Sciences humaines & sociales

  • Ce livre est un outil précieux pour comprendre les cultures
    et traditions noires et pour combattre les discriminations et le racisme.

    Ainsi parla l'Oncle, premier manifeste de la condition noire, a inspiré les auteurs du mouvement de la négritude. Jean Price-Mars y explore les traditions, les légendes du vaudou et l'héritage africain qui fondent les cultures noires.

    Rééditée dans un nouveau format, cette oeuvre monumentale a servi de bréviaire aux intellectuels des peuples noirs. Pour penser le monde, pour comprendre les mécanismes de l'aliénation, soit du « bovarysme culturel », Jean Price-Mars a mis en avant les traditions, les légendes populaires, le vaudou et tout l'héritage africain qui fondent les cultures noires.

    Ce qu'on en a dit:
    « Le plus célèbre essai de la littérature haïtienne. », Dany Laferrière

    « Au bout de ma quête, je devais trouver Alain Locke et Jean Price-Mars. Et je lus Ainsi parla l'Oncle d'un trait comme l'eau de la citerne, au soir, après une longue étape dans le désert, j'étais comblé... », Léopold Sédar Senghor

    « Ainsi parla l'Oncle (...) illumine de manière magistrale les efforts que nos pères ont dû accomplir pour entrer (et nous après eux) dans le cercle interdit de l'humanité. », Maryse Condé

    L'auteur
    Jean Price-Mars (1876-1969), médecin, ethnographe, diplomate, homme d'État, pédagogue et écrivain, est considéré comme le principal maître à penser haïtien du XXe siècle.

  • Esclavage. Racisme. Ségrégation. Appauvrissement, peur et haine des NoirEs. Une histoire du Canada. Un livre à lire absolument.

    Présentation
    La vérité a souvent un goût amer. Nous ne savons comment accepter nos histoires. Faut-il s'en tenir aux faits et dire la vérité ? Cet ouvrage monumental si richement documenté est précieux, il nous tire de l'oubli
    et du silence. Que savons-nous de l'esclavage au Canada ? Que savons-nous de la répression exercée sur les femmes et les hommes noirs ? Que savons-nous du racisme systémique ? Que savons-nous de la détresse des Autochtones, des sans-papiers, des personnes réfugiées ? Enfin fort peu... Parce que l'État construit et déconstruit les récits à travers les institutions. Les citoyen.ne.s sont ainsi condamné.e.s à reproduire une histoire qui nous échappe.

    L'édition originale anglaise de NoirEs sous surveillance. Esclavage, répression et violence d'État au Canada (Policing Black Lives : State Violence in Canada from Slavery to the Present, Fernwood 2017) a été nommée parmi l'un des « cent meilleurs titres de 2017 » par le Hill Times, et est en nomination pour le Atlantic Book Award.

    Échos de presse
    « Robyn Maynard remet en question les discours dominants sur le multiculturalisme et l'inclusion au Canada en exposant l'ancrage complexe des structures du racisme et des idéologies du genre dans l'histoire
    esclavagiste et coloniale. NoirEs sous surveillance ne devrait pas être lu seulement par celles et ceux qui s'intéressent aux histoires canadiennes et aux mouvements de justice sociale ; il s'adresse à toute personne interpellée par le potentiel abolitionniste et révolutionnaire du mouvement Black Lives Matter. »
    Angela Davis

    « Lecture franche et incisive du racisme au Canada qui profiterait à tous les Canadiens, qu'ils soient noirs, blancs, autochtones ou autres. » Winnipeg Free Press

    L'auteure
    Auteure, militante féministe, activiste noire, Robyn Maynard est l'une des voix les plus écoutées sur les enjeux de la race, du genre et de la discrimination au Canada.

  • De l'égalité des races humaines appartient au grand mouvement des idées
    anthropologiques, sociologiques, philosophiques, historiques, littéraires et
    morales de la fin du XIXe siècle et restera actuelle tant que le racisme ne sera pas éradiqué de nos sociétés.
    Ghislaine GÉLOIN, professeur

    Au courant littéraire esclavagiste du XVIIIe siècle, succéda celui raciste du XIXe. En réponse, les esclaves firent par les armes Haïti et leurs théoriciens défendirent par les livres la race noire. C'est dans cette continuité que trois hommes haïtiens se sont levés pour combattre les thèses racistes en cours : Hannibal Price, Louis-Joseph Janvier, Anténor Firmin. Ce dernier s'en prendra en 1885 au champion toutes catégories du racisme, Arthur de
    Gobineau, et à son Essai sur l'inégalité des races humaines (1855), dans ce livre au titre visionnaire : De l'égalité des races humaines, un incontournable des 100 classiques de la bibliothèque bicentenaire haïtienne.
    George ANGLADE, géographe et écrivain

  • Une nouvelle fenêtre s'ouvre sur les grands mouvements populaires des années 1960 et 1970 dans la Caraïbe. Que se passe-t-il durant ces révoltes à San Juan, à Kingston et à Pointe-à-Pitre ? Que reproche-t-on à ces Dreads abattus par la police à la Dominique ? Comment expliquer ces coups d'État fantasques à la Grenade et au Suriname ? Quelles résonances entre ces évènements isolés, la longue marche pour l'émancipation caribéenne et les trépidations du monde occidental : Mai 68 en France, Révolution tranquille au Québec, lutte pour les droits civiques aux États-Unis ; mais aussi éviction de De Gaulle et assassinat de Kennedy. Cet ouvrage revisite bien des idées reçues sur la Caraïbe, sur les liens entre socialisme et capitalisme, sur la finance, et sur quelques concepts creux de cette époque qui nous hantent toujours tels le développement, la crise économique, les théories du complot. Romain Cruse raconte une histoire populaire de la révolution caribéenne, en donnant à l'Histoire la force du vécu et du vivant. Le Mai 68 des Caraïbes est un petit manuel de la résistance.

  • L'ouvrage propose une réflexion critique à la fois sur la géographie et sur la région caribéenne comme elle a trop souvent été enseignée et décrite. Pour ce faire, cet espace est appréhendé à la fois dans sa globalité et dans le détail, au travers de nombreuses études de terrain menées par l'auteur durant les dix dernières années (Suriname, Haïti, Cuba, etc.). Le géographe Romain Cruse rejette ici d'emblée le mythe de la neutralité en sciences humaines, qui amène trop de chercheurs à décrire le monde qu'ils étudient du point de vue des classes moyennes occidentales. Fort des années passées dans les quartiers pauvres et les villages de pêcheurs de Trinidad, de la Dominique ou encore de la Jamaïque, il choisit volontairement d'adopter le regard des classes populaires caribéennes - regard à la fois inspiré des observations sur le terrain et fondé sur un travail de recherche minutieux dans les bibliothèques universitaires de la région. La Caraïbe ainsi décrite n'est donc ni un éden touristique, ni un modèle de libre-échange, ni une région de forte croissance économique. On découvre plutôt des sociétés profondément divisées selon des clivages ethniques et sociaux hérités du colonialisme, des bidonvilles abandonnés derrière des décors de carte postale, la manipulation des masses par les élites locales et les investisseurs étrangers, et un regard différent sur la condition caribéenne contemporaine. Une condition qui se nourrit d'un environnement particulier, d'une histoire singulière et de traits démographiques propres tels que la créolisation et le pluralisme.

  • Histoire du style musical d'Haïti représente l'ouvrage le plus considérable qui ait jamais été écrit sur la musique haïtienne et sur la diversité de ses pratiques. L'auteur y aborde les traditions paysannes - le vaudou, les instruments coutumiers, le conte chanté rural -, la musique populaire de danse urbaine, les genres et les formes de la musique classique.
    Écrire sur la musique d'un pays, c'est être attentif aux répertoires, aux instruments, aux conceptions du beau et de la création ainsi qu'aux moments charnières de l'histoire. Ouvrage fondamental pour découvrir et comprendre la musique des Haïtiens, Histoire du style musical d'Haïti conjugue recherche, analyse, anthologie et réflexion critique.

  • L'État à réinventer...
    État faible. C'est le cas d'Haïti. Haïti n'est pas formellement sous tutelle, néanmoins les rapports de dépendance sont tels que l'ordre public, les décisions économiques et même les arbitrages électoraux sont réglés à partir de l'extérieur.
    La République Dominicaine qui partageait avec Haïti cette condition d'État faible s'est, en partie, ressaisie. Comment expliquer la faiblesse de l'État ? La situation est-elle condamnée à se dégrader ? Pour l'auteur André Corten, L'État faible est l'héritage de sociétés jetées précocement dans la mondialisation. En montrant la fracture radicale entre les élites, les classes moyennes et le peuple, Corten explique la complexité de la crise haïtienne. Une solution est donc aujourd'hui hors de portée. Quelle issue alors ?
    Une tutelle renforcée ? Ou une refondation en sortant la masse du peuple de son exclusion ?

  • Le Soudan n'existe plus. Le divorce a été prononcé, le pays séparé en deux. Et ces deux Soudans font partie de ces pays coincés entre la géographie de la guerre et de la faim. Si les médias nous ont appris un ensemble de mots comme séparation du Sud-Soudan, crimes de guerre, crimes contre l'humanité, génocide au Darfour, nous sommes encore loin de comprendre ces réalités complexes.
    Pour l'histoire, Guillaume Lavallée propose ce témoignage éclairant sur les derniers jours de ce géant d'Afrique.

  • Les chiens s'entre-dévorent... Indiens, Blancs et Métis dans le Grand Nord canadien, publié pour la première fois en 1977, nous interpelle encore. Les Autochtones, pauvres, marginalisés, parlent de leur existence. Cet ouvrage, résultat d'une enquête sur un projet de création de pipeline, présente leur point de vue : le combat pour la reconquête de leur voix, de leur corps, de leur territoire et de leur langage. Aujourd'hui plus que jamais, le monde est face à l'urgence de la condition autochtone dont le statut politique et la situation socioéconomique demandent à être repensés. Dans Les chiens s'entre-dévorent..., Jean Morisset montre la voie.

  • Avec Controverse cubaine entre le tabac et le sucre, Don Fernando Ortiz offre le grand livre de Cuba publié pour la première fois en français.

    Il a parfois été salué comme un pionnier des études africanistes, mais il a été plus que ça : il a été le Maître. Plus qu'un grand homme de science, il a été quelqu'un qui a mis la science au service de sa patrie, de l'humanité et des relations entre l'Afrique et l'Occident. La présence de Fernando Ortiz nous dominera toujours par sa volonté d'amour des hommes.
    Roger Bastide Peu d'hommes ont consacré une aussi longue période de vie à un idéal de solidarité et de fraternité humaines que Fernando Ortiz.
    Jean Price-Mars Controverse cubaine entre le tabac et le sucre. Vous avez entre vos mains un ouvrage monumental. Fernando Ortiz est le premier à expliquer l'identité cubaine par la route du tabac et du sucre.
    Par le concept Transculturation, Ortiz a pu confronter données historiques et démographiques à des considérations géographiques.
    Il les a intégrées dans un ouvrage qui, inspiré d'une forme dialogique issue de la musique cubaine, propose une expérience de la diversité et de la traversée des cultures.
    Une véritable genèse qui éclaire de si belle manière les choses.

  • Quelle est la relation entre la migration haïtienne et la politique au Québec ? Comment s'articulent les débats mondiaux sur la migration et la société québécoise ? Comment les migrants ont-ils influé la forme des débats : la langue, la classe, le nationalisme et la sexualité ? Des années 1930 à aujourd'hui, Une place au soleil explore ces questions par le biais d'histoires du Québec et d'Haïti et a formé au fil du temps une Histoire de passion, de combat et de racisme. Mais, c'est surtout l'histoire de deux grands peuples d'Amérique.
    Avec ce livre, Sean Mills nous donne à lire deux histoires qui se recoupent : celle d'un Québec qui s'affirme et en arrière-plan celle d'une Haïti, qui tente de se reconstruire. Un livre fabuleux qui nous éclaire sur la complexité de ces deux histoires.
    L'ouvrage est accompagné de photos.

  • Ce texte propose aux lecteurs trois études sur la tranche d'histoire qui s'étend de 1915 à 1930, ou plutôt sur trois faits historiques importants de cette courte période marquée profondément par la grande blessure qu'a été pour le pays l'Occupation américaine. La première étude est consacrée à la Mission Fuller, dernier épisode de la longue série d'assauts diplomatiques du Grand Voisin, dans le cadre de sa politique interventionniste, prélude à l'occupation militaire. La seconde concerne la Convention haïtiano-américaine de 1915 qui nous fut imposée sous les baïonnettes de l'occupant et qui aura été la « grande Charte » de cette Pax Americana. Le dernier volet s'ouvre sur la Commission Forbes de 1930, événement majeur initiant le processus de la désoccupation et le compte à rebours vers ce qui a été appelé l'haïtianisation. Les « croulants », comme l'auteur de ces lignes, qui ont franchi depuis quelque temps le cap de la soixantaine, ont gardé certainement le souvenir ému de quelques faits saillants de cette fin d'occupation, comme l'arrivée de la Commission Forbes ou la cérémonie de rétablissement du bicolore, remplaçant le drapeau étoilé, au haut du Sémaphore. Quant aux jeunes qui n'ont souvent que de vagues notions de ce passé encore récent, il serait souhaitable que ces propos d'histoire, simples et sans prétention, puissent les inciter à de fécondes prospections dans notre patrimoine historique, riche par ailleurs, en exaltantes leçons de patriotisme et de vertus civiques.

  • Huit femmes, universitaires et intellectuelles, ont engagé la réflexion autour de la Charte, de l'avenir de la société et du vivre-ensemble.
    Elles inventorient attitudes, postures, dérives et discours identitaires.
    Elles dénoncent l'exclusion, l'arrogance et la discrimination, en questionnant les privilèges juridiques et administratifs que revendiquerait un groupe social au détriment des autres. Cet ouvrage touche de près la peur qui travaille le Québec d'aujourd'hui, et l'incapacité de nommer la crise de valeurs qui fractionne plus qu'elle ne rassemble. Elles font acte de pensée, de compassion et de solidarité.
    Elles proposent ce « diagnostic des dérives politiques et sociales... et offrent en partage cette parole » qui a le mérite de s'indigner.

  • Un homme brandit la cocarde de la révolution comme un dernier espoir terrible et profond en l'homme. Ce journal est un manuel d'hygiène révolutionnaire. Gérald Bloncourt ne cesse de le marteler dans ce qui deviendra un véritable manifeste pour celles et ceux qui luttent :
    O Apprendre à rester debout pour ne pas faillir.
    O Ensemble, nous avons le pouvoir de changer les choses.
    O Osons : rêvons...!
    O La révolution est nécessaire et légitime.

  • Ce collectif rassemble des témoignages sur la plus longue grève qu'à connue Haïti. Enquêtes, photos, documents d'archives, pamphlets restituent cette mémoire. Acteurs et témoins évoquent la résistance à l'horreur et l'urgence d'une société fondée sur le respect des droits humains. Entre savoir et démocratie. Les luttes de l'Union nationale des Étudiants haïtiens (UNEH) sous le gouvernement de François Duvalier retrace cette tragique histoire: d'un côté, la naissance de la dictature et , de l'autre, le combat pour la justice. Se pose alors la question de la relation entre le savoir et la construction de la démocratie.

  • Ressurgissent des mots que l'on croyait révolus comme la tendresse de la révolution. D'autres expressions se profilent comme dignité, jasmin. Les peuples debout s'inventent des printemps. Solidaires, des voix s'associent dans la diversité (regards, discours, générations, tons) et dans le respect de l'autre pour donner à lire et à voir la complexité d'un univers. Ici défile le monde arabe sous de multiples formes : la poésie, le rap, la mémoire, l'analyse, la chronique, le monde intime des femmes et des hommes. Bref, l'existence. Les auteurs viennent de tous les horizons et de tous les milieux. Cet ouvrage aura l'avantage de rompre avec les poncifs, en établissant simplement les faits, les expériences du vécu afin que résonne la raison arabe.

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