Mémoire d'encrier

  • Blanche est l'histoire d'une femme qui découvre un jour qu'elle est blanche dans le regard des autres. Comme elle sait très bien qu'on ne saurait réduire un être humain à la couleur de sa peau, elle s'interroge. Que signifie être Blanche dans le monde tel qu'il va? Elle arpente l'univers des penseurs et artistes du monde noir. Elle écrit, hésitante et fragile, son chemin d'humanité.

    Point de vue de l'auteure
    Blanche est dédié à « toutes celles qui se reconnaitront ». Je crois que ce livre s'adresse d'abord aux femmes blanches, celles qui ont fait la même expérience que moi et ne savent pas que faire de cette chose qui leur est arrivée. J'aimerais que Blanche les aide à sortir de la culpabilité ou de l'empathie tapageuse où cette prise de conscience a pu les enfermer. Blanche s'adresse aussi à toutes celles et ceux (et ils.elles sont nombreux.ses) qui ne sont jamais posé la question de leur blancheur. J'aimerais les surprendre, leur faire découvrir un pan de l'expérience humaine dont ils ignorent tout (ce que ça fait de ne pas être blanc, ce que ça fait de vivre avec les autres quand on sait qu'on est blanc) et les inciter à s'interroger avec moi sur leur place dans le monde. Par extension, Blanche s'adresse à toutes celles et tous ceux que la question raciale intéresse, mais aussi à toutes celles et ceux qu'elle hérisse, puisque le livre aborde le sujet d'un point de vue blanc, mais sans intention défensive, et qu'il tente honnêtement, par le récit et par le dialogue, de contribuer au débat sur la possibilité d'un universel humain.

    L'auteure
    Catherine Blondeau vit à Nantes où elle dirige le théâtre Le Grand T. En 2019, elle a publié chez Mémoire d'encrier son premier roman Débutants.

  • Ayiti

    Roxane Gay

    Par l'auteure de Bad Feminist

    Dans Ayiti , Roxane Gay rompt avec les stéréotypes et les idées fausses
    sur les Haïtiens et les Américains d'origine haïtienne.

    Traduit de l'anglais par Stanley Péan

    Résumé
    Ayiti rassemble quinze récits de Roxane Gay explorant les expériences de la diaspora haïtienne en Amérique du Nord. Gay n'hésite pas à critiquer ni à montrer comment les malheurs d'Haïti attirent les médias. C'est une langue crue, pleine d'audace et de saveurs, qui raconte Haïti.
    Un couple marié veut quitter le pays en bateau pour l'Amérique. Une jeune femme se procure un philtre d'amour vaudou pour piéger un camarade de classe. Une mère emmène un soldat étranger chez elle comme pensionnaire (de son lit !). Et une femme, qui déménage plus tard en Amérique pour une nouvelle vie, conçoit une fille au bord d'une rivière en fuyant un massacre terrifiant...

    Échos de presse
    « S'appuyant sur sa propre expérience de diaspora, Roxane Gay montre la complexité de l'identité haïtienne en Amérique. »
    Financial Times, Best Books of 2018

    « Gay offre l'image d'une Haïti honnête, vivante, respirante, et non statique ni condamnée. Ayiti donne aux lecteurs et aux lectrices une perspective plus nuancée du pays que la vision simpliste des nouvelles télévisées et d'Internet. Le livre attire notre attention de deux manières. Premièrement, il nous fait réaliser que nous sommes complices de l'idée qu'Haïti est une nation où dominent destruction et pauvreté. Deuxièmement, et peut-être avec plus d'impact, le livre suggère que la tragédie et la beauté ne s'excluent pas mutuellement, qu'en fait, ces deux réalités peuvent partager un espace compliqué. »
    Necessary Fiction

    L'auteure
    Roxane Gay, née en 1974, est une auteure, professeure et éditrice américaine d'origine haïtienne. Ayiti a été publié en anglais en 2011.

    Roxane Gay est l'auteure du best-seller Bad Feminist.

  • Tisser

    Raharimanana

    L'art de tisser l'humanité

    Résumé
    Récit de l'auteur malgache Raharimanana qui entremêle légendes, mythes fondateurs et réalités contemporaines. Soucieux de restituer la mémoire trop souvent trahie par les récits, l'auteur revisite les luttes de libération, les formes de résistance et d'utopie. Il met en place une cosmogonie où tout se tisse dans une diversité de voix, de perspectives poétiques et politiques, rassemblant des formes singulières d'écriture et de transmission de la parole.

    Un enfant mort-né raconte la genèse du monde. Il fait appel aux mythes pour dire les dérives totalitaires et la quête de liberté. Fable contemporaine qui rétablit la relation entre les temps, passé et présent, les ancêtres et le monde contemporain, l'Esprit et le réel, le récit se donne à lire comme fibres à tisser l'humanité.

    Extrait
    Je vous viens d'un récit violent, de nombre de pays, d'un récit traversé et clivé par l'esclavage, la colonisation et la mondialisation. Vous qui vivez maintenant, vous qui me devinez là, en vous, semblant déjà familier car chuchotant en vos veines le tumulte des époques, celles passées, et celle dite actuelle - l'époque n'a aucun sens pour moi, l'actualité, le présent, moi qui serpente à travers les cours de la vie comme on serpente à travers les ruisseaux, la source est la finalité, la mer retourne dans les entrailles de la montagne, je confirme, une époque des idéaux mis à terre au profit des armes et de l'argent, sous le cynisme du monde qui se proclame développé, dans le rire des accapareurs de pouvoir qui se drapent de morgue et se proclament maîtres de la cité, maîtres de la Bourse, maîtres du culte ou de tout autre maillage collectif.

    Point de vue de l'auteur
    Tisser, c'est le récit de la vie. La vie faite de plusieurs fibres, chaque fibre ayant sa nature, sa force, mais unie à d'autres, forme le tout, le motif, le sens, la force, la délicatesse. Tisser, c'est se connaître comme fibre, et accepter de se lier à d'autres pour une existence plus vaste. Tisser pour moi, c'est avoir cette hauteur de vue, prendre soin de chaque fibre, chaque fil tout en se projetant sur le tissu à réaliser.

    L'auteur
    Raharimanana est né en 1967 à Antananarivo, Madagascar. Il y réside jusqu'à l'âge de 22 ans. Poète, romancier et homme de théâtre, il vit en France où il s'engage dans cette écriture de la mémoire qui met en récit légende et réalité.

  • Une enfance sénégalaise: itinéraires et personnages de la vie quotidienne défilent au gré des jours. Des villes et des quartiers s'offrent à nos yeux étonnés. Au-delà du sentiment géographique, des êtres touchent par leur vérité. Beauté, humour, tendresse, sobriété et simplicité... Comme si l'enfance était un royaume.

  • Chair interdite, le sexe des femmes attise le désir autant que la haine, la convoitise autant que la peur. Neuf femmes
    haïtiennes, urbaines, contemporaines et jeunes tentent de dire les maux/mots tracés au scalpel dans le corps des femmes.
    Yanick Lahens

    Nous sommes ensemble, Écorchées vivantes, nues ; nous léchons, debout, nos blessures. Saleté, petitesse, actes
    manqués, drames faciles, bourreaux oubliés, rapports de corps et d'oppression, prostitution déclarée, attentat sur nos chairs et nos esprits jusqu'à voir en nous rien que des objets de désir.
    Martine Fidèle

  • Arabe et musulman, Adel s'installe au Québec. Enthousiaste, ouvert et amoureux, il désire faire sa place dans la société malgré les nombreux obstacles rencontrés. La philosophie et la poésie l'accompagnent dans sa quête. Comment devient-on citoyen ? Doit-on effacer les traces de son parcours ? L'amour sauvera-t-il Adel ?

  • Seymour Mayne porte un regard tendre sur les travers et grandiloquences d'une galerie de personnages issus des
    communautés juives de Montréal et de l'Outaouais. Tout est travaillé avec espièglerie et humour. Un vol de canapé,
    une pénurie de whisky, les plumes d'édredon d'une vieille tante polonaise, une histoire de tallith perturbant la prière,
    le cercle d'ambitieux homonymes Seymours International, un oncle fugueur et les lubies d'une cousine débarquée de
    Tel-Aviv. Le vieux canapé bleu : sept récits truculents, colorés par les sonorités yiddish.

  • Portraits et scènes de vie prennent, sous la plume de Boubacar Boris Diop, la forme d'un rendez-vous avec l'histoire. Un regard simple et vrai sur les gens et les choses.
    Conçues entre 1998 et 2012, les nouvelles réunies dans La nuit de l'Imoko témoignent de la cohérence de l'univers littéraire de l'écrivain sénégalais. Au-delà de la déroute des sociétés africaines, il y donne à voir les tourments d'êtres à la dérive, pris au piège de leurs délires. Loin de de toute vaine luxuriante, ces récits sans fards ni artifices sont ceux d'un observateur lucide et désabusé de notre époque.

  • Des jeunes se lancent sur la route, fuyant le monde dessiné pour eux. Ils se perdent dans les bois, inondent les rues et les partys. Ils courent leur révolte, crient leur camaraderie. Fuites mineures est un chant sauvage qui éclate frontières et horizons. Une aventure où priment le corps, l'oral et l'instinct. Avec ce récit fougueux, une voix s'affirme. Un Mahigan à son meilleur.

  • Résumé
    José (Shushei) Mailhot, une Blanche chez les Innus, apprend leur langue et entre dans le cercle de leur vie. Un récit brûlant de vérité qui aide à comprendre la relation entre le Québec et les Premières Nations. Shushei au pays des Innus ouvre une fenêtre sur les communautés innues : leur langue, leur légende, leur culture. José Mailhot, traductrice d'An Antane Kapesh, témoigne de son apprentissage du monde.

    Extrait de la préface de Serge Bouchard
    1970. Une époque. Une bande à part. Nous ne savions pas que nous étions si « originaux ». Ensemble, nous avons découvert l'anthropologie, ensemble nous nous sommes initiés à la mise en lumière des savoirs traditionnels et des visions du monde du peuple innu. Nous étions jeunes tout simplement, passionnés et convaincus. José fut parmi mes modèles, aux premiers pas de nos grands voyages de recherche. J'arrive mal à m'imaginer le chemin parcouru depuis cinquante ans. Mythes, ethnohistoire, histoires de vie, langue, tout nous intéressait. Nous avons été les amis fidèles, les alliés consciencieux des communautés amérindiennes dans les années où elles en avaient vraiment besoin. En 1970, personne ne se souciait des « Indiens du Canada ». C'était le silence, l'ignorance, l'indifférence et, trop souvent, le mépris...

    L'auteure
    Née en 1943, José Mailhot est diplômée du Département d'anthropologie de l'Université de Montréal. Consultante et chercheure indépendante, elle a effectué de nombreux travaux de recherche sur la culture, la langue et l'histoire des Innus du Québec et du Labrador. Elle est l'auteure d'une monographie intitulée Au pays des Innus : Les gens de Sheshatshit (Recherches amérindiennes au Québec, 1993) et co-auteure d'un Dictionnaire innu-français (Institut Tshakapesh, 2012). Elle a traduit Je suis une maudite sauvagesse et Qu'as-tu fait de mon pays ? d'An Antane Kapesh, réédités par Mémoire d'encrier.

  • Anatomie de ma honte Nouv.

    Résumé
    Le pauvre, le criminel, le sauvage, le barbare. L'autre.
    Comment la langue fait d'une personne « l'autre » de quelqu'un ? Comment les corps sont-ils mis à part et vilipendés ?

    Nez, lèvres, yeux, cheveux, cul, os, peau, sang. C'est par cette déclinaison que Tessa McWatt aborde de front l'identité féminine, porteuse des blessures et des stigmates de la rencontre coloniale. Anatomie de ma honte incarne le Guyana aux prises avec les strates de son histoire : colonisation, anéan­tissement des Arawaks, esclavage et créolité. Tessa McWatt pose un regard percutant sur le corps de la femme racisée.

    Récit inédit qui interroge les idées sur la race, l'appartenance, la honte, le destin, le désir et l'identité. Tessa McWatt raconte avec la confiance et la force du vécu. QUILL AND QUIRE

    L'autrice
    Née au Guyana, Tessa McWatt écrit des romans, des livres jeunesse et des essais. Elle enseigne la création littéraire à l'Université de l'East Anglia. Elle a grandi à Toronto et vit actuellement à Londres.

  • Le romancier Gary Victor accompagne dans cette aventure fantastique neuf jeunes auteurs: Alfonce Marc Edwidge, Rose Taina Gachette, Jean Délino Gaspard, Glaude Japhet, Larissa Saskya Leroy, Djenika Mars, Paola Medjine Paul, Monestime Pierre Richard, Évains Wêche.

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