Kentucky, au XIXe siècle. Mr Shelby est un riche propriétaire terrien. Chez lui, les esclaves sont traités avec bonté. Cependant, à la suite de mauvaises affaires, il se voit obligé de vendre le meilleur et le plus fidèle d'entre eux, le vieux Tom. Tom, qui s'est résigné à quitter sa famille, rencontre la jeune et sensible Évangeline Saint-Clare, qui incite son père à l'acheter. Un intermède heureux dans sa vie, mais qui sera de courte durée car il va être vendu une nouvelle fois...

  • Les routes vers le nord sont coupées. Clara, qui maîtrisait sa vie, est ballottée entre les dangers de la nature et la rage des hommes.
    Comme elle, voyageurs qui abordez Affrica, vous sentirez le souffle méphitique de l'Enfer sur terre. Pourtant, fascinés par cet énorme flux d'énergie et la puissance de Gaïa sous vos pieds, par le sourire des femmes, vous serez irrésistiblement happés.
    Quel tribut devra sacrifier Clara pour y survivre ?
    Rentrera-t-elle à Troyes, pour retrouver la terre de ses ancêtres ?
    Avec ce 5e et dernier tome, la grande saga médiévale de Christine Machureau s'achève en apothéose.

  • Fils de sénateur, Quintus a été élevé avec son esclave, Claudius. Tous les deux sont comme des frères. Pourtant, quand son père choisit Claudius pour l'aider à prendre des notes au Sénat, Quintus est très jaloux. Il va monter un plan pour se venger et faire accuser à tort son ami. Mais quand son esclave est menacé d'être envoyé travailler aux champs, il doit réunir tout son courage pour sauver leur amitié...

  • L'Ancien Régime n'a pas existé. Ou du moins n'a-t-il existé qu'après coup, aux yeux des Constituants de 1790, qui n'avaient à l'esprit que les dernières vicissitudes du gouvernement.
    En réalité, la monarchie de Louis XVI avait peu à voir avec celle de Louis XII. À travers deux ou trois siècles de bouleversements, le pouvoir avait évolué d'un royaume féodal à l'administration centralisée et autoritaire du XVIIIe siècle.
    Yves-Marie Bercé évoque la nature exacte de ces gouvernements. Il dépasse le court terme de la rupture révolutionnaire et présente la France des rois, ses rites, son système de valeurs, la vie quotidienne et celle de ses institutions, dans leurs constantes évolutions.

  • Bug-Jargal

    Victor Hugo

    Racontant la révolte des esclaves de Saint-Domingue en 1791, le premier roman de Hugo est un roman d'aventures visionnaire, foisonnant et baroque. En même temps que Bug-Jargal se bat pour l'affranchissement des siens, Hugo entend se libérer de l'esclavage des conventions littéraires. Un livre sur la révolte doit s'écrire dans une langue révoltée. Dans ce roman riche en abîmes et fertile en monstres, Hugo est révolutionnaire, et ne le sait pas encore.

  • Voyage en Amérique Nouv.

    Voyage en Amérique

    Charles Dickens

    A tout juste 30 ans, Charles Dickens est un écrivain déjà célèbre des deux côtés de l'Atlantique. Lorsqu'il embarque sur le navire qui le conduit pour la première fois en Amérique, il est plein de rêves et d'espoir.
    Les cinq mois de son périple l'emmèneront dans tous les lieux phares du Nouveau monde. Mais où qu'il aille, il observe l'envers du décor : la cupidité, le conformisme, l'esclavage...
    Aussitôt rentré, il témoigne de son expérience dans Voyage en Amérique. Un livre qui fera scandale, et dont le propos résonne encore aujourd'hui.

  • Édition illustrée et enrichie (illustrations originales de la collection Hetzel et dossier sur l'auteur)Le Pilgrim vogue vers l'Amérique. Dick Sand, jeune homme de quinze ans, y côtoie quelques passagers pittoresques : Mrs. Weldon, le cousin Bénédict, et quelques Noirs américains. Par un concours de circonstances des plus mystérieux, l'équipage disparaît. Dick se retrouve aux commandes. Alors qu'il croit mener l'embarcation à son port, le « capitaine de quinze ans » et ses compagnons se retrouvent en Afrique. Parmi les esclavagistes... 

  • « Le matin de son neuvième anniversaire, le lendemain du jour où Madame la gifla, Suzette pissa sur les rosiers. La cloche de la plantation n'avait pas encore sonné quand elle se réveilla en sursaut, tendit l'oreille pour écouter la respiration insouciante de Mam'zelle qui dormait au-dessus d'elle dans le lit à baldaquin, guetta d'éventuels mouvements ailleurs dans la maison endormie et, sans bruit, se leva de sa paillasse posée à même le sol. »
    Un premier acte de rébellion pour cette jeune esclave qui a grandi à l'ombre de la grande maison, tiraillée entre sa famille, là-bas dans le quartier des esclaves, et son amitié avec la fille des maîtres. Pourtant, la route vers l'émancipation est encore longue...
    De mère en fille, quatre générations de femmes noires utiliseront les seules armes dont elles disposent : patience, endurance, ruse et séduction pour survivre aux heures les plus sombres de l'histoire américaine et élever leurs enfants dans la promesse et l'espoir de la liberté.
    Lalita Tademy est née en Californie. Après une brillante carrière dans la Silicon Valley, elle se concentre sur sa seconde carrière, l'écriture. Inspirée par ses origines familiales et les problèmes actuels de racisme et de discrimination, elle écrit son premier roman en 2001.
    Au bord de la rivière Cane connaît un succès fulgurant et s'élève immédiatement au rang de classique de la littérature américaine. Ses trois fictions historiques l'ont placée en tête de liste des auteurs best-sellers du New York Times .

  • Séverine est un jeune gentilhomme épris d'idéaux romantiques. Il voue une passion déraisonnée pour la figure antique de Vénus. Lorsqu'il rencontre Wanda, jeune femme à la beauté ensorcelante, elle lui apparaît comme l'incarnation de la déesse de l'amour. Entre eux se noue une relation défiant les normes admises. Il devient son esclave et jouit de ce jeu de domination. Uni par un contrat établissant sa soumission, Séverine suit sa " Vénus à la fourrure " au gré d'un itinéraire qui les mènera des Carpates à Florence. Peu à peu, leurs liens vont s'étioler et leurs rapports prendront une tournure des plus dangereuses... Paru en 1870, La Vénus à la fourrure est bien plus qu'un classique de l'érotisme : il s'agit de l'oeuvre fondatrice du masochisme. Si la recherche du plaisir charnel à travers la souffrance n'était pas chose neuve au XIXe siècle, aucun ouvrage n'avait su exprimer cette conception de la jouissance avec autant de maîtrise. À tel point que cette pratique doit son nom à l'auteur du livre, Léopold Von Sacher-Masoch.

  • Marivaux n'est pas seulement le magicien des ravissements, des confusions et des conspirations amoureuses. Notre siècle, qui a le goût des paraboles sociales, redécouvre ses pièces en un acte, comme cette Colonie subversive où les femmes ont l'idée de prendre le pouvoir...
    L'Île des Esclaves est aussi une utopie, entre la fable philosophique et la comédie à l'italienne. Sur l'île de " nulle part ", deux couples de maîtres et d'esclaves échangent leur condition le temps d'un " cours d'humanité ". Le serviteur se donne trois ans pour corriger le seigneur de sa barbarie et de sa superbe, trois ans pour le rendre humain, sensible et généreux. Venu d'une époque qui ne connaissait pas la lutte des classes, ce conte étonne par son amertume et sa souriante cruauté.

  • Rose-Aimée a 13 ans. Elle vit heureuse dans son petit village à Haïti, jusqu'au jour où la misère l'oblige à quitter les siens. Mais à Port-au-Prince, chez l'odieuse Madame Zéphyr, il n'est plus question d'étudier ni même de découvrir les joies de la ville. Petit à petit, Rose-Aimée devient son esclave. Avec l'aide de Lisa, elle parviendra à s'enfuir, sans espoir cependant d'atteindre la liberté.

  • 73 ap. J.-C. Dionysos, adolescent grec, est fait prisonnier, ainsi que sa mère et sa jeune soeur Actis, par des pirates. Ils sont vendus séparément comme esclaves à Pompéi. Lupus (le nouveau nom d'esclave de Dionysos) est acheté par un maître droit et juste. Mais six années passent et par hasard, Lupus croise Tyndare, l'homme qui a acheté sa mère et sa soeur. Il se lance à leur recherche.

  • Pendant les quatre cents ans que dura la traite négrière, du XVe au XIXe siècle, plus de quatorze millions de prisonniers africains réduits en esclavage traversèrent l'Atlantique pour devenir une main-d'œuvre de masse, précieuse et gratuite.
    Illustre représentant de l'Histoire atlantique et spécialiste de la piraterie, Marcus Rediker propose ici de faire le récit de cette effroyable tragédie depuis un poste d'observation inédit et nous entraîne à sa suite à bord des navires négriers qui assuraient alors la traversée de l'Atlantique – le " Passage du milieu ".
    Avec passion et brio, l'historien rappelle la vie à bord de ces monstrueux " donjons flottants " et ces voyages terrifiants au cours desquels périrent deux millions de personnes. Il raconte les conditions de vie morbides des esclaves, confrontés à la faim, à la maladie et à leur futur destin, la violence extrême des châtiments et des supplices, la mort omniprésente. Mais il rappelle aussi la peur des équipages enfermés à bord de ces poudrières, les rapports hiérarchiques extrêmement durs, les relations entre marins et prisonniers. Enfin, il accorde une large part aux conflits et modes de coopération entre esclaves, issus de diverses ethnies, mais capables de s'organiser pour mener des révoltes à l'issue souvent sanglante.

  • " Un récit bouleversant sur le combat des femmes pour l'égalité et l'indépendance. " The New York Times Book Review.
    Dans la grande tradition du roman sudiste, La Couleur pourpre, qui dénonce l'oppression raciale et sexuelle dont furent victimes les femmes noires, a fait date. Celie et Nettie sont deux soeurs séparées à l'adolescence mais liées par un amour indéfectible que ne terniront ni les brimades ni le mépris, ni les guerres ni l'absence. Celie, mariée enfant à un homme violent, ne reçoit pas les lettres que lui adresse Nettie, devenue missionnaire en Afrique, car son mari les subtilise. Ignorant l'adresse de sa soeur, elle-même envoie ses lettres au Bon Dieu. Une correspondance sans espoir de réponse. Une correspondance qui sauvera les deux femmes du désespoir. Lauréat du prix Pulitzer et de l'American Book Award en 1983, La Couleur pourpre a été adapté au cinéma en 1984 par Steven Spielberg.

  • La guerre entre Salamandres et Humains a pris fin. À la suite d'une dernière bataille épique, Kee Carson, tireur d'élite à bord du Templier, s'échoue sur une planète insignifiante, Seinbeck. Resté deux siècles en hibernation, il s'y éveille et apprend qu'Humains et Salamandres, descendants des naufragés, ont fini par s'allier en tribus nomades pour faire face à une menace mutuelle : les indigènes de ce monde.

  • La maîtresse a proposé à chaque élève de la classe de faire son arbre généalogique  ! Ambre Berlin sait que ses grands-parents paternels vivent en Martinique et elle pense que ses ancêtres étaient originaires d'Allemagne à cause de son nom. Mais son papy n'est pas du tout de cet avis. Qui a raison  ? Et où vivaient ses ancêtres si on remonte le temps et les siècles  ?

  • À New York de nos jours, Etta s'apprête à jouer du violon pour un gala au Metropolitan Museum. En coulisses, elle tombe dans un couloir du temps qui la conduit sur un navire dans l'océan Atlantique en 1776. Elle y rencontre Nicholas, qui la suivra à New York en 1776, puis à Londres en 1940 avant Angkor en 1685, Paris en 1880, en passant par les ruines de Palmyre et Damas en 1599. Chaque lieu, chaque époque leur permet de trouver un indice dans leur quête de l'astrolabe, et de se rapprocher un peu plus.
    Etta comprend peu à peu qu'elle appartient à la grande famille des voyageurs dans le temps, et qu'elle doit affronter le terrible Cyrus Ironwood, qui manipule le temps à différentes époques pour mieux servir ses intérêts.

  • Après avoir été exilés dans deux époques différentes, Etta et Nicholas forment chacun de leur côté des alliances inattendues pour reprendre leur quête de l'astrolabe. L'objet magique, doté de grands pouvoirs, attise toutes les convoitises : celle du cruel Cyrus Boisdefer, mais aussi d'un nouveau personnage mystérieux.
    En parallèle, Etta et Nicholas mettent tout en oeuvre pour se retrouver et, enfin, se donner les moyens de vivre pleinement leur amour.
    Un nouveau voyage à travers les siècles et les continents les attend, semé d'embûches, d'intrigues et de cas de conscience.

  • Spartacus

    Howard Fast

    • Agone
    • 15 Août 2018



    « Avec beaucoup de douceur, Spartacus le presse : "Je dirai un mot et puis tu diras un mot. Nous sommes des êtres humains. Nous ne sommes pas seuls. Avons-nous fait des choses terribles pour qu'on nous amène ici ? Il ne faut pas que nous ayons honte et que nous nous haïssions l'un l'autre. Tout homme possède un peu de force, un peu d'espoir, un peu d'amour. Ce sont comme des graines plantées dans le coeur de tous les hommes. Mais celui qui les garde pour soi, il les voit se dessécher et mourir très vite. Si, par contre, il donne sa force, son espoir et son amour à d'autres, alors il en retrouve des réserves inépuisables. Il n'en manquera plus jamais et sa vie vaudra la peine d'être vécue. Et crois-moi, gladiateur, la vie est la meilleure chose qui existe au monde. Nous le savons. Nous sommes des esclaves. Nous n'avons rien d'autre que la vie, nous savons donc ce qu'elle vaut. Les Romains possèdent tant d'autres choses que la vie pour eux n'a pas grand sens. Ils jouent avec elle. Mais nous, nous prenons la vie au sérieux, et c'est pourquoi nous devons nous efforcer de ne pas être seuls. Tu es trop seul, gladiateur. Parle-moi un peu." »
    Dans une Rome ravagée par la corruption et l'arbitraire, où les puissants s'engraissent sur le dos des esclaves qui meurent dans les champs et les mines, un fils et petit-fils d'esclaves, Spartacus, se met dans l'esprit de changer le monde. À la tête d'une troupe d'opprimés galvanisés par la légitimité de leur révolte et surpris par leur propre force, il fera trembler Rome au cours d'une véritable guerre qui durera deux ans. Ni naïf, ni dogmatique, Spartacus rappelle avec vigueur et lucidité que rien ne justifie d'accepter indéfiniment l'injustice. Et qu'un soulèvement est si vite arrivé...
    Auteur de plus de quatre-vingt titres, parmi lesquels La Dernière Frontière, La Route de la liberté, Le Citoyen Tom Paine ou Spartacus (Agone, 2016), et de polars signés sous le pseudonyme E.V. Cunningham, dont Sylvia, Fast (1914-2003) brosse le portrait d'une période tourmentée de l'histoire américaine à travers son parcours personnel, qu'il retrace dans sa biographie Mémoires d'un rouge (Agone, 2018).

  • Publiées sous un pseudonyme en 1781 et rééditées à la veille de la Révolution, les Réflexions sur l'esclavage des nègres de Condorcet sont à ce jour le seul texte qu'un philosophe ait consacré de façon exclusive à l'esclavage.

    Ce livre de réflexion s'interroge sur les préjugés qui s'opposent à l'abolition de l'esclavage, et sur la meilleure méthode pour les combattre. Mais c'est aussi bien entendu un livre de dénonciation et de combat, au nom des lumières, pour lutter contre l'influence des intérêts esclavagistes dans l'opinion française, préparer cette dernière à l'abolition de l'esclavage des noirs et convaincre un législateur éclairé .

    Avec le recul, les limites de la pensée de Condorcet sont certes évidentes : il n'est lui-même pas exempt de préjugés à l'encontre des noirs esclaves, ne pense pas leur émancipation comme une entrée dans la citoyenneté, et ne se préoccupe pas sérieusement de leur éducation ou de leur situation économique. Pourtant, ces Réflexions sont bien un texte pionnier, sans doute le premier manifeste abolitionniste écrit en France.

    C'est aux hommes du XIXe siècle et pour une part aux esclaves eux-mêmes que reviendra le mérite de franchir le pas.

  • Spartacus

    Eric Teyssier

    Gladiateur et esclave révolté, Spartacus est une icône de la liberté. Mais que savons-nous vraiment de cet homme que le mythe a rendu immortel au prix d'un travestissement de la réalité ?Gladiateur révolté, meneur de la rébellion des esclaves romains en 73 av. J.-C., Spartacus serait avant tout un homme épris de liberté et de justice. Cette légende, née de son épopée, est pourtant bien éloignée de la réalité qu'Eric Teyssier, à partir de sources antiques, s'emploie à rétablir. Il décrit un organisateur de talent, un grand meneur d'hommes, un tacticien au coup d'oeil sûr, mais aussi un chef de guerre cruel et un piètre diplomate, offrant ainsi la biographie de référence de l'esclave qui défia la puissance de Rome.

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