Fayard

  • Réalisateur culte, Quentin Tarantino fait une entrée aussi fracassante qu'attendue en littérature. De la Toile à la page, il transcende son style unique, son inventivité débordante et son sens phénoménal du dialogue et du récit pour livrer un premier roman d'une incroyable virtuosité. Des répliques désopilantes, des péripéties haletantes, une fresque épique du Los Angeles de 1969... Il était une fois à Hollywood, librement inspiré de son film primé aux Oscars, est un véritable tour de force, un premier roman savoureux et déjanté.
     
    Hollywood 1969... comme si vous y étiez !
     
    RICK DALTON - Il fut un temps, Rick avait son propre feuilleton télé. Aujourd'hui, c'est un acteur rincé, condamné à jouer les crapules à la petite semaine, qui noie son chagrin dans les whisky sour. Un coup de fil de Rome : sauvera-t-il son destin ou le scellera-t-il ?
    CLIFF BOOTH - Doublure cascade de Rick, il est l'homme à la réputation la plus sulfureuse de tous les plateaux de tournage - car il est le seul à avoir (peut-être) commis un meurtre et à s'en être tiré.
    SHARON TATE - Elle a quitté son Texas natal en rêvant de devenir star de cinéma. Et ce rêve, elle l'a réalisé. Sharon passe désormais ses jeunes années dans sa villa de Cielo Drive, là-haut, dans les collines de Hollywood.
    CHARLES MANSON - L'ancien taulard a convaincu une bande de hippies azimutés qu'il était leur leader spirituel. Mais il changerait bien de casquette pour devenir une star du rock'n'roll.
     
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Nicolas Richard
     

  • « A vue de nez, un chef d'oeuvre. » Bernard Pivot « Dans la France du XVIIIe siècle, un nabot nommé Grenouille découvre le meilleur parfum du monde. De cette idée feuilletonnesque, saturée de détails et de cascades ethno-olfactives, Patrick Süskind, jeune romancier munichois, a fait Le Parfum, le nouveau best-seller européen. Patrick Mauriès, LibérationLe Monde « Un conte, philosophique sans en avoir trop l'air, qui exhale un fort parfum de talent et d'originalité. » Pierre Démeron, Marie-Claire « Tout le monde a déjà envie de lire ce parfum étrange qui restera unique dans la littérature d'aujourd'hui. » Sylvie Genevoix, Madame Figaro

  • Le jeune Hiram Walker est né dans les fers. Le jour où sa mère a été vendue, Hiram s'est vu voler les souvenirs qu'il avait d'elle. Tout ce qui lui est resté, c'est un pouvoir mystérieux que sa mère lui a laissé en héritage. Des années plus tard, quand Hiram manque se noyer dans une rivière, c'est ce même pouvoir qui lui sauve la vie. Après avoir frôlé la mort, il décide de s'enfuir, loin du seul monde qu'il ait jamais connu. Ainsi débute un périple plein de surprises, qui va entraîner Hiram depuis la splendeur décadente des _ ères plantations de Virginie jusqu'aux bastions d'une guérilla acharnée au coeur des grands espaces américains, du cercueil esclavagiste du Sud profond aux mouvements dangereusement idéalistes du Nord. Alors même qu'il s'enrôle dans la guerre clandestine qui oppose les maîtres aux esclaves, Hiram demeure plus que jamais
    déterminé à sauver la famille qu'il a laissée derrière lui. Dans son premier roman, Ta-Nehisi Coates livre un récit profondément habité, plein de fougue et d'exaltation, qui rend leur humanité à tous ceux dont l'existence fut confisquée, leurs familles brisées, et qui trouvèrent le courage de conquérir leur liberté.
      NUMÉRO UN SUR LA LISTE
    DES BEST-SELLERS DU NEW YORK TIMES
     
    PROCHAINEMENT PORTÉ À L'ÉCRAN PAR LA MGM
    ET PRODUIT PAR BRAD PITT ET OPRAH WINFREY 
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Pierre Demarty

  • Roman traduit de l'allemand, annoté et postfacé par Claire de Oliveira
     
    Écrite entre 1912 et 1924, La Montagne magique est l'un des romans majeurs du vingtième siècle. Cette oeuvre magistrale radiographie une société décadente et ses malades, en explorant les mystères de leur psychisme. Le jeune Hans Castorp rend visite à son cousin dans un luxueux sanatorium de Davos, en Suisse. Piégé par la magie de ce lieu éminemment romanesque, captivé par des discussions de haut vol, il ne parvient pas à repartir. Le jeune Allemand découvre son attirance pour un personnage androgyne et, au mépris du danger, se laisse peu à peu envoûter par cette vie de souffrances, mais aussi d'aventures extrêmes en montagne et de dévergondage, où fermentent des sentiments d'amour et de mort.
    Évocation ironique d'une vie lascive en altitude, somme philosophique du magicien des mots, ce vertigineux « roman du temps » retrouve tout son éclat dans une nouvelle traduction qui en restitue l'humour et la force expressive.
     
    « Le héros de ce roman porte en lui la forme entière de l'humaine condition. » Jean Guéhenno
     
    Thomas Mann (1875-1955) a reçu le prix Nobel de littérature en 1929. Son oeuvre se distingue tant par sa perfection stylistique que par la richesse de son propos. On compte parmi ses romans les plus célèbres : Les Buddenbrook, La Montagne magique, Le Docteur Faustus, Joseph et ses frères. Il est également l'auteur de nouvelles (La Mort à Venise, Tonio Krger), ainsi que de nombreux essais littéraires, philosophiques et politiques. 

  • Le 20 janvier 2021, Amanda Gorman s'est adressée à des millions de personnes pour livrer un message de vérité et d'espoir.
     
    À vingt-deux ans, Amanda Gorman a déclamé l'un de ses poèmes, « La colline que nous gravissons », lors de la cérémonie d'investiture du président des
    États-Unis, Joe Biden. Son invitation vibrante à se tourner vers l'avenir avec courage et à oser agir a marqué l'Amérique et le monde.
    Son poème est publié, avec la traduction de l'artiste, autrice-compositrice et interprète Lous and the Yakuza, et précédé d'un avant-propos d'Oprah Winfrey.
     

  • Dans la petite ville côtière de Crosby, dans le Maine, Olive Kitteridge est connue - et redoutée - pour son caractère bien trempé et son franc-parler détonant. Professeure de maths retraitée, veuve depuis peu, elle apprend à négocier les épreuves mais aussi à apprécier les joies que lui réserve cette nouvelle période de sa vie : bientôt, Olive se remarie, renoue avec son fils, essaie d'apprivoiser ces créatures étonnantes que sont ses petits enfants, et, surtout, le temps qui passe. Au fil des années, elle croise sur son chemin nombre de connaissances, amis ou anciens élèves : une jeune femme sur le point d'accoucher au moment le plus incongru, une autre qui vit recroquevillée depuis qu'elle a un cancer, ou encore une fille confrontée à l'effroi de ses parents lorsqu'elle leur révèle exercer la profession de maîtresse SM. Dans le sillage d'Olive, on pousse des portes et découvre les histoires, les drames et les destinées singulières des habitants de Crosby.
    Une fois encore, Elizabeth Strout met brillamment à nu la vie des gens ordinaires et livre un roman superbe, tendre, mélancolique et plein d'humour sur le couple, l'amour, la vieillesse et la solitude, en déroulant le fil de l'histoire de son irrésistible Olive à l'automne de sa vie.
      « Strout est parvenue à me faire aimer cette femme étrange que je n'avais jamais rencontrée et dont je ne connaissais rien. Quelle extraordinaire écrivaine. »
    Zadie Smith
     
    « Une écrivaine au sommet de son art. »
    The Guardian
     
    « Un véritable triomphe. »
    The Washington Post  BEST-SELLER DU NEW YORK TIMES
    PAR L'AUTEURE D'OLIVE KITTERIDGE,
    PRIX PULITZER DE LITTÉRATURE
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Pierre Brévignon

  • La petite ville d'Amgash, dans l'Illinois, est en émoi. Lucy Barton, fille de la ville devenue écrivain à succès, exilée à New York depuis de longues années, vient de publier un livre sur sa jeunesse. Le récit de son enfance, pauvre et solitaire, provoque chez les gens d'Amgash des réminiscences, des questions et des révélations. Un jour, Lucy Barton en personne fait irruption à Amgash après dix-sept ans d'absence. Les retrouvailles de Lucy avec les siens sont l'occasion d'instants âpres, mais beaux - comme si la douleur de la fuite et la rancoeur s'étaient dissipées en un instant.
    Dans Tout est possible, Elizabeth Strout renoue avec les personnages de son précédent roman,  Je m'appelle Lucy Barton, pour explorer la complexité du lien à l'Autre. Animées par le livre et la visite exutoires de Lucy, des personnes qui l'ont connue se trouvent forcées à dire, ou parviennent enfin à dire, les secrets qui les écrasent depuis longtemps. Une chance offerte de comprendre les choses et les êtres, à défaut de pouvoir tout recommencer.
     
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Pierre Brévignon
    «  Ce livre est un joyau... Elizabeth Strout livre une chronique brillante de l'ambiguïté et de la délicatesse de la condition humaine.  Tout est possible  est un roman empreint de sagesse et époustouflant.  » -  The Observer
     
    «  Une lecture envoûtante.  » -  The Sunday Times
     
    «  Si les personnages excentriques et charmants du best-seller de la lauréate du Prix Pulitzer Elizabeth Strout vous ont manqué, vous vous ferez une joie de les retrouver dans  Tout est possible, une suite pleine d'intelligence et profondément émouvante.  » -  Elle  USA

  • Le secrétaire d'État américain meurt lors d'une visite officielle à Munich. Au cours de l'autopsie, on découvre une marque suspecte sur son coeur - a-t-elle été causée par des bactéries ? Au même moment au Brésil, en Tanzanie et en Inde, les employés d'un géant de l'agro-alimentaire répertorient des plantes et des animaux d'un nouveau genre. En Californie, Helen et Greg font appel à une clinique spécialisée en biologie de la reproduction. Le médecin leur parle d'un programme de recherche inofficiel, dont seraient issus des enfants hors du commun. Lorsque l'un de ces enfants disparaît, tout pousse à croire qu'il y a un lien entre ces mystérieux phénomènes de mutation...

  •   6 décembre 1993. Quartiers sud de Los Angeles.
    Scrappy, dealeuse notoire, est abattue et laissée pour morte devant la maison de sa mère, sous les yeux d'un toxico, seul témoin du crime.
    Le lendemain, Wizard et Dreamer, tous deux membres d'un gang, sont arrêtés et jetés en prison en attendant leur procès.
    Le problème ? L'un est coupable ; l'autre, innocent. Selon la loi du gang, ils doivent se taire et accepter leur sort. Mais, selon la justice, il faut que l'un parle pour dénoncer l'autre. Sinon, l'arme du crime, retrouvée chez eux, les fera tomber ensemble.
    Ainsi commence l'histoire d'un crime, des coups de feu au verdict, racontée par le choeur de ses protagonistes : le coupable, l'innocent et la victime, les familles, et les acteurs du système. Ryan Gattis s'attaque à travers ce roman passionnant au système pénal américain, à ses injustices et à la mécanique cruelle qui broie ceux qui tombent entre ses rouages.
    « Captivant, méticuleusement documenté et intelligemment construit, un roman génial que j'ai dévoré. » Paula Hawkins, auteure de La Fille du train
     
    « Un rythme endiablé, un roman immersif et débordant de vie, des personnages auxquels on croit (...). Une lecture absolument fascinante. » The Guardian
     
    « Une fresque du Los Angeles des années 1990 qui rivalise avec celle des années 1940 sous la plume de James Ellroy. »The Times
     
    Ryan Gattis est l'auteur des romans Six jours (Fayard, 2015 ; Le Livre de Poche, 2016), distingué meilleur Roman Noir de l'année par le magazine Lire, et En lieu sûr (Fayard, 2019 ; Le Livre de Poche, 2020). Ryan Gattis est également membre du collectif de street art UGLAR-works et intervient dans des ateliers d'écriture en milieu carcéral pour PEN America. Il vit à Los Angeles.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Nadège T. Dulot

  • Une journée d'Ivan Denissovitch, c'est celle du bagnard Ivan Denissovitch Choukhov, condamné à dix ans de camp de travail pour avoir été fait prisonnier au cours de la Seconde Guerre mondiale. Le récit nous montre sa journée depuis le coup sur le rail suspendu dans la cour qui marque le lever, jusqu'au court répit du soir et au coucher, en passant par les longues procédures de comptage, la peur des fouilles, les bousculades au réfectoire, les travaux de maçonnerie par un froid terrible dans l'hiver kazakhe, les menues chances et malchances de la journée. Archétype du paysan russe moyen, Choukhov, homme humble et débrouillard en qui le bien fait encore son oeuvre, a su se libérer intérieurement et même vaincre la dépersonnalisation que ses maîtres auraient voulu lui imposer en lui donnant son matricule.
    Le talent propre à Soljénitsyne, son don de vision interne des hommes apparaissent ici d'emblée dans une complète réussite : ce chef-d'oeuvre à la structure classique restera dans toutes les anthologies du vingtième siècle comme le symbole littéraire de l'après-Staline.

  • Au début des années 1920, le comte Alexandre Illitch Rostov, aristocrate impénitent, est condamné par un tribunal bolchévique à vivre en résidence surveillée dans le luxueux hôtel Metropol de Moscou, où le comte a ses habitudes, à quelques encablures du Kremlin. Acceptant joyeusement son sort, le comte Rostov hante les couloirs, salons feutrés, restaurants et salles de réception de l'hôtel, et noue des liens avec le personnel de sa prison dorée   - officiant bientôt comme serveur au prestigieux restaurant Boyarski -, des diplomates étrangers de passage - dont le comte sait obtenir les confidences à force de charme, d'esprit, et de vodka -, une belle actrice inaccessible - ou presque ­-, et côtoie les nouveaux maîtres de la Russie. Mais, plus que toute autre, c'est sa rencontre avec Nina, une fillette de neuf ans, qui bouleverse le cours de sa vie bien réglée au Metropol.
    Trois décennies durant, le comte vit nombre d'aventures retranché derrière les grandes baies vitrées du Metropol, microcosme où se rejouent les bouleversements la Russie soviétique. 
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Nathalie Cunnington

  • " Lorsque lui arriva cette histoire de pigeon qui, du jour au lendemain, bouleversa son existence, Jonathan Noël avait déjà dépassé la cinquantaine, il avait derrière lui une période d'une bonne vingtaine d'années qui n'avait pas été marquée par le moindre événement, et jamais il n'aurait escompté que pût encore lui arriver rien de notable, sauf de mourir un jour. Et cela lui convenait tout à fait. Car il n'aimait pas les événements, et il avait une véritable horreur de ceux qui ébranlaient son équilibre intérieur et chamboulaient l'ordonnance de sa vie. "Qu'est-ce qu'un événement?Que se passe-t-il, en somme, quand il se passe quelque chose dans la vie d'un homme?Tel est au fond le sujet, étonnamment simple et profond, de ce nouveau conte philosophique et cocasse de l'auteur du Parfum.Patrick Süskind est né en 1949 à Ambach, en Bavière. Il a fait des études littéraires à Munich et à Aix-en-Provence et exerce le métier de scénariste. Outre le Parfum, best-seller mondial, il a écrit une pièce de théâtre à un personnage, la Contrebasse.

  • Comme beaucoup de mariages, celui de Vanda et d'Aldo a essuyé le feu des épreuves, l'usure, le poids de la routine. Et pourtant, il en est sorti intact. Du moins au premier regard. La faille au sein de leur couple, la trahison d'Aldo, remonte à un passé lointain. À y regarder de plus près, les fissures et les morceaux recollés sautent aux yeux. C'est un vase craquelé qui peut se briser au moindre contact. Peut-être a-t-il même déjà éclaté, même si nul ne veut l'admettre.
    À travers un récit subtil et tranchant, Domenico Starnone nous fait pénétrer dans l'intimité d'une famille napolitaine saisie à différentes époques - l'histoire d'une fuite, d'un retour, d'une débâcle qui lie ensemble chacun de ses membres et les précipite dans un redoutable carnage domestique.

  • Dans l'Unidad Modelo, quartier trépidant du Mexico des années 1960, la
    violence est une affaire de la vie quotidienne. Pour Juan Guillermo, elle est
    une présence obsédante, qui l'a privé de ce qu'il avait de plus précieux : son
    frère aîné, Carlos, aussi habile trafiquant que fervent lecteur, assassiné par les
    « bons garçons », une bande de religieux fanatiques protégés par les hommes
    du très corruptible commandant de police Zurita. Anéantis par le chagrin, ses
    parents meurent à leur tour dans un accident de voiture, le laissant orphelin
    à dix-sept ans. Unique survivant de sa famille, Juan Guillermo jure de se
    venger des assassins de son frère. Dans cette vie nouvelle placée sous le signe
    de la vendetta, seul l'amour fou de Juan Guillermo pour l'intrépide Chelo
    pourrait l'extirper de la spirale de destruction dont il est captif.
    En contrepoint de cette histoire se déploie la quête d'Amaruq, un trappeur
    inuit lancé dans la traque sans relâche d'un grand loup gris à travers les forêts
    glacées du Yukon - un périple qui le conduira dans les profondeurs de la
    folie et de la mort.
    Ces deux récits subtilement enchevêtrés forment une fresque puissante et
    féroce, faisant écho aux plus belles pages de Herman Melville et Jack London.
    Une épopée magistrale qui tend un miroir troublant au lecteur, en lui dévoilant
    comment la société réveille le loup sauvage qu'est l'homme en puissance.

  • « L'abeille a plus peur que toi, dit-il. Est-ce que tu peux t'imaginer être si petite dans un monde si grand ? » Oui, je le pouvais.  Alors qu'elle n'avait que cinq ans, Meredith et son petit frère furent abandonnés par leurs parents. Leur père partit de l'autre côté du pays. Leur mère s'enfonça, à force de médicaments et d'autres abus, en elle-même, dans des contrées inaccessibles.Ce n'est qu'en entrant pour la première fois dans le vieux bus réaménagé par son grand-père, un apiculteur excentrique, que Meredith comprit qu'elle n'était pas seule : le monde merveilleux de la ruche l'attendait depuis toujours.Cocon familial. Compassion et sacrifice. Amour inconditionnel. Tout ce qu'elle n'avait jamais connu, elle le découvrit en observant les abeilles. Quand son grand-père lui montra les sacrifices que faisaient celles-ci pour sauver leur colonie et les liens qu'elles liaient avec leur apiculteur, elle sut enfin ce qu'était une famille.  L'histoire vraie d'une petite fille qui a été sauvée par la nature - et par un des plus petits êtres vivants du monde : les abeilles.Traduit de l'anglais par Alice Seelow

  • Un petit garçon en mal de distraction, un vieux dessinateur débordé par son travail et ses souvenirs, un appartement trop petit comme champ de bataille et la ville de Naples en toile de fond : la partie peut commencer.
    D'un côté, Mario, quatre ans, dictateur en puissance, amateur d'histoires du soir et détenteur d'un savoir-faire domestique dont il n'hésitera pas à se servir. De l'autre, Daniele, son grand-père, illustrateur célèbre sur le déclin aux prises avec l'angoisse de la page blanche et une commande à rendre sous peu. En guise de terrain d'affrontement, l'appartement du petit Mario, confi é à son grand-père par ses parents, partis à une conférence dont l'enjeu pourrait bien être leur propre mariage. Durant trois jours, nos deux protagonistes vont se livrer à un duel sans merci, entre alliances, rivalités et jeux pas toujours amusants - jusqu'à la farce de trop. Ode tendre à la ville de Naples, satire réjouissante, tableau émouvant de la rencontre de la vieillesse et de l'enfance : Domenico Starnone signe, avec ce presque huis-clos entre le rire et les larmes, un roman doux-amer sur la force des souvenirs.
     
    Traduit de l'italien par Dominique Vittoz
     
    « Un roman fort et poignant. »L'Internazionale
      « Un maître. »Jeffrey Eugenides, auteur de Virgin Suicides

  • Il y a longtemps, Ah Hock a tué. Désormais il vit seul, presque reclus chez lui. Un jour, une étudiante frappe à sa porte : comme d'autres avant elle, elle veut comprendre son histoire. En dépit de tout ce qui les sépare, Ah Hock accepte de se livrer.
    Il lui raconte l'histoire d'un homme né dans un village de Malaisie, parti en quête des richesses promises par les mutations de son pays, d'un homme qui a connu la misère et les contradictions d'un monde où la modernisation n'est pas toujours synonyme de progrès, d'un homme aux prises avec une société où l'argent et le hasard façonnent les destins. Des champs de palmiers à huile aux chantiers envahissants de Kuala Lumpur, Ah Hock est le témoin privilégié des maux qui rongent la Malaisie, de la destruction des terres de son enfance au silence complaisant qui entoure l'exploitation des travailleurs clandestins.
    Tash Aw tient son lecteur en haleine au fil de cette confession remontant aux origines d'une violence absurde. Nous, les survivants donne la parole à ceux qui ont payé le prix du monde tel que nous le connaissons.
    Traduit de l'anglais par Johan-Frédérik Hel-Guedj

  • Vladimir Nabokov et sa femme Véra se sont rencontrés en 1923, à Berlin, où leurs familles respectives avaient fui le pouvoir bolchevique. Tout au long du demi-siècle que dure leur mariage, ils ne sont séparés que rarement, mais alors il lui écrit chaque jour  : ainsi quand Véra part se soigner dans un sanatorium de la Forêt Noire, quand Vladimir rend visite à sa famille réfugiée à Prague, où quand Véra tarde à le rejoindre à Paris. Plus tard, ses conférences dans le Sud des États-Unis suscitent de nouvelles lettres. Dans toute cette correspondance, pour nous à sens unique - Véra ayant détruit ses propres lettres -,  on voit la passion de Nabokov pour sa femme, sa vie quotidienne dans le milieu de l'émigration russe à Berlin, les bouleversements auxquels tous deux sont confrontés dans leur vie matérielle et affective, le dénuement qui est le sien lors de ses débuts à Paris, l'intérêt croissant suscité par son oeuvre auprès des éditeurs et d'un public éclairé, le soutien indéfectible que lui apporte Véra.
    Ces lettres, outre ce qu'elles révèlent sur l'homme, nous font découvrir le laboratoire de   l'écrivain - son énergie créatrice, la pléthore de sujets qui surgissent et disparaissent, l'intensité de son travail - et on y reconnaît l'originalité de son style  : sa veine parodique, poétique, sa vivacité et ses jeux de mots.

  • Ursa est une petite ville recluse à la lisière d'une immense forêt suédoise.La plupart de l'année, elle est recouverte d'une épaisse couche de neige, plongée dans un froid et une obscurité qui rapprochent ses habitants - ou bien les éloignent.Soumises à ce rude climat, la population et les activités ne cessent de diminuer. Mais, cette année, la ville est sur le point de vivre un étonnant renouveau : l'équipe junior de hockey sur glace, sur laquelle tous les espoirs reposent, va jouer son match le plus important de l'année. L'excitation est palpable. Un futur prometteur se dessine... jusqu'au jour où la star de l'équipe commet un acte violent et irréparable qui met tout en péril. La population est divisée : faut-il se taire et oublier, ou bien tout risquer pour rendre justice ?
    Lorsque l'avenir d'une ville se trouve en jeu, personne ne peut rester en retrait et être neutre. Tout le monde doit prendre parti.  Et vous, de quel côté seriez-vous ?

  • Washington, nuit du 25 février 1862. Dans le paisible cimetière de Oak Hill,
    non loin de la Maison-Blanche, quelque chose se prépare... Un peu plus tôt
    ce même jour, on a enterré un petit garçon prénommé Willie, qui n'est autre
    que le fils du Président des États-Unis. Ce soir-là, Abraham Lincoln, dévasté
    de chagrin, s'échappe de son bureau pour venir se recueillir en secret sur la
    sépulture de son enfant.
    Il croit être seul - il ne l'est pas. Bientôt, des voix se font entendre, et
    voici que jaillit des caveaux tout un peuple d'âmes errantes, prises au piège
    entre deux mondes, dans une sorte de purgatoire (le fameux Bardo de la tradition
    tibétaine). L'arrivée du jeune Willie va déclencher parmi eux un immense
    charivari - une bataille épique, reflet d'outre-tombe de la guerre de Sécession
    qui, au même moment, menace de déchirer la nation américaine.
    Tour à tour inquiétants, hilarants, attendrissants, les spectres surgis de
    l'imagination de George Saunders nous offrent un spectacle inouï, qui tient
    de la farce beckettienne autant que de la tragédie shakespearienne. Magistral
    chef d'orchestre de ce choeur d'ombres baroques, George Saunders s'amuse
    à dynamiter tous les registres romanesques, pour mieux nous confronter aux
    plus profonds mystères de notre existence : qu'est-ce que la mort ? qu'est-ce
    que la vie ? qu'est-ce que l'amour ? et comment vivre, et aimer, quand nous
    savons que tout est voué au néant ?

  • Roman traduit de l'anglais, préfacé et annoté par : Françoise du Sorbier.C'est le choc de deux Angleterre que le roman nous invite à découvrir : le Sud, paisible, rural et conservateur, et le Nord, industriel, énergique et âpre. Entre les deux, la figure de l'héroïne, la jeune et belle Margaret Hale. Après un long séjour à Londres chez sa tante, elle regagne le presbytère familial dans un village du sud de l'Angleterre. Peu après son retour, son père renonce à l'Église et déracine sa famille pour s'installer dans une ville du Nord. Margaret va devoir s'adapter à une nouvelle vie en découvrant le monde industriel avec ses grèves, sa brutalité et sa cruauté. Sa conscience sociale s'éveille à travers les liens qu'elle tisse avec certains ouvriers des filatures locales, et les rapports difficiles qui l'opposent à leur patron, John Thornton.
    En même temps qu'un étonnant portrait de femme dans l'Angleterre du milieu du xixe siècle, Elizabeth Gaskell brosse ici une de ces larges fresques dont les romanciers victoriens ont le secret.Fille et femme de pasteur, Elizabeth Gaskell (1810-1865) connaissait intimement la vie provinciale et les milieux industriels. Sa sensibilité aux questions sociales la porta à peindre avec sympathie la condition des opprimés de son temps : les ouvriers et les femmes. Proche de Charles Dickens, Georges Eliot et Charlotte Brontë, elle a occupé une place importante sur la scène littéraire victorienne. On la redécouvrira avec bonheur. 

  • 29 avril-4 mai 1992.Pendant six jours, l'acquittement des policiers coupables d'avoir passé à tabac Rodney King met Los Angeles à feu et à sang.Pendant six jours, dix-sept personnes sont prises dans le chaos.Pendant six jours, Los Angeles a montré au monde ce qui se passe quand les lois n'ont plus cours.
    Le premier jour des émeutes, en plein territoire revendiqué par un gang, le massacre d'un innocent, Ernesto Vera, déclenche une succession d'événements qui vont traverser la ville.
    Dans les rues de Lynwood, un quartier éloigné du foyer central des émeutes, qui attirent toutes les forces de police et les caméras de télévision, les tensions s'exacerbent. Les membres de gangs chicanos profitent de la désertion des représentants de l'ordre pour piller, vandaliser et régler leurs comptes.
    Au coeur de ce théâtre de guerre urbaine se croisent sapeurs pompiers, infirmières, ambulanciers et graffeurs, autant de personnages dont la vie est bouleversée par ces journées de confusion et de chaos.
     
    Six jours est un roman choral magistral, une sorte de The Wire (Sur Écoute) transposé sur la côte Ouest, un texte provocant à la croisée de Short Cuts et Boyz N the Hood.
    Un récit épique fascinant, une histoire de violence, de vengeance et de loyautés.

  • Los Angeles, 2008.
    Ex-addict et délinquant, Ricky « Ghost » Mendoza est déterminé à rester
    clean jusqu'à la fin de ses jours. Rentré dans le rang, il force désormais des
    coffres-forts pour le compte de toute agence gouvernementale prête à payer
    ses services, des Stups aux Fédéraux, de la DEA au FBI. Mais quand il
    découvre que la personne qui compte le plus pour lui croule sous les dettes, il
    décide de faire une embardée risquée : forcer un coffre et en prélever l'argent
    sous le nez des Fédéraux et des gangsters à qui il appartient, sans se faire
    prendre - ni tuer.
    Rudy « Glasses » Reyes est le bras droit d'un des trafiquants de drogue les plus
    redoutables de Los Angeles. Lorsque Ghost vide un de ses coffres, Glasses
    est chargé de le traquer pour récupérer le magot. Mais Glasses a d'autres
    problèmes. Les actions du perceur de coffre mettent toute sa vie en péril - son
    gagne-pain, sa liberté, et surtout sa famille...
    Thriller au rythme haletant, le nouveau roman de Ryan Gattis projette le
    lecteur dans un Los Angeles sombre et incandescent, et pose la question
    la plus difficile qui soit : jusqu'où iriez-vous pour protéger ceux que vous
    aimez ?

  • Hospitalisée à la suite d'une opération, Lucy Barton reçoit la visite impromptue de sa mère, avec laquelle elle avait perdu tout contact. Tandis que celle-ci se perd en commérages, convoquant les fantômes du passé, Lucy se trouve plongée dans les souvenirs de son enfance dans une petite ville de l'Illinois - la pauvreté extrême, honteuse, la rudesse de son père, et finalement son départ pour New York, qui l'a définitivement isolée des siens. Peu à peu, Lucy est amenée à évoquer son propre mariage, ses deux filles, et ses débuts de romancière dans le New York des années 1980. Une vie entière se déploie à travers le récit lucide et pétri d'humanité de Lucy, tout en éclairant la relation entre une mère et sa fille, faite d'incompréhension, d'incommunicabilité, mais aussi d'une entente profonde.
    Salué comme un chef-d'oeuvre par la critique littéraire aux États-Unis, Je m'appelle Lucy Barton est un grand roman contemporain sur la solitude, le désir et l'amour.

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