Mémoire d'encrier

  • Gouverneurs de la rosée

    Jacques Roumain

    • Mémoire d'encrier
    • 26 Juin 2013

    Résumé
    Après quinze années d'absence, Manuel revient à Fonds-Rouge, en Haïti. Le village est en proie à la sécheresse, les habitants vivent dans la pauvreté, les tensions sont quotidiennes. Manuel, qui a travaillé dans les plantations de canne à sucre à Cuba et qui connaît les techniques de l'irrigation, réussit à trouver une source. Après avoir partagé son secret avec Annaïse, il tente de persuader les villageois divisés de travailler ensemble pour faire circuler l'eau. Dans une ultime tentative de réconciliation, Manuel réussit à ramener la dignité humaine et la réconciliation à Fonds-Rouge.

    Gouverneurs de la rosée, chef d'oeuvre de Jacques Roumain, traduit dans plus d'une vingtaine de langues, est le livre de la solidarité, de l'amour et de la vie.

    Extraits de presse
    "Chaque fois, quelque part dans le monde, que l'on me demande un seul roman haïtien à lire, je réponds toujours Gouverneurs de la rosée de Jacques Roumain."
    Dany Laferrière

    "i>Gouverneurs de la rosée est peut-être unique dans la littérature mondiale parce qu'il est sans réserve le livre de l'amour."
    Jacques Stephen Alexis

    "Jacques Roumain nous livre une leçon de vie, osons le mot, un exemple de combat pour élever la part d'humanité en nous."
    Émile Ollivier

    "Il y a heureusement un assez grand nombre de livres dont on peut conseiller : lisez-les. Il y en a très peu dont on ait envie de dire : il faut que vous les lisiez. Si vous mourez sans les avoir lus, vous avez manqué quelque chose d'important. Gouverneurs de la rosée est de ceux-ci."
    André Still

    L'auteur
    Jacques Roumain est né à Port-au-Prince le 4 juin 1907. Il est sans doute l'écrivain haïtien le plus lu et le plus connu. Poète, journaliste, militant marxiste, romancier, polémiste, ethnologue, Jacques Roumain est décédé le 18 août 1944 à Port-au-Prince.

  • Maisons vides

    Brenda Navarro

    • Mémoire d'encrier
    • 18 Octobre 2021

    Résumé
    Daniel a disparu trois mois, deux jours, huit heures après son anniversaire. Il avait trois ans. C'était mon fils.

    Un enfant kidnappé. Deux femmes. Celle qui l'a perdu et celle qui l'a volé. À la suite de l'enlèvement de Daniel, sa mère est désemparée, hantée par sa propre ambivalence : voulait-elle être mère ? De l'autre côté de Mexico, dans un quartier populaire, la femme qui a enlevé Daniel voit sa vie bouleversée par cet enfant, dont elle a tant rêvé. Entremêlant ces deux voix, Maisons vides dit les désirs et les regrets de la maternité.

    Un portrait insolite, limpide et original de la maternité. Une écrivaine à surveiller. IRISH TIMES

    L'autrice
    Née en 1982 à Mexico, Brenda Navarro vit à Madrid. En 2016, elle a fondé #EnjambreLiterario, collectif qui fait la promotion des femmes écrivaines. Maisons vides, traduit dans une dizaine de langues, est son premier roman.

  • Manhattan blues

    Jean-Claude Charles

    • Mémoire d'encrier
    • 15 Septembre 2015

    Ferdinand est noir et exilé. Il oscille entre Paris et New York. À Manhattan, il loge chez Jenny. Par la suite, il rencontre la belle Fran dans un bar de Greenwich Village. Ferdinand est découragé, Fran est désespérée. Pendant trois jours, ils vont marcher, courir, parier, déambuler, flâner, s'aimer aux quatre coins de New York. Au rythme de l'écriture et de la musique de Jean-Claude Charles, entre le swing et le blues, entre les larmes et le fou rire, le coeur de Ferdinand balance entre Jenny et Fran.

  • Fragments d'un monde en ruine

    Thomas King

    • Mémoire d'encrier
    • 21 Mai 2021

    Premier recueil de poésie du grand écrivain autochtone Thomas King
    Traduit par Jonathan Lamy

    Résumé
    Thomas King signe un premier recueil de poésie. Soixante-dix-sept fragments où alternent mythes réactualisés, commentaires politiques, tranches de vie et traits d'humour. Le tout porté par la puissance tellurique et le style iconoclaste de ce grand écrivain autochtone.

    Extrait
    Quand je me sens frustré,
    je vais à la rivière
    lancer des pierres
    dans l'eau.
    Je suis comme ça.
    D'autres bombardent des villes.

    Point de vue de l'auteur
    77 fragments. Avril 2020, j'ai eu 77 ans. Le chiffre 77 représente à mes yeux une sorte de jumeau car il réunit deux nombres premiers. L'histoire iroquoienne de la création évoque les jumeaux. J'ai joué avec le concept de jumeaux dans mes écrits.

    Un monde en ruine. La ruine interroge la vie que nous vivons, ce monde dans lequel nous sommes. Je n'essaie pas d'amener des réponses à cette question. Je laisse au lecteur la liberté de les trouver lui-même.

    L'action par l'écriture. Militant, je n'aimais pas être au front, dans la mire des armes. Je l'avoue, honnêtement, je n'étais pas très doué pour ça. Ça me fait peur. L'écriture me permet d'être plus direct. Je peux prendre mon temps avec ce que je veux dire et m'assurer de le dire de la manière qui aurait le plus d'impact. Donc, je milite par l'écriture. J'arrive à mieux saisir le monde avec la fiction, la non-fiction et la poésie. Je peux en faire ce que je veux et je suis beaucoup plus heureux.

    L'auteur
    Thomas King, né en 1943, est l'un des plus grands intellectuels et écrivains des Premières Nations. Romancier, nouvelliste et scénariste de grande renommée, il a reçu de nombreux prix et distinctions dont le Prix du Gouverneur général en 2014 pour The Back of the Turtle(La femme tombée du ciel). Son premier recueil de poésie 77 Fragments of a Familiar Ruin (Fragments d'un monde en ruine) paraît chez Mémoire d'encrier en mai 2021.

  • Ferdinand, je suis a paris

    Charles/Chamoiseau

    • Mémoire d'encrier
    • 4 Octobre 2021

    Résumé
    Ferdinand, fringant journaliste originaire de Port-au-Prince, suit son train-train quotidien à Paris jusqu'à ce message laissé sur son répondeur par Jenny, son amoureuse américaine : « Ferdinand, je suis à Paris. » Voilà notre héros partagé entre Jenny qui débarque et Olivia, son amante parisienne. À ce tourbillon amoureux s'ajoutent son roman à finir et ses articles à écrire, les soirées entre amis et les factures en souffrance, l'actualité en Haïti et la vie du quartier... Sans oublier la présence de son fidèle compagnon de route : un lapin nommé Cassegrain.
    Avec Ferdinand je suis à Paris, Jean-Claude Charles signe une partition endiablée, véritable chant d'amour à la vie trépidante parisienne.

    Extrait de la préface de Patrick Chamoiseau
    Comment expliquer la jubilation que l'on éprouve à relire Jean-Claude Charles ?
    C'est difficile à dire, et tant mieux si cela reste impossible. En face d'une oeuvre de l'art littéraire, la première tendance est hélas de se lancer dans des explications de textes mâtinées d'éléments biographiques de l'artiste. Même si cela peut s'envisager, il est bien plus enrichissant de garder à l'esprit qu'une oeuvre d'art est d'abord une équation mystérieuse. Sa vertu est de déporter notre esprit de ses perceptions ordinaires, de stimuler notre imaginaire par l'exclamation d'un inconnu. C'est pourquoi, il faut avant tout savourer les flots de perceptions qui naissent à son contact. Et s'y tenir. C'est ainsi que l'oeuvre enseigne : on jubile si on est mûr pour elle ; on est offusqué, voire terrifié, si on n'est pas prêt pour cette rencontre. On l'éprouve, ou on en est éprouvé. L'histoire de l'art est pleine d'une gamme émotionnelle qui épelle toutes les nuances praticables entre l'enthousiasme et la terreur. Mon histoire avec Jean-Claude Charles a toujours été de cet ordre : jubilations !
    Il faut lire et relire Jean-Claude Charles, c'est à dire dans tous les sens du terme : l'éprouver.

    L'auteur
    Né à Port-au-Prince, Jean-Claude Charles (1948-2008) est romancier, poète et essayiste. Il est l'auteur d'une oeuvre immense rééditée chez Mémoire d'encrier.

  • La danse du figuier

    Emné Nasereddine

    • Mémoire d'encrier
    • 31 Mai 2021

    Résumé
    Trois générations de femmes : Téta, la grand-mère, Fadwa, la mère, et Emné, la fille qui dit la tendresse de celles qui l'ont précédée. Les poèmes recousent les liens brisés par la guerre, la mort et l'exil.

    Extrait
    Je suis fille de la fille
    c'est à moi de consoler
    à moi de porter
    les fleurs
    les horizons
    mon doigt indique les premiers nuages
    rentrons à la maison Téta
    nous reviendrons demain
    enceintes d'un jour nouveau

    Point de vue de l'auteure
    Le figuier sous lequel nous dansions enfants a été coupé. Je ne savais plus où aller. Dans une tristesse que je connaissais par corps, j'ai fini par fuir sans montrer mon ombre. Dans la poésie, j'ai vu la possibilité d'habiter un lieu et d'y retrouver la tendresse des femmes qui m'ont élevée.

    L'auteure
    Née en France en 1990, Emné Nasereddine a grandi au Liban et elle a étudié la littérature à Montréal, où elle vit. Sa poésie s'inspire de son expérience de migration, des frontières et du deuil, de la vie des femmes libanaises. La danse du figuier est son premier livre.

  • La femme cent couleurs

    Jean-Louis Lorrie

    • Mémoire d'encrier
    • 1 Avril 2020

    Résumé
    La femme cent couleurs, premier recueil de poésie de Lorrie Jean-Louis, nomme la race et la femme. Speak White or Black! La question ici est de porter la parole racisée. L'auteure interroge la posture de Michèle Lalonde et l'énonciation liée à une certaine poétique avant-gardiste. Elle refait la parole, parole des origines recommencée dans la rencontre et la beauté. Profondément féministe, La femme cent couleurs renaît ici ailleurs, sans injonction ni assignation.

    Point de vue de l'auteure
    « Je n'aime pas l'expression « les gens de couleur ». Moi qui aime tant les couleurs, je pense que cette expression est faussement bucolique, car il ne s'agit en fait que du Noir. Pour moi, cette expression devrait signifier que chaque jour je puisse décider de ma couleur ; vert, rouge, opale... C'est une façon détournée de nommer la race. La femme cent couleurs est venue m'habiter et il était clair qu'il fallait que je comprenne que c'était tout, CENT ou rien, SANS. Si on ne me les donne pas toutes, je n'en veux aucune. »

    Extrait
    Je viens de mes origines
    mes origines viennent de la mer
    la mer boit tout

    je n'arrête pas d'arriver
    moi l'étrangère
    noctambule des marées

    j'arrive
    je ne finis pas
    je commence

    je suis fatiguée
    la mer me recrache toujours

    L'auteure
    Née à Montréal de parents haïtiens, Lorrie Jean-Louis détient une maîtrise en littérature et également une maîtrise en bibliothéconomie. Elle a travaillé en enseignement, animation, lecture et édition. Elle collabore avec la revue Liberté . À présent, elle se consacre à l'écriture.

  • Tireur embusqué

    Jean-Pierre Gorkynian

    • Mémoire d'encrier
    • 29 Janvier 2020

    Histoire d'un adolescent syrien, réfugié,
    à son premier hiver dans une polyvalente à Montréal

    Résumé
    Shams, adolescent rescapé de la guerre en Syrie, vit son premier hiver à Montréal. Après s'être violemment battu à l'école, il consent à suivre une psychothérapie. Il se lie d'amitié avec Kevin. Avides de drogue, de sexe et de musique, ils sillonnent ensemble les rues enneigées de la ville. Tireur embusqué raconte cette jeunesse en quête d'affirmation.

    Extrait
    « Après quelques échanges (pour lui expliquer mon fort accent avec mes r roulés), je lui balance que ma mère est Française, que mon père a fait ses études à Paris et que j'ai fréquenté le lycée d'Alep. Ménard tire un stylo de son veston, s'empare d'un document broché sur le coin de son bureau et d'un calepin pour servir de support. Il me demande si je sais pourquoi je suis ici.
    - Parce que je me suis battu.
    - Tu te bats souvent ?
    Je m'esclaffe.
    - Dans mon pays, celui qui refuse de se battre ne survit pas. »

    L'auteur
    Jean-Pierre Gorkynian est un auteur montréalais d'origine syrienne. Son premier roman, Rescapé (2015), publié chez VLB éditeur, a été finaliste pour le Grand prix littéraire Archambault et le prix du Premier roman de Chambéry, en plus de se faire démarquer dans le cadre de plusieurs festivals, foires et événements littéraires internationaux, notamment à Cuba, en Algérie et au Liban. À l'été 2017 et 2018, il se rend à Alep, en Syrie, afin de documenter l'écriture de son roman Tireur embusqué.

  • Ciel de nuit blessé par balles

    Ocean Vuong

    • Mémoire d'encrier
    • 17 Octobre 2017

    Recueil de poésie traduit en dix langues. Mémoire d'encrier détient les droits en langue française. Ciel de nuit blessé par balles est résolument un chef-d'oeuvre qui peint la vie humaine dans toutes ses facettes : l'exil, l'amour, l'enfance, le sexe, la violence. La poésie américaine retrouve ses grandes obsessions avec ce poète vietnamien de 28 ans.

  • Journal d'un écrivain en pyjama

    Dany Laferrière

    • Mémoire d'encrier
    • 31 Mai 2013

    Après L'art presque perdu de ne rien faire, ce roman des idées, j'ai voulu réfléchir sur la lecture et l'écriture, deux activités qui enchantent mon esprit. J'ai écrit ce livre dans mon lit, entre trois et sept heures du matin. Au moment où la ville s'active, je me rendors. Voici quelques notes griffonnées en pyjama.

    1. Visez le coeur du lecteur, même si l'on sait que c'est avec sa tête qu'il lit.
    2. Écrire est d'abord une fête intime.
    3. Plus vous mettez de choses dans votre livre, moins on sentira votre présence.
    4. Une journée est parfaite quand on se met subitement à danser avec la chaise sur laquelle on s'était assis pour écrire.
    5. Les gens veulent toujours savoir d'où viennent toutes ces idées qu'ils voient dans les livres. Ça ne leur est jamais venu à l'esprit qu'elles viennent d'eux, mais sans cette modestie du lecteur il n'y aurait pas de littérature.
    6. Ouvrez n'importe quel livre de votre bibliothèque, prenez une seule phrase qui vous plaît, et mettez-la telle quelle dans votre livre. Cette opération s'appelle: faire payer les riches.
    7. Tout les problème vient du fait que l'écrivain soit devenu plus connu que le livre.
    8. N'espérez pas devenir un écrivain sans vanité, car ceux qui ont tenté le coup sont devenus, au mieux, des mystiques.
    9. Quand vous cherchez depuis un moment à décrire la pluie qui tombe, essayez:il pleut.
    10. Les livres ne se font par pas hasard, mais parce qu'il y a des lecteurs qui, du fond de leur chambre, les réclament en silence.

  • L'après-pays

    Mai Der Vang

    • Mémoire d'encrier
    • 31 Mai 2021

    Recueil de Mai Der Vang, traduit par Marc Charron

    Résumé
    L'après-pays revient sur les traces des Hmong du Laos à travers l'histoire d'une famille de réfugiés. Mai Der Vang lève le voile sur la guerre et ses atrocités. Sa poésie résonne avec les chants chamaniques des ancêtres.

    Extrait
    Lorsque les funérailles évoqueront
    Les repas agrestes de mes ancêtres paternels,
    Les broderies en point de croix du côté de ma mère
    Alors je me présenterai devant vous
    Vêtue de mon armure de terre,
    Prête à vous écouter chanter mon histoire

    Point de vue de l'auteure
    L'après-pays. J'écrivais toutes ces images, toutes ces descriptions de paysages, et tous ces endroits oubliés, ces lieux de désolation, cette terre tombée en ruine. J'explorais l'idée de l'après-pays dans ses multiples visages. L'après-pays du réfugié qui a dû quitter sa terre natale, et ce qui reste de cette terre. L'après-pays de ces terres qui ont vécu la guerre. Et il y a bien sûr l'après-pays de l'esprit.

    Le corps du réfugié. Mes parents se sont réfugiés aux États-Unis au début des années quatre-vingt. Je suis née à Fresno, en Californie. Si mes parents étaient restés un an de plus, je serais née dans les camps de réfugiés. J'ai échappé aux atrocités de la guerre. Je sens vivement cet écart entre leur expérience et la mienne. C'est sans doute pourquoi je pense tellement au corps, parce que mon corps n'a jamais été là.

    Le chamanisme. Arrivés aux États-Unis, mes parents ne se sont pas convertis au christianisme. Ils ont continué à pratiquer le chamanisme, une manière très ancienne de voir le monde, de penser le corps et l'esprit, et la relation entre les deux. Les Hmong croient que votre esprit voyagera longtemps après la disparition de votre corps, que votre esprit cherchera toujours à retrouver la terre des ancêtres. C'est ce que j'ai tenté de faire. Comprendre ce voyage que l'esprit entreprend pour retrouver les ancêtres et renaître à nouveau.

    L'auteure
    Née et élevée à Fresno, en Californie, Mai Der Vang est poète et professeure en création littéraire. Afterland (L'après-pays), son premier livre, lui a valu le prix Walt Whitman en 2016.

    Débuts des plus prometteurs d'une poète américaine, selon The New Yorker

  • Kuessipan

    Naomi Fontaine

    • Mémoire d'encrier
    • 19 Septembre 2017

    "J'aimerais que vous la connaissiez la fille au ventre rond. Celle qui élèvera seule ses enfants. Qui criera après son copain qui l'aura trompée. Qui pleurera seule dans son salon, qui changera des couches toute sa vie. Qui cherchera à travailler à l'âge de trente ans, qui finira son secondaire à trente-cinq, qui commencera à vivre trop tard, qui mourra trop tôt, complètement épuisée et insatisfaite. Bien sûr que j'ai menti, que j'ai mis un voile blanc sur ce qui est sale."

    Un récit sans concession. La justesse du ton et de la voix. La parole belle, féconde et vraie. L'extrême humilité d'une réserve amérindienne. Des vies échouées au large d'une baie. La grandeur d'un peuple oublié. La condition humaine. Et une prose lumineuse.

  • Les villages de Dieu

    Emmelie Prophete

    • Mémoire d'encrier
    • 18 Novembre 2020

    «Un roman exceptionnel. Le meilleur livre sur Haïti. Le plus fort, le plus juste, et peut-être le mieux écrit.» Dany Laferrière

    Résumé
    Retranchées dans des cités qui tirent leur nom de la légende biblique - Puissance Divine, Bethléem - des gangs de bandits pillent, violent et assassinent, en toute impunité. Celia, adolescente, cherche à survivre, tantôt en se prostituant, tantôt en faisant la chronique des femmes de la cité sur les réseaux sociaux, où elle devient influenceuse. Les villages de Dieu dit l'effondrement et la banalité du mal dans cette ville de Port-au-Prince livrée à ses démons.

    Extrait
    Je n'avais pas peur. J'étais habituée au bruit des armes. J'ai grandi dans cette cité où jamais il n'y avait eu de trêves, où la mort circulait à midi comme à minuit. Grand Ma était morte il y a neuf mois, de peur. C'était un soir particulièrement difficile d'un dimanche qui avait calmement commencé, jusqu'à ce que la rumeur circule que des gars du gang de Makenson avaient sifflé sur le passage de la copine d'un des membres influents de celui de Freddy alors qu'elle revenait de l'église. Les deux gangs qui faisaient la loi dans la Cité n'étaient jamais à court de provocations mutuelles, mais il n'y avait jamais eu, jusqu'à ce dimanche soir, d'affrontement direct. Je me rappellerai toujours les yeux exorbités de ma grand-mère, ses mains qui serraient fort mon poignet, et moi qui criais : « Grand Ma, tu me fais mal ! » Elle avait dit dans un râle : « Cécé, Célia, mon enfant, pitit mwen, Cécé, je sens que mon coeur va exploser, je vais mourir. »

    L'auteure
    Née à Port-au-Prince, Emmelie Prophète est romancière poète, et journaliste. Son oeuvre est publiée aux éditions Mémoire d'encrier.

  • Qu'as-tu fait de mon pays? Tanite nene etutamin nitassi?

    An Antane Kapesh

    • Mémoire d'encrier
    • 26 Août 2020

    Qu'as-tu fait de mon pays? Tanite nene etutamin nitass?
    Écrit par An Antane Kapesh
    Édité et préfacé par Naomi Fontaine
    Traduit par José Mailhot

    Qu'as-tu fait de mon pays ? Comprendre l'histoire coloniale

    Résumé
    Après Je suis une maudite Sauvagesse o Eukuan nin matshi-manitu innushkueu (2019), Mémoire d'encrier met en lumière le deuxième ouvrage d'An Antane Kapesh Qu'as-tu fait de mon pays ? o Tanite nene etutamin nitassi ?, qui dénonce les abus du système colonial et les catastrophes de la colonisation chez les Premières Nations.

    L'Enfant a tout appris de son grand-père pour vivre dans le bois. Une fois son aïeul décédé, l'Enfant voit arriver une ribambelle de Blancs (marchands, missionnaires, docteurs, dentistes, etc.), qui pillent tout : son territoire, sa culture et même sa langue.

    Dans ce conte philosophique, Kapesh montre les multiples visages du colonialisme blanc et la violence infligée aux Innus.

    Extrait de la préface de Naomi Fontaine
    An Antane Kapesh, la première auteure innue, était âgée déjà lorsque elle a entrepris d'écrire. Dans cette deuxième oeuvre, elle agit comme interprète. Elle explique le monde tel qu'il était avant la colonisation. Puis comment, un geste à la fois, les colonisateurs ont transformé les manières de vivre des Innus. Elle se fait l'interprète de la forêt et de ceux qui ont subi l'histoire coloniale dans leur chair et leur dignité.

    Qu'as-tu fait de mon pays ? est la promesse que ce qui est perdu peut aussi être retrouvé.

    L'auteure
    Née en 1926 dans le Grand Nord, la vie d'An Antane Kapesh bascule en 1953 lorsque le gouvernement déracine sa famille de ses terres. Commence alors son long combat pour la préservation des territoires, de la culture et de la langue des Innus. Ses livres Je suis une maudite Sauvagesse / Eukuan nin matshi-manitu innushueu (paru pour la première fois en 1976) et Qu'as-tu fait de mon pays ? / Tanite nene etutamin nitassi ? relatent sa vie et sa pensée sur l'histoire des Innus. Mère de huit enfants, elle décède à Sept-Îles en 2004. Gardienne de la pensée innue, elle est une source d'inspiration pour les écrivains autochtones.

    An Antane Kapesh : la première écrivaine innue

  • Le K ne se prononce pas

    Souvankham Thammavongsa

    • Mémoire d'encrier
    • 24 Mars 2021

    Prix Giller 2020
    L'un des livres incontournables de 2020, selon la revue Time Magazine, le
    New York Times et les revues Salon, The Millions et Vogue.

    Résumé
    Un jeune homme peint des clous au salon de coiffure du quartier. Une femme plume des poules dans une usine de transformation alimentaire. Un père emballe des meubles destinés à des maisons qu'il n'aura jamais les moyens d'habiter. Une femme au foyer apprend l'anglais en écoutant des téléromans.

    Souvankham Thammavongsa donne voix à des personnages qui luttent pour gagner leur vie, fait résonner leurs espoirs, leurs déceptions, leurs amours, leurs actes de résistance et surtout leur quête d'appartenance. Écrites avec compassion et ponctuées d'humour et d'ironie, ces nouvelles célèbrent ceux et celles qui tentent de trouver leurs repères loin de chez eux, ces ouvriers essentiels qui travaillent dans le bas ventre du monde. Avec une prose libre et intime d'une puissance inouïe, l'auteure dresse un portrait inoubliable d'enfants bienveillants, d'hommes blessés et de femmes fébriles pris entre cultures, langues et valeurs. Des personnages qui désirent la vie. Et dans ces nouvelles, ils vivent brillamment. Férocement.

    Tendre et farouchement vivant, le livre Le K ne se prononce pas présente Souvankham Thammavongsa comme l'une des voix les plus innovatrices de sa génération.

    Extrait
    L'enfant se mit à lire. Tout alla bien jusqu'à ce qu'elle arrive à ce mot. Il n'avait que cinq lettres, mais il aurait tout aussi bien pu en avoir vingt. Elle le prononça comme l'avait fait son père, mais elle sut qu'elle avait faux car Miss Choi ne tourna pas la page. Au lieu de cela, elle pointait le mot en tapant sur la page comme si par magie la bonne prononciation se ferait entendre. Mais l'enfant ne savait pas comment le prononcer.

    Tap. Tap. Tap. Une fille aux cheveux jaunes finit par s'écrier : « C'est knife ! Le k ne se prononce pas », levant les yeux au ciel comme s'il n'y avait rien de plus facile au monde.

    L'auteure
    Née dans un camp de réfugiés laotien à Nong Khai, en Thaïlande, et établie à Toronto, où elle a grandi, Souvankham Thammavongsa est l'auteure de trois livres de poésie. Lauréate du Prix d'O. Henry, elle a été artiste en résidence à la résidence Yaddo aux États-Unis. Elle a présenté son oeuvre au Musée Guggenheim de New York. Le K ne se prononce pas lui a valu le Prix Giller en 2020.

  • Les immortelles

    Makenzy Orcel

    • Mémoire d'encrier
    • 30 Mai 2017

    Que sont devenues les immortelles, ces prostituées de la Grand-Rue, qui font un métier d'amour, de chair et de désirs,
    après le séisme du 12 janvier ayant dévasté Haïti ?

    « Il est rare de rencontrer dans une première oeuvre une vigueur et un souffle qui annoncent la naissance d'un grand auteur. »
    Alain Mabanckou, Jeune Afrique

    « Il faut rendre grâce à Makenzy Orcel pour ce roman si dense, qui entrelace en peu de mots l'amour, la mort, le deuil, le désir, la misère, la maternité. »
    David Fontaine, Le Canard enchaîné

    « Ce roman est une véritable fulgurance. »
    Marianne Payot, L'Express

  • Le chant de corbeau

    Lee Maracle

    • Mémoire d'encrier
    • 23 Janvier 2019

    Résumé
    L'épidémie de grippe asiatique des années 1950 atteint la Colombie-Britannique et ravage la communauté. Les Autochtones sont livrés à eux-mêmes et les médecins
    blancs négligent de les soigner. La jeune Stacey, sa mère et les autres femmes du clan de Loup se serrent les coudes, enterrent leurs morts, à l'ombre de la prophétie de Corbeau : « Les grandes tempêtes façonnent la terre, font éclore la vie, débarrassent le monde de tout ce qui est vieux pour faire place au neuf. Les humains appellent ça des catastrophes.
    Ce sont juste des naissances. »

    Extrait de la préface
    Si nous ne sommes pas les bons sauvages dépeints par les écrivains romantiques, nous ne sommes pas non plus les brutes que décrivent certains auteurs racistes. Une
    tradition qui fait encore partie de notre vie aujourd'hui, c'est de parler aux arbres, aux plantes, aux poissons et aux autres animaux, et plus particulièrement à Corbeau
    et à Cèdre.

    L'auteure
    Née en 1950, Lee Maracle, auteure issue de la communauté Stó:lo, en Colombie-Britannique, est l'une des grandes voix de la
    littérature des Premières Nations.

    Traduit de l'anglais par Joannie Demers

  • Le chant de celia

    Maracle Lee

    • Mémoire d'encrier
    • 30 Août 2021

    Il y a une certaine impuissance au fait d'être témoin.
    Plus personne ne vient ici à part moi. On dirait que je ne peux m'empêcher de revenir dans ce lieu où tout le monde est mort.

    Résumé
    Doué du pouvoir de se métamorphoser afi n de fouiner dans les histoires des gens et d'écouter les chants secrets de la forêt, Vison connaît tout de l'origine du mal qui s'abat sur Celia et le village nuu'chalnulth de la côte du Pacifi que. Tout s'effondre depuis que le pacte entre les animaux et les humains a été rompu. Celia possède un don de voyance, mais elle doute de ses capacités. Sa vie est faite d'incertitudes ; son mariage a échoué et son fi ls unique, Jimmy, s'est suicidé. Habitée par une vision horrible du passé, elle vit dans la maison de sa grand-mère, où elle s'accroche à un reste de réconfort. Son univers est ébranlé par l'agression de Shelley, une toute petite fi lle. La communauté s'unit, renouant avec la tradition des ancêtres, pour sauver l'enfant et la mettre sur le chemin de la guérison. Surgit alors le serpent à deux têtes pour le meilleur et pour le pire.

    L'autrice
    Née en 1950, Lee Maracle est l'une des grandes voix de la littérature des Premières Nations. Romancière, poète, essayiste, elle a publié chez Mémoire d'encrier Le chant de Corbeau (2019).

  • Pour l'amour du multilinguisme

    Tomson Highway

    • Mémoire d'encrier
    • 20 Mars 2019

    Résumé
    « Ne parler qu'une langue... c'est comme vivre dans une maison avec une seule fenêtre », c'est ce que dit Tomson Highway. Dans son livre A Tale of Monstrous Extravagance : Imagining Multilingualism, l'auteur s'interroge sur la force avec laquelle les mots peuvent illuminer notre monde. Depuis sa naissance légendaire dans un banc de neige dans le nord-ouest du Manitoba à son illustre carrière artistique, il démontre que le cri, le déné, le latin, le français, l'anglais, l'espagnol, le brésilien, le portugais et le langage universel de la musique ont élargi les horizons de sa vie.

    Échos de presse
    « Conteur incomparable avec un talent pour l'exagération si grand que vous croirez qu'il dit toujours la vérité, Highway explique comment il a ajouté le déné, l'inuktitut, le latin, l'anglais, le français et un peu d'espagnol à son lexique. Apprendre de nouvelles langues tard dans sa vie est difficile, mais Highway nous encourage à laisser le pouvoir du langage élargir notre monde. »
    Dianne Meili, Alberta Views

    « Une lecture délirante. »
    CBC Books

    « Une tournée humoristique à travers les langues et les communautés qui ont formé ce dramaturge, romancier et musicien en tant que personne. »
    Quill & Quire

    L'auteur
    Tomson Highway est dramaturge, écrivain, compositeur et pianiste de réputation internationale. Né en 1951 dans le nord du Manitoba, il est considéré comme l'un des créateurs autochtones les plus importants au Canada. Deux de ses ouvrages ont fait l'objet d'une traduction française : son roman Champion et Oneemeetoo (2004) et sa pièce de théâtre Dry Lips devrait déménager à Kapuskasing (2009), parus aux Éditions Prise de Parole.

  • Annie muktuk et autres histoires

    Dunning Norma

    • Mémoire d'encrier
    • 10 Mars 2021

    Nouvelles de Norma Dunning
    Traduit de l'anglais par Daniel Grenier

    Annie Muktuk, les hommes la désirent et se l'arrachent. Elle règne avec sa beauté légendaire et sa gloire chimérique sur le petit monde d'Igloolik. Des visages hauts en couleur prennent aux tripes. Josephee, se fiant à la ruse des Esprits, amène sa femme Elipsee sur le territoire dans l'Arctique pour la guérir du cancer. Husky, agent de la Compagnie de la Baie d'Hudson, vit rondement avec ses trois épouses, Tetuk, Alaq et Keenaq jusqu'au jour où ils partent ensemble en vacances dans le sud. Ces récits drôles et crus disent le racisme, l'aliénation, mais aussi la tendresse, le sexe et l'humour. Annie Muktuk touche au coeur de ce que signifie être inuit.

    Extrait
    J'ai appris quelques trucs importants au cours de mes trente et quelques années de vie. Ne tombe pas en amour. Baise-les lentement. Baise-les fort. Et ne les baise jamais deux fois. Le sexe, c'est ma matière forte. Ça me donne de la puissance. Ça m'apporte un étrange réconfort.

    Prix et distinctions
    o Prix littéraire Danuta Gleed 2017-2018 ;
    o Livre de l'année INDIEFAB 2018 (nouvelles) ;
    o Prix Howard O'Hagan 2018 pour la nouvelle ;
    o Classé 7e parmi les 99 meilleurs livres de 2017 du quotidien National Post.

    L'auteure
    Romancière inuit, Norma Dunning écrit les légendes de ses ancêtres et creuse les chemins de son identité. Elle vit à Edmonton où elle enseigne les savoirs autochtones. Acclamé par la critique, Annie Muktuk est son premier livre.

  • Nous ne trahirons pas le poème

    Rodney Saint-Eloi

    • Mémoire d'encrier
    • 7 Août 2019

    Résumé

    L'ancêtre parle, invoque terre, ciel, océan. De multiples voix résonnent; le poème se joue, tambour, espérance et acte de foi. Rien n'est trahison dans cette traversée. Tout porte vers l'incandescence, lumière de nos humanités.

    Extrait
    pour ma défense
    je dirai que je suis poète
    les mots m'ont précédé
    je n'ai pas tété ma mère
    je n'ai pas connu mon père
    j'habite loin de mon île
    mon ventre n'est pas mon ventre
    je n'étais pas convié à ma naissance

    L'auteur
    Poète, écrivain, essayiste, éditeur, né à Cavaillon (Haïti), Rodney Saint-Éloi est l'auteur d'une quinzaine de livres de poésie, dont Je suis la fille du baobab brûlé (2015, finaliste au prix des Libraires, finaliste au Prix du Gouverneur général), Jacques Roche, je t'écris cette lettre (2013, finaliste au Prix du Gouverneur général). Il est l'auteur de l'essai Passion Haïti (Septentrion, 2016). Le prestigieux prix Charles-Biddle lui a été décerné en 2012. Il a été reçu en 2015 à l'Académie des lettres du Québec et en 2019 à l'Ordre des arts et des lettres du Québec. Il dirige la maison d'édition Mémoire d'encrier qu'il a fondée en 2003 à Montréal.

  • Blanche

    Catherine Blondeau

    • Mémoire d'encrier
    • 4 Mars 2021

    Blanche est l'histoire d'une femme qui découvre un jour qu'elle est blanche dans le regard des autres. Comme elle sait très bien qu'on ne saurait réduire un être humain à la couleur de sa peau, elle s'interroge. Que signifie être Blanche dans le monde tel qu'il va? Elle arpente l'univers des penseurs et artistes du monde noir. Elle écrit, hésitante et fragile, son chemin d'humanité.

    Point de vue de l'auteure
    Blanche est dédié à « toutes celles qui se reconnaitront ». Je crois que ce livre s'adresse d'abord aux femmes blanches, celles qui ont fait la même expérience que moi et ne savent pas que faire de cette chose qui leur est arrivée. J'aimerais que Blanche les aide à sortir de la culpabilité ou de l'empathie tapageuse où cette prise de conscience a pu les enfermer. Blanche s'adresse aussi à toutes celles et ceux (et ils.elles sont nombreux.ses) qui ne sont jamais posé la question de leur blancheur. J'aimerais les surprendre, leur faire découvrir un pan de l'expérience humaine dont ils ignorent tout (ce que ça fait de ne pas être blanc, ce que ça fait de vivre avec les autres quand on sait qu'on est blanc) et les inciter à s'interroger avec moi sur leur place dans le monde. Par extension, Blanche s'adresse à toutes celles et tous ceux que la question raciale intéresse, mais aussi à toutes celles et ceux qu'elle hérisse, puisque le livre aborde le sujet d'un point de vue blanc, mais sans intention défensive, et qu'il tente honnêtement, par le récit et par le dialogue, de contribuer au débat sur la possibilité d'un universel humain.

    L'auteure
    Catherine Blondeau vit à Nantes où elle dirige le théâtre Le Grand T. En 2019, elle a publié chez Mémoire d'encrier son premier roman Débutants.

  • Mère à mère

    Sindiwe Magona

    • Mémoire d'encrier
    • 2 Octobre 2019

    Traduit pour la première fois en français, Mère à Mère, est l'un des plus grands livres sud-africains.

    Traduit de l'anglais par Sarah Davies Cordova

    Résumé
    Grand roman de l'apartheid où violence et beauté demeurent l'héritage de l'histoire. Sindiwe Magona signe un récit bouleversant sous forme de lettre. L'Afrique du Sud y est racontée tout en nuances, complexité et passion.

    Extrait de la postface de Véronique Tadjo
    « Elle dit : « Mon fils a tué votre fille ». Et c'est cette affirmation d'une simplicité terrifiante qui ouvre le livre. Histoire douloureusement vraie, racontée avec sensibilité et empathie par Sindiwe Magona. Une voix authentique. »

    Échos de presse
    « La réussite de Mère à Mère réside dans le fait que Sindiwe Magona ait pu concilier amour et souffrance. Par sa dimension humaine, le roman échappe à la terrible impasse du passé et du présent et ouvre une lueur d'espoir pour l'avenir. »
    André Brink

    L'auteure
    Née en 1943 à Umtata, dans la région rurale du Transkei en Afrique du Sud, a grandi à Gugulethu, township proche du Cap, Sindiwe Magona est la première écrivaine sud-africaine noire de sa génération. Autobiographe, poète, dramaturge, romancière, elle écrit en anglais et en xhosa, l'une des 11 langues officielles de l'Afrique du Sud. Elle détient une maîtrise en travail social de Columbia University (New York), elle y a vécu et travaillé à l'Onu ; elle a pris une part active dans la lutte contre l'Apartheid jusqu'à sa retraite en 2003. Féministe engagée, Magona par son travail d'écrivaine, résiste pacifiquement à la domination raciale et sexiste. Sindiwe Magona vit actuellement au Cap, en Afrique du Sud.

  • Un thé dans la toundra

    Joséphine Bacon

    • Mémoire d'encrier
    • 11 Octobre 2013

    Joséphine Bacon, nomade de la toundra, nous fait parcourir, à la lumière du poème, des territoires inconnus. Gaston Miron, Saint-Denys Garneau et Paul
    Chamberland ont nommé Terre Québec ; Joséphine Bacon élargit le pays en nous initiant à la toundra et aux douces chansons de l'infini. L'horizon est offert
    avec tant de grâce et de naturel que nous lui sommes à jamais redevables de nous rappeler à l'essentiel : beauté, simplicité et volupté.

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