Mémoire d'encrier

  • Ce livre est un outil précieux pour comprendre les cultures
    et traditions noires et pour combattre les discriminations et le racisme.

    Ainsi parla l'Oncle, premier manifeste de la condition noire, a inspiré les auteurs du mouvement de la négritude. Jean Price-Mars y explore les traditions, les légendes du vaudou et l'héritage africain qui fondent les cultures noires.

    Rééditée dans un nouveau format, cette oeuvre monumentale a servi de bréviaire aux intellectuels des peuples noirs. Pour penser le monde, pour comprendre les mécanismes de l'aliénation, soit du « bovarysme culturel », Jean Price-Mars a mis en avant les traditions, les légendes populaires, le vaudou et tout l'héritage africain qui fondent les cultures noires.

    Ce qu'on en a dit:
    « Le plus célèbre essai de la littérature haïtienne. », Dany Laferrière

    « Au bout de ma quête, je devais trouver Alain Locke et Jean Price-Mars. Et je lus Ainsi parla l'Oncle d'un trait comme l'eau de la citerne, au soir, après une longue étape dans le désert, j'étais comblé... », Léopold Sédar Senghor

    « Ainsi parla l'Oncle (...) illumine de manière magistrale les efforts que nos pères ont dû accomplir pour entrer (et nous après eux) dans le cercle interdit de l'humanité. », Maryse Condé

    L'auteur
    Jean Price-Mars (1876-1969), médecin, ethnographe, diplomate, homme d'État, pédagogue et écrivain, est considéré comme le principal maître à penser haïtien du XXe siècle.

  • Revisitons le savoir-faire et le savoir-vivre de l'Afrique.

    Résumé
    Méditations africaines est un livre d'aphorismes et de sagesses. Une suite de
    formes brèves et concises qui invite à lire et à penser le monde à partir de l'Afrique.
    Auprès du fleuve de Saint-Louis du Sénégal, un être pense lentement au fil de l'eau.
    C'est à cet exercice de méditation que nous convie Felwine Sarr.

    Extrait
    La floraison d'un arbre est soutenue par la constance du tronc, le jaillissement d'un
    torrent par celle du rocher. Nous ne sommes pas seulement utiles là où nous nous
    sentons le mieux, ce serait réduire nos potentialités à nos goûts; ouvrir tous ses
    bras, c'est ce que permet toute (auto) discipline.
    />
    Extrait de la préface de Souleymane Bachir Diagne
    Felwine Sarr nous offre ici des pensées qui sont « pour lui-même» et donc pour
    tout homme « à qui rien de ce qui est humain n'est étranger». Elles n'ont pas
    de forme fixe, se présentant comme narration parfois, parfois comme le dessin
    rapide d'un caractère (un « archétype», dit Felwine, d'un portrait savoureux qu'il
    croque avec l'humour caustique d'un La Bruyère), le plus souvent comme un
    aphorisme, un concentré de signification, qui demande au lecteur de s'arrêter,
    de se réciter ces phrases (elles sont, de temps en temps, de véritables promesses
    de poèmes), de les ouvrir lentement pour leur faire déployer comme pétales les
    sens dont elles sont riches. De les faire revenir encore et encore à l'esprit. D'un
    mot: de les ruminer. C'est encore Nietzsche qui nous enseigne que méditer exige
    de s'instruire d'abord auprès des vaches de cet art suprême qui est celui de la
    rumination.

    L'auteur
    Écrivain et universitaire, Felwine Sarr est né en 1972 à Niodior. Il est l'auteur
    d'une oeuvre novatrice et inspirante. Il a publié Dahij (Gallimard, 2009), 105 Rue Carnot (Mémoire d'encrier, 2011), Afrotopia (Philippe Rey, 2016, Grand prix de la Recherche), Ishindenshin (Mémoire d'encrier, 2017) et Habiter le monde (Mémoire
    d'encrier, 2017). Il anime avec Achille Mbembe le grand rendez-vous intellectuel
    africain, Les Ateliers de la pensée, à Dakar. Considéré comme l'un des plus brillants
    penseurs de l'Afrique, Felwine Sarr est parmi les intellectuels les plus féconds dans
    le renouveau d'une pensée africaine « décolonisée »

  • Corps noir. Code noir.
    Esclavage. Colonisation.
    Identité. Exclusion.
    Nègres. Fantômes. Fantasmes.
    Mépris. Haine de soi.
    Race. Racisme. Différence.
    Moi. L'autre.
    Qui a inventé le corps noir ?

    Jean-Claude Charles ouvre de singulières perspectives en interrogeant le mythe du corps noir.

  • Cette anthologie est une plongée dans la culture et dans l'imaginaire des Premières Nations, des Métis et des Inuits.

    C'est aussi l'esquisse d'une pensée autochtone par les Autochtones. Pour un vivre-ensemble, pour échanger et établir la relation, commençons par découvrir la profondeur de ces histoires et de ces univers.

    Anthologie dirigée par Marie-Hélène Jeannotte, Jonathan Lamy et Isabelle St-Amand
    Traduction de Jean-Pierre Pelletier
    Préface de Louis-Karl Picard-Sioui

    Résumé
    Cette anthologie rassemble des points de vue d'écrivain.e.s et des textes théoriques. À la fois personnels et engagés, ces écrits montrent la richesse et la fécondité de la
    pensée autochtone. En plus de fournir des clefs pour la lecture et l'enseignement des
    littératures des Premières Nations, des Métis et des Inuits, ce livre permet de mieux comprendre les enjeux liés à leurs territoires, leurs cultures et leurs imaginaires. Ces voix invitent à penser le monde à partir des histoires qui nous fondent.

    Extrait de la préface de Louis-Karl Picard-Sioui
    « S'il y a une chose dont je suis certain, c'est que ce livre est un incontournable pour toute personne - autochtone ou allochtone - voulant se lancer dans l'étude des littératures autochtones... Ces pages sont riches en expériences concrètes, en théories
    et réflexions éthiques, critiques et philosophiques, et en précieux conseils pour tout chercheur s'approchant, trop souvent de façon bien naïve, de ce champ miné. À leur façon, ces textes racontent aussi des histoires. Des histoires d'humains qui, au creux de la nuit, tirent à bout portant des mots-flèches contre le grand mensonge colonial. Des histoires nous invitant à désapprendre pour mieux savoir. »

    Auteur.e.s
    Jeannette Armstrong, Thomas King, Lee Maracle, Gerald Vizenor, Drew Hayden Taylor, Sherman Alexie, Neal McLeod, Daniel Heath Justice, Renate Eigenbrod, Sam McKegney, Tomson Highway, Jo-Ann Episkenew, Emma LaRocque, Keavy Martin et Warren Cariou.

  • Esclavage. Racisme. Ségrégation. Appauvrissement, peur et haine des NoirEs. Une histoire du Canada. Un livre à lire absolument.

    Présentation
    La vérité a souvent un goût amer. Nous ne savons comment accepter nos histoires. Faut-il s'en tenir aux faits et dire la vérité ? Cet ouvrage monumental si richement documenté est précieux, il nous tire de l'oubli
    et du silence. Que savons-nous de l'esclavage au Canada ? Que savons-nous de la répression exercée sur les femmes et les hommes noirs ? Que savons-nous du racisme systémique ? Que savons-nous de la détresse des Autochtones, des sans-papiers, des personnes réfugiées ? Enfin fort peu... Parce que l'État construit et déconstruit les récits à travers les institutions. Les citoyen.ne.s sont ainsi condamné.e.s à reproduire une histoire qui nous échappe.

    L'édition originale anglaise de NoirEs sous surveillance. Esclavage, répression et violence d'État au Canada (Policing Black Lives : State Violence in Canada from Slavery to the Present, Fernwood 2017) a été nommée parmi l'un des « cent meilleurs titres de 2017 » par le Hill Times, et est en nomination pour le Atlantic Book Award.

    Échos de presse
    « Robyn Maynard remet en question les discours dominants sur le multiculturalisme et l'inclusion au Canada en exposant l'ancrage complexe des structures du racisme et des idéologies du genre dans l'histoire
    esclavagiste et coloniale. NoirEs sous surveillance ne devrait pas être lu seulement par celles et ceux qui s'intéressent aux histoires canadiennes et aux mouvements de justice sociale ; il s'adresse à toute personne interpellée par le potentiel abolitionniste et révolutionnaire du mouvement Black Lives Matter. »
    Angela Davis

    « Lecture franche et incisive du racisme au Canada qui profiterait à tous les Canadiens, qu'ils soient noirs, blancs, autochtones ou autres. » Winnipeg Free Press

    L'auteure
    Auteure, militante féministe, activiste noire, Robyn Maynard est l'une des voix les plus écoutées sur les enjeux de la race, du genre et de la discrimination au Canada.

  • Une nouvelle fenêtre s'ouvre sur les grands mouvements populaires des années 1960 et 1970 dans la Caraïbe. Que se passe-t-il durant ces révoltes à San Juan, à Kingston et à Pointe-à-Pitre ? Que reproche-t-on à ces Dreads abattus par la police à la Dominique ? Comment expliquer ces coups d'État fantasques à la Grenade et au Suriname ? Quelles résonances entre ces évènements isolés, la longue marche pour l'émancipation caribéenne et les trépidations du monde occidental : Mai 68 en France, Révolution tranquille au Québec, lutte pour les droits civiques aux États-Unis ; mais aussi éviction de De Gaulle et assassinat de Kennedy. Cet ouvrage revisite bien des idées reçues sur la Caraïbe, sur les liens entre socialisme et capitalisme, sur la finance, et sur quelques concepts creux de cette époque qui nous hantent toujours tels le développement, la crise économique, les théories du complot. Romain Cruse raconte une histoire populaire de la révolution caribéenne, en donnant à l'Histoire la force du vécu et du vivant. Le Mai 68 des Caraïbes est un petit manuel de la résistance.

  • Histoire du style musical d'Haïti représente l'ouvrage le plus considérable
    qui ait jamais été écrit sur la musique haïtienne et sur la diversité de ses pratiques. L'auteur y aborde les traditions paysannes - le vaudou, les instruments coutumiers, le conte chanté rural -, la musique populaire de danse urbaine, les genres et les formes de la musique classique.
    Écrire sur la musique d'un pays, c'est être attentif aux répertoires, aux instruments, aux conceptions du beau et de la création ainsi qu'aux moments charnières de l'histoire. Ouvrage fondamental pour découvrir et comprendre la musique des Haïtiens, Histoire du style musical d'Haïti
    conjugue recherche, analyse, anthologie et réflexion critique.

  • L'architecture maure survivant dans la Giralda de Séville, dans la Mezquita de Cordoue et dans l'Alhambra de Grenade m'a fait découvrir l'identité andalouse à travers les fantômes qui l'habitent. L'effet hypnotique de la pénombre des mosquées et des synagogues transformées en églises m'a révélé le souffle intérieur d'un pays. La musique de la guitare de flamenco a donné un rythme à mes promenades ethnographiques à travers les allées des
    anciennes médinas arabes et les ruelles des Juderias. J'ai marché dans les pas des écrivains possédés par l'esprit d'une ville, de Walter Benjamin évoquant les «galeries et passages » du « Paris, capitale du XIXe siècle » à Italo Calvino personnifiant ses « Villes invisibles » sous la figure de femmes aimées. Comme pour Joe Christmas, personnage de Faulkner, toutes les rues où j'ai déambulé se prolongent, en se confondant, dans une seule et même rue qui est sans fin.

  • De l'égalité des races humaines appartient au grand mouvement des idées
    anthropologiques, sociologiques, philosophiques, historiques, littéraires et
    morales de la fin du XIXe siècle et restera actuelle tant que le racisme ne sera pas éradiqué de nos sociétés.
    Ghislaine GÉLOIN, professeur

    Au courant littéraire esclavagiste du XVIIIe siècle, succéda celui raciste du XIXe. En réponse, les esclaves firent par les armes Haïti et leurs théoriciens défendirent par les livres la race noire. C'est dans cette continuité que trois hommes haïtiens se sont levés pour combattre les thèses racistes en cours : Hannibal Price, Louis-Joseph Janvier, Anténor Firmin. Ce dernier s'en prendra en 1885 au champion toutes catégories du racisme, Arthur de
    Gobineau, et à son Essai sur l'inégalité des races humaines (1855), dans ce livre au titre visionnaire : De l'égalité des races humaines, un incontournable des 100 classiques de la bibliothèque bicentenaire haïtienne.
    George ANGLADE, géographe et écrivain

  • L'ouvrage propose une réflexion critique à la fois sur la géographie et sur la région caribéenne comme elle a trop souvent été enseignée et décrite. Pour ce faire, cet espace est appréhendé à la fois dans sa globalité et dans le détail, au travers de nombreuses études de terrain menées par l'auteur durant les dix dernières années (Suriname, Haïti, Cuba, etc.). Le géographe Romain Cruse rejette ici d'emblée le mythe de la neutralité en sciences humaines, qui amène trop de chercheurs à décrire le monde qu'ils étudient du point de vue des classes moyennes occidentales. Fort des années passées dans les quartiers pauvres et les villages de pêcheurs de Trinidad, de la Dominique ou encore de la Jamaïque, il choisit volontairement d'adopter le regard des classes populaires caribéennes - regard à la fois inspiré des observations sur le terrain et fondé sur un travail de recherche minutieux dans les bibliothèques universitaires de la région. La Caraïbe ainsi décrite n'est donc ni un éden touristique, ni un modèle de libre-échange, ni une région de forte croissance économique. On découvre plutôt des sociétés profondément divisées selon des clivages ethniques et sociaux hérités du colonialisme, des bidonvilles abandonnés derrière des décors de carte postale, la manipulation des masses par les élites locales et les investisseurs étrangers, et un regard différent sur la condition caribéenne contemporaine. Une condition qui se nourrit d'un environnement particulier, d'une histoire singulière et de traits démographiques propres tels que la créolisation et le pluralisme.

  • L'État à réinventer...
    État faible. C'est le cas d'Haïti. Haïti n'est pas formellement sous tutelle, néanmoins les rapports de dépendance sont tels que l'ordre public, les décisions économiques et même les arbitrages électoraux sont réglés à partir de l'extérieur.
    La République Dominicaine qui partageait avec Haïti cette condition d'État faible s'est, en partie, ressaisie. Comment
    expliquer la faiblesse de l'État ? La situation est-elle condamnée à se dégrader ? Pour l'auteur André Corten,
    L'État faible est l'héritage de sociétés jetées précocement dans la mondialisation. En montrant la fracture radicale entre les élites, les classes moyennes et le peuple, Corten
    explique la complexité de la crise haïtienne. Une solution est donc aujourd'hui hors de portée. Quelle issue alors ?
    Une tutelle renforcée ? Ou une refondation en sortant la masse du peuple de son exclusion ?

  • Les chiens s'entre-dévorent... Indiens, Blancs et Métis dans le Grand Nord canadien, publié pour la première fois en 1977, nous interpelle encore. Les Autochtones, pauvres, marginalisés,
    parlent de leur existence. Cet ouvrage, résultat d'une enquête sur un projet de création de pipeline, présente leur point de
    vue : le combat pour la reconquête de leur voix, de leur corps, de leur territoire et de leur langage. Aujourd'hui plus que
    jamais, le monde est face à l'urgence de la condition autochtone dont le statut politique et la situation socioéconomique
    demandent à être repensés. Dans Les chiens s'entre-dévorent..., Jean Morisset montre la voie.

  • Avec Controverse cubaine entre le tabac et le sucre, Don Fernando Ortiz offre le grand livre de Cuba publié pour la première fois
    en français.

    Il a parfois été salué comme un pionnier des études africanistes, mais il a été plus que ça : il a été le Maître. Plus qu'un grand homme de science, il a été quelqu'un qui a mis la science au service de sa patrie, de l'humanité et des
    relations entre l'Afrique et l'Occident. La présence de Fernando Ortiz nous dominera toujours par sa volonté d'amour des hommes.
    Roger Bastide

    Peu d'hommes ont consacré une aussi longue période de vie à un idéal de solidarité et de fraternité humaines que Fernando Ortiz.
    Jean Price-Mars
    />
    Controverse cubaine entre le tabac et le sucre. Vous avez entre vos mains un ouvrage monumental. Fernando Ortiz est le premier
    à expliquer l'identité cubaine par la route du tabac et du sucre.
    Par le concept Transculturation, Ortiz a pu confronter données historiques et démographiques à des considérations géographiques.
    Il les a intégrées dans un ouvrage qui, inspiré d'une forme dialogique issue de la musique cubaine, propose une expérience de la diversité et de la traversée des cultures.
    Une véritable genèse qui éclaire de si belle manière les choses.

  • Images et mirages des migrations dans les littératures et les cinémas d'Afrique francophone évoque les thèmes de l'errance et de l'exil dans les productions littéraires et cinématographiques d'Afrique et de la diaspora. Comment se négocient les notions d'espace de soi versus espace de l'autre sur les plans culturels et professionnels? Dans ce rapport postcolonial, comment se vivent l'idéologie communautaire ou le fardeau familial des immigrants au contact de l'individualisme occidental? Quelles solutions sont proposées face aux questions de race, de citoyenneté, de légalité, d'égalité et de préférence épidermique? Au plan esthétique, quels sont les aspects de la représentation du migrant (comiques et dramatiques, esthétiques, etc.) qui sont privilégiés? Comment sont mises en scène les rencontres? Comment éviter les dérives identitaires sur fond de préjugés raciaux et culturels? Comment organiser le vivre-ensemble à l'ère de la mondialisation?
    Les auteurs interrogent-de Herzog à Sembène Ousmane, de Tahar Ben Jelloun à Dany Laferrière, d'Henri Lopès à Alain Gomis, de Mahmoud Zemmouri à Marie Binet- les espaces migrants, symboliques ou réels et leurs représentations.

  • Résumé
    Parlures régionales, formes non écrites, hybridées, dominées, colonisées, marginales, migrantes, illettrées, clandestines, domestiques... S'articulent ces langues subalternes, dévaluées, ces manières du quotidien, ces lieux de mémoire et de l'intimité. Elles persistent,
    migrent, opèrent une cartographie souterraine, portent la mémoire du continent et les traces de l'histoire coloniale. S'opèrent alors des pratiques de liberté, des audaces philosophiques et littéraires qui
    laissent la porte ouverte à tout ce qui est susceptible d'initier une « machine intime de décolonisation ».

    Extrait de l'introduction
    Tout en gardant les deux pieds solidement ancrés dans la matière foncièrement hybride de l'expression vernaculaire, continuum vivant auquel nous participons constamment et intensément sans pourtant y prêter attention, cet ouvrage invite au voyage, à l'hospitalité, à la curiosité et à une pratique de soi qui puissent initier une machine intime de décolonisation - un « autre métabolisme passé-futur »...

    Échos de presse
    Le brillant essai de Dalie Giroux, Parler en Amérique, trace l'esquisse d'un projet de société alternatif, celui de décoloniser les littératures et langues subalternes.
    André-Anne Côté, Impact Campus

    L'essai Parler en Amérique témoigne d'une réflexion théorique approfondie, qui est toutefois rendue de façon limpide et accessible. Il défend avec éloquence les langues marginales comme autant de fragments de mémoire collective et de formes de résistance au pouvoir.
    Camille Toffoli, Nouveau projet

    L'auteure
    Née à Lévis en 1974, Dalie Giroux enseigne la théorie politique à l'Université d'Ottawa.

  • Comment terrorisme et contre-terrorisme s'engendrent-ils mutuellement dans le face-à-face de deux folies guerrières? D'où vient cette passion de la violence? Gilles Bibeau analyse la manière dont le États souverains exercent leur droit de tuer et de mener la guerre au nom de la sécurité et de la paix. Il dénonce les dérives patriotiques, le nouage du politique, du religieux, du militaire, et déconstruit la mythe d'une violence s'exprimant à travers la course effrénée aux armements de plus en plus sophistiqués. De la guerre froide à la guerre anti-terroriste de Barack Obama, Généalogie de la violence dévoile les enjeux idéologiques, politiques, anthropologiques et éthiques que posent les procédures de construction de l'ennemi.

  • Ce texte propose aux lecteurs trois études sur la tranche d'histoire qui s'étend de 1915 à 1930, ou plutôt sur trois faits historiques importants de cette courte période marquée profondément par la grande blessure qu'a été pour le pays l'Occupation américaine. La première étude est consacrée à la Mission Fuller, dernier épisode de la longue série d'assauts diplomatiques du Grand Voisin, dans le cadre de sa politique interventionniste, prélude à l'occupation militaire. La seconde concerne la Convention haïtiano-américaine de 1915 qui nous fut imposée sous les baïonnettes de l'occupant et qui aura été la « grande Charte » de cette Pax Americana. Le dernier volet s'ouvre sur la Commission Forbes de 1930, événement majeur initiant le processus de la désoccupation et le compte à rebours vers ce qui a été appelé l'haïtianisation. Les « croulants », comme l'auteur de ces lignes, qui ont franchi depuis quelque temps le cap de la soixantaine, ont gardé certainement le souvenir ému de quelques faits saillants de cette fin d'occupation, comme l'arrivée de la Commission Forbes ou la cérémonie de rétablissement du bicolore, remplaçant le drapeau étoilé, au haut du Sémaphore. Quant aux jeunes qui n'ont souvent que de vagues notions de ce passé encore récent, il serait souhaitable que ces propos d'histoire, simples et sans prétention, puissent les inciter à de fécondes prospections dans notre patrimoine historique, riche par ailleurs, en exaltantes leçons de patriotisme et de vertus civiques.

  • Huit femmes, universitaires et intellectuelles, ont engagé la réflexion
    autour de la Charte, de l'avenir de la société et du vivre-ensemble.
    Elles inventorient attitudes, postures, dérives et discours identitaires.
    Elles dénoncent l'exclusion, l'arrogance et la discrimination, en questionnant les privilèges juridiques et administratifs que
    revendiquerait un groupe social au détriment des autres. Cet ouvrage touche de près la peur qui travaille le Québec d'aujourd'hui, et l'incapacité de nommer la crise de valeurs qui fractionne plus qu'elle ne rassemble. Elles font acte de pensée, de compassion et de solidarité.
    Elles proposent ce « diagnostic des dérives politiques et sociales... et offrent en partage cette parole » qui a le mérite de s'indigner.

  • Pour commémorer le dixième anniversaire de la mort d'Émile Ollivier (1940-2002), écrivain,sociologue, éducateur, le pari est lancé de révéler au grand jour le visage multiple de cet intellectuel passionné. Cet ouvrage retrace les paris, les combats, les questionnements, les pensées et le double enracinement - Québec et Haïti - ayant marqué cette trajectoire. Auteurs, universitaires, chercheurs et amis font découvrir les diverses facettes de l'oeuvre: exigence d'une écriture, paysages de l'exil, errance des êtres déplacés, échos du pays natal et du monde, et surtout ce fervent souci de la cité. Découvrons la complexité et la cohérence d'un univers. Émile Ollivier, le schizophrène heureux est présent parmi nous.

  • Dix-huit romanciers déclinent le multiple visage de l'Afrique.
    Cette Afrique dont on discerne les contours dans l'intimité de sa littérature pour aller droit au coeur des mythes, des histoires coloniale et postcoloniale, des guerres, des génocides, des exils.
    Perce également, en contrepoint des clichés ordinaires, l'implacable beauté des êtres et des choses : ces mots, ces
    paroles qui rendent conte...

  • Le féminin dans les lettres francophones est un complexe de métadiscours et de représentations parfois engagées, parfois ambivalentes, mais toutes très parlantes : ces rhétoriques pointent à l'horizon des
    nouvelles productions littéraires les enjeux d'une partie des littératures
    francophones où la femme - et subséquemment le féminin -, quitte le décor pour prendre la scène, et désavoue le rôle de la victime pour échanger le pilon contre le crayon.

  • Chantre de la négritude, Aimé Césaire est un maître de la poésie contemporaine, son oeuvre est capitale. Né en Martinique le 26 juin 1913, il est décédé le 17 avril 2008.

    Nègre fondamental, Aimé Césaire a deux patries, sa Martinique natale et la légendaire Haïti. Un séjour de six mois en 1944 au pays de Toussaint Louverture aura suffi à canaliser ses énergies cosmogoniques. Il vivra toute sa vie dans la sublime rencontre de cette terre, belle et magique, où la négritude se mit debout pour la première fois. Son oeuvre, chant ample et poignant, est marquée par cette saison en Haïti. Cet essai rend hommage à Césaire, à sa passion d'Haïti et de son peuple. Magistrale leçon de vie que cette poésie tellurique qui nomme les terres pour qu'elles soient au bout de leur matin gages de leur lumière.

  • À travers le rapport au territoire qu'elles convoquent, les oeuvres littéraires des Premiers Peuples nous invitent à repenser les fondements des sociétés américaines, québécoise dans notre cas, à partir de la perspective autochtone. Dans cet essai, Jean-François Létourneau définit une poétique du territoire inspirée par le travail d'écrivains autochtones. Ces derniers actualisent dans leurs textes des sensibilités qui s'enracinent dans l'histoire millénaire de l'Amérique. Ils convoquent une vision du monde en phase avec l'histoire et la culture de leur nation tout en renvoyant les lecteurs aux non-dits qui grèvent les sociétés américaines, notamment dans leur façon de concevoir le territoire.

  • « Un élargissement des frontières herméneutiques de la spatialité littéraire et
    cinématographique en francophonie constitue un important et nécessaire moment de réflexion que les études réunies dans ce volume veulent marquer. »

    Cet ouvrage est l'un des premiers travaux scientifiques consacrés aux littératures et aux cinémas francophones sous l'angle d'une géocritique postcoloniale. Développée au début des années 2000 autour des travaux de Bertrand Westphal, la géocritique est un nouveau champ d'étude de la représentation des espaces référentiels dans les narrations littéraires et non littéraires. Cet ouvrage en analyse les potentialités
    sémantiques dans les textes et les films francophones contemporains et montre comment des villes comme Dakar, Bizerte, Paris, Port-au-Prince, Libreville, Cyrthe ou le Cap révèlent de nouvelles topographies
    urbaines dont les formes architecturales et les histoires humaines sont reconstruites de manière surprenante dans les romans et les films francophones.

    Collaborateurs : Françoise Naudillon, Mbaye Diouf, Sihem Sidaoui, Obed Nkunzimana, Sada Niang, Whitney Bevill, Mouhamadou Cissé, Morgan Faulkner, Srilata Ravi, Josias Semujanga, Vincent Simédoh, Désiré Nyela, Kodjo Attikpoé, Lamia Mecheri.

empty