Littérature traduite

  • Le roman Bab el-Oued m'a servi à exorciser les nombreuses frustrations vécues pendant le tournage de mon film Bab el-Oued City. En l'écrivant, j'éprouvais cette sensation de liberté dont j'étais privé en m'exprimant par la caméra, avec les contraintes que cela représente, surtout lorsqu'on tourne dans un milieu hostile, comme cela a été le cas. Quel bonheur de laisser l'écriture vagabonder, d'explorer en profondeur les personnages avec leurs rêves, leurs émotions, leurs contradictions ! Quel bonheur de pouvoir évoquer le riche passé et les atmosphères sensuelles de Bab el-Oued, ce quartier de mon enfance ! C'est pourquoi, bien que le sujet soit le même, le roman est totalement différent du film. J'ai mené ma chronique plus loin, mais en restant fidèle à ma façon, qui est celle d'un raconteur d'histoires. Ce qui advient en Algérie aujourd'hui, j'ai tenté de le faire sentir à travers des personnages et des situations du quotidien, en restant du côté des gens, avec leurs douleurs, leurs joies, leurs espoirs, confrontés à des événements dont ils sont à la fois les victimes et les acteurs.

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