Œuvres classiques

  • La peste règne à Thèbes. Pour mettre fin à l'épidémie, l'oracle de Delphes réclame que soit puni le meurtrier de l'ancien roi Laïos. Au fil des interrogatoires, Oedipe mène l'enquête et découvre la vérité sur ses origines : les destin tragique rejaillit sur chacun, Jocaste se pend et lui-même se crève les yeux.

  • Baudelaire écrit en 1851 cette étude savante et voluptueuse sur l'alcool et le haschisch.
    Il révèle la puissance créatrice et la force destructrice, les illusions et les charmes sinistres de ces deux substances addictives, comparées comme moyens de multiplication de l'individualité.

  • Traduction du grec par Jean-Marie Guyau
    révisée par Cyril Morana
    Anthologie
    « Mon but à moi, c'est de faire enfin de vous des hommes affranchis de toute entrave, de toute contrainte, de tout obstacle, libres, tranquilles, heureux, qui tournent leurs regards vers Dieu dans les petites comme dans les grandes choses. » Esclave boiteux devenu philosophe, Épictète dispensait oralement à ses élèves et disciples des leçons qui, par l'étude de modèles exemplaires, visaient leur édification. Consigné par l'un d'entre eux, son enseignement est avant tout fondé sur un savoir pratique : en acceptant « qu'il y a ce qui dépend de nous et ce qui n'en dépend pas », chacun peut se libérer de ses préjugés et accéder au bonheur.
    /> Cette édition propose trente-six leçons du philosophe qui illustrent avec force et profondeur la morale stoïcienne.

  • « Si quelque doute pouvait s'élever sur ses autres conséquences, on reconnaîtra du moins qu'aucune passion ne fait le visage plus hideux. [...] Revêche, hargneux, tantôt pâle de tout le sang qui reflue et en est chassé, tantôt rougeâtre par la concentration de la chaleur et de la vie sur la figure, avec ses veines gonflées, ses yeux tantôt tremblants et sortant de l'orbite, tantôt fixes et hallucinés. Ajoute les dents qui s'entrechoquent et cherchent à dévorer quelqu'un, avec un grincement semblable à celui du sanglier agitant ses défenses... »
    Dans son traité sur la colère, rédigé pendant son exil en Corse, en 41 après Jésus-Christ, Sénèque se propose d'analyser les mécanismes psychologiques de la colère et ses effets au quotidien, sur le plan individuel comme sur le plan politique (en particulier dans le contexte de l'Empire romain après la mort de Caligula).
    Allant à l'encontre de la pensée d'Aristote, qui fait de la colère une vertu sans laquelle l'âme demeure inerte, Sénèque présente la colère comme l'envers de la réflexion et de la raison. En faire un usage raisonnable lui paraît ainsi absurde. Il la décrit comme un « gouffre pour les âmes » : si elle parvient à ses fins, elle mène à l'orgueil ; si elle échoue, elle conduit à la folie.
    Partant du principe qu'il est impossible de résister à ses passions, mais que l'on peut leur fixer une limite, Sénèque suggère d'apprendre à refréner sa colère, tout en prenant en compte le caractère de chacun : tout le monde ne réagit pas de la même manière face à la violence, la terreur ou la honte ; même si tous, âges et peuples confondus, font face à ce sentiment. Pour cela, il faut connaître la colère, enquêter sur ses méfaits, reconnaître ses manifestations, et la « faire passer à la barre ».Notre édition reprend le livre III du traité De la colère, qui revint sur les principaux arguments des deux premiers livres dont Sénèque était insatisfait, en y ajoutant des éléments fondamentaux.Ce thème est abordé en classe de terminale en philosophie. Edition établie d'après Les OEuvres de Sénèque, Garnier frères, 1860-1861. Seule édition disponible : 
    De la colère, Société d'Édition « Les Belles Lettres », collection Des Universités De France (CUF), Association Guillaume Budé, 1962, 35 EUR.

  • Remèdes à l'amour le confirme, si besoin est, il manque à l'art d'aimer un volet indispensable et douloureux : l'art de "désaimer", peut-être le plus difficile à pratiquer.

  • « Il faut bien prendre garde que le sophiste, en nous vantant trop sa marchandise, ne nous trompe comme les gens qui nous vendent tout ce qui est nécessaire pour la nourriture du corps ; car ces derniers, sans savoir si les denrées qu'ils débitent sont bonnes ou mauvaises pour la santé, les vantent excessivement pour les mieux vendre, et ceux qui les achètent ne s'y connaissent pas mieux qu'eux... » Comédie philosophique, le Protagoras met en scène l'affrontement du philosophe Socrate avec des sophistes, ces professeurs de rhétorique plus préoccupés de pouvoir et d'efficacité que de vérité. Platon nous convie à un dialogue-spectacle qui démontre avec humour que la vertu est une valeur en soi, digne d'être enseignée.
    Le volume que nous proposons est complété par trois autres textes contemporains de L'Indifférent, parus dans La Revue blanche et qui n'ont pas été repris dans Les Plaisirs et les Jours :
    - « Avant la nuit », confession par une mourante de ses amours homosexuelles,
    - « Souvenir », bref récit autour des parfums, paru en 1893
    - et « Contre l'obscurité », jamais repris depuis sa publication en revue en 1896, bref essai contre le symbolisme, oublieux selon Proust de la vraie vie, individuelle et concrète.
    Autre édition disponible : L'Indifférent, Gallimard , 1978 à 10 euros. « L'Indifférent » est repris dans l'édition Folio de Les Plaisirs et les Jours.

  • Phénomène lié à une société humaine, une littérature apparaoet puis, après quelques siècles, s'étiole et disparaoet. "Les efforts d'innombrables philologues, depuis quatre siècles au moins, ont eu pour résultat de dégager une certaine image de la littérature latine. Il existe, sur chaque auteur, une "vulgate", qu'il nous appartient de résumer ou d'exposer. Mais cela ne saurait nous dispenser d'apporter au moins quelques autres points de vue, en désaccord avec elle. C'est pourquoi l'on trouvera, le plus souvent possible, après les thèses traditionnelles et les idées reçues, des conceptions différentes, destinées à provoquer la recherche".

  • L'oeuvre poétique de Virgile, qui vécut au tournant du premier siècle de notre ère en Italie, a traversé les siècles et fasciné les plus grands esprits de l'histoire. Comment expliquer cette longévité ?
    Outre le charme subtil et vibrant de sa langue, pourquoi ressentons-nous l'impression de nous ressourcer en lisant l'Enéide ou les Géorgiques ?
    Sans doute parce que Virgile est une vigie pour notre époque tourmentée, comme le démontre Xavier Darcos avec érudition, générosité et finesse. En latiniste émérite, féru de poésie et connaisseur intime du monde antique, il nous donne à comprendre et à entendre cette oeuvre majeure aux échos sonores et actuels : vivre en harmonie dans une nature magnifiée, ancrer la paix dans un récit fédérateur, trouver le sacré autour de nous, exalter les vertus chez l'homme et notamment la fides, ce sens de la loyauté si capital dans le monde romain.
    En parcourant ce livre dense et alerte, on mesure à quel point lire Virgile aujourd'hui, loin d'être un passe-temps suranné, est sans doute un des moyens d'analyser les tumultes de notre temps et d'en percevoir les remèdes possibles.
    Membre de l'Académie française et de l'Académie des sciences morales et politiques, universitaire et homme public, plusieurs fois ministre et ambassadeur, Xavier Darcos est l'auteur d'essais sur l'école, ainsi que de nombreuses publications consacrées à la poésie française, à l'histoire littéraire et à la latinité.

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