Fayard

  • 1809, une île déserte, 5000 hommes, 21 femmes Le destin bouleversant d'Héloïse.
     
    1809. Les guerres napoléoniennes font rage. Alors qu'ils croyaient être rapatriés en France, 5000 prisonniers se retrouvent captifs sur l'îlot de Cabrera, dans les Baléares. Pour survivre, un maigre filet d'eau douce, des rations insuffisantes, des abris précaires qu'il leur faut bâtir eux-mêmes. 21 femmes les accompagnent, parmi lesquelles Héloïse, vivandière de 18 ans dont le mari a succombé en mer, emportant avec lui l'insouciance et la légèreté de la jeune femme.
    Si la guerre avait déjà meurtri les hommes, le désespoir leur fait bientôt perdre la raison. Par chance, Henri, chirurgien de l'armée, se prend d'affection pour Héloïse. Entre privations, épidémies et tempêtes, les morts s'accumulent, l'espoir s'amenuise, et Héloïse ne songe qu'à se libérer enfin de cet enfer - jusqu'à ce nouvel arrivage de prisonniers et de Louis qui fait tout chavirer.
    À force de ténacité, la jeune femme parviendra-t-elle à se sauver ? Car si l'amour est une captivité volontaire, la mer l'a déjà faite prisonnière...
     
    Docteur en littérature française, Elisa Sebbel enseigne dans une université espagnole et vit à Majorque. Découvert dans le cadre du Mazarine Book Day 2018, pour lequel il a reçu la « mention spéciale du jury », son premier roman, La Prisonnière de la mer, dévoile un drame oublié de notre histoire.

  • Roman traduit de l'anglais, préfacé et annoté par : Françoise du Sorbier.C'est le choc de deux Angleterre que le roman nous invite à découvrir : le Sud, paisible, rural et conservateur, et le Nord, industriel, énergique et âpre. Entre les deux, la figure de l'héroïne, la jeune et belle Margaret Hale. Après un long séjour à Londres chez sa tante, elle regagne le presbytère familial dans un village du sud de l'Angleterre. Peu après son retour, son père renonce à l'Église et déracine sa famille pour s'installer dans une ville du Nord. Margaret va devoir s'adapter à une nouvelle vie en découvrant le monde industriel avec ses grèves, sa brutalité et sa cruauté. Sa conscience sociale s'éveille à travers les liens qu'elle tisse avec certains ouvriers des filatures locales, et les rapports difficiles qui l'opposent à leur patron, John Thornton.
    En même temps qu'un étonnant portrait de femme dans l'Angleterre du milieu du xixe siècle, Elizabeth Gaskell brosse ici une de ces larges fresques dont les romanciers victoriens ont le secret.Fille et femme de pasteur, Elizabeth Gaskell (1810-1865) connaissait intimement la vie provinciale et les milieux industriels. Sa sensibilité aux questions sociales la porta à peindre avec sympathie la condition des opprimés de son temps : les ouvriers et les femmes. Proche de Charles Dickens, Georges Eliot et Charlotte Brontë, elle a occupé une place importante sur la scène littéraire victorienne. On la redécouvrira avec bonheur. 

  • « Le trou du cul est plus nécessaire que les yeux ; car sans les yeux on peut vivre, mais sans trou au cul, ni vivre ni mourir. »
    Le plus grand poète espagnol du Siècle d'or, Francisco de Quevedo (1580-1645), est un satiriste de génie. Homme de cour sous Philippe II, il multiplie les provocations et tourne en dérision les travers de ses contemporains. Tombé en disgrâce, il profite sans doute de l'exil qui lui est imposé pour écrire ces Heurs et malheurs du trou du cul (1622-1623) d'inspiration rabelaisienne, dans une langue inventive. Jamais publié de son vivant, ce texte blasphématoire et scatologique circulait longtemps sous le manteau sans nom d'auteur.

  • 101, avenue Henri-Martin
    En cet automne 1942, le domaine de Montillac a bien changé. La vie est dure. Le bonheur a fait place aux deuils, l'insouciance aux privations. Au plus noir de l'Occupation, Léa Delmas va découvrir la délation, la lâcheté, la collaboration. Ses proches vont subir les tortures, d'autres trahir. Elle va choisir farouchement le camp de la liberté: la Résistance.
    Au mépris de tout danger, dans le Paris des faux plaisirs et des vraies horreurs, elle va s'opposer à l'occupant et tenter de sauver ceux qu'elle aime... Seuls son appétit de vivre, sa jeunesse, sa fougueuse sensualité lui permettront de tenir tête...
    101, avenue Henri-Martin est la suite de La Bicyclette Bleue et précède Le Diable en rit encore.

  • 1944: la guerre a fini d'hésiter et chacun a choisi son camp. L'heure est venue des tueries, des règlements de compte et des grands affrontements militaires.
    Léa a mûri. Après avoir découvert l'horreur, elle découvre le courage et la haine. Engagée dans toutes les luttes, jusqu'au bout de ses forces, elle trace son chemin volontaire de Montillac en feu à Berlin en ruine, passant par un Paris en liesse où rôdent encore les dangers. Pendant les deux dernières années de cette guerre atroce, la mort est sa compagne et c'est en elle qu'elle puise les infimes raisons d'une vie qui aura l'éclat de l'amour.
    Le Diable en rit encore clôt la trilogie commencée par La Bicyclette Bleue et 101 avenue Henri-Martin.

  • Quinze ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, Léa, intrépide héroïne de la Bicyclette bleue, est de retour en France. Entre-temps, le monde bouleversé de l'après-guerre l'avait conduite d'Argentine à La Havane révolutionnaire, en passant par une Indochine en plein chaos.
    Pourtant, à la fin des années cinquante, la France n'est pas de tout repos la guerre qui fait rage en Algérie, agite tout le pays. Le général de Gaulle charge alors François Tavernier de sonder, outre-Méditerranée, une population inquiète et une armée tentée par le putsch. Restés à Paris, Léa et Charles, son fils adoptif, prennent peu à peu le parti de l'indépendance et s'engagent, aux côtés des " porteurs de valises ", dans de dangereuses opérations de soutien aux militants algériens.
    Alors que la rébellion de janvier 1960 précipite Alger au bord du gouffre, Léa doit rejoindre François pour échapper aux soupçons de la DST les voici projetés au coeur d'événements dramatiques qui, une fois encore, les mettront durement à l'épreuve, éprouvant autant leurs convic-tions que leur amour.

  • Novembre 1945: à Nuremberg dans l'Allemagne vaincue, les Alliés jugent les anciens criminels nazis.
    Léa Delmas, envoyée par la Croix-Rouge, y retrouve François Tavernier qu'elle a revu quelque mois plus tôt dans un Montillac en pleine reconstruction.
    Léa, ébranlée par les atrocités de la guerre, s'effondre lorsque Sarah Mulstein lui raconte l'horreur de son calvaire dans le camp de Ravensbrück. Les souffrances et les humiliations ont fait de cette femme sensible un être habité par la haine et le désir de vengeance. Sarah convainc François Tavernier d'épouser sa cause et de rejoindre le réseau de Vengeurs qu'elle a constitué. Leur mission est simple: traquer et exécuter les nazis partout où ils se trouvent. Cette " chasse " les conduit en Argentine où les milieux péronistes facilitent l'insertion des criminels de guerre dans la société.
    Dans Noir Tango, Régine Deforges redonne vie, pour notre plus grand bonheur, aux personnages qui nous ont conquis dans sa trilogie La Bicyclette Bleue.

  • De retour d'Argentine, Léa Delmas, enceinte, épouse à Montillac François Tavernier. Le lendemain du mariage, à la demande de Vincent Auriol, président de la République, François part en mission en Indochine dans le but de renouer le dialogue avec le président vietnamien, Hô Chi Minh. Après la naissance de l'enfant, Léa, reconnue par d'anciens nazis argentins qui cherchent à l'abattre, gagne à son tour l'Indochine pour retrouver son mari. En dépit d'incidents douloureux et de contretemps, François parvient à rencontrer Hô Chi Minh. Mais il est trop tard pour les paroles de paix.
    Débarquée à Saigon, Léa tente de rejoindre le Nord où, lui dit-on, se trouve François. Après un détour par la baie de Ha Long en compagnie d'un métis, ami d'enfance de Tavernier, devenu pirate, et avoir échappé à de nombreux dangers, elle atteint Hanoi. Elle est alors reçue dans la famille du jeune métis, dont la soeur Lien est secrètement amoureuse de François. Désavoué par les Français, arrêté par le Viêt-minh, Tavernier parvient à s'échapper. Apprenant son évasion, Léa va à sa rencontre...
    Après Noir Tango, la suite de la célèbre série romanesque inaugurée par La Bicyclette bleue.

  • Pris dans la tourmente indochinoise, Léa et François Tavernier, les héros de La Bicyclette Bleue et de Rue de la Soie, parviendront-ils à sauvegarder leur bonheur?
    1950: la guerre tourne au désastre. Qu'en sera-t-il de leur mission secrète auprès du Viêt-minh?
    De Saigon, ville de plaisirs où s'ourdissent mille intrigues, à Hong Kong la fastueuse, le beau métis Kien séduira-t-il enfin l'Européenne?
    Le désordre des passions le dispute à la violence des combats. Des méandres de la rizière vietnamienne à la dernière colline surplombant Diên Biên Phu, Léa la rebelle et François réussiront-ils à sortir de l'enfer?
    Juillet 1954: les accords de Genève mettent fin au carnage. Des prisonniers sont libérés. Tenant un enfant contre elle, Léa scrute ce défilé de fantômes...

  • Léa et François Tavernier s'embarquent pour Cuba avec leurs enfants. Ils cherchent à y oublier le désastre indochinois dans lequel ils ont été si tragiquement plongés. Mais l'aventure les rattrape à nouveau sur cette île où règne alors Fulgencio Batista, le dictateur que soutient la mafia américaine.
    Très vite, Charles, le fils adoptif de Léa, se trouve mêlé au mouvement révolutionnaire. Ardemment recherché par la police de Batista, il parvient à rejoindre Fidel Castro et la rebellion qui attendent leur heure dans la sierra Maestra. Folle d'inquiétude, Léa part à sa recherche et le retrouve en compagnie d'Ernesto Guevara qui l'aima en Argentine (voir Noir Tango) et de Camilo Cienfuegos qui devient son amant. Ensemble, ils prennent part aux durs combats de Santa Clara, puis remontent en vainqueurs sur La Havane.
    Pendant ce temps, François Tavernier, à qui le général Salan d'abord, puis le général de Gaulle ont fait appel, gagne Alger, en mission avec Léon Delbecque, Lucien Neuwirth et le capitaine Jean Pouget qu'il a connu durant le siège de Diên Biên Phu. Là, il assiste aux événements du 13 mai 1958, s'inquiète de la montée du fascisme en Algérie et apprend à se méfier de l'entourage proche du général de Gaulle qu'il soupçonne d'avoir voulu fomenter un coup d'Etat pour assurer son retour au pouvoir.
    Léa et François se retrouvent finalement à Paris en 1959.

  • En 1966, le général de Gaulle, chef de l'État français, charge François Tavernier d'une mission aussi secrète que délicate : se rendre en Bolivie où Klaus Barbie, le criminel de guerre nazi, a trouvé refuge. Là, avec l'appui de Dominique Ponchardier, ambassadeur de France à La Paz, il devra obtenir l'extradition du tortionnaire de Jean Moulin. À défaut, il lui restera la possibilité de l'enlever ; voire de l'éliminer...
    À peine débarqué, Tavernier se trouve en butte à l'hostilité déclarée des exilés allemands : les attentats contre sa vie se multiplient. Par bonheur, Léa qui l'a rejoint à La Paz, le seconde courageusement dans cette lutte sans merci. Lancés sur les traces de Barbie et des siens, François et Léa nous entraînent à travers un pays magnifique, tout secoué qu'il est par la guérilla qu'y mène alors Ernesto Guevara.
    Après le Français Régis Debray, c'est d'ailleurs à la cause du Che que Charles, fils adoptif de Léa, se rallie en secret ; il s'y jette avec toute l'énergie de sa jeunesse, mêlant la saga des Tavernier aux soubresauts de l'histoire sud-américaine des années soixante : le grand rêve révolutionnaire du Che, son combat désespéré et sa fin tragique défilent alors devant nous.
    Après avoir traversé tant d'épreuves, survécu à l'Occupation allemande, aux déchirements de l'Indochine puis de l'Algérie françaises, Léa et François se retrouvent de nouveau entraînés par le tourbillon de l'Histoire. Cette fois, pourtant, elle se parera pour eux de funestes couleurs...
    Ainsi s'achève le cycle romanesque commencé par La Bicyclette bleue.

  • Léa et François Tavernier n'en finissent pas de se retrouver mêlés à des combats qui ne sont pas les leurs mais pour lesquels ils se mobilisent au nom de la liberté. Leur engagement met en péril leur amour, les porte à douter d'eux-mêmes et les expose à la mort. Dans les dernières années de la guerre d'Algérie, les voici confrontés aux malheurs du peuple algérien, au désarroi des pieds-noirs comme aux tueurs de l'OAS...
    François, qui a la confiance du général de Gaulle, président de la République, lui fait part de ses inquiétudes quant à l'avenir de l'Algérie, face aux attentats perpétrés par l'OAS auxquels font écho ceux du FLN. Devant le drame que vivent les deux communautés, européenne et musulmane, une issue rapide doit être trouvée. Pourtant, n'est-il pas déjà trop tard ?
    Les généraux du crépuscule peint de l'intérieur, du point de vue des hommes et des femmes qui les vécurent dans chacune des communautés, les derniers feux de la guerre d'Algérie. Au travers de ses personnages, des déchirements qui les meurtrirent, dans le portrait qu'elle trace d'une ville livrée au chaos, Régine Deforges ranime une dernière fois le monde singulier de cette Algérie française à jamais disparue...

  • Roman traduit de l'anglais par : Alain Jumeau Les Enfants du duc est le sixième et dernier roman du cycle des « Palliser Novels », dont les cinq premiers sont parus chez Albin Michel. Le héros récurrent en est Plantagenet Palliser et le cadre principal en est Londres et Westminster, avec d'âpres luttes d'influence et de pouvoir. Plantagenet Palliser, grande figure du parti libéral, est devenu, par héritage, duc d'Omnium. Dès le début du roman, il connaît un grand malheur puisqu'il perd sa femme, Lady Glencora, emportée par une grippe. Il se retrouve seul pour affronter plusieurs difficultés sérieuses avec ses trois enfants : ses deux fils se sont fait renvoyer de leurs colleges respectifs (l'un des deux se met à jouer aux courses), et sa fille s'est liée à un jeune homme dont la famille appartient à la gentry, lui faisant craindre une mésalliance. Le roman est hanté par le personnage de Lady Glencora qui, malgré sa disparition, continue de faire sentir son influence sur tous, et d'abord sur son mari. Cette évocation, par Trollope, de l'automne du patriarche est considérée comme un sommet, particulièrement émouvant, de son oeuvre.

  • Le conte a pour unique but d'amuser; son mérite consiste dans la manière piquante ou naïve de raconter des faits qui n'ont aucun fondement réel.
    LAROUSSE DU XIXe SIECLE

  • Génie et alcoolique précoce, Musset livre l'essentiel de son oeuvre avant trente ans. Ensuite, il sombre. Son nom n'aurait probablement pas traversé deux siècles si, un beau jour de 1834, il n'avait décidé d'écrire une pièce de théâtre intitulée Lorenzaccio.
    Faites le test. Demandez autour de vous : « Musset ? » On ne vous répondra pas : « Qui ? » Ni même : « Quel ennui ! », mais : « Lorenzaccio ». Pourquoi un tel succès ? Parce que cette pièce écrite avec du sperme est d'un érotisme torride. Elle ne parle quasiment que de sexe et, quand elle ne parle pas de sexe, elle parle de sang, de violence, de fantômes au clair de lune et de la douceur de vivre perdue. Catherine Dufour nous emmène sur les traces moites de Lorenzo de Médicis tel que l'a rêvé Musset. Catherine Dufour est romancière, deux fois lauréate du Grand Prix de l'Imaginaire. Dernièrement elle a publié aux éditions Fayard le Guide des métiers pour les petites filles qui ne veulent pas finir princesses et L'Histoire de France pour ceux qui n'aiment pas ça.

  • Enfin une femme qui avoue ! Qui avoue quoi ? Ce dont les femmes se sont de tout temps défendues (mais jamais plus qu'aujourd'hui). Ce que les hommes de tout temps leur reprochaient : qu'elles ne cessent d'obéir à leur sang ; que tout est sexe en elles, et jusqu'à l'esprit. Qu'il faudrait sans cesse les nourrir, sans cesse les laver et les farder, sans cesse les battre. Qu'elles ont simplement besoin d'un bon maître, et qui se défie de sa bonté : car elles emploient à se faire aimer autant par d'autres tout l'entrain, la joie, le naturel qui leur vient de notre tendresse, sitôt qu'elle est déclarée. Bref, qu'il faut prendre un fouet quand on va les voir.Jean PaulhanO se dénude, O souffre, O adore. Histoire d'O est bien plus qu'un roman érotique. Souvent imité. Jamais égalé.Clara Dupont-Monod

  • À Alger, en 1961, tout prenait le goût étrange des dernières fois. Dernières promenades sur les hauteurs de la ville, entre ciel et mer, dernières conversations animées dans la chaleur d'un appartement exigu, derniers tourments amoureux baladés entre les murs blancs des ruelles. Rien n'était décidé, rien n'était
    officiel, et pourtant tout le monde le savait : tôt ou tard il faudrait partir.
    Du célèbre discours de Mostaganem au blocus de Bab El Oued, une poignée d'amis vit les dernières heures de l'Algérie française. Acharnés pour certains, fatalistes pour d'autres, ils encaissent vaille que vaille les coups de l'histoire, se sachant trop petits, trop humbles pour en infléchir le cours. Et qu'il se transforme en haine, en colère ou en nostalgie, c'est le désarroi qui les soude : celui de se sentir inexorablement relégués au rang d'encombrants, d'incarner ce que l'avenir jugera bientôt dépassé.Pierre Mari est romancier et essayiste. On lui doit notamment Kleist, un jour d'orgueil (PUF, 2003) et Les Grands Jours (Fayard, 2013).

  • Crise de couple chez les quadras par l'auteur de Caca boudin et Je veux des pâtes !
    Est-ce le bonheur ? Tout porte à le croire pour Philip et Siri Janson, un couple d'intellos bobos, la quarantaine passée. Siri a réussi. Scénariste à succès, elle enchaîne les films. Philip, traducteur, fantasme sur un éventuel succès d'auteur mais ne gagne pas un rond et s'occupe de la maison... Sauf que, cette vie, Siri en est lasse. L'envie de tout plaquer est de plus en plus tentante.
    Mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?
    Avec humour et autodérision, Siri décide de sauver son couple.

  • Lorsqu'elle se présente à l'atelier d'Eugène Delacroix, Florentine ne sait qu'une chose : elle veut passer là le plus de temps possible, entre les oeuvres achevées et celle en devenir, dans le rayonnement irradiant de cet homme qui porte en lui des univers entiers. Elle propose ses services. Le maître a déjà deviné qu'elle n'avait rien d'une domestique. Attaché à sa solitude, méfiant, sans comprendre lui-même pourquoi, il se laisse pourtant convaincre.
    Orpheline, élevée par un curé et sa soeur dans un petit presbytère des landes fouetté par les vents de l'océan, Florentine a reçu des enluminures d'un antique livre d'heures la révélation que vivre, c'est voir. Recueillie à Paris par un oncle, riche propriétaire d'un somptueux magasin de tissus, elle a compris qu'elle ne verrait jamais mieux qu'à travers la peinture de Delacroix. Et, patiemment, en secret, elle échafaude la plus inattendue et la plus brillante façon de le lui faire comprendre.Si Michelle Tourneur signe ici un hommage à Delacroix - et donc, comme tel, un roman sur la peinture -, il s'agit toutefois moins de prétendre entrer dans l'intimité de l'artiste ou de percer le secret de son génie que de s'étonner encore et encore de l'émotion qu'il suscite. Peut-être serait-il plus juste alors de parler d'un roman de l'émerveillement, ou tout simplement d'une déclaration.

  • Serenus, un chevalier romain, raconte ce qu'il a vécu. Nous voici au coeur de Rome.
    Ayant vu naître Néron, il est témoin des derniers jours de l'empereur. Les palais impériaux sont désertés, la mort rôde. Serenus se rallie à Vespasien et à Titus, les successeurs de Néron. Mais c'est la guerre en Judée. Les Juifs préfèrent le combat à la servitude.
    Serenus débarque avec Titus à Alexandrie. Il entre en Palestine. Et sa voix se fait haletante. Les tambours retentissent. Les légions romaines font preuve d'une cruauté impitoyable. Les villes sont incendiées, les corps crucifiés. Le Temple de Jérusalem est détruit et toute l'histooire des hommes s'en trouve ébranlée. Les derniers résistants se suicident à Massada. Mais le peuple juif est un temple et une forteresse indestructibles.
    Serenus dialogue avec l'empereur. Il est l'ami de Flavius Josèphe, ce juif romain, traître et fidèle à son peuple. Il admire la beauté de Bérénice, la reine juive dont Titus est épris. Et la légende devient réalité.
    L'histoire est vivante. Nous sommes à Rome et en Judée. Nous partageons les émotions; les questions de Serenus. Et si un Dieu unique - celui des Juifs et des disciples de Christos - punissait Rome l'impériale? Si l'éruption du Vésuve, anéantissant Pompéi, était le signal d'un châtiment? Dans sa villa de Capoue, Serenus parcourt toute sa vie et s'interroge. Max Gallo lui prête sa plume.
    L'histoire de Rome devient ainsi le plus vrai des romans.

  • Il était une fois une princesse russe nommée Anne; elle épousa un roi de France, Henri. C'était il y a fort longtemps: en 1051...
    XX

  • " La tunique d'infamie est un grand livre. Un de ces livres auquel on repense après l'avoir refermé. Un livre qui apprend un peu à vivre et à grandir en humanité. Un des meilleurs livres de cette année. "
    CHRISTIAN SAUVAGE, Le Journal du Dimanche
    " Un livre bouleversant, tant par le style que par le contenu, par l'actualité et la modernité de son histoire. "
    LAURE ADLER, Le cercle de minuit
    " Rien n'est plus espagnol que ce roman français. Rien, dans nos lettres, qui exprime avec une force telle l'abandon orgueilleux au destin. "
    PIERRE LEPAPE, Le Monde
    " Même lorsqu'il raconte la vie de Manrique Gaspar del Rio, inquisiteur juge qui vivait il y a trois siècles, c'est encore de lui qu'il nous parle... De l'enfance, des souffrances enfouies, de la foi, de l'amour, de la honte: de toutes ces questions que n'ont jamais cessé de se poser les hommes. "
    MICHELE GAZIER, Télérama
    " Une superbe méditation qui l'inscrit dans la lignée de Montherlant et de Bernanos. "
    THIERRY GANDILLOT, L'Express
    " C'est toute la beauté de sa tunique d'infamie: un visage unique ressemblant à un peuple et la terre d'un pays transportés dans un livre. Del Castillo y lègue, dernière volonté de son testament intérieur, la lumière aveuglante d'un ciel presque noir, son Espagne. "
    DIDIER JACOB, Le Nouvel Observateur
    Né en 1933 à Madrid, de père français et de mère espagnole, Michel del Castillo est aujourd'hui l'auteur d'une oeuvre considérable. Il a été couronné de nombreux prix littéraires dont le Prix des libraires en 1973 pour Le Vent de la nuit, le prix Renaudot en 1981 pour La Nuit du décret et, en 1992, le prix RTL-Lire pour Le Crime des pères. En 1994, il publie Rue des Archives, en 1995 paraît une nouvelle édition de Tanguy et Mon frère l'idiot.

  • Printemps 1943. Bertrand Renaud de Thorenc, arrêté par les Allemands, a réussi à s'évader. Il devient l'un de ceux que de Gaulle a reconnus comme « compagnons pour la libération de la France dans l'honneur et par la victoire ». Mais, autour de lui, on a payé le « prix du sang ».
    Pour retrouver Geneviève Villard et Myriam Goldberg, Thorenc parcourt la France, des maquis paysans l'accueillent. Ici, un prêtre le cache. A Lyon, une jeune femme, Catherine Peyrolles, lui ouvre sa porte. Les jours passent. L'amour naît à nouveau. Catherine, malgré les dangers, veut un enfant de Bertrand. Elle 'appellera Max, en souvenir de Jean Moulin, tombé en juin 1943.
    L'espoir anime chacun parce que la victoire est proche, mais il faut survivre dans l'angoisse : Bertrand ne sait ce que sont devenus Catherine et le petit Max, et il découvre la trahison des uns, les calculs de ceux qui ne pensent déjà qu'à s'emparer du pouvoir.
    Traversé par l'émotion et la passion, ce dernier tome des Patriotes nous entraîne dans une époque où chacun doit choisir, à chaque instant, entre le courage et la lâcheté.
    Quand plus tard, à la fin du siècle, Bertrand Renaud de Thorenc se souviendra de Geneviève, de Myriam, de Catherine, de Max, il se demandera si ceux qui passent devant les stèles qui rappellent le sacrifice des patriotes imaginent ce que furent ces années extrêmes. Alors il racontera sa vie, celle des Patriotes.
    Les Patriotes suite romanesque en 4 volumes :
    L'Ombre et la nuit (1936-11 novembre 1940)
    La Flamme ne s'éteindra pas (11 novembre 1940-août 1942)
    Le Prix du sang (août 1942-21 juin 1943)
    Dans l'honneur et par la victoire (21 juin 1943-1945)

  • C?est un môme, il n?a pas cinq ans, mais déjà il fuit la mésentente de ses parents. Son refuge est dehors. Au-delà de la porte cochère, sur les trottoirs de Belleville et de Ménilmontant, dans la rue. Figure festive et contrastée, tragique à l'occasion, le Paris des années cinquante et ses « fortifs », entre reconstruction et guerre d'Algérie, avec ses petits métiers, rémouleurs et forains, chiffonniers et camelots, ses clochards et ses gitans amoureux, abrite le jeune garçon, qui se cherche une place avec plus ou moins de succès.
    Dans cet univers bigarré, il fait rapidement l?apprentissage de la seule différence qui ne pardonne pas : être né ailleurs. Le petit Juif de Tunis n?en souffrirait sans doute qu?à peine si ses lointaines origines, qu?il a lui-même oubliées, ne s?interposaient entre son coeur et la blondeur d?une fillette.
    Souvenirs, rêves et anecdotes composent dans ce récit d?enfance la mosaïque des premiers abandons et des premières douleurs, celles que la camaraderie enfantine ne guérit pas toujours et que l'école inhumaine accuserait plutôt, celles de la déréliction, peut-être plus lourde à porter que l?exil.

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