Littérature traduite

  • « A vue de nez, un chef d'oeuvre. » Bernard Pivot « Dans la France du XVIIIe siècle, un nabot nommé Grenouille découvre le meilleur parfum du monde. De cette idée feuilletonnesque, saturée de détails et de cascades ethno-olfactives, Patrick Süskind, jeune romancier munichois, a fait Le Parfum, le nouveau best-seller européen. Patrick Mauriès, LibérationLe Monde « Un conte, philosophique sans en avoir trop l'air, qui exhale un fort parfum de talent et d'originalité. » Pierre Démeron, Marie-Claire « Tout le monde a déjà envie de lire ce parfum étrange qui restera unique dans la littérature d'aujourd'hui. » Sylvie Genevoix, Madame Figaro

  • Devenir

    Michelle Obama

    "Il y a encore tant de choses que j'ignore au sujet de l'Amérique, de la vie, et de ce que l'avenir nous réserve. Mais je sais qui je suis. Mon père, Fraser, m'a appris à travailler dur, à rire souvent et à tenir parole. Ma mère, Marian, à penser par moi-même et à faire entendre ma voix. Tous les deux ensemble, dans notre petit appartement du quartier du South Side de Chicago, ils m'ont aidée à saisir ce qui faisait la valeur de notre histoire, de mon histoire, et plus largement de l'histoire de notre pays. Même quand elle est loin d'être belle et parfaite. Même quand la réalité se rappelle à vous plus que vous ne l'auriez souhaité. Votre histoire vous appartient, et elle vous appartiendra toujours. À vous de vous en emparer."
    Michelle Obama

  • Le 20 janvier 2021, Amanda Gorman s'est adressée à des millions de personnes pour livrer un message de vérité et d'espoir.
     
    À vingt-deux ans, Amanda Gorman a déclamé l'un de ses poèmes, « La colline que nous gravissons », lors de la cérémonie d'investiture du président des
    États-Unis, Joe Biden. Son invitation vibrante à se tourner vers l'avenir avec courage et à oser agir a marqué l'Amérique et le monde.
    Son poème est publié, avec la traduction de l'artiste, autrice-compositrice et interprète Lous and the Yakuza, et précédé d'un avant-propos d'Oprah Winfrey.
     

  • Roman traduit de l'allemand, annoté et postfacé par Claire de Oliveira
     
    Écrite entre 1912 et 1924, La Montagne magique est l'un des romans majeurs du vingtième siècle. Cette oeuvre magistrale radiographie une société décadente et ses malades, en explorant les mystères de leur psychisme. Le jeune Hans Castorp rend visite à son cousin dans un luxueux sanatorium de Davos, en Suisse. Piégé par la magie de ce lieu éminemment romanesque, captivé par des discussions de haut vol, il ne parvient pas à repartir. Le jeune Allemand découvre son attirance pour un personnage androgyne et, au mépris du danger, se laisse peu à peu envoûter par cette vie de souffrances, mais aussi d'aventures extrêmes en montagne et de dévergondage, où fermentent des sentiments d'amour et de mort.
    Évocation ironique d'une vie lascive en altitude, somme philosophique du magicien des mots, ce vertigineux « roman du temps » retrouve tout son éclat dans une nouvelle traduction qui en restitue l'humour et la force expressive.
     
    « Le héros de ce roman porte en lui la forme entière de l'humaine condition. » Jean Guéhenno
     
    Thomas Mann (1875-1955) a reçu le prix Nobel de littérature en 1929. Son oeuvre se distingue tant par sa perfection stylistique que par la richesse de son propos. On compte parmi ses romans les plus célèbres : Les Buddenbrook, La Montagne magique, Le Docteur Faustus, Joseph et ses frères. Il est également l'auteur de nouvelles (La Mort à Venise, Tonio Krger), ainsi que de nombreux essais littéraires, philosophiques et politiques. 

  •   6 décembre 1993. Quartiers sud de Los Angeles.
    Scrappy, dealeuse notoire, est abattue et laissée pour morte devant la maison de sa mère, sous les yeux d'un toxico, seul témoin du crime.
    Le lendemain, Wizard et Dreamer, tous deux membres d'un gang, sont arrêtés et jetés en prison en attendant leur procès.
    Le problème ? L'un est coupable ; l'autre, innocent. Selon la loi du gang, ils doivent se taire et accepter leur sort. Mais, selon la justice, il faut que l'un parle pour dénoncer l'autre. Sinon, l'arme du crime, retrouvée chez eux, les fera tomber ensemble.
    Ainsi commence l'histoire d'un crime, des coups de feu au verdict, racontée par le choeur de ses protagonistes : le coupable, l'innocent et la victime, les familles, et les acteurs du système. Ryan Gattis s'attaque à travers ce roman passionnant au système pénal américain, à ses injustices et à la mécanique cruelle qui broie ceux qui tombent entre ses rouages.
    « Captivant, méticuleusement documenté et intelligemment construit, un roman génial que j'ai dévoré. » Paula Hawkins, auteure de La Fille du train
     
    « Un rythme endiablé, un roman immersif et débordant de vie, des personnages auxquels on croit (...). Une lecture absolument fascinante. » The Guardian
     
    « Une fresque du Los Angeles des années 1990 qui rivalise avec celle des années 1940 sous la plume de James Ellroy. »The Times
     
    Ryan Gattis est l'auteur des romans Six jours (Fayard, 2015 ; Le Livre de Poche, 2016), distingué meilleur Roman Noir de l'année par le magazine Lire, et En lieu sûr (Fayard, 2019 ; Le Livre de Poche, 2020). Ryan Gattis est également membre du collectif de street art UGLAR-works et intervient dans des ateliers d'écriture en milieu carcéral pour PEN America. Il vit à Los Angeles.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Nadège T. Dulot

  • « L'abeille a plus peur que toi, dit-il. Est-ce que tu peux t'imaginer être si petite dans un monde si grand ? » Oui, je le pouvais.  Alors qu'elle n'avait que cinq ans, Meredith et son petit frère furent abandonnés par leurs parents. Leur père partit de l'autre côté du pays. Leur mère s'enfonça, à force de médicaments et d'autres abus, en elle-même, dans des contrées inaccessibles.Ce n'est qu'en entrant pour la première fois dans le vieux bus réaménagé par son grand-père, un apiculteur excentrique, que Meredith comprit qu'elle n'était pas seule : le monde merveilleux de la ruche l'attendait depuis toujours.Cocon familial. Compassion et sacrifice. Amour inconditionnel. Tout ce qu'elle n'avait jamais connu, elle le découvrit en observant les abeilles. Quand son grand-père lui montra les sacrifices que faisaient celles-ci pour sauver leur colonie et les liens qu'elles liaient avec leur apiculteur, elle sut enfin ce qu'était une famille.  L'histoire vraie d'une petite fille qui a été sauvée par la nature - et par un des plus petits êtres vivants du monde : les abeilles.Traduit de l'anglais par Alice Seelow

  • Comme beaucoup de mariages, celui de Vanda et d'Aldo a essuyé le feu des épreuves, l'usure, le poids de la routine. Et pourtant, il en est sorti intact. Du moins au premier regard. La faille au sein de leur couple, la trahison d'Aldo, remonte à un passé lointain. À y regarder de plus près, les fissures et les morceaux recollés sautent aux yeux. C'est un vase craquelé qui peut se briser au moindre contact. Peut-être a-t-il même déjà éclaté, même si nul ne veut l'admettre.
    À travers un récit subtil et tranchant, Domenico Starnone nous fait pénétrer dans l'intimité d'une famille napolitaine saisie à différentes époques - l'histoire d'une fuite, d'un retour, d'une débâcle qui lie ensemble chacun de ses membres et les précipite dans un redoutable carnage domestique.

  • Une journée d'Ivan Denissovitch, c'est celle du bagnard Ivan Denissovitch Choukhov, condamné à dix ans de camp de travail pour avoir été fait prisonnier au cours de la Seconde Guerre mondiale. Le récit nous montre sa journée depuis le coup sur le rail suspendu dans la cour qui marque le lever, jusqu'au court répit du soir et au coucher, en passant par les longues procédures de comptage, la peur des fouilles, les bousculades au réfectoire, les travaux de maçonnerie par un froid terrible dans l'hiver kazakhe, les menues chances et malchances de la journée. Archétype du paysan russe moyen, Choukhov, homme humble et débrouillard en qui le bien fait encore son oeuvre, a su se libérer intérieurement et même vaincre la dépersonnalisation que ses maîtres auraient voulu lui imposer en lui donnant son matricule.
    Le talent propre à Soljénitsyne, son don de vision interne des hommes apparaissent ici d'emblée dans une complète réussite : ce chef-d'oeuvre à la structure classique restera dans toutes les anthologies du vingtième siècle comme le symbole littéraire de l'après-Staline.

  • Un petit garçon en mal de distraction, un vieux dessinateur débordé par son travail et ses souvenirs, un appartement trop petit comme champ de bataille et la ville de Naples en toile de fond : la partie peut commencer.
    D'un côté, Mario, quatre ans, dictateur en puissance, amateur d'histoires du soir et détenteur d'un savoir-faire domestique dont il n'hésitera pas à se servir. De l'autre, Daniele, son grand-père, illustrateur célèbre sur le déclin aux prises avec l'angoisse de la page blanche et une commande à rendre sous peu. En guise de terrain d'affrontement, l'appartement du petit Mario, confi é à son grand-père par ses parents, partis à une conférence dont l'enjeu pourrait bien être leur propre mariage. Durant trois jours, nos deux protagonistes vont se livrer à un duel sans merci, entre alliances, rivalités et jeux pas toujours amusants - jusqu'à la farce de trop. Ode tendre à la ville de Naples, satire réjouissante, tableau émouvant de la rencontre de la vieillesse et de l'enfance : Domenico Starnone signe, avec ce presque huis-clos entre le rire et les larmes, un roman doux-amer sur la force des souvenirs.
     
    Traduit de l'italien par Dominique Vittoz
     
    « Un roman fort et poignant. »L'Internazionale
      « Un maître. »Jeffrey Eugenides, auteur de Virgin Suicides

  • Il y a longtemps, Ah Hock a tué. Désormais il vit seul, presque reclus chez lui. Un jour, une étudiante frappe à sa porte : comme d'autres avant elle, elle veut comprendre son histoire. En dépit de tout ce qui les sépare, Ah Hock accepte de se livrer.
    Il lui raconte l'histoire d'un homme né dans un village de Malaisie, parti en quête des richesses promises par les mutations de son pays, d'un homme qui a connu la misère et les contradictions d'un monde où la modernisation n'est pas toujours synonyme de progrès, d'un homme aux prises avec une société où l'argent et le hasard façonnent les destins. Des champs de palmiers à huile aux chantiers envahissants de Kuala Lumpur, Ah Hock est le témoin privilégié des maux qui rongent la Malaisie, de la destruction des terres de son enfance au silence complaisant qui entoure l'exploitation des travailleurs clandestins.
    Tash Aw tient son lecteur en haleine au fil de cette confession remontant aux origines d'une violence absurde. Nous, les survivants donne la parole à ceux qui ont payé le prix du monde tel que nous le connaissons.
    Traduit de l'anglais par Johan-Frédérik Hel-Guedj

  • " Lorsque lui arriva cette histoire de pigeon qui, du jour au lendemain, bouleversa son existence, Jonathan Noël avait déjà dépassé la cinquantaine, il avait derrière lui une période d'une bonne vingtaine d'années qui n'avait pas été marquée par le moindre événement, et jamais il n'aurait escompté que pût encore lui arriver rien de notable, sauf de mourir un jour. Et cela lui convenait tout à fait. Car il n'aimait pas les événements, et il avait une véritable horreur de ceux qui ébranlaient son équilibre intérieur et chamboulaient l'ordonnance de sa vie. "Qu'est-ce qu'un événement?Que se passe-t-il, en somme, quand il se passe quelque chose dans la vie d'un homme?Tel est au fond le sujet, étonnamment simple et profond, de ce nouveau conte philosophique et cocasse de l'auteur du Parfum.Patrick Süskind est né en 1949 à Ambach, en Bavière. Il a fait des études littéraires à Munich et à Aix-en-Provence et exerce le métier de scénariste. Outre le Parfum, best-seller mondial, il a écrit une pièce de théâtre à un personnage, la Contrebasse.

  • "J'aimerais mieux pas" répond invariablement Bartleby, simple scribe dans un bureau de Wall Street, quand on lui demande de faire quelque chose. L'étrange et inquiétante obstination qu'il met à refuser de travailler et même à sortir de l'étude reste incompréhensible au notaire qui se sent défié. Elle fait de Bartleby une figure émouvante et déconcertante, aussi insaisissable que la phrase qui le résume, interprétée comme la formule de la résistance passive. 
    Ce court chef-d'oeuvre d'Hermann Melville (1819-1891) exerce toujours une véritable fascination.

  • Ursa est une petite ville recluse à la lisière d'une immense forêt suédoise.La plupart de l'année, elle est recouverte d'une épaisse couche de neige, plongée dans un froid et une obscurité qui rapprochent ses habitants - ou bien les éloignent.Soumises à ce rude climat, la population et les activités ne cessent de diminuer. Mais, cette année, la ville est sur le point de vivre un étonnant renouveau : l'équipe junior de hockey sur glace, sur laquelle tous les espoirs reposent, va jouer son match le plus important de l'année. L'excitation est palpable. Un futur prometteur se dessine... jusqu'au jour où la star de l'équipe commet un acte violent et irréparable qui met tout en péril. La population est divisée : faut-il se taire et oublier, ou bien tout risquer pour rendre justice ?
    Lorsque l'avenir d'une ville se trouve en jeu, personne ne peut rester en retrait et être neutre. Tout le monde doit prendre parti.  Et vous, de quel côté seriez-vous ?

  • Melody King a une pathologie rare : elle chante et danse dès qu'elle est stressée. Que ce soit à la caisse du supermarché, lors des réunions parents-profs, chez le médecin, impossible de se contrôler. Elle s'y adonne aussi durant son sommeil, mais ses enfants n'osent pas le lui dire de peur de la faire culpabiliser. La famille a appris à se serrer les coudes depuis la disparition de leur père, Dev, onze ans auparavant. Mais lorsqu'ils tombent sur un avis de recherche d'une personne ressemblant étrangement à celui-ci, ils sont confrontés à une vérité qui va bouleverser leur vie. Car même si Melody n'y croit pas une seconde, elle ne peut se résoudre à briser l'espoir de sa fi lle et de son fi ls de retrouver leur père ...
     
    Emma Cooper vit dans le Shropshire avec son mari et ses quatre enfants. Ancienne assistante éducative, elle rêve depuis son enfance de devenir écrivain. La Chanson de nos souvenirs est son premier roman.
     
    Traduit de l'anglais par Dominique Haas

  • Quelle humiliation pour le major Kovaliov de voir son nez se pavaner dans un uniforme de conseiller d'Etat !
    Chef-d'oeuvre du réalisme fantastique, incroyable satire burlesque, Le Nez, paru en 1835, est pour Gogol, l'occasion de faire voler en éclats une société composée de pantins pour qui la fonction et l'uniforme sont le substitut universel de la vie.

  • Vladimir Nabokov et sa femme Véra se sont rencontrés en 1923, à Berlin, où leurs familles respectives avaient fui le pouvoir bolchevique. Tout au long du demi-siècle que dure leur mariage, ils ne sont séparés que rarement, mais alors il lui écrit chaque jour  : ainsi quand Véra part se soigner dans un sanatorium de la Forêt Noire, quand Vladimir rend visite à sa famille réfugiée à Prague, où quand Véra tarde à le rejoindre à Paris. Plus tard, ses conférences dans le Sud des États-Unis suscitent de nouvelles lettres. Dans toute cette correspondance, pour nous à sens unique - Véra ayant détruit ses propres lettres -,  on voit la passion de Nabokov pour sa femme, sa vie quotidienne dans le milieu de l'émigration russe à Berlin, les bouleversements auxquels tous deux sont confrontés dans leur vie matérielle et affective, le dénuement qui est le sien lors de ses débuts à Paris, l'intérêt croissant suscité par son oeuvre auprès des éditeurs et d'un public éclairé, le soutien indéfectible que lui apporte Véra.
    Ces lettres, outre ce qu'elles révèlent sur l'homme, nous font découvrir le laboratoire de   l'écrivain - son énergie créatrice, la pléthore de sujets qui surgissent et disparaissent, l'intensité de son travail - et on y reconnaît l'originalité de son style  : sa veine parodique, poétique, sa vivacité et ses jeux de mots.

  • Quel point commun entre Billie Holiday et Stephen King ? Entre Amy Winehouse, Marguerite Duras et l'auteure de ce livre ? L'art - l'art et l'addiction.
    Après ses Examens d'empathie, Leslie Jamison se penche sur les liens entre écriture et toxicomanie, en commençant par sa propre expérience. De sa première gorgée de champagne au délitement de sa vie de jeune adulte, Leslie Jamison livre un témoignage sincère sur l'emprise de l'alcool et son chemin vers la sobriété. Elle met en regard sa propre trajectoire éthylique avec celles de femmes et d'hommes de lettres tels que Raymond Carver, William Burroughs, Jean Rhys et David Foster Wallace, déboulonnant page à page le mythe de l'ivresse inspirée. Ce choeur de voix dessine les contours d'un récit commun qui en dit autant sur les toxicomanes que sur la société qui, selon la couleur de leur peau, leur origine sociale ou leur genre, réécrit leurs histoires.
    À la croisée de l'enquête socio-littéraire et des mémoires, le nouveau livre de l'héritière de Susan Sontag et de Joan Didion est un témoignage fascinant ainsi qu'une somme d'une prodigieuse érudition sur l'addiction, et, plus encore, une cure collective salutaire.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Emmanuelle et Philippe Aronson
     
     
    « Un témoignage d'une justesse pénétrante et d'une grande tendresse. »The Washington Post 
     
    « L'exemple rare d'un témoignage sur l'addiction qui devient encore meilleur une fois que la sobriété reprend ses droits. »The New York Times

  • C'est l'une des lettres les plus célèbres de toute la tradition épistolaire occidentale. L'une des plus belles, l'une des plus essentielles aussi. On y a vu l'invention du paysage. Pétrarque, poète et ecclésiastique à la cour papale, a trente-deux ans en 1336 lorsqu'il rédige cette lettre à l'attention de son confesseur. Cela fait plus de dix ans qu'il vit à Avignon et que Laure l'a éconduit. Le mont Ventoux appartient au spectacle naturel de la région à laquelle Pétrarque est si attaché depuis son enfance. Pic d'une crise spirituelle, le récit de son ascension est celui d'une formidable expérience dont il découvre la portée allégorique. L'Ascension du mont Ventoux marque une conversion, la réconciliation de Pétrarque avec l'ordre du monde et la splendeur de Dieu.

  • Sous ce titre sont regroupés plusieurs essais inédits de Henry David Thoreau, moins connus que La Désobéissance civile, certes, mais qui viennent compléter et prolonger la théorie philosophique qu'il y développe. Thoreau, qui ne fut pas l'ermite dans les bois que la postérité voudrait voir en lui, mais un acteur des combats politiques de son temps, s'interroge sur les risques d'un pacifisme passif et prône un engagement concret et parfois jusqu'au-boutiste qui surprendra plus d'un de ses lecteurs. Ces textes dévoilent un autre aspect de l'écrivain : bien qu'adepte d'un transcendantalisme individualiste, il n'a cessé de réfléchir à la façon d'améliorer la société et le gouvernement. Le recueil comprend un avertissement contre la tentation d'un pacifisme passif, un véritable contre-discours de la non-résistance anarchiste chrétienne, une remise en cause de la glorification du passé, une attaque en règle des réformateurs qui sévissent à l'époque en Nouvelle-Angleterre et cherchent en réalité à contrôler la société, un plaidoyer anti-esclavagiste, une mise en garde contre l'esprit commercial, l'esclavagisme moderne que représente l'industrialisation effrénée tant pour la condition humaine que pour l'environnement. Traduction de l'anglais (États-Unis) et postface par Thierry Gillyboeuf

  • Karl Marx (1818-1883) rédige sa Contribution à la critique de la philosophie du droit de Hegel après avoir fui la censure pratiquée en Prusse dans le Paris bouillonnant de la monarchie de Juillet. En 1844, il fait paraître son Introduction en revue. Dès les premières lignes, il mène tambour battant sa critique des régimes réactionnaires en Allemagne et s'attaque à la question politique de la religion : « Le véritable bonheur du peuple exige que la religion soit supprimée en tant que bonheur illusoire du peuple. » Sa qualification d'« opium du peuple » marque les esprits et passera à la postérité. 
    Le jeune Marx opère sa mue : sa critique radicale de la religion est la première pierre de sa lutte politique, contre l'exploitation de l'homme par l'homme, vers la Révolution.

  • « Pouvoir regarder le soleil se lever ou se coucher chaque jour, afin de nous relier à un phénomène universel, préserverait notre santé pour toujours. »
    Auteur de La Désobéissance civile, Henry David Thoreau prolonge sa pensée séditieuse dans La Vie sans principe (1863). Prenant l'exemple de sa propre vie, Il montre que les besoins matériels et les contingences quotidiennes sont dérisoires et qu'ils constituent une entrave à l'épanouissement de l'esprit. En exaltant l'individualisme et une certaine forme d'oisiveté dans la communion avec la nature, Thoreau nous invite à explorer les « provinces de l'imagination ».

  • Roman traduit de l'anglais, préfacé et annoté par : Françoise du Sorbier.C'est le choc de deux Angleterre que le roman nous invite à découvrir : le Sud, paisible, rural et conservateur, et le Nord, industriel, énergique et âpre. Entre les deux, la figure de l'héroïne, la jeune et belle Margaret Hale. Après un long séjour à Londres chez sa tante, elle regagne le presbytère familial dans un village du sud de l'Angleterre. Peu après son retour, son père renonce à l'Église et déracine sa famille pour s'installer dans une ville du Nord. Margaret va devoir s'adapter à une nouvelle vie en découvrant le monde industriel avec ses grèves, sa brutalité et sa cruauté. Sa conscience sociale s'éveille à travers les liens qu'elle tisse avec certains ouvriers des filatures locales, et les rapports difficiles qui l'opposent à leur patron, John Thornton.
    En même temps qu'un étonnant portrait de femme dans l'Angleterre du milieu du xixe siècle, Elizabeth Gaskell brosse ici une de ces larges fresques dont les romanciers victoriens ont le secret.Fille et femme de pasteur, Elizabeth Gaskell (1810-1865) connaissait intimement la vie provinciale et les milieux industriels. Sa sensibilité aux questions sociales la porta à peindre avec sympathie la condition des opprimés de son temps : les ouvriers et les femmes. Proche de Charles Dickens, Georges Eliot et Charlotte Brontë, elle a occupé une place importante sur la scène littéraire victorienne. On la redécouvrira avec bonheur. 

  • Le désir ne s'apprivoise pas. Le désir est imprévisible. Il surgit, explose, s'essouffle ou se renforce en suivant une progression chaotique - à l'image des cours des marchés financiers.
    Giulia, trente-deux ans, est employée à Londres dans une banque d'affaires où elle jouit d'une situation avantageuse, mais où le bonheur est une denrée rare : beaucoup d'argent, très peu de temps libre, des relations qui visent avant tout à se forger une réputation. Un écosystème que le reste de la société regarde avec défiance. Celui dans lequel naviguait Michele, un homme marié de vingt ans son aîné pour lequel elle a eu une passion qui a tourné à l'obsession alors qu'elle était étudiante à Milan, avant qu'il ne démissionne du jour au lendemain, sans explication. Alors que remontent les souvenirs d'une histoire qu'elle croyait enterrée, Giulia explore les fractures douloureuses de l'amour - cette fragilité qui réside en chacun de nous.
    Dans la lignée de Houellebecq et de Kundera, Letizia Pezzali livre un roman éminemment contemporain et plein d'esprit, d'une sensibilité et d'une maîtrise remarquables, sur le pouvoir et la nature du désir.
     
    Traduit de l'italien par Lise Caillat
    Letizia Pezzali est née à Pavie en 1979 et a travaillé plusieurs années dans une banque d'affaires à Londres. L'età lirica (Baldini & Castoldi, 2012), son premier roman, a été finaliste du prestigieux prix Calvino. Loyauté, publié en Italie en 2018, a reçu un accueil critique élogieux et sera prochainement porté à l'écran.
     
      « Dans une langue élégante et poétique, Letizia Pezzali ouvre les tiroirs secrets de l'âme. » Corriere della Sera
     

  • 29 avril-4 mai 1992.Pendant six jours, l'acquittement des policiers coupables d'avoir passé à tabac Rodney King met Los Angeles à feu et à sang.Pendant six jours, dix-sept personnes sont prises dans le chaos.Pendant six jours, Los Angeles a montré au monde ce qui se passe quand les lois n'ont plus cours.
    Le premier jour des émeutes, en plein territoire revendiqué par un gang, le massacre d'un innocent, Ernesto Vera, déclenche une succession d'événements qui vont traverser la ville.
    Dans les rues de Lynwood, un quartier éloigné du foyer central des émeutes, qui attirent toutes les forces de police et les caméras de télévision, les tensions s'exacerbent. Les membres de gangs chicanos profitent de la désertion des représentants de l'ordre pour piller, vandaliser et régler leurs comptes.
    Au coeur de ce théâtre de guerre urbaine se croisent sapeurs pompiers, infirmières, ambulanciers et graffeurs, autant de personnages dont la vie est bouleversée par ces journées de confusion et de chaos.
     
    Six jours est un roman choral magistral, une sorte de The Wire (Sur Écoute) transposé sur la côte Ouest, un texte provocant à la croisée de Short Cuts et Boyz N the Hood.
    Un récit épique fascinant, une histoire de violence, de vengeance et de loyautés.

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