Religion & Esotérisme

  • Le terme ésotérisme est si souvent usurpé pour masquer des idées aussi peu spirituelles et aussi dangereuses que possible, et ce qu'on connaît des doctrines ésotériques est si souvent plagié et déformé, qu'il n'y a pas seulement avantage, mais même obligation, de faire entrevoir, d'une part ce qu'est l'ésotérisme véritable et ce qu'il n'est pas et, d'autre part, ce qui fait la solidarité profonde et éternelle de toutes les formes de l'esprit. [...] Si nous parlons d'unité transcendante, nous voulons dire par là que l'unité des formes religieuses doit être réalisée d'une façon purement intérieure et spirituelle, et sans trahison d'aucune forme particulière. Les antagonismes de ces formes ne portent pas plus atteinte à la vérité une et universelle, que les antagonismes entre les couleurs opposées ne portent atteinte à la transmission de la lumière une et incolore.

  • La Voie est nécessaire à l'homme, autant que l'air ou la nourriture. Elle tire l'homme de la détresse. La Voie précède. On demande : où est la Voie ? Est-elle sagesse, ou croyance, ou savoir ? Est-elle un art ? Est-elle en thérapie ou en politique ? Chercher ainsi la Voie, c'est supposer qu'elle vient après ; après nos divisions, scissions, catégories. Or la Voie est première. Son espace est celui qu'elle-même fait paraître ; et il est avant la séparation de l'espace et du temps, puisque la Voie est voie, et non spectacle. La Voie ne serait-elle pas du côté des choses antiques ? La Voie précède la séparation de l'antique et de l'actuel, comme celle du mythe et de la raison. La Voie n'est-elle pas un luxe, bon à ceux qui mangent bien et n'ont pas de soucis ? Non. La Voie est toujours le plus urgent, même pour l'affamé. Car comment pourrait-il, sans elle, demeurer lui-même ? Et s'il se défait, et se perd, à quoi pourra lui servir tout le reste ? La Voie est toujours de première nécessité.

  • Voici réunis et étudiés les éléments du phénomène sectaire : des organisations riches, puissantes et habiles répondent aux besoins spirituels et religieux d'une jeunesse révoltée et éprise d'idéal ; des parents désarçonnés, parfois harcelés dans leurs propres convictions, leur système de valeurs, leur idéologie politique ou religieuse ; des jeunes, souvent parmi les meilleurs, qui abandonnent famille, études ou carrière, pour suivre le gourou qui leur apporte sa vérité. Des sectes anciennes, comme les Mormons, les Adventistes, les Témoins de Jéhovah se renouvellent malgré l'offensive efficace des dernières venues d'Asie ou d'Amérique, comme les Enfants de Dieu, les Dévôts de Krishna ou les Moonistes. Comment expliquer ce succès des sectes ? Pourquoi les jeunes se livrent-ils corps et âme, apparemment sans résistance ? Et que cherchent les dirigeants des sectes ? Le pouvoir personnel ? L'argent ? La domination politique ? Et comment arrivent-ils à leurs fins ? Drogues ? Viol psychique ? Lavage de cerveau ? Alain Woodrow, chroniqueur religieux au Monde, répond à ces questions en démontant les mécanismes des principales sectes.

  • « Maintenant le temps presse. J'ai découvert l'urgence devant la proximité de la mort. Les obstacles qui demeurent en moi, et qui me retiennent à distance de l'Évangile, j'ai entrepris de les détruire. Il en est un que je crois redoutable : je n'ai pas aimé l'espérance. » Dans ce livre, Guy Coq poursuit la méditation commencée dans Que m'est-il donc arrivé ? Il s'interroge : qu'ai-je fait, qu'avons-nous fait de l'espérance ? Les grandes utopies de naguère ont déçu. Chez les bien-portants, chez les gens heureux, jouir pleinement de l'instant présent, sans regarder au lendemain, est devenu la règle. Ceux qui vivent difficilement sont voués au désespoir ou à la révolte, au scepticisme stoïque ou à la résignation. L'espérance est vilipendée comme une illusion, une non-vertu. Au contraire, Guy Coq montre ici la nécessité et la force de l'espérance, qui est toujours « au commencement » : elle porte le moindre élan vers la vie. D'elle naît l'action pour que demain soit meilleur. Elle ne sait rien du futur, mais elle attend l'imprévu. Son signe est l'enfant, car il impose d'espérer en ouvrant l'avenir.

  • Un bel espoir ? Une belle carrière ? Il refuse Clairvaux, qui restera une prison. Il ouvre l'abbaye de Boquen. Il y organise une grande fête populaire en 1969, pour le jour de la Saint-Bernard. Son allocution, un an après le Mai de 1968, fait l'effet d'une bombe à retardement. La presse amplifie l'écho, prend parti, amène à Boquen les foules. Bernard Besret est démis de ses fonctions. Malgré lui, vedette et proscrit à la fois, il vivra cinq années de recherches et de rencontres, de fêtes et de heurts. Aujourd'hui, il fait partie des quelques hommes qui incarnent l'espoir des uns et sont les boucs émissaires des autres, parce qu'ils n'excluent pas le soupçon de la fidélité, parce qu'ils vivent "un christianisme critique, lyrique et politique". Les entretiens qu'il a poursuivis pendant quelques mois avec Marie-Thérèse Maltèse et Ernest Milcent sont le reflet de ses questions, de ses réponses, de sa parole claire.

  • La contestation du christianisme est aujourd'hui plus radicale qu'elle ne le fut jamais : « Peut-on encore avoir la foi aujourd'hui ? » telle est la question que beaucoup se posent. Mais cette contestation porte-t-elle sur l'essentiel ? Cette question est-elle bien posée ? L'auteur de la Foi d'un païen essaie de montrer dans ce court ouvrage que la foi est toujours jeune et vivante ; il essaie surtout de trouver un nouveau langage pour expliquer à l'incroyant ce que le chrétien veut dire quand il dit « j'ai la foi ».

  • Au cours de six homélies données à la télévision pendant les dimanches du Carême, Monseigneur Pezeril, en commentant et prolongeant les évangiles de ces dimanches, a pris pour thème cette simple interrogation : Qui es-tu ? Qui est donc le chrétien, qui vient ainsi le dimanche proposer publiquement un message vieux de deux mille ans ? Qui est l'homme d'aujourd'hui à qui il vient parler ? Et qui est celui dont il répète l'Évangile, ce Jésus à la fois inconnu et public, dont l'Église se réclame, et dont la parole demande à chacun de se découvrir et de répondre ? Simple interrogation, et qui va plus loin que toute autre si seulement elle est écoutée et reçue.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Chaque année les foules de l'Inde montent en pèlerinage vers les lieux saints des Himalayas, vers les sources du Gange. Deux hommes se joignent à cette foule pittoresque et fervente. L'un est moine, l'autre prêtre, chrétiens. Ils partagent les peines de la longue et rude montée, l'inconfort des étapes et la maigre pitance de ces pauvres et de ces mendiants. Ils s'émerveillent de la splendeur de la nature et des rencontres souvent étonnantes des ermites, des « sannyâsis » qui ont établi là-haut leur demeure. Ils partagent la prière, de tout ce « OM » mille fois répété, qui est à la foi proclamation, invocation, incantation. Mais c'est en tant que prêtre, que moine chrétiens qu'ils accomplissent cette démarche et prennent à leur compte cette prière convaincus d'accomplir en cela un acte proprement chrétien, de donner enfin son sens définitif et christique à un rite immémorial du Testament cosmique. Et lorsque, parvenus au terme de leur pèlerinage, ils célèbrent ensemble le sacrifice eucharistique, c'est toute la prière, et l'offrande symbolique de l'Inde qui sont, à travers eux, mystérieusement consacrées et consommées dans l'unique et universel sacrifice.

  • La voyance - terme que pour ma part je préfère utiliser pour qualifier les phénomènes de télépathie, clairvoyance, précognition, etc. - continue à sentir le soufre et à susciter des réactions tranchées. On se trouve obligé de choisir entre deux extrêmes : le rationalisme - qui pousse à n'en parler qu'en termes d'expérience subjective - et la croyance irrationnelle - qui ferait basculer du côté des mystiques et des occultistes. N'est-il pas enfin possible de la traiter en objet d'étude au même titre que d'autres ? Rejet ou fascination : j'ai donc essayé de ne pas me laisser enfermer dans cette pseudo-alternative et, en m'appuyant sur ce que j'ai pu vivre dans ma pratique de thérapeute, comme sur ce que m'ont raconté des voyants professionnels ou occasionnels, de proposer des hypothèses sur la nature de ces phénomènes, leur statut et leur fonction. E. L.-N.

  • Depuis plusieurs années, avec-plus de violence que dans les sociétés occidentales développées, un certain nombre d'évêques, de prêtres et de fidèles contestent et combattent l'action souvent conjointe des autorités politiques et religieuses du continent catholique par excellence, l'Amérique latine. Cette opposition, encore légale pour beaucoup, mais déjà révolutionnaire chez certains dont Camilo Torres est le modèle, s'est fait particulièrement remarquer lors du voyage du pape en Colombie et autour de la réunion du CELAM (Conseil épiscopal latino-américain) à Medellin. Alain Gheerbrant, qui a suivi sur place les événements, a recueilli ces témoignages isolés, ces lettres collectives de prêtres "contestataires" ou rebelles. Certains de ces messages n'ont pas suivi la voie hiérarchique. Tels de leurs auteurs se sont mis hors-la-loi de l'Eglise et de leur pays. Mais on n'en trouvera guère chez qui cette rébellion n'est pas d'abord parole d'amour.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Un bel espoir ? Une belle carrière ? Il refuse Clairvaux, qui restera une prison. Il ouvre l'abbaye de Boquen. Il y organise une grande fête populaire en 1969, pour le jour de la Saint-Bernard. Son allocution, un an après le Mai de 1968, fait l'effet d'une bombe à retardement. La presse amplifie l'écho, prend parti, amène à Boquen les foules. Bernard Besret est démis de ses fonctions. Malgré lui, vedette et proscrit à la fois, il vivra cinq années de recherches et de rencontres, de fêtes et de heurts. Aujourd'hui, il fait partie des quelques hommes qui incarnent l'espoir des uns et sont les boucs émissaires des autres, parce qu'ils n'excluent pas le soupçon de la fidélité, parce qu'ils vivent "un christianisme critique, lyrique et politique". Les entretiens qu'il a poursuivis pendant quelques mois avec Marie-Thérèse Maltèse et Ernest Milcent sont le reflet de ses questions, de ses réponses, de sa parole claire.

  • De jeunes orientalistes chercheurs du C.N.R.S. et de l'école des Hautes Études, ont décidé de mettre en commun leur expérience et leurs curiosités pour publier, à l'intention d'un large public, une série d'ouvrages consacrés aux croyances et aux rites qui eurent cours - ou ont cours, aujourd'hui encore - dans les sociétés traditionnelles de l'Orient et de l'Extrême-Orient. L'originalité de cette entreprise naît de l'optique nouvelle selon laquelle elle entend examiner ces problèmes religieux : au lieu de juxtaposer des ouvrages consacrés individuellement aux aspects de la vie religieuse d'une civilisation, Il s'agit de présenter successivement les divers aspects d'un même phénomène religieux à travers le plus grand nombre possible de civilisations. Chaque volume se présente donc sous forme d'un recueil de contributions intéressant le Proche-Orient, l'Asie centrale et l'Extrême-Orient. Il s'agit ici des procédés magiques exercés par des hommes -dans un but maléfique ou bénéfique - sur d'autres êtres humains, leurs personnes ou leurs biens. Le problème présuppose l'existence de forces latentes et la possibilité de les utiliser. Quelle est l'origine de ces forces, leur nature, leurs manifestations ? Qui utilise ces forces ? Dans certaines traditions, religion et magie sont si proches qu'elles ne peuvent ni se condamner, ni s'exclure. Le charme ne se confond-il pas alors avec le rite et le prêtre avec le sorcier ? Quelles sont ces techniques ? Incantations, amulettes, talismans, envoûtements ? La multiplicité des questions reflète bien la complexité du phénomène de la "sorcellerie", activité sacrée ou maudite.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Ce livre expose ce que les spécialistes peuvent apporter à la compréhension des évangiles, considérés comme Révélation divine, histoire de Jésus, et appel aux hommes de tous les temps. La lecture des évangiles, ainsi éclairée à ses différents niveaux, est destinée à tous ceux qui cherchent cette explication de l'Écriture dont le concile de Vatican II a rappelé l'importance dans la liturgie elle-même. Les auteurs sont à la fois pasteurs et exégètes : leur analyse des textes (notamment à travers la présentation synoptique) fait de cet ouvrage une initiation méthodique à la connaissance des évangiles. Le présent volume traite des textes particuliers aux dimanches de l'année liturgique dite année C, qui sont pour la plupart extraits de l'évangile de Luc.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Les évangiles ont été, et sont encore, lus et interprétés de multiples manières. Il est possible aujourd'hui d'en reprendre l'étude d'un point de vue nouveau, celui de la sémiotique textuelle, qui propose une théorie et des procédures d'analyse pour faire apparaître comment le sens est produit par les textes. Cette méthode permet de décrire et de comparer, dans leur manière de signifier, des fragments qu'on regroupe ordinairement en collections séparées pour les soumettre à des traitements et à des critères d'interprétations distincts : les récits de miracles racontés de Jésus, et les paraboles racontées par Jésus. Les textes ainsi choisis offrent un intérêt particulier pour la recherche sémiotique : les problèmes de la signification s'y retrouvent à deux plans : celui d'un texte court, qui se laisse facilement extraire de son contexte, et celui de la fonction qu'il remplit au sein du récit évangélique pris dans son ensemble. Les démarches de l'analyse structurale sont illustrées ici par des exercices pratiques qui permettent d'en présenter les principes et les instruments, en même temps qu'ils sont appliqués au texte. Une attitude nouvelle est prise à l'égard de celui-ci : en retrait des lectures plurielles auxquelles il peut être soumis, il est interrogé de l'intérieur et à partir du réseau de relations qui rend possible la lecture. Plutôt que d'exposer des résultats acquis, on a voulu montrer un chemin, baliser un itinéraire où chacun pourrait apprendre à avancer.

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