Seuil

  • Mesurer le racisme, vaincre les discriminations

    Thomas Piketty

    • Seuil
    • 14 Janvier 2022

    Disons-le d'emblée : aucun pays n'a inventé de système parfait permettant de lutter contre le racisme et les discriminations. L'enjeu est d'imaginer un nouveau modèle, transnational et universaliste, qui replace la politique antidiscriminatoire dans le cadre plus général d'une politique sociale et économique à visée égalitaire et universelle, et qui assume la réalité du racisme et des discriminations - pour se donner les moyens de les mesurer et de les corriger, sans pour autant figer les identités, qui sont toujours plurielles et multiples.

  • Qui annule quoi ?. sur la cancel culture

    Laure Murat

    • Seuil
    • 7 Janvier 2022

    Et si la cancel culture n'était que l'avatar logique, inévitable, d'une démocratie à bout de souffle, dite désormais illibérale ? L'enfant naturelle de la pensée occidentale et du capitalisme débridé, dans une société supposément universaliste, aveugle à ses impensés et incapable de reconnaître les crimes et les conséquences sans nombre de l'esclavage et de la colonisation ? N'allez pas chercher la violence de la cancel culture ailleurs que dans la brutalité du pouvoir. Là se loge le danger, et là l'impasse.

  • Pour une tele libre. contre bollore

    Julia Cagé

    • Seuil
    • 4 Février 2022

    Le système Bolloré, c'est la logique d'un empire médiatique mis au service d'une pensée qui trouvera facilement d'autres pantins pour la représenter. Pour sortir du système B comme de la dystopie Z, il est grand temps de réinvestir la question de la gouvernance et de la propriété des médias - et de créer enfin des télés véritablement libres. De garantir les conditions de la survie d'une pensée libre. De mettre fin à l'OPA de quelques milliardaires sur l'ensemble du débat d'idées.

  • L'ensauvagement du capital

    Ludivine Bantigny

    • Seuil
    • 7 Janvier 2022

    Je lis le mot d'« ensauvagement » à longueur de journée, de colonnes, de slogans. Alors je reviens à Césaire qui décrivait l'Europe coloniale suçant comme un vampire le sang, les terres, les biens et la dignité même, ravalant l'humanité au rang amer des bêtes de somme. Ensauvagement : ce mot n'est pas réservé au passé. Il peut désigner la prédation qui enrégimente le vivant dans la sombre loi du marché. Le capitalisme a toujours été ensauvagé : ses origines sont tachées de sang.

  • La langue de Zemmour

    Cécile Alduy

    • Seuil
    • 11 Février 2022

    Eric Zemmour utilise les mots comme des armes. Et d'abord contre la langue elle-même. Sous sa plume, le sens se brouille, les concepts politiques s'inversent, l'ironie et le grotesque attaquent comme un acide les valeurs humanistes. La torsion des mots et de l'histoire y est la norme. L'obsession raciale omniprésente. Pourtant ses fictions fascinent... Pourquoi ?

  • Les faussaires de la République

    Clémentine Autain

    • Seuil
    • 4 Mars 2022

    Plus ils ânonnaient le mot « République » à toutes les phrases, plus ils en bafouaient les termes. Le pouvoir en place à agi avec démagogie en s'appuyant sur le triptyque surveillance de tous/logique de guerre/état d'urgence permanent. Et toute personne contestant l'efficacité de ces choix s'est vu immédiatement ranger au rayon des ennemis de la République.

  • Le vieux chef

    Pierre Dunoyer De Segonzac

    • Seuil (réédition numérique fenixx)
    • 7 Décembre 2018

    En juillet 40, un officier de cavalerie motorisée, qui, avec ses chars, avait tenu tête aux Allemands, tire les conclusions de la défaite : il faut reconstruire une société, et pour cela il faut refaire des hommes. Ce capitaine de 34 ans, qu'on baptisera « le vieux chef », installe une École de cadres qui va devenir un haut lieu de la fidélité française. A Uriage, on expérimente une vie communautaire et des méthodes pédagogiques globales, on recherche la voie d'un humanisme capable d'affronter les révolutions du XXe siècle. Puis c'est la Résistance, les maquis, la Première Armée... Après la guerre, Segonzac revient à sa vocation de formateur de la jeunesse, en Algérie d'abord, puis à l'État-Major interarmées, enfin à l'Union française des Centres de vacances et de loisirs. Ce soldat qui s'entourait d'intellectuels, ce chevalier qui mena la guerre de partisans, cet homme de l'ancienne France qui sut constamment innover... Telle est l'énigme d'une personnalité dont la séduction a marqué tant d'esprits dans les milieux les plus divers, et qui se révèle ici, à travers des Mémoires qui témoignent en même temps pour une époque. Quelques pages choisies sur les thèmes préférés de Segonzac complètent les Mémoires. Les témoignages qui terminent ce livre apportent la preuve d'un rayonnement et d'un enseignement qui doivent vivre encore aujourd'hui, s'il est vrai qu'au sein d'une société en contestation, la question se pose, plus que jamais, de donner un sens à la vie.

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