Biographie / Témoignage littéraire

  • Comment devient-on ce que l'on est ? Comment le possible devient-il réel ? Comment la liberté s'incarne-t-elle dans le temps ? C'est à ces questions que Jacques de Fouchier a voulu répondre en réfléchissant sur son itinéraire personnel. Bien loin d'apporter une réponse théorique ou abstraite, l'auteur, après une vie professionnelle particulièrement bien remplie, fait le récit savoureux et coloré d'une carrière et d'une époque : les études classiques d'un jeune homme de bonne famille, la haute administration financière d'avant-guerre, les cabinets ministériels de Vichy première période, l'atmosphère d'Alger sous le général Giraud, la participation à la campagne d'Italie, le retour, puis la rupture avec l'administration, la création enfin de la Compagnie Bancaire, autant d'étapes retracées avec un mélange d'humour et d'émotion, de férocité et de tendresse, autant d'occasions pour l'auteur d'exercer son talent de portraitiste et de mémorialiste. On savait depuis longtemps que Jacques de Fouchier, dont l'histoire personnelle s'entrelace avec l'histoire politique et économique de la France, était un grand banquier associé à la création d'affaires parmi les plus importantes de l'après-guerre ; on découvre en le lisant un écrivain de race.

  • Depuis son enfance, Denise Tual a vécu à côté de personnages exceptionnels, sur le chemin desquels la vie l'a miraculeusement placée. Ces personnages (artistes, cinéastes, metteurs en scène, écrivains, poètes, couturiers, musiciens, etc.), elle les évoque avec un oeil de cinéaste et d'une plume alerte. Elle évoque dans la vie de tous les jours, dans leur travail, dans leur activité créatrice, des personnalités telles que : Charles Dullin, Antonin Artaud, Igor-Stravinski, Picasso, Jacques Prévert, Jean Gabin, André Gide, Gaston Gallimard, Colette, Saint-Exupéry, Georges Bernanos, André Malraux, Louise de Vilmorin, Christian Dior, Jean Renoir, Vivian Leigh, Laurence Olivier, Luis Buñuel, Olivier Messiaen, René Clair, le R.P. Bruckberger, Rudolph Noureev... Ce livre est un véritable reportage dans le temps (de 1920 à nos jours), basé sur des documents précis, datés (lettres, photos, documents divers), qui constituent des témoignages et non des souvenirs hasardeux. C'est aussi, de Dullin à Noureev, un véritable film écrit, qui restitue toute une époque, sans aucun pédantisme, sans théorie, mais de la façon la plus concrète et la plus vivante. Un livre qui donne à voir.

  • L'homme qui témoigne ici est un fonceur : prisonnier en Allemagne, il tente de s'évader à cinq reprises. Rentré en France, il se marie sur l'heure, se lance dans la promotion immobilière à grande échelle, recueille cinq enfants d'un coup. Il construit, tranche, entreprend, accumule les succès. C'est un homme en vue. Lorsque le drame survient, ce sont sept années de révolte et de dépression avant la soudaine sortie du tunnel. Alors il fonde Berdine, communauté ouverte aux marginaux, où plus de quinze mille drogués réapprendront à vivre. Toutes ses certitudes vont basculer : religion, famille, argent, morale. Mais l'homme reste un fonceur. Il va participer à la création de la Banque alimentaire, aux restaurants du coeur de Coluche et aux centres d'accueil pour sortis de prison. Voici l'homme d'action saisi par la contemplation d'un Dieu qu'il va traquer chez les laissés-pour-compte, les moines contemplatifs, la communauté juive de Jérusalem... Là, cet homme formé par l'Action française, va trouver la richesse des racines authentiques de sa foi chrétienne. Un livre écrit au rythme haletant d'une vie sans répit, mais pas sans humour. Cet appel que nous ressentions aux meilleurs moments de notre existence sans oser y répondre, voici qu'un autre y a répondu mille fois. Un témoignage fraternel, humain et vrai.

  • « ... Des hommes que je croyais avoir oubliés surgissaient : leurs traits, leur caractère, se reconstituaient, des événements parfois comiques, souvent tragiques, reprenaient force, poids, vie. Et j'aime tant l'Aventure !... Et elle m'a si bien payé de retour !... Voilà comment ce livre est né. Considérez-le comme la réponse à des questions si souvent entendues lors d'un retour de voyage, à la fin d'une enquête, à la parution d'un ouvrage. Une conversation à bâtons rompus. Entre vous et moi... » Yves Courrière

  • Le schisme provoqué par monseigneur Lefèbvre est un événement douloureux pour l'Église catholique. C'est aussi un thème de réflexion pour qui s'intéresse aux mouvements de notre société. En arrière-fond, des querelles nées du Concile Vatican II. Beaucoup y voient un des effets lointains de la Révolution française, d'autant que les initiateurs du schisme eux-mêmes ne manquent pas de s'y référer. Mais, par-delà les querelles théologiques et les analyses sociologiques savantes, des hommes et des femmes généreux ont souffert et continuent à souffrir... Patrick Chalmel nous fait pénétrer au coeur même de ce monde finalement bien mal connu. Il nous montre comment un jeune lycéen, un peu frondeur et surtout plein d'idéal, peut se retrouver en soutane dans un séminaire marginalisé par la hiérarchie de l'Église catholique. Très vite, il s'apercevra des lourdes ambiguïtés qui grèvent une démarche qui se voulait toute spirituelle. Alors, il tient son journal sans imaginer que ce document prendra un jour un intérêt exceptionnel. Pourtant, les prémisses du drame sont déjà là. Au-delà de l'intérêt anecdotique de ces pages rédigées par un jeune homme emporté dans une aventure qui le dépasse, le livre est accablant pour les responsables d'une dispute qui, à force d'occasions perdues, allait se terminer dans le schisme. Lorsque le pape Jean-Paul II - entouré de quelques collaborateurs vraiment mus par l'amour de l'Église - voudra éviter le pire, il sera trop tard. Cette autobiographie, parce qu'elle nous fait rencontrer les principaux acteurs - non pas à travers les déclarations officielles, mais dans la vie de tous les jours - fait plus pour aider à comprendre ce qui s'est passé que bien des traités théoriques.

  • Récit autobiographique retraçant 30 ans d'une trajectoire sociale et professionnelle apparemment brillante. Tout au long de cette histoire rôde, invisible, le diable, jusqu'au jour où le Christ surgit dans la vie de l'auteur.

  • « J'ai pris conscience que mon tortionnaire employait pour m'anéantir des méthodes et un vocabulaire nazis. » « Maman, je t'aime encore de toutes mes forces. » Tout le livre tient entre ces deux phrases car, plus que les coups, plus que les humiliations, le drame de l'enfant martyr, c'est l'amour rejeté, bafoué, méprisé. Combien sont-ils, aujourd'hui adultes, à traîner le boulet d'une enfance massacrée, lovés sur une douleur qu'ils enferment dans le silence comme s'ils étaient coupables ? Combien sont-ils, encore enfants, à subir jour après jour l'insupportable et parfois l'innommable, condamnés à la solitude et à l'angoisse ? Germain Bourhis a été l'un de ces petits. En témoignant, il prolonge le cri d'amour étranglé de ses premières années. Surtout, il ouvre les yeux et, il faut l'espérer, les coeurs. Ainsi fait-il oeuvre d'assistance à personne en danger. Au nom de ces destins réconciliés, remercions-le d'avoir eu le courage de la vérité tout entière, une vérité dévoilée avec une pudeur servie par un grand bonheur d'expression. Un livre pour tous ceux qui aiment l'enfance.

  • Une vision du monde de l'exclusion depuis l'intérieur : le témoignage d'un couple de chrétiens qui a volontairement choisi de vivre parmi les exclus.

empty