La découverte

  • Vingt ans après le 11 septembre 2001, le monde continue de connaître des soubresauts majeurs et de profondes recompositions de puissances. L'ordre international mis en place peu après la Seconde Guerre mondiale est remis en cause. La géopolitique et la géoéconomie permettent d'analyser ces changements, et c'est l'ambition de ce manuel que d'offrir les clefs de compréhension du monde contemporain (XXe et XXIe siècles).
    Cet ouvrage traite dans une première partie des grandes lignes de force géopolitiques et géoéconomiques du monde d'aujourd'hui, en lien avec l'affirmation d'un contexte général de mondialisation qui en complexifie la lecture. Il en donne les principaux instruments d'analyse en s'appuyant sur la notion de puissance, étudiée d'un point de vue tant théorique que pratique et inscrite dans une chronologie rigoureuse. La seconde partie est régionale : ses auteurs y explorent les enjeux de sécurité des aires continentales et des principales puissances qui y évoluent. Entre rivalités, conflits et coopérations, les relations intra- et interzones sont passées au crible d'un examen critique à plusieurs échelles.
    Ce livre s'adresse aux lycéens, aux étudiants en classes préparatoires et des IEP, mais intéressera également toute personne qui s'interroge sur le cours de l'histoire immédiate.

  • Au cours de la dernière décennie, le mot " capitalisme " a fait un retour remarqué dans le débat politique et dans la recherche. Ce livre s'appuie sur les travaux les plus récents en histoire et en sociologie économiques pour raconter les trois âges du capitalisme, de la fin du XVIIe siècle à nos jours.
    Ce récit permet de répondre à des questions concrètes et variées : comment la satisfaction des actionnaires est-elle devenue une valeur dominante ? L'ubérisation est-elle un retour au XIXe siècle ? En quoi le commerce d'esclaves a-t-il contribué à la naissance du capitalisme ? Une finance chrétienne ou musulmane est-elle possible ? Qui a conquis les droits associés au salariat, et comment ? On apprend aussi qu'il n'y a pas vraiment eu de " révolution industrielle ", que les dilemmes des mouvements de consommation engagée vers 1900 ressemblaient à ceux d'aujourd'hui, ou encore en quoi la crise financière de 2008 diffère de celle de 1929.

  • Comment fonctionne l'économie ? À quoi servent la monnaie, la finance et les marchés ? Pourquoi les uns sont-ils pauvres et les autres riches ? D'où vient la croissance économique, et à quoi mène-t-elle ? Ce manuel répond à ces questions et à bien d'autres, de sorte que l'économie ne soit plus cette boîte noire que seuls les économistes, devenus les grands sorciers du monde moderne, pourraient régler et faire fonctionner dans l'intérêt de tous. Croissance, chômage, inflation, marché, investissement, revenus : de nombreux exemples et des données précises en font le grand classique de la formation économique pour adultes, richement documenté et facile à lire.
    C'est aussi un livre citoyen, qui explique la crise de l'euro, les vices et les vertus du déficit public, les difficultés européennes, les défis de la mondialisation, la montée des inégalités, les impératifs environnementaux, les effets et enjeux des différentes politiques économiques menées par ceux qui nous gouvernent. Comment concilier justice sociale et efficacité ? Produire toujours plus, est-ce possible ? Et souhaitable ? Le chômage est-il une fatalité ? Cette 19e édition a été entièrement revue et mise à jour afin de continuer à servir de guide à celles et ceux qui souhaitent comprendre et agir en citoyennes et citoyens éclairés.

  • Si en tant que discipline, la sociologie s'appuie largement sur les enquêtes empiriques qui constituent son corpus, elle est tout autant le fait d'une histoire de filiations de pratiques et d'oppositions méthodologiques. Dates, oeuvres et auteurs essentiels sont ici dûment restitués dans leur contexte et leur continuité. Une quatrième édition entièrement refondue et mise à jour de ce manuel de référence.
    La sociologie n'est pas une activité purement spéculative ; elle n'est pas davantage le simple reflet de la vie sociale et politique d'une époque ou d'une collectivité donnée. On ne saurait donc ramener son histoire ni à celle d'une " pensée " ni à celle des sociétés où elle se développe, ce qui aboutirait à un relativisme historique au souffle court.
    L'hypothèse des auteurs de cet ouvrage est que leur discipline doit son développement à un ensemble de conditions intellectuelles, sociales et institutionnelles qui restent à démêler. En conséquence, la démarche adoptée relate l'histoire d'un projet et d'une pratique scientifiques, tout en en proposant quelques clés d'analyse.
    Quelles sont les dates, les oeuvres, les institutions, les techniques de recherche et les personnalités qui ont marqué le développement de la sociologie ? La sociologie est-elle une invention française, allemande ou américaine ? Pourquoi a-t-on pu parler d'un magistère français ? À travers l'histoire et les traditions nationales, y a-t-il une ou plusieurs sociologies ? Quel sens donner aux conflits qui opposent les sociologues sur les concepts et les méthodes ? Peut-on parler d'un progrès de la sociologie ?

  • Gerard de Vries expose ici avec clarté le cheminement et la logique des travaux que Bruno Latour a menés pendant ces quarante dernières années. Depuis ses premiers écrits sur les sciences et les techniques jusqu'à son anthropologie des Modernes, on suit le développement de ses idées au fil de ses travaux ethnographiques, sans oublier les controverses qu'elles provoquent.
    Bruno Latour est un des philosophes contemporains les plus influents. Ses études ethnographiques ont révolutionné notre compréhension des sciences, du droit, de la politique et de la religion. Il nous propose une philosophie et une approche des sciences sociales radicalement nouvelles, fondées sur un point de vue réaliste, matérialiste sur le monde.
    Dans ses livres fondateurs, il proposait de renoncer aux vieilles distinctions propres à la pensée " moderne " occidentale - en particulier entre nature et société - au profit d'une nouvelle description du monde dans lequel nous vivons. Elle l'a conduit à accorder une importance considérable à la crise écologique et au rôle des sciences en démocratie.
    La " philosophie empirique " de Latour a évolué au fil du temps. Gerard de Vries expose avec clarté le cheminement et la logique de tous les travaux et enquêtes qu'il a menés au cours des quarante dernières années. Il nous guide à travers ses principaux livres depuis ses premiers travaux sur les sciences et les techniques jusqu'à son anthropologie des Modernes (de Pasteur à Gaïa), montrant la façon dont ses idées se sont développées et les controverses qu'elles ont provoquées.

  • Ce manuel propose un panorama actualisé de l'économie du travail et de l'emploi. Il adopte une perspective systématique et pluraliste pour rendre au mieux compte des différents points de vue qui coexistent au sein de la discipline.
    Peut-on faire reculer le chômage ? Endiguer les emplois précaires ? Le Smic réduit-il le nombre d'emplois peu qualifiés ? À quoi servent les syndicats ? Comment lutter contre la discrimination ? Où en est-on de l'égalité entre les hommes et les femmes ? L'économie du travail et de l'emploi traite de ces multiples enjeux.
    Loin de tout jargon et avec le souci de réduire au maximum le formalisme mathématique, ce manuel propose un panorama actualisé de l'économie du travail et de l'emploi. Il adopte une perspective systématique et pluraliste car plusieurs points de vue coexistent au sein de la discipline.
    Cette cartographie montre une économie du travail en mutation, qui accorde beaucoup d'importance aux travaux empiriques et échange de plus en plus avec les disciplines connexes, telles que la psychologie, la sociologie et le droit du travail.
    Comme tout bon manuel, ce livre est un outil à destination des étudiants. Mais les thèmes abordés et l'effort de pédagogie en font aussi un ouvrage susceptible d'intéresser un public plus large, désireux de connaître l'état du savoir sur ces questions.

  • Répondant à un manque éditorial, ce manuel à destination des étudiants innove par son approche analytique sans recours aux mathématiques et son sens aigu de la problématisation des modèles. Riche en données chiffrées et graphiques, soigneusement conçu comme un ouvrage vivant et didactique, il s'adresse également à tout professionnel à la recherche d'une solide culture générale en économie.
    Ce manuel s'adresse aux étudiants préparant les épreuves d'économie, écrites ou orales, de nombreux concours (IEP, écoles de management, ENA, CAPES, agrégation, etc.) et des cours d'économie générale. Son originalité tient à plusieurs partis pris : présenter les analyses économiques sans recours aux mathématiques, sous la forme requise dans les concours (dissertations, synthèses, commentaire de documents) ; mettre l'accent sur les problématiques, en faisant le lien entre les théories et les questions d'actualité, afin de donner du sens aux modèles étudiés ; insister sur le rôle des hypothèses qui sous-tendent ces modèles, pour comprendre les divergences entre les résultats auxquels ils conduisent ; s'appuyer sur de nombreuses données chiffrées et donner systématiquement des exemples pour faciliter la compréhension des théories.
    L'auteur privilégie logiquement les questions macroéconomiques, qui inspirent une majorité de sujets, mais sans négliger les bases microéconomiques sous-jacentes, souvent indispensables (sujets sur les entreprises, les marchés, la concurrence, etc.).
    C'est son expérience d'enseignant et de membre de jury qui l'a conduit à constater l'absence d'un manuel de ce type, conçu en fonction des points faibles des candidats (difficulté à problématiser, à relier les théories, les institutions et les faits).

  • Ce livre s'adresse aux étudiants en sociologie, en anthropologie et en histoire, ainsi qu'à tous ceux qui veulent comprendre les questions de la diversité culturelle, du multiculturalisme, des cultures minoritaires, de la culture des immigrés, de la culture d'entreprise, de la culture ouvrière...L'ouvrage de référence, régulièrement prescrit : près de 30 000 exemplaires vendus à ce jour, dans une nouvelle 5 e édition augmentée. Depuis qu'elle est apparue au XVIIIe siècle, l'idée de culture a suscité de vifs débats. Ses enjeux sont considérables, puisque la notion de culture permet de penser l'unité de l'humanité dans sa diversité. Ce livre présente ces débats et les usages de cette notion dans les sciences sociales, en privilégiant la sociologie et l'anthropologie.
    Il apporte des réponses précises et approfondies à des questions dont l'actualité tant nationale qu'internationale souligne l'acuité : si tout être humain est un être de culture, comment acquiert-il la culture de son groupe et dans quelle mesure son comportement est-il déterminé par celle-ci ? Un même individu peut-il changer de culture ou participer à la fois de plusieurs cultures ? Comment la rencontre des cultures s'opère-t-elle ? Les cultures des groupes socialement dominés sont-elles condamnées à disparaître ou à imiter les cultures des groupes dominants ? Le changement culturel peut-il se décréter ou répond-il à des lois dont les individus n'ont pas conscience ?
    Ce livre s'adresse aux étudiants en sociologie, en anthropologie et en histoire, ainsi qu'à tous ceux qui veulent comprendre les questions de la diversité culturelle, du multiculturalisme, des cultures minoritaires, de la culture des immigrés, de la culture d'entreprise, de la culture ouvrière...

  • Donner au lecteur curieux, attentif et persévérant les moyens de faire lui-même un " bon usage de l'économie ", telle est l'ambition de ce livre, issu de vingt ans d'enseignement des principes de la micro et de la macroéconomie à des étudiants qui en ignoraient initialement tout. L'ambition de ces Principes est d'offrir au lecteur, avec un souci de rigueur scientifique et de clarté pédagogique, les outils dont il a besoin pour analyser, prévoir et agir dans ce monde très imparfait.
    Donner au lecteur intéressé et exigeant les moyens de faire un " bon usage de l'économie ", tel est l'objet de ce livre, issu de vingt ans d'enseignement des principes de l'économie à des étudiants qui en ignoraient initialement tout. L'auteur, connu pour ses travaux scientifiques et ses qualités pédagogiques, présente les connaissances essentielles de manière simple et en langue naturelle. Il montre comment les modèles économiques éclairent les problèmes d'actualité et leurs solutions, selon l'objectif politique poursuivi.
    Toutes les grandes questions sont étudiées : l'entreprise, la monnaie et la finance, le fonctionnement des marchés, l'intervention des États et les relations internationales. L'analyse ne porte pas sur des mondes imaginaires, mais sur la réalité du monde actuel, où l'information est incomplète et inégalement partagée, où les comportements sont à la fois routiniers et mimétiques, les marchés imparfaits, encastrés dans des relations sociales " hors marchés ", les gouvernements corruptibles et opportunistes, les politiques extérieures stratégiques, les poubelles de la planète saturées...
    L'ambition de ces
    Principes est d'offrir au lecteur les meilleurs outils d'analyse économique, nécessaires pour comprendre, prévoir et agir dans ce monde très imparfait.

  • Quatrième édition de cette référence incontournable qui, à l'aide de nombreux exemples, fait le point sur les grands débats, propose une cartographie des grandes théories dans le champ de la communication et analyse les compétences communicationnelles nécessaires dans le monde d'aujourd'hui.
    S'appuyant sur une histoire des techniques de communication depuis la préhistoire et l'Antiquité jusqu'aux outils les plus récents, ce livre fournit les points de repères essentiels pour comprendre et décrypter la " culture de la communication " qui marque le nouveau siècle. De façon claire et synthétique, avec de nombreux exemples, ses auteurs font le point des grands débats sur le sujet, proposent une cartographie des grandes théories dans le champ de la communication et analysent les compétences communicationnelles nécessaires dans le monde d'aujourd'hui. Depuis sa première publication, cet ouvrage est devenu l'équivalent d'un manuel pour les étudiants et les professionnels de la communication, mais aussi pour tous ceux qui souhaitent disposer d'une vision d'ensemble des enjeux liés à la communication sous ses différents aspects : nouvelles technologies, médias, publicité. Ses rééditions successives en France et au Québec, ainsi que ses traductions dans de nombreuses langues étrangères, en ont fait un ouvrage de référence incontournable. Cette nouvelle édition prend en compte les évolutions récentes survenues dans le monde de la communication, l'irruption des réseaux sociaux et des nouveaux usages du Web, le retour de la propagande et de la manipulation, les nouvelles idéologies, mais aussi les grandes avancées théoriques permettant de mieux comprendre ces mutations.

  • À partir d'enquêtes menées sur des métiers variés, depuis les ouvriers et les caissières jusqu'aux médecins, en passant par les violonistes et les boulangers, et exposées en détail, ce livre original offre un accès privilégié aux coulisses du métier de sociologue, à ses méthodes, mais aussi aux multiples facettes des expériences de travail, passées et présentes.
    Nombreux sont les ouvrages qui retracent les caractéristiques du monde du travail et proposent une synthèse des acquis de la recherche. La démarche adoptée dans ce livre est différente. À partir de récits d'enquêtes, trois sociologues explicitent les outils empiriques et conceptuels à mettre en oeuvre pour mener une étude sociologique du travail, à partir de récits d'enquêtes sur des métiers variés, depuis les ouvriers et les caissières jusqu'aux médecins, en passant par les violonistes et les boulangers. Les enquêtes sont exposées en détail, afin d'offrir un accès privilégié aux coulisses du métier de sociologue. Loin d'être sacralisée ou déniée, la " théorie " est présentée de façon concrète. Les concepts prennent sens et s'affinent à l'épreuve des faits et d'exemples précis.Ce guide d'enquête et d'analyse s'adresse aux étudiants, aux chercheurs en sociologie ou en sciences sociales, et aux professionnels qui réfléchissent aux pratiques de travail. Les auteurs y transmettent avec passion et pédagogie leur goût pour les enquêtes sociologiques et les ficelles du métier.

  • Élaborée au début des années 1970, la théorie de la régulation emprunte à Marx le concept de capitalisme, à l'école des Annales le sens de la profondeur historique, et aux postkeynésiens les outils de la macroéconomie. Cet ouvrage, signé d'un de ses principaux théoriciens, en présente les notions centrales et la variété des méthodes, puis en synthétise les principaux résultats.
    Pourquoi le régime de croissance des trente glorieuses s'est-il enrayé ? Comment expliquer que les innovations financières aient d'abord accéléré la croissance avant de déboucher sur une crise majeure ? L'euro, supposé unifier le vieux continent, ne creuse-t-il pas une fracture Nord-Sud ?
    La théorie de la régulation répond à ces questions. Lors de sa création, dans les années 1970, elle a emprunté à Marx l'analyse de la dynamique du capitalisme, à l'école des Annales la nécessité d'une mise en perspective historique longue, aux post-keynésiens les outils de la macroéconomie. Depuis, elle n'a pas cessé de retravailler ses concepts, ses méthodes, et d'étendre son champ d'application. Aujourd'hui, sous l'hypothèse fondatrice du rôle déterminant des institutions et de leur architecture, elle est une économie politique qui explique les régimes de croissance stabilisée et leurs crises, avec une attention particulière à l'articulation de l'économique et du politique.
    Cet ouvrage expose les notions centrales de la théorie de la régulation en les situant par rapport aux théories orthodoxes, mais aussi aux différentes alternatives hétérodoxes. Ce manuel d'économie politique, sans équivalent, synthétise plusieurs décennies de travaux d'un réseau international de chercheurs.

  • Cette nouvelle édition, entièrement revue, d'un ouvrage consacré par son succès comme véritable manuel de la mondialisation, est augmentée d'une partie sur la crise financière qui secoue l'économie mondiale depuis 2007 et en redéfinit les contours.
    Parler de mondialisation, c'est évoquer l'emprise du capitalisme sur l'espace économique mondial. Cette emprise ne se réduit pas au triomphe d'un bloc d'États sur un autre, ni même à celui d'un système économique sur ses concurrents. Elle tend en effet à transcender la logique d'un système interétatique à laquelle elle substitue une logique de réseaux transnationaux. La mondialisation est avant tout un processus de contournement, de délitement et, pour finir, de démantèlement des frontières physiques et réglementaires qui font obstacle à l'accumulation du capital à l'échelle mondiale. Elle consacre le retour en force d'une régulation marchande qui tend à se diffuser à l'ensemble de la vie économique, dans un double mouvement qui va de l'international vers le national et du monde financier vers le monde du travail. Quelles sont les racines historiques de ce phénomène ? Comment l'économie-monde européenne est-elle devenue mondiale ? Quel est le rapport entre la mondialisation et la crise ? Que peuvent faire les États face à la toute-puissance des marchés ? Cette nouvelle édition, entièrement revue, est augmentée d'une partie sur la crise financière qui secoue l'économie mondiale depuis 2007 et en redéfinit les contours.

  • Ce vaste ouvrage se propose de donner des instruments factuels et conceptuels pour comprendre notre présent. Il peut être considéré comme l'autobiographie des générations actuelles, depuis les plus anciennes, qui ont vécu toute la séquence envisagée, jusqu'aux plus jeunes, qui vivent le présent, qui hérite aussi des schèmes et des mémoires de leurs aînés. Un ouvrage de référence indispensable.
    Alain Garrigou retrace ici l'histoire politique récente de la France selon une vision globale de notre temps, saturé par les médias et pourtant souvent dominé par l'amnésie. Il se propose d'en donner des instruments factuels et conceptuels. Il a pour ambition de réaliser une autobiographie collective des générations d'aujourd'hui, des plus anciennes qui ont vécu toute la séquence envisagée (1940 à nos jours) jusqu'aux plus jeunes qui vivent dans le présent, avec les schèmes et souvenirs de leurs aînés. En ce sens, la réflexion s'attache à ce monde que nous habitons, mais qui tout aussi bien nous habite.
    L'ouvrage est organisé selon un ordre chronologique nécessaire à des étudiants et à tous les lecteurs soucieux de situer les noms et les faits qui ont marqué l'histoire du pays depuis trois quarts de siècle, une histoire riche, mouvementée, scandée par une succession de " crises ". Toutefois, le récit rompt avec les façons classiques et commodes de découper le temps politique, mêmes justifiées comme 1945, 1958 ou 1981, afin de mieux mettre en perspective les enchaînements et les causes.

  • Nos sociétés sont de plus en plus régulées par des mécanismes qui se réclament de la gestion. La place des outils (normes, indicateurs, tableaux de bord, système d'information...) y est devenue considérable. Le projet de ce livre est d'introduire dans l'analyse des phénomènes sociaux, organisationnels et économiques, ces outils de gestion, peu visibles jusque-là malgré leur omniprésence, et de les utiliser comme des analyseurs de situations spécifiques qui marquent notre époque.
    Nos sociétés sont de plus en plus régulées par des mécanismes qui se réclament de la gestion, et la place des outils (normes, indicateurs, tableaux de bord, systèmes d'information...) y est devenue considérable. Sortis des grandes entreprises où ils sont nés, ces outils ont gagné l'économie sociale, l'État et les organisations publiques. Le projet de ce livre est d'introduire dans l'analyse des phénomènes sociaux, organisationnels et économiques ces objets, peu visibles jusque-là malgré leur omniprésence, et de les utiliser comme des analyseurs de situations qui marquent notre époque. Depuis les années 1990, des recherches en sociologie, science politique, psychologie sociale et sciences de gestion ont commencé à s'intéresser à ces objets, constituant une production scientifique importante, mais très éclatée. Il manquait une synthèse structurée qui permette à des étudiants, des chercheurs ou des managers d'approfondir ce champ. Ce livre permet également d'éclairer des travaux qui porteraient sur des instruments de politiques publiques.Cet ouvrage a obtenu le prix FNEGE du meilleur ouvrage de recherche (2014).

  • Une synthèse historique, clinique, thérapeutique et intellectuelle de premier plan. Un manuel indispensable.
    À la fin du XIXe siècle, la psychologie se veut autonome et scientifique et elle commence à s'institutionnaliser. Au cours du XXe siècle, les psychologues investissent la famille, la sexualité, la santé mentale, la justice... Après 1945, cette dynamique entraîne des confrontations avec les psychiatres et les psychanalystes (Lacan) et avec les philosophes (Canguilhem, Foucault). Une certaine historiographie a privilégié une histoire des " grandes oeuvres " et des " grands hommes ". Sans négliger ces perspectives, cet ouvrage se propose de replacer l'histoire de la psychologie française dans ses contextes sociaux et politiques et de la lier à celle des pratiques, des institutions et des sujets : les femmes, les enfants, les fous... Ce livre s'adresse aux étudiants, aux praticiens et aux chercheurs ainsi qu'à tous ceux que concernent les débats contemporains sur les savoirs " psy ".

  • Pourquoi et comment les électeurs opèrent-ils leur choix , Que sait-on de leurs comportements ? Comment fonctionne l'institution ? Quelles sont les grandes écoles théoriques et quelles sont leurs analyses ? Sociologie et science politique s'allient ici pour un tour d'horizon complet.
    À la fois technologie politique et pratique sociale, le vote nous apparaît paradoxalement comme un tissu d'évidences peu susceptible de retenir notre curiosité, mais aussi comme un ensemble d'énigmes dont certaines restent irrésolues. Par la vertu des sondages d'opinion, on sait - approximativement - pour qui les électeurs votent, mais beaucoup moins pourquoi ils le font. Quels genres d'échanges se (dé)nouent lors d'une campagne électorale ? Quels types de préférences s'y dessinent ? Quelle part de leur existence sociale et de leur trajectoire biographique les électeurs engagent-ils dans l'acte de voter (ou de ne pas le faire) ? Cet ouvrage tente de reprendre ces questions en interrogeant le(s) vote(s) sous trois rapports : l'élection comme institution censée assurer l'expression de convictions politiques en même temps que la désignation de " représentants " ; les modèles d'interprétation des votes et la succession des " écoles " analysant " ce que voter veut dire " ; les controverses autour de la stabilité (versus volatilité) des électeurs, leur degré de compétence et la portée du processus d'individualisation de leurs votes.

  • La synthèse indispensable pour une vision d'ensemble de la théorie dominante en économie, dite " néoclassique ". Nouvelle édition mise à jour des deux volumes de la collection "Repères".
    La théorie néoclassique est la théorie dominante en économie. Elle est à l'origine d'innombrables publications, qui utilisent abondamment les mathématiques, ce qui rend souvent difficile sa compréhension et, surtout, l'évaluation de sa portée. Bien qu'elle mette l'accent sur les choix individuels, ses modèles se distinguent les uns des autres essentiellement par les formes d'organisation des échanges qu'ils supposent. Une attention toute particulière est donc portée à ces formes d'organisation, qui sont un préalable indispensable aux développements mathématiques. La théorie peut être comprise sans elles, et c'est là l'essentiel. Certaines formules mathématiques et démonstrations sont cependant données, dans le corps du texte ou en annexe, pour faciliter la réflexion de ceux qui sont amenés à s'en servir. La théorie néoclassique relève pour l'essentiel de ce que l'on a coutume d'appeler la microéconomie. Elle entretient toutefois certains liens avec la macroéconomie et la théorie des jeux, liens dont ce livre rend compte. Certains développements récents ayant trait à des questions telles que l'asymétrie d'information, les coûts de transaction, les relations en réseau, l'efficience des marchés financiers, sont également présentés, bien qu'ils puissent être considérés comme étant à la frontière de la théorie néoclassique.

  • La stratégie scientifique de ce manuel en 2 volumes, est celle de la « nouvelle synthèse néoclassique », qui prévaut dans la macroéconomie contemporaine ; il s'agit de reconstruire la synthèse keynésienne des années cinquante, sur la base de fondements microéconomiques aussi explicités que possible.
    Cet ouvrage affiche une ambition technique progressive, mais affirmée dès les premiers chapitres ; ce choix correspond à la volonté d'expliciter les étapes et les mécanismes de l'analyse, de façon à éviter une appréhension superficielle, et des erreurs sur la nature et la portée des résultats ; à ce titre, il constituera sans aucun doute une référence privilégiée pour tous ceux - étudiants comme enseignants - qui sont confrontés à ce besoin d'explication de schémas analytiques, omniprésents dans la macroéconomie contemporaine.
    Les deux tomes de ce manuel proposent des outils pédagogiques adaptés.

    Dans tous les chapitres, on trouvera :
    - un texte principal, explicitant chaque point de l'analyse, et émaillé d'encadrés illustrant les théories par la présentation d'expériences marquantes ou de faits saillants, approfondissant une notion clé ou regroupant des calculs intermédiaires afin d'alléger le texte principal ; les différents points abordés dans le chapitre font l'objet d'un résumé spécifique ;

    - une liste de mots-clés permettant au lecteur de repérer les connaissances dont l'assimilation est prioritaire ;

    - des questions et des exercices (dont beaucoup sont corrigés) aident le lecteur à vérifier la compréhension des concepts et la maîtrise des schémas analytiques ;

    - outre les références bibliographiques appelées dans le texte, des indications de lectures complémentaires signalent références utiles, originales ou influentes ;

    - une annexe mathématique figure à la fin de chaque volume.

    Analyse macroéconomique 1 : l'équilibre global en économie fermée ; l'équilibre global en économie ouverte ; comportements et accumulations.
    Ces questions sont généralement abordées en seconde année de Deug et en année de licence.

    Analyse macroéconomique 2 : la nouvelle macroéconomie keynésienne ; accumulation et croissance ; le cycle économique ; comportements stratégiques et politique macroéconomique. La plupart de ces questions sont généralement traitées en second cycle.

    Sous la direction de Jean-Olivier Hairault.

  • Les rapports entre les entreprises et la société constituent un champ peu pris en compte par les sciences sociales. Pourtant notre vie quotidienne est largement déterminée par ce que font - ou ne font pas - les entreprises. Il s'agit d'appréhender leurs activités sous l'angle des responsabilités qui en résultent, sous forme d'un Manuel, aussi exhaustif que possible, des problématiques de la RSE..
    Les rapports entre les entreprises et la société constituent un champ qui a été peu pris en compte par les sciences sociales. Pourtant, la vie quotidienne est largement déterminée par ce que font - ou ne font pas - les entreprises. Acteurs économiques omniprésents, elles jouent également un rôle de plus en plus important dans la vie de la Cité. L'observation et l'analyse de ces rapports, tant du point de vue de la société que de l'entreprise, s'imposent dans un contexte de mutations profondes des cadres de vie et d'évolution des systèmes économiques.
    Les auteurs portent ce double regard en appréhendant les activités des entreprises sous l'angle des responsabilités qui en résultent. Ils scrutent les attentes de la société et les modes de réaction des entreprises à travers une vision sociohistorique qui en éclaire les déterminants.
    Face à l'approche managériale de la responsabilité sociale de l'entreprise (RSE), ils développent l'idée d'une " redevabilité " des entreprises envers la société résultant de leurs impacts sur l'environnement naturel et humain et des ressources qu'elles s'y procurent. Leur réflexion débouche sur des interrogations sur le sens, la nature, le rôle et le pouvoir de l'entreprise dans la société d'aujourd'hui.
    Cet ouvrage a été labellisé par le collège de labellisation de la FNEGE.

empty