Récit

  • Idiss

    Robert Badinter

    J'ai écrit ce livre en hommage à ma grand-mère maternelle, Idiss.
    Il ne prétend être ni une biographie, ni une étude de la condition des
    immigrés juifs de l'Empire russe venus à Paris avant 1914.
    Il est simplement le récit d'une destinée singulière à laquelle jai
    souvent rêvé.
    Puisse-t-il être aussi, au-delà du temps écoulé, un témoignage
    d'amour de son petit-fils.

  • Et si l'on écoutait sous l'eau ? Drôle d'idée ?
    Pourtant, dans leur « monde du silence », les poissons parlent... et ils ont bien des choses à nous dire  !
    À la fois scientifique, spécialiste des animaux marins et orateur, Bill François nous entraîne avec simplicité et humour à la rencontre des baleines musiciennes ou du cabillaud qui a découvert l'Amérique. Il donne la parole à la sardine comme au thon rouge, nous fait entendre la voix de l'hippocampe et le chant des coquilles Saint-Jacques.
    À la lumière des méduses fluorescentes aux couleurs invisibles, ce livre est une plongée dans les profondeurs de la Science et de l'Histoire, où les légendes sont souvent plus crédibles que l'incroyable réalité.
    Mythes, anecdotes et découvertes scientifiques nagent de concert dans ce récit, immersion onirique pour s'émerveiller et respecter cet univers insoupçonné.
    Vous ne verrez plus jamais de la même façon une sortie à la plage, votre sandwich thon-crudités ou un plateau de fruits de mer...

  • Orvault, dans la banlieue de Nantes, la nuit du 16 février 2017. La famille Troadec disparaît, et la France observe cette histoire comme une équation impossible : quatre disparus, une maison vide, des traces de sang nettoyées, ni explication ni arme du crime. Une nouvelle affaire de Ligonnès ? Un suspect finit par avouer, les corps sont retrouvés dans le Finistère. Le mobile ? L'or. Un prétendu butin datant de 1940.
    François Rousseaux n'a jamais oublié Pascal, Brigitte, Sébastien, Charlotte, les victimes. Il les raconte, avec une pudeur infinie. Dans cette enquête devenue une quête, il dissèque les soupçons et les peurs. Il s'est glissé dans la tête du suspect, il a arpenté les terres brumeuses de l'Ouest, rencontré les protagonistes à l'approche du procès. Il a exhumé, aussi, le mystère de l'or.
    Quatre années pendant lesquelles ce journaliste s'est confronté aux frontières de l'intime. En détricotant les secrets et les jalousies d'une famille a priori sans histoire, François Rousseaux livre ici le roman vrai d'un drame hors norme.
     
    François Rousseaux est journaliste à Télérama. Il a travaillé pour plusieurs chaînes de télévision, au Parisien-Aujourd'hui en France, et collaboré au supplément L'Époque du journal Le Monde.

  • De la sixième à la cinquième, dans l'indifférence de l'équipe éducative et cachant tout à sa famille, Mathilde endure insultes, brimades et humiliations quotidiennes au collège. Elle vit dans la honte, la peur, la culpabilité de ne pas savoir se défendre. Elle se débat au milieu de la haine pour pouvoir survivre et frôle à plusieurs reprises le suicide. Jusqu'au jour où elle trouve enfin une porte de sortie : l'écriture. 14 ans, harcelée est le journal de Mathilde, une adolescente précoce, qui décrit étape par étape sa longue descente aux enfers, l'acharnement et la violence, dont elle a été la victime.
    Un document unique qui nous entraîne au coeur de la spirale du harcèlement scolaire et de la psychologie adolescente. Avec ses mots d'adolescente, Mathilde Monnet décrypte avec crudité ce terrible fléau qui touche un enfant sur dix et les pousse parfois à commettre l'irréparable.
    Mathilde Monnet a 15 ans. Elle est actuellement en classe de seconde. Bonne élève et passionnée de lecture, 14 ans, harcelée est son premier livre. 

  • «  Son regard malicieux, celui d'une camarade toujours prête à rire. Ses cartouches de cigarettes entassées dans un placard près des photos de famille. Ses trous de mémoire de vieille dame, sa difficulté à comprendre la souffrance des autres, pensant qu'elle n'égalera jamais la sienne. Sa manière de parler de "maman et papa" comme une adolescente qui a encore besoin d'eux pour grandir. Son inquiétude récurrente face à ma situation scolaire. Sa vision bien à elle de la politique, sa peur des rassemblements, de la colère, de la foule. Ses anecdotes heureuses dans des moments de grande tristesse. Son sourire qui efface ses larmes.
    Ce sont tous ces petits détails que je retiendrai de Denise, non pas l'image d'une survivante des camps de la mort, mais celle d'une femme à la poursuite du bonheur comme chimère.  »
     
    La vie du lycéen Baptiste Antignani, qui n'avait rien ressenti lors de la visite du camp d'Auschwitz avec sa classe, a été bouleversée par sa rencontre avec Denise Holstein. Il en a fait un film, Une vie nous sépare, coréalisé avec Raphaëlle Gosse-Gardet et produit par Federation Entertainment, et ce récit.

  • « C'est pour me présenter à toi que je te raconte ma vie. C'est comme ça, un Papy, ça raconte. Moi, ça m'a manqué les histoires de famille. Alors je me rattrape. Pour toi ; et pour plus tard. »
     
    Anita, la première petite-fille de Serge Moati, est née le 15 juillet 2017.
    Par cette « lettre » qu'il lui adresse, le grand-père septuagénaire répond à une question qui le taraude : que restera-t-il du monde qui a vu grandir Serge Moati ? Dans les temps à venir, que restera-t-il des Moati (juifs de Tunisie), de la gauche, de la franc-maçonnerie, de la télévision et de ce cinéma qu'a tant aimés le réalisateur ? Bref, du monde d'avant, le sien.
    C'est donc porté par cette urgence de transmettre ses histoires et ses valeurs que Serge Moati a affectueusement pris la plume. Aidé d'un outil bien particulier, une « ardoise magique » qui lui permet de réanimer les souvenirs les plus enfouis, il fait revivre son passé, donne chair à sa mémoire, pour permettre à sa petite-fille de savoir ce qu'elle porte en elle.
    De la Villa Jasmin de Tunis au pensionnat parisien en passant par la perte de ses parents à tout juste onze ans, la rencontre décisive avec François Truffaut et, plus tard, les années Mitterrand, Serge Moati raconte, à sa façon, les moments essentiels de sa vie. Un récit biographique à la fois drôle et émouvant autant qu'une ode à la transmission.

  • «  La première anomalie est apparue très tôt chez moi. J'étais encore un nouveau-né quand a été décelé un reflet au fond de mon regard. À seize ans, j'ai été plongé dans le noir, cessant définitivement de voir.
    C'est en devenant aveugle que je suis devenu un vrai cavalier. Aujourd'hui, je monte seul, guidé à l'oreille, dans des compétitions avec des cavaliers de saut d'obstacles valides. Je fais partager mon expérience en tant que conférencier et consultant. Je ne crains pas de vivre en suivant mes rêves. Ma passion pour les chevaux a enfoncé les barrières de la différence et m'a appris que prendre le risque d'échouer, c'est se donner une chance de réussir.  »
     
    Préface de Guillaume Canet

  • À la question « Où êtes-vous née ? », Patricia
    Loison répondait toujours : « Je suis arrivée à
    l'aéroport d'Orly, en 1971. » Comme si tout ce qui
    précédait son adoption n'avait jamais existé.
    Il a fallu qu'un événement violent, intime, vienne
    ébranler sa vie pour réaliser que tout cela n'était que
    légende. Avant d'arriver, Patricia Loison était née de
    mère inconnue, à New Delhi. Et de cette première
    séparation, dormait la douleur trop longtemps niée
    d'avoir été abandonnée.
    Plus de quarante ans après les faits, Patricia
    Loison part donc, en fille autant qu'en journaliste,
    à la recherche de cette mère biologique, grande
    absente du récit familial. Où est-elle ? Pourquoi les
    Missionnaires de la Charité n'ont-elles pas gardé
    /> sa trace ? Comment retrouver ces femmes oubliées
    dont on accueillait les nouveau-nés sans poser
    suffisamment de questions ? Et surtout, quel est son
    nom ?
    Un premier livre émouvant, autant récit des origines
    qu'enquête sur le double visage de l'adoption.
    Patricia Loison est journaliste. Elle vit au Japon,
    avec son mari et leurs deux filles.
     

  • Enfant solitaire, il jouait dans une cour de prison, non loin de la cellule où Genet écrivait Le Condamné à mort. Quelque 87 films plus tard, dernière star française, son oeuvre d'acteur, les figures, les passions, les époques qu'il porte en lui, son panthéon intérieur, lui confèrent une dimension proustienne. Venu de nulle part, doté du don de plaire et de déplaire, Alain Delon a triomphé, mais aussi payé cher son éclat, sa personnalité, ses convictions, certaines de ses amitiés, sa fidélité à lui-même. La beauté n'est rien sans la liberté qui l'anime.
    Dans un récit vif-argent, une fresque à rebours des clichés et des fantasmes, Jean-Marc Parisis peint un caractère, une exception, un destin. Delon comme on ne l'avait jamais vu, écrit.
     
    Jean-Marc Parisis a notamment publié La Mélancolie des fast-foods (Grasset, 1987), Le Lycée des artistes (Grasset, 1992, prix de la Vocation), Avant, pendant, après (Stock, 2007, prix Roger-Nimier), Les aimants (Stock, 2009), Les inoubliables (Flammarion, 2014).

  •  Ce livre est un récit, et pas seulement un hommage aux journalistes et aux dessinateurs du Canard. Un récit qui, preuves à l'appui, démontre à quel point les présidents et chefs de gouvernement sont bien protégés par la Constitution de la Ve République. Ou par l'attitude respectueuse de certains magistrats. Un récit qui décrit par le menu les travers et les dérives de ces « intouchables ».
    Quand sept présidents ont décidé seuls d'engager la France dans des conflits qui ne la concernaient pas, ou quand ils ont mobilisé les services de l'État pour protéger leur réputation, ils n'ont jamais eu à s'expliquer devant une commission d'enquête parlementaire. Quand ces mêmes chefs d'État ont pratiqué à haute dose l'espionnage téléphonique, ou couvert des affaires de corruption et d'argent sale destiné à leur parti, à leur entourage, ou à leur cassette personnelle, ils n'ont jamais eu grand-chose à redouter. Et personne n'imagine qu'ils pourraient se voir un jour reprocher leur complaisance à l'égard des pays du Golfe qui ont financé et financent encore des groupes terroristes.
    Enfin, les auteurs rendent, documents à l'appui, un hommage qui surprendra. Aux militaires, aux diplomates et aux agents de renseignement qui ont estimé utile de fournir au Canard certains éléments de ce livre. Et à tous les citoyens qui se comportent en « lanceurs d'alertes ».
     
     
    Claude Angeli, chroniqueur au Canard enchaîné, en a été le rédacteur en chef pendant trente ans.
    Pierre-Édouard Deldique, journaliste à Radio France Internationale, y présente deux émissions, « Idées » et « Une semaine d'actualité ».

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