Littérature traduite

  • Traduit pour la première fois en français, Mère à Mère, est l'un des plus grands livres sud-africains.

    Traduit de l'anglais par Sarah Davies Cordova

    Résumé
    Grand roman de l'apartheid où violence et beauté demeurent l'héritage de l'histoire. Sindiwe Magona signe un récit bouleversant sous forme de lettre. L'Afrique du Sud y est racontée tout en nuances, complexité et passion.

    Extrait de la postface de Véronique Tadjo
    « Elle dit : « Mon fils a tué votre fille ». Et c'est cette affirmation d'une simplicité terrifiante qui ouvre le livre. Histoire douloureusement vraie, racontée avec sensibilité et empathie par Sindiwe Magona. Une voix authentique. »

    Échos de presse
    « La réussite de Mère à Mère réside dans le fait que Sindiwe Magona ait pu concilier amour et souffrance. Par sa dimension humaine, le roman échappe à la terrible impasse du passé et du présent et ouvre une lueur d'espoir pour l'avenir. »
    André Brink

    L'auteure
    Née en 1943 à Umtata, dans la région rurale du Transkei en Afrique du Sud, a grandi à Gugulethu, township proche du Cap, Sindiwe Magona est la première écrivaine sud-africaine noire de sa génération. Autobiographe, poète, dramaturge, romancière, elle écrit en anglais et en xhosa, l'une des 11 langues officielles de l'Afrique du Sud. Elle détient une maîtrise en travail social de Columbia University (New York), elle y a vécu et travaillé à l'Onu ; elle a pris une part active dans la lutte contre l'Apartheid jusqu'à sa retraite en 2003. Féministe engagée, Magona par son travail d'écrivaine, résiste pacifiquement à la domination raciale et sexiste. Sindiwe Magona vit actuellement au Cap, en Afrique du Sud.

  • Je suis une maudite sauvagesse
    chronique d'An Antane Kapesh
    Édition bilingue innu-aïmun / français
    Édité et préfacé par Naomi Fontaine
    Traduit en français par José Mailhot

    Résumé
    Un classique. Dans Je suis une maudite Sauvagesse, An Antane Kapesh dresse un constat de la situation des Autochtones et plaide en leur faveur. Monologue inquiétant. Cri d'une Innue qui voit son peuple se laisser assimiler et sa culture se détériorer sous l'action du Blanc.

    Extrait de la préface de Naomi Fontaine
    « Elle était Innue. Elle était née dans la forêt, avait vécu jusqu'à l'âge adulte comme nomade. Et il y a eu la réserve, le pensionnat, la haine, le racisme comme un système, le vol de son territoire, le vol de son humanité. Lorsqu'elle écrit : Je suis une maudite Sauvagesse, ce n'est ni de la témérité ni de l'arrogance. Elle pèse le poids de ce regard porté sur elle, sans baisser les yeux. Car elle sait, ce que nous avons oublié, nous les héritiers du Nord, elle sait la valeur de sa culture. Elle n'est pas colonisée. Je n'avais jamais rien lu de tel avant. »

    L'auteure
    Née en 1926 dans le Grand Nord, la vie d'An Antane Kapesh bascule en 1953 lorsque le gouvernement déracine sa famille de ses terres. Commence alors son long combat pour la préservation des territoires, de la culture et de la langue des Innus. Ses livres Je suis une maudite Sauvagesse / Eukuan nin matshi-manitu innushueu (paru pour la première fois en 1976) et Qu'as-tu fait de mon pays ? / Tanite nene etutamin nitassi ? relatent sa vie et sa pensée sur l'histoire des Innus. Mère de huit enfants, elle décède à Sept-Îles en 2004. Gardienne de la pensée innue, elle est une source d'inspiration pour les écrivains autochtones.


    An Antane Kapesh : la première écrivaine innue

  • Résumé
    L'épidémie de grippe asiatique des années 1950 atteint la Colombie-Britannique et ravage la communauté. Les Autochtones sont livrés à eux-mêmes et les médecins
    blancs négligent de les soigner. La jeune Stacey, sa mère et les autres femmes du clan de Loup se serrent les coudes, enterrent leurs morts, à l'ombre de la prophétie de Corbeau : « Les grandes tempêtes façonnent la terre, font éclore la vie, débarrassent le monde de tout ce qui est vieux pour faire place au neuf. Les humains appellent ça des catastrophes.
    Ce sont juste des naissances. »

    Extrait de la préface
    Si nous ne sommes pas les bons sauvages dépeints par les écrivains romantiques, nous ne sommes pas non plus les brutes que décrivent certains auteurs racistes. Une
    tradition qui fait encore partie de notre vie aujourd'hui, c'est de parler aux arbres, aux plantes, aux poissons et aux autres animaux, et plus particulièrement à Corbeau
    et à Cèdre.

    L'auteure
    Née en 1950, Lee Maracle, auteure issue de la communauté Stó:lo, en Colombie-Britannique, est l'une des grandes voix de la
    littérature des Premières Nations.

    Traduit de l'anglais par Joannie Demers

  • Le bar des Amériques est le roman de l'amour perdu. Perte dont le souvenir et la douleur indépassés installent Bahia dans l'enfermement du ressassement et de l'errance à soi. Un enfermement de trente ans qu'elle croit pouvoir briser lorsqu'un matin, très tôt, sur le bord évanoui de la mer, elle rencontre, comme dans un miroir, un autre visage de l'errance en la personne de Leeward, un ancien passeur de clandestins à la dérive dont la vie se limite à boire en compagnie de son vieux complice d'autrefois, Hilaire.

  • « Heighton est un formidable romancier. », The Guardian

    Résumé
    Dans l'espoir de renouer avec son père, Elias Trifannis s'enrôle pour l'Afghanistan. Évacué à Chypre, il a une brève idylle avec une journaliste turque qui se termine tragiquement, et il se réfugie à Varosha, zone interdite après la guerre ayant opposé Chypriotes grecs et turcs. Il y découvre un univers insoupçonné. Des paysages insolites et un monde peuplé d'êtres meurtris mais débordants d'humanité et de tendresse.

    Extrait
    Le son s'évanouit sans produire d'écho. Il est difficile de croire au monde extérieur, ou aux
    croyances des autres, à leur foi, à leur sentiment d'appartenance à une communauté, une famille, un régiment, un village, un mouvement, un peuple. Un drapeau. Une entreprise. Que de la merde, tout ça. Tu n'appartiens qu'à toi-même. Tu te débrouilles seul. Tu t'effaces. Tu t'éteins.

    Échos de presse
    « Heighton, grand explorateur de la littérature, signe un roman original », The New York Times Book Review

    « Ce livre empêchera le lecteur de dormir... un thriller littéraire riche et troublant. », Annie Proulx, auteure de Brokeback Mountain

    « Je ne vois aucun écrivain, même Ondaatje, qui peut être si authentique... », The Globe and Mail

    L'auteur
    Steven Heighton est romancier, nouvelliste et essayiste. Prolifique, il est l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages (roman, poésie, nouvelles et essai), traduits en une dizaine de langues. Lauréat du prix du Gouverneur général de poésie en 2016, il vit à Kingston, en Ontario.

  • Hommage d'un fils à son père, La force de marcher raconte la vie de Tobasonakwut, chef Anishinaabe de la nation Ojibwé. Survivant des pensionnats autochtones, grand chef et défenseur des droits civiques, il a mené, malgré le cancer qui le rongeait, une entreprise de réconciliation qui demeure l'un de ses plus importants legs. Ce récit témoigne du combat et des chemins de résistance des Premières Nations du Canada.

  • Des vies cassées offre un portrait de Montréal que l'on voit rarement. Itinéraires de vies broyées.
    Tout un peuple d'immigrants invisibles croupissent à côté de leurs rêves. Manière différente de vivre et de voir l'exil quand on est anglophone noir dans un Montréal francophone blanc. Dans ces nouvelles, qui explorent l'identité, la migration et l'errance, H. Nigel Thomas rend vivants ces êtres reclus, dans une langue hachée, parfois brutale et sans concession. Entre les pays d'origine - Jamaïque, Barbade, Saint-Vincent, Grenade, Guyane anglaise, Aruba - et le pays d'accueil, se jouent tous les fantasmes. Récits, chroniques et portraits dévoilent ces visages marqués par la violence et l'exclusion.
    L'auteur révèle, à travers une mosaïque bariolée, une meute de solitudes : Côte-des-Neiges en noir et blanc.

  • Quelle est la relation entre la migration haïtienne et la politique au Québec ? Comment s'articulent les débats mondiaux sur la migration et la société québécoise ? Comment les migrants ont-ils influé la forme des débats : la langue, la classe, le nationalisme et la sexualité ? Des années 1930 à aujourd'hui, Une place au soleil explore ces questions par le biais d'histoires du Québec et d'Haïti et a formé au fil du temps une Histoire de passion, de combat et de racisme. Mais, c'est surtout l'histoire de deux grands peuples d'Amérique.
    Avec ce livre, Sean Mills nous donne à lire deux histoires qui se recoupent : celle d'un Québec qui s'affirme et en arrière-plan celle d'une Haïti, qui tente de se reconstruire. Un livre fabuleux qui nous éclaire sur la complexité de ces deux histoires.
    L'ouvrage est accompagné de photos.

  • Seymour Mayne porte un regard tendre sur les travers et grandiloquences d'une galerie de personnages issus des communautés juives de Montréal et de l'Outaouais. Tout est travaillé avec espièglerie et humour. Un vol de canapé, une pénurie de whisky, les plumes d'édredon d'une vieille tante polonaise, une histoire de tallith perturbant la prière, le cercle d'ambitieux homonymes Seymours International, un oncle fugueur et les lubies d'une cousine débarquée de Tel-Aviv. Le vieux canapé bleu : sept récits truculents, colorés par les sonorités yiddish.

  • Je suis l'Amérindienne
    Et ce fardeau
    Demeure en moi à jamais
    Poèmes narratifs, qui sont des repères sur la vie de l'auteure et sur sa condition de femme et d'amérindienne. On lit Nous sommes les rêveurs comme on lit un journal intime. On a l'impression d'entrer dans la tête de Rita Joe, de souffrir avec elle des injustices, de sentir son bébé grimper sur nous, de toucher la présence des êtres disparus. Et aussi de pouvoir changer les choses. Un livre vrai et émouvant. Rita Joe est une auteure amérindienne à découvrir pour mieux comprendre l'univers autochtone, l'histoire et la vie des Peuples des Premières Nations!

  • Portraits et scènes de vie prennent, sous la plume de Boubacar Boris Diop, la forme d'un rendez-vous avec l'histoire. Un regard simple et vrai sur les gens et les choses.
    Conçues entre 1998 et 2012, les nouvelles réunies dans La nuit de l'Imoko témoignent de la cohérence de l'univers littéraire de l'écrivain sénégalais. Au-delà de la déroute des sociétés africaines, il y donne à voir les tourments d'êtres à la dérive, pris au piège de leurs délires. Loin de de toute vaine luxuriante, ces récits sans fards ni artifices sont ceux d'un observateur lucide et désabusé de notre époque.

  • Réquisitoire sauvage au nom du vivant, La guerre des fleurs - Codex Ferus rassemble les principaux manifestes environnementaux, les déclarations d'artiste de Domingo Cisneros et un texte
    inédit, le Codex Ferus, manuel d'enseignements pratiques et spirituels de la vie en forêt. À l'image des codex mayas, toltèques et aztèques, ces manuscrits peints sur des peaux ou des écorces repliées en accordéon qui permettaient de léguer les connaissances
    aux générations futures, le Codex Ferus de Domingo Cisneros est un chant de passation de pouvoirs au souffle
    tellurique, un livre à l'éclat brut et envoûtant.
    Laure Morali

  • Et ce n'était pas qu'on n'allait quelque part si vous voyez ce que je veux dire je veux dire nous n'allions nulle part même si le bateau se déplacait je suppose & la mer aussi se déplaçait impeccable & aussi les vagues & pourtant dans mon rêve c'était juste un bâtiment un moment un jusant

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