Musique

  • Pourquoi la musique ?

    Francis Wolff

    « Lorsque j'étais enfant, j'apprenais la "théorie musicale" dans de petits manuels (je ne sais pas s'ils existent encore) partagés en deux : le livret vert des questions et celui rouge des réponses. La première leçon de la première année était la suivante : "Qu'est-ce que la musique ?" ; et sur le livret rouge, il était écrit : "La musique est l'art des sons". Quel ne fut pas mon éblouissement, à l'âge de huit ans, en découvrant cette définition. Je ne sais pas si ce fut mon entrée dans la "théorie musicale", mais je crois que ce fut mon entrée en philosophie. Il y avait dans cet énoncé tout le pouvoir magique des formules définitionnelles. Elle concentrait en quelques mots simples le mystère des choses impalpables. Je n'ai guère changé d'opinion : la musique est bien l'art des sons. »De cette définition banale, « la musique est l'art des sons », ce livre tire toutes les conséquences jusqu'aux plus éloignées. Chemin faisant, il répond aux questions que nous nous posons sur la musique et sur les arts. Pourquoi, partout où il y a de l'humanité, y a-t-il de la musique ? Pourquoi la musique nous fait-elle danser ? Et pourquoi nous émeut-elle parfois ? Qu'exprime la musique pure ? Représente-t-elle quelque chose ? Et qu'est-ce que la beauté ? Est-elle dans les choses ou en nous ? Pourquoi tous les êtres humains font-ils des images, des récits, des musiques ? Que nous disent du monde réel ces mondes imaginaires ?
    Les questions les plus simples sont souvent les plus profondes. Aucun livre sur la musique ou sur les arts ne les pose avec cette tranquillité et cette originalité.Francis Wolff est philosophe, professeur à l'École normale supérieure (Paris). Il est notamment l'auteur de Socrate (PUF, 2000), Dire le monde (PUF, 2004), Philosophie de la corrida (Fayard, 2007) et Notre humanité (Fayard, 2010). Il a consacré une part importante de son enseignement à la musique.

  • Sollicitant les yeux, les oreilles et les émotions, manipulant les idées comme les imaginaires, l'opéra reflète et concentre son époque. Il est tout autant un phénomène culturel d'une ampleur considérable qu'un objet artistique protéiforme, le résultat d'une industrie que le fruit d'une esthétique. Dans l'histoire de ce genre totalisant, le répertoire français occupe une place à part, fortement déterminée par son lien avec l'État, depuis son institutionnalisation par Louis XIV, qui consacra la tragédie en musique, jusqu'à l'inauguration en 1989 de l'Opéra Bastille, voulu par François Mitterrand, à l'occasion des festivités du bicentenaire de la Révolution. Né au XVIIe siècle, tout à la fois en s'inspirant et en se démarquant de l'opéra italien, l'opéra français s'inscrit dans un contexte social et artistique spécifique, dont la culture de la danse est l'une des données fondamentales. La période qui s'ouvre avec le Roi-Soleil trouve son terme dans l'écroulement de l'Ancien Régime durant la Révolution. Entre-temps, le genre a infiltré toute la vie musicale, a proliféré jusque dans les colonies. Il s'est ramifié sous diverses formes, dont l'opéra-comique est l'une des plus originales. Derrière quelques noms restés célèbres, comme Lully et Rameau, Grétry et Gluck, c'est une multitude d'auteurs qu'il nous faut redécouvrir. Ce continent lyrique restait à explorer dans la diversité de ses aspects. Une histoire s'imposait donc pour en faire le récit et en décrire les mécanismes, pour en reconstituer les valeurs et les tendances, pour suivre ses acteurs et découvrir ses productions.
    Entreprise sans précédent par ses dimensions et par sa conception, cette Histoire de l'opéra français en trois volumes réunit une équipe internationale de près de deux cents auteurs - musicologues, littéraires et philosophes, historiens et spécialistes du théâtre, de la danse et des arts. Elle est placée sous la direction d'Hervé Lacombe, professeur de musicologie à l'université Rennes 2.
    250 illustrations

  • Reynaldo Hahn

    Philippe Blay

    Reynaldo Hahn (1874-1947) est longtemps demeuré attaché à la seule figure d'un musicien mondain, compositeur précoce fêté dès son enfance dans les salons parisiens. La postérité de ce spirituel et distingué Vénézuélien d'origine juive allemande, affectionné et admiré de Massenet et d'Alphonse Daudet, ne semblait pouvoir dépasser son affinité première avec la poésie de Verlaine, sa relation amoureuse avec Marcel Proust et sa fervente amitié pour Sarah Bernhardt. Incarnation immuable de la Belle Époque, il était rivé à quelques mélodies à succès et une opérette célèbre, Ciboulette, qui l'érigeait en nouvel André Messager.
    Aujourd'hui pourtant, la musique de Reynaldo Hahn séduit une nouvelle génération d'interprètes et sa stature est reconsidérée, notamment en ce qui se rapporte à ses échanges intellectuels et esthétiques avec Proust. Cette biographie se propose, en revenant aux sources -  dont son journal inédit  - et en ne s'aliénant pas aux clichés, de retrouver l'artiste sous le personnage. Autrement dit le créateur d'une oeuvre multiple, riche de bien d'autres poèmes vocaux et ouvrages lyriques que ceux toujours entendus, où le ballet côtoie l'oratorio et le quatuor à cordes. Certaines oeuvres, comme Sagesse ou La Corsaire, sont étudiées ici pour la première fois. On découvrira également un interprète d'exception et un homme de lettres accompli, chanteur-né, chef d'orchestre et directeur musical de grande envergure, critique musical influent et alerte conférencier.
    Restait à faire apparaître sous le plastron du contempteur brillant d'une modernité de commande, acteur incontournable de la vie musicale de l'entre-deux-guerres et parangon incontesté de l'esprit français le plus piquant, un être voué à l'art s'exprimant par nécessité intérieure. Fidèle à une conception non progressiste de la beauté et meurtri face à une époque d'intenses mutations qui ne lui correspondait pas, Reynaldo Hahn s'est voulu à la fois un éclectique et un classique.
     
     
    Philippe Blay est musicologue, conservateur en chef à la Bibliothèque nationale de France. Il consacre ses recherches à Reynaldo Hahn et au théâtre lyrique en France sous la Troisième République.
     

  • Charlie Parker

    Franck Médioni

    «  Le jazz ? C'est quatre mots, dit Miles Davis. Louis - Armstrong - Charlie - Parker. » Parker incarne le jazz dans sa liberté, son invention, ses beautés. Le saxophoniste alto originaire de Kansas City exerce une influence déterminante sur le jazz tel qu'on le connaît depuis ces 60 dernières années. Il innove sur tous les plans: le découpage rythmique, l'audace harmonique, l'invention mélodique. C'est un musicien en liberté, donc excessif, marginal, au parcours musical fulgurant (seulement vingt ans, de 1935 à 1955), troué d'envolées sublimes et de descentes aux enfers abyssales. Il est la figure centrale d'une révolution. L'éruption du bebop, son irruption fracassante dans les années 1940 à New York, est le grand tournant de l'histoire du jazz.
     
    Cette biographie est non seulement le livre le plus complet sur Charlie Parker publié en France (témoignages de musiciens  : Sonny Rollins, Ornette Coleman, Joe Lovano, Steve Coleman, Martial Solal, Michel Portal  ; un cahier photos), c'est aussi le récit précis de cette aventure musicale qui a défrayé la chronique et fait rupture dans l'histoire de la musique noire-américaine : le bebop.
     
     
    Franck Médioni est journaliste et écrivain. Il a collaboré à Jazz magazine et a été producteur de l'émission «  Jazzististiques » sur France Musique. Parmi une oeuvre foisonnante dont plusieurs livres d'entretiens (Martial Solal, Joëlle Léandre, Sonny Rollins, Daniel Humair), il est l'auteur de John Coltrane, 80 musiciens de jazz témoignent (Actes Sud), Miles Davis, 80 musiciens de jazz témoignent (Actes Sud), Jimi Hendrix (Gallimard), George Gershwin (Gallimard) et John Coltrane, l'amour suprême (Le Castor astral).

  • L'opéra français est déterminé par son caractère d'institution d'État, depuis sa création par Louis XIV, qui consacra le genre de la tragédie en musique, jusqu'à l'inauguration en 1989 de l'Opéra Bastille, voulu par François Mitterrand, à l'occasion des festivités du bicentenaire de la Révolution.
      Le XIXe siècle est en France l'ère du piano, des virtuoses, des concerts symphoniques, de la presse musicale, de la mélodie et des salons, mais, plus que tout, il est le temps de l'opéra. À Paris, en province et dans les colonies, sous sa forme spectaculaire ou par ses innombrables arrangements, ce genre déjà plus que séculaire demeure l'objet d'attentions particulières des pouvoirs qui se succèdent, du Consulat aux débuts de la IIIe république. Il   continue à se ramifier, avec l'opérette et l'opéra de salon, s'enrichit d'apports étrangers, de Rossini à Wagner, devient le centre de toute l'activité musicale et infiltre les diverses couches de la société. L'opéra est donc tout autant un phénomène culturel d'une ampleur considérable qu'un objet artistique, le résultat d'une industrie que le fruit d'une esthétique. Sollicitant les yeux, les oreilles et les émotions, manipulant les idées comme les imaginaires, il reflète et concentre son époque.
      Outre quelques titres mondialement connus -- Carmen et Faust, Manon et Orphée aux enfers... --, ce sont des centaines d'oeuvres que ce siècle a créées. Ce continent lyrique restait à explorer dans la diversité de ses aspects. Une histoire s'imposait donc, pour en faire le récit et en décrire les mécanismes, pour en reconstituer les valeurs et les tendances, pour suivre ses acteurs et découvrir ses institutions, ses salles, ses pratiques, ses thèmes, ses productions...
     
    Entreprise sans précédent par ses dimensions et par sa conception, cette Histoire de l'opéra français en trois volumes réunit une équipe internationale de plus de cent cinquante auteurs - musicologues, littéraires et philosophes, historiens et spécialistes du théâtre, de la danse et des arts. Elle est placée sous la direction d'Hervé Lacombe, professeur de musicologie à l'université Rennes 2.
     

  • «  En épluchant ces années-là, je retrouve les billets des concerts de mes chanteurs favoris, des refrains me reviennent, et, avec eux, des pans entiers de cette époque. Je voudrais pouvoir remuer nos souvenirs communs comme un kaléidoscope. Que ce qui se dessine soit le fruit du hasard plus que d'une fiction dont je serai l'auteure.  »
     
    Dans ce récit qui retrace vingt ans d'amitié et d'amour avec Alex Beaupain, et d'autres personnalités comme Diastème et Christophe Honoré, Kéthévane Davrichewy explore les mystères de la création et de la vocation, le rôle qu'y jouent les rencontres fondatrices.
    Comment devient-on artiste ? Chanteur, écrivain, cinéaste  : où trouve-t-on le courage de se lancer  ? A qui fait-on part de ses doutes  ? Avec qui partage-t-on la joie de ses réussites ou se console-t-on des drames et des désillusions  ?
    Depuis toujours passionnée par la chanson française, la romancière nous en dévoile les coulisses, jamais très éloignées de celles d'autres formes d'expression artistique - comme la littérature.
     
    D'origine géorgienne, Kéthévane Davrichewy est née et vit à Paris. Elle est notamment l'auteure de Quatre murs (Sabine Wespieser,2014) et de L'autre Joseph (Sabine Wespieser, 2016), qui a reçu le Prix des Deux Magots.
     

  • L'orchestre, comment ça marche ? Quels sont les rouages de cette étrange communauté humaine et musicale ? On la perçoit comme une masse indifférenciée, sous le nom d'Orchestre Philharmonique de Berlin ou d'Orchestre de Paris. Mais on oublie trop souvent qu'il s'agit d'une réunion d'individualités. Qui sont ces musiciens d'orchestre, ces anonymes, ces sans-grade dont on oublie qu'ils sont de grands musiciens ? Ils sont un paradoxe vivant : artistes mais aussi salariés, interprètes mais aussi exécutants, aristocrates mais aussi prolétaires. Est-ce par vocation ou par défaut qu'ils font ce métier ? Qui se soumet pendant ses études à l'excellence et à la compétition pour finalement fondre son talent dans un groupe ? Comment s'organise cette communauté fortement structurée et hiérarchisée : solistes et musiciens du rang, cordes et vents, c'est une vraie micro-société. Avec en point culminant le rapport au chef d'orchestre : rapport de pouvoir ou de confiance ? Si un chef peut se montrer despotique, un orchestre peut facilement dévorer un chef tout cru. L'orchestre peut être le paradis ou l'enfer, il peut se comporter comme une classe de sixième ou s'élever jusqu'à la transcendance. Ses membres sont des êtres humains, avec leurs forces, leurs travers, leurs diversités, mais lorsqu'ils communient pour le même objectif, l'orchestre devient la plus magique des inventions.

  • J'entendais ma grand-mère chanter dans le jardin. Elle avait une voix délicieuse. Après le boulot, mon père se mettait au piano et nous accompagnait. Plus tard dans la soirée, avant d'éteindre la lumière, il nous racontait des histoires, à Paulo et à moi. Je m'endormais au son de l'harmonica de mon papa. C'est drôle... Pendant des années, j'ai joué un air de guitare à Izïa et chanté au pied de son lit pour l'aider à s'endormir.
     
    Cinquante ans après son premier enregistrement ; quarante ans après la déflagration rock de BBH ; trente ans après son gigantesque spectacle de Bercy, Jacques Higelin se raconte. Et raconte ceux qui comptent pour lui. La naissance dans la guerre, la découverte du jazz puis du théâtre, le service militaire en Algérie, les spectacles expérimentaux avec Brigitte Fontaine, la vie en communauté, la drogue, la tornade du rock, les années dans la dèche, les grandes mises en scène, les peurs et les bonheurs, les voyages, les enfants... Un chemin de liberté folle et de découvertes permanentes, sur lequel on croise, entre autres, des cascadeurs, le guitariste Henri Crolla, Moustaki, Peter Brook, Jacques Canetti, un conteur de Marrakech, Trenet, Jacno ou Barbara.
     
    Ce voyage, Jacques Higelin le fait aux côtés de la journaliste Valérie Lehoux, critique à Télérama et auteur d'une biographie de Barbara (Fayard). Leur récit musarde sans cesse entre passé et présent, reflet de la personnalité d'un homme qui se promène dans la vie sans se soucier du temps.

  • Plus que bien d'autres compositeurs, Beethoven a fait l'objet, après sa mort, d'un culte, qui s'attachait autant à son oeuvre qu'à sa personne.
    À l'occasion du 250e anniversaire de sa naissance, l'empreinte qu'il a laissée est étudiée ici par trois auteurs. Élisabeth Brisson, en déroulant son parcours de vie, expose aussi les enjeux qui ont mobilisé, dès son dernier soupir, bien des volontaires pour écrire sa biographie, et les tentatives de récupération (affectives, esthétiques, nationalistes, idéologiques) auxquelles cette rédaction a donné lieu .
    Bernard Fournier expose la force d'innovation que Beethoven a introduite à son époque, en faisant subir un effet de souffle aux genres existants (sonate, symphonie, quatuor) pour les porter à un apogée.
    François-Gildas Tual développe comment, dès le vivant de leur auteur, ses oeuvres ont connu l'hommage de la transcription, qui permettait une diffusion large. Il aborde enfin les oeuvres de compositeurs qui, jusqu'aujourd'hui, se réfèrent à Beethoven  ; dans la forme, dans le titre ou dans l'utilisation du matériau musical, leurs oeuvres constituent un hommage - une sorte de prolongation du Monument Beethoven édifié à Bonn grâce à une souscription internationale.
     
    Élisabeth Brisson est l'auteur du Guide de la musique de Beethoven  ; Bernard Fournier du Génie de Beethoven et d'une Histoire du quatuor à cordes dont le tome 1 accorde une large place aux quatuors de Beethoven  ; François-Gildas Tual est maître de conférences à l'Université de Besançon.

  • D'une conception ouverte et neuve, abondamment illustré (plus de 500 exemples musicaux, tableaux et schémas), le Guide de la théorie de la musique est amené à occuper une place centrale dans la pratique musicale du xxie siècle.
    Son premier volet expose de manière claire et concise les notions indispensables à la compréhension de la musique (notes, durées, rythmes, gammes, accords, tonalités, modulations, modes, nuances, ornements...) et offre enfin droit de cité à de nombreux thèmes moins souvent abordés comme les musiques du xxe siècle, le jazz, l'informatique musicale, la notation ancienne, l'histoire de la pensée harmonique ou l'évolution des tempéraments...
    Sans omettre les traditions musicales non occidentales, le Guide des « théoriciens » présente dans un second volet pour la première fois sous une forme chronologique les très nombreux auteurs ayant contribué au développement du langage et de la pratique musicale au cours des siècles, qu'ils soient théoriciens, compositeurs, célèbres, anonymes, voire mythiques.
    Enfin, un inventaire du vocabulaire essentiel et un ensemble de tableaux pratiques synthétisent les réponses aux interrogations les plus fréquentes : chronologie, terminologie, modes, chiffrages, sons harmoniques, neumes, conventions des octaves, rythmes de danse...; tandis que de nombreux index, comme l'I>index visuel reliant les symboles solfégiques courants aux notions étudiées, permettent un accès rapide aux différentes informations, encourageant la brève consultation autant que l'étude approfondie.
    Irremplaçable outil de travail combinant pédagogie, encyclopédie et synthèse, ce guide s'adresse autant aux mélomanes qu'aux élèves de conservatoires, aux étudiants ou aux chercheurs.
    Auteur et concepteur du Guide de la théorie de la musique, Claude Abromont est premier prix d'analyse musicale du Conservatoire national supérieur de musique de Paris où il enseigne l'analyse instrumentiste. Auteur de publications dans plusieurs revues spécialisées, il est également professeur de culture musicale au CNR de Dijon.
    Auteur du volet Guide des « théoriciens », Eugène de Montalembert est titulaire du DNESM de composition du Conservatoire national supérieur de musique de Lyon. Il enseigne la culture musicale aux ENM de Bourg-La-Reine/Sceaux, Pantin et Yerres, tout en intervenant dans le cadre de nombreuses formations.
    « Un livre qui fera date et qui servira pendant longtemps de référence. »
    (Harry Halbreich)
    « Une petite bible, en quelque sorte. Une bible qu'on pourrait croire. »
    (Jacques Drillon)

  • Pierre Boulez

    Christian Merlin

    Adulé ou détesté, Pierre Boulez a passé sa vie à diviser les esprits en deux camps irréconciliables. Visionnaire et fer de lance de la modernité pour les uns, dictateur ayant imposé une esthétique unique en régnant par la terreur pour les autres, peu d'artistes auront ainsi polarisé, voire hystérisé la vie musicale française. Et ce dès l'immédiat après-guerre où il se donna pour mission de mettre à l'heure de l'avant-garde une France jugée rétrograde et sclérosée. Il fut un musicien hors norme, tout à la fois créateur, interprète, intellectuel et homme d'action, au point de donner parfois l'impression de mener plusieurs vies en une.
    Trois ans après sa mort, il était temps de revenir sereinement sur les neuf décennies de cette existence multiple  : le compositeur, le chef d'orchestre, le penseur, le fondateur d'institutions sont passés au crible dans cette biographie pour laquelle ont été exploitées des archives souvent inédites. On y pénètre les coulisses de ses combats (le Domaine musical, l'IRCAM, l'Ensemble Intercontemporain, l'Opéra Bastille, la Cité de la musique, la Philharmonie de Paris). On le voit renouveler la technique et la fonction du chef d'orchestre tout en étendant son influence sur la politique culturelle. On le suit sur tous les continents, dans les plus grandes salles et les festivals les plus prestigieux. On tente aussi de donner des clés d'accès à sa musique, qui ne se livre pas en une seule écoute. Mais surtout, cet ouvrage s'est fixé pour but de mieux comprendre la personnalité complexe et secrète de celui qui s'est ingénié à brouiller les pistes, en maintenant résolument un décalage rare entre son image publique de sectaire cérébral et l'homme privé, généreux, affectif et hypersensible.

  • La musique au cinéma

    Michel Chion

    Le titre de l'ouvrage le dit : une musique dans un film ne s'y dissout
    pas, mais elle en est modifiée tout en le modifiant. C'est dans le
    film même qu'il faut l'étudier. Ce retour aux oeuvres, à leur vision et à leur
    écoute - à leur « audio-vision » - fait apparaître, loin des professions de
    foi abstraites, la richesse des scènes, des effets, des situations. Le cinéma
    est, étymologiquement, ce mouvement que le mouvement de la musique
    tantôt entraîne et soutient, et tantôt immobilise et charme.
    Depuis la première édition de cette somme, le quart de siècle écoulé a
    vu apparaître de nouvelles formules de présence de la musique au cinéma
    et de nouveaux auteurs ; l'intérêt pour le thème n'a cessé de croître, en
    même temps que l'accès aux oeuvres musicales et cinématographiques
    - par câble, tablettes, « baladeurs » internet, vidéo à la demande - s'est
    diversifié. Cette nouvelle édition de La Musique au cinéma, refondue
    et complétée, en tient compte et en montre l'impact dans les films eux-mêmes.
    Elle propose aussi une chronologie réactualisée, se concentrant
    notamment sur soixante films marquants parmi des milliers.
    Une ronde internationale de noms et de films, de chansons et
    de danses, d'images et de sons tourbillonne dans ces pages, du cinéma
    expérimental aux films-opéras, de Claude Debussy au Kasai Allstars du
    Congo, en passant par Ennio Morricone, Arvo Pärt et Hans Zimmer, de
    Bernard Herrmann à Michel Legrand, du Chanteur de jazz à Birdman, de
    Jean-Luc Godard à Jia Zhangke, et de Nino Rota à Federico Fellini.
    Compositeur de musique concrète, réalisateur de films et d'oeuvres audiovisuelles,
    cofondateur de l'association Acoulogia qui se consacre à des
    formations, Michel Chion a publié une trentaine d'essais, dont plusieurs sur
    le son et le langage au cinéma, et, chez Fayard, sur l'oeuvre de Pierre Henry,
    la symphonie romantique et la musique à programme.
    La première édition de cet ouvrage a reçu en 1995 le Prix du Syndicat
    français de la Critique de cinéma
    Deuxième édition revue et augmentée

  • Bohemian Rhapsody, Another One Bites the Dust, We are the Champions, We Will Rock You, The Show Must Go On...
    La simple évocation de ces chansons fait résonner une voix : celle de Freddie Mercury. Star extravagante et énigmatique, inoubliable interprète sur scène et compositeur, le leader de Queen a marqué des générations de fans à travers le monde. Et le choc provoqué par sa disparition en 1991 - il meurt du sida à 45 ans - fut à la mesure de sa légende.Après avoir mené l'enquête plusieurs années et rencontré de nombreux proches de l'artiste, Selim Rauer va au-delà du mythe, révèle les failles et les secrets de Freddie Mercury. Il raconte l'incroyable destin de Farrokh Bulsara, Indien parsi né à Zanzibar, élevé près de Bombay et devenu l'un des chanteurs britanniques les plus célèbres du XXesiècle. Un portrait intime et inattendu. Né à Paris, Selim Rauer est écrivain. Il est notamment l'auteur d'un roman, La Passion de Pier (Les Perséides, 2007).

  • John Cage (1912-1992) est l'un des compositeurs les plus
    connus, mais aussi les plus controversés du XXe siècle. Il a exploré des
    territoires inconnus en créant un répertoire pour le piano préparé,
    en utilisant l'électronique de manière novatrice et en introduisant
    l'impersonnel dans son processus de composition. Son important
    corpus de pièces indéterminées témoigne d'un refus des hiérarchies
    du monde musical de son temps. Il a contribué à élargir l'univers
    sonore, a développé la dimension de la performance et a donné
    davantage de liberté à l'interprète. Il est l'un des rares compositeurs
    à avoir créé parallèlement une oeuvre plastique d'une grande importance
    et avoir produit des installations-expositions où il s'est livré à une
    forme de tabula rasa. En étroite collaboration avec le chorégraphe
    Merce Cunningham, il a forgé un rapport radicalement nouveau entre
    la musique et la danse. Son insatiable curiosité l'a conduit à se tourner
    vers le bouddhisme zen, qui deviendra le fondement de sa création
    non intentionnelle.
    Dans cette monographie, Anne de Fornel présente à la fois
    l'homme et l'oeuvre en éclairant tous les aspects de sa production
    à partir d'une recherche de première main effectuée dans différents
    fonds d'archives américains. Des entretiens réalisés avec des personnalités
    proches, des collaborateurs de longue date et une nouvelle
    génération d'interprètes apportent aussi le témoignage de l'empreinte
    qu'a laissée John Cage dans l'art du XXe siècle.
     
    Anne de Fornel est une musicologue et pianiste franco-américaine. Elle est
    titulaire d'un doctorat de Musique et Musicologie de l'Université de Paris-
    Sorbonne (Paris IV), d'un Master de piano du CNSMD de Lyon et d'un Master
    spécialisé « Médias, Art et Création » de HEC Paris. Elle est l'auteur de
    nombreux articles et publications sur la musique et les arts plastiques des XXe et
    XXIe siècles.

  • Passion baroque

    Gilles Cantagrel

    Exprimer, provoquer  ou relayer l'émotion, les passions, est le propos essentiel de la musique à l'âge baroque, qui se forge en ce temps un nouveau langage.  Les instruments permettent de développer une virtuosité étourdissante, qui animera sonates et  concertos ; la réflexion théorique engendre de vives disputes esthétiques : les genres  qui naissent  alors, entre autres l'opéra, véhicule privilégié des affects individuels, s'inscrivent dans cette optique. La préoccupation métaphysique et la sensibilité religieuse, non exemptes de larmes, s'incarnent également dans l'oratorio  et au plus haut point dans ces opéras spirituels que sont les Passions, de Bach entre autres.Ce sont ces courants, ces grands sujets de préoccupation des compositeurs en un temps où la musique occupe la première place, que retrace dans ce livre Gilles Cantagrel en un large et foisonnant panorama. Gilles Cantagrel est l'auteur de nombreux ouvrages, et en particulier : Bach en son temps ; Le Moulin et la Rivière, Air et variations sur Bach ; Dieterich Buxtehude ; De Schütz à Bach ; Les Cantates de J.-S. Bach ; Passions, messes et motets de J.-S. Bach. 

  • Le 13 octobre 2016, Bob Dylan est devenu le premier musicien américain à se voir décerner le prix Nobel de littérature pour « avoir créé de nouvelles expressions poétiques, dans le sillage de la chanson traditionnelle américaine ».
    Dans son discours à l'Académie suédoise, Bob Dylan évoque les oeuvres qui l'ont marqué et ont influencé ses écrits. Un véritable manifeste, témoignage unique de l'un des artistes les plus fascinants de notre époque.

  • Les voyages sont inscrits au coeur même de la vie musicale. Après les pérégrinations du Moyen Âge et de la Renaissance, les musiciens sont plus autonomes et leurs déplacements deviennent plus personnels. Ils étudient auprès des plus grands maîtres, jouent devant les publics les plus divers et se font connaître à travers le monde.
    Ces voyages en grande partie choisis s'accompagnent de découvertes  : les contrées inconnues, les éléments, les paysages et les habitants rencontrés ne peuvent pas être sans incidence sur la création. Corinne Schneider en présente ici tous les aspects, en s'appuyant sur des récits savoureux pour nous faire mesurer les conditions matérielles de ces odyssées souvent périlleuses.
    Surtout, dans un tour du monde en quatre-vingts oeuvres, elle retient ce qui, au passage par tous les continents, a nourri la création  : des visions, des climats, des usages et des rites, des rythmes, des timbres et des harmonies.
    Tel Ulysse dont le périple a inspiré tant de compositeurs, on part pour revenir - mais on ne revient pas le même, et on ne revient pas sans bagage, pour la délectation de nos oreilles.
     
    Productrice à France-Musique, la musicologue Corinne Schneider est également l'auteure d'une biographie de Carl Maria von Weber (Gisserot, 1998) et d'une étude de la réception de l'oeuvre de Franz Schubert (Reflets schubertiens, Fayard/Mirare, 2007).
     

  • Pulvérisateur de frontières, créateur fantasque en dehors de tout système, trois fois oscarisé, Michel Legrand est l'auteur d'une oeuvre foisonnante, en équilibre entre jazz, variété, comédie musicale, musique de films, de concert, de scène, de ballet. C'est un parcours unique où Agnès Varda tend la main à Steve McQueen, Orson Welles à Xavier Beauvois. Aujourd'hui, Michel Legrand se raconte avec humour, gravité et liberté, entremêlant présent et passé. Aucun sujet sensible n'est éludé  : les abandons du père, la relation passionnelle avec Jacques Demy, les tourments de la dépression californienne, le rapport au dogmatisme de la musique contemporaine. Soyez prévenus, vous tenez entre les mains le premier livre jamais publié à convoquer à la fois Maurice Chevalier, Miles Davis, Pierre Boulez, Jean-Luc Godard, Sarah Vaughan, Joseph Losey, Damien Chazelle, Stan Getz, Natalie Dessay... et Michael Jackson.
    Cet ouvrage est une invitation à voyager dans les multiples vies d'une vie. Mieux, d'un destin. Un récit où Michel Legrand brosse le portrait de trois femmes essentielles  : Nadia Boulanger, sa mère de musique ; Barbra Streisand, son interprète américaine d'élection  ; Macha Méril, la femme de sa vie, rencontrée en 1964 à Rio et épousée en 2014, un demi-siècle après leur coup de foudre. C'est aussi cela J'ai le regret de vous dire oui  : à plus de quatre-vingts ans, une leçon de vie et d'espérance, à la pointe du présent.
    Préface de DAMIEN CHAZELLE
    MICHEL LEGRAND est compositeur, pianiste, chef d'orchestre et chanteur. Parmi ses films  : Les Parapluies de Cherbourg, Les Demoiselles de Rochefort, L'Affaire Thomas Crown, La Piscine, Un été  42, Yentl. Il a récemment composé l'oratorio Between yesterday and tomorrow pour Natalie Dessay et deux concertos, l'un pour piano, l'autre pour violoncelle.
    Spécialiste de la musique à l'image, STÉPHANE LEROUGE conçoit la collection discographique Écoutez le cinéma  ! chez Universal Music France. Depuis vingt-cinq ans, il travaille avec Michel Legrand sur les rééditions phonographiques du compositeur.

  • Un nom impossible à prononcer, un personnage mythique mais mal connu : l'un des plus éminents chefs d'orchestre russes du XXe siècle, Guennadi Rojdestvensky (1931-2018) s'est confié, au cours d'un quart de siècle de conversations, à Bruno Monsaingeon. Des échanges qui, lorsqu'ils étaient filmés, firent l'objet de plusieurs documentaires, et qui constituent ici la substance infiniment plus vaste d'un livre. On y trouve de nombreux éléments biographiques, depuis l'enfance misérable, les débuts à l'âge de vingt ans au Bolchoï, et l'évocation, pleine d'humour, de fabuleuse drôlerie et d'émotion, des figures de Chostakovitch, Prokofiev, Schnittke et Stravinsky, dont il fut l'ami et le champion le plus éminent, et dont il a créé de nombreuses oeuvres écrites à son intention ; l'édification progressive d'un répertoire symphonique d'une ampleur sans équivalent. On y trouve aussi un tableau saisissant de la vie artistique en régime soviétique. L'oppression des consciences, les tracasseries bureaucratiques, les ruses déployées pour les déjouer, sont relatées de façon captivante, par un grand musicien qui connut le système de l'intérieur, de sa période la plus féroce jusqu'à son agonie lénifiante et lugubre. Un livre qui est non seulement la chronique pittoresque d'une vie, mais aussi celle, émouvante, de tout un peuple et d'une histoire tragique.
    Bruno Monsaingeon, violoniste devenu cinéaste et essayiste, a réalisé de nombreux films consacrés à des musiciens : Glenn Gould (dont il a édité les textes), Sviatoslav Richter, Yehudi Menuhin...).
     

  • Lyrics 1961 - 2012

    Bob Dylan

    L'intégrale des chansons de Bob Dylan, prix Nobel de littérature 2016, en édition bilingue, de Bob Dylan, son premier album enregistré en 1961, à Tempest (2012).

  • Devenue progressivement incontournable pour tout apprenti musicien, l'épreuve du commentaire d'écoute se pratique désormais pendant les dernières années du lycée, dans les cycles avancés des conservatoires, comme au sein des études de musicologie. Il s'agit, après l'écoute d'une musique non identifiée, de synthétiser brièvement cette dernière : déterminer notamment les instruments, le langage, le caractère, la forme, les particularités d'écriture, la situation historique, et proposer un nom de compositeur. Or, il n'existe à ce jour aucun ouvrage de formation à une discipline pourtant omniprésente dans l'enseignement de la musique, la danse ou les métiers du son. Accessible, complet, moderne, souvent amusant, ce Petit précis vient combler cette lacune. Il est le fruit de l'expérience d'un musicien lui-même aguerri à cette pratique. En quelques chapitres, toujours illustrés d'exemples, il échafaude une pédagogie alliant références, conseils, mises en garde, méthodes pour progresser, modèles de rédaction et nombreux tableaux pratiques. Rigoureuse initiation à l'univers de la pensée musicale, le Petit précis du commentaire d'écoute sera l'instrument indispensable pour la préparation des concours et examens musicaux mais aussi un livre de référence pour tous les mélomanes. Cet ouvrage est la reprise d'une première version parue en 2008 (Panama). Auteur du Guide de la Théorie de la Musique (coécrit avec Eugène de Montalembert, Fayard-Lemoine, 2001, traduit en espagnol, Fondo de cultura economica, 2005), Claude Abromont est également le concepteur du cédérom joint à l'Abrégé de la théorie de la musique (Fayard-Lemoine, 2003). Il intervient régulièrement à la Cité de la musique et sur France Culture.

  • Elle est l'une des artistes les plus marquantes de la chanson, référence pour Zazie, Delerm, Carla Bruni, Calogero, Kiberlain et tant d'autres...
    Qu'avait donc Barbara de si particulier pour continuer de fasciner et d'intriguer autant dix ans après sa mort ? On évoque sans cesse son "mystère"... Ce livre, fruit de plusieurs années d'enquête, parvient à nous la dévoiler.
    Pour la première fois, des proches de Barbara, qui avaient toujours refusé de parler, ont accepté de la raconter. Depuis la Géorgie, une pianiste se rappelle ses débuts sur scène, dans la "laiterie" de Bruxelles. Entre deux avions, un homme se remémore ses concerts d'Abidjan, sous l'oeil bienveillant d'un tenancier armé. Dans la discrétion, un vieil ami raconte qu'elle fut un jour prise de panique, en pleine rue, parce qu'elle pensait y avoir vu son Père.
    Pour la première fois aussi, ce livre remet en perspective les écrits de Barbara, publiés ou non.
    S'en dégage le portrait vivant et bouleversant d'une très grande blessée, dont la vie tout entière fut guidée par l'obsession de chanter. Et le fameux "mystère" finit par s'estomper.

  • Chanteur populaire et engagé, Renaud est un homme marqué par des blessures, des épisodes heureux et sombres qui ont forgé son personnage et sa conscience politique. Quelle est l'histoire de ce mec révolté qui, malgré les succès, regrette chaque jour un peu plus le paradis perdu de l'enfance ?
     
    Erwan L'Éléouet a mené l'enquête, il a eu accès à des archives inédites, interrogé des proches qui n'avaient jamais parlé, dont Dominique, celle qui fut sa « gonzesse », et David, son frère jumeau. L'auteur a également rencontré les témoins d'une vie à travers la France entière. Il en a tiré ce portrait inédit d'un artiste sensible en fournissant les clés essentielles qui permettent d'en percer le mystère.
     
    Journaliste, Erwan L'Éléouet est rédacteur en chef de la collection documentaire « Un jour / un destin », l'émission de Laurent Delahousse sur France 2. Ce portrait de Renaud est son premier livre.
     

  • Exil et musique

    Etienne Barilier

    La musique dans l'exil, et la musique de l'exil.
    Comment l'éloignement contraint de leur terre d'origine a-t-il affecté les oeuvres des musiciens qui ont vécu cette épreuve  ? C'est à cette question qu'Étienne Barilier tente de répondre dans cet ouvrage, en scrutant les oeuvres qui expriment, voire thématisent l'exil.
    Selon le contexte historique (insurrection polonaise, révolution russe, stalinisme, nazisme...) ou l'«  issue  » de leur exil, il évoque ceux pour qui cela n'a pas eu apparemment grande conséquence sur la puissance créatrice (Stravinsky, Schnberg, Milhaud) et ceux chez qui il tarit peu ou prou la veine créatrice (Rachmaninov, Bartók)  ; le retour peut être plus ou moins catastrophique (Prokofiev ou, dans des circonstances tout autres, Korngold).
    Un exil intérieur peut être contraignant jusqu'à la mort (Chostakovitch, Weinberg, Feinberg); il a été aussi prélude à l'assassinat en camp d'extermination, et suscitant des oeuvres de résistance (Ullmann, Schulhoff). Zemlinsky, Hindemith, Kurt Weill et bien d'autres illustreront ici comment le plus immatériel des arts, la musique, peut incarner le déchirement, la séparation et la permanence d'une identité.
    De cette fracture intime que le XXe siècle a lestée de sa douleur propre, Étienne Barilier développe des enjeux de civilisation qui, bien au-delà de la musique, touchent durablement notre époque.
     

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