Editions de l'Aube

  • Jamaïque, petit village de pêcheurs. Une famille : la mère, Dolores, qui vend des pacotilles aux touristes américains. La fille aînée, Margot, qui ne recule devant rien pour avoir le droit à une autre vie. Et Thandi, encore adolescente, à la fois brillante étudiante et jeune fille en plein désarroi. Trois femmes "empêchées", à la fois d'être ce qu'elles veulent, mais aussi de faire preuve de tendresse ou de sincérité, au risque de paraître faibles. Or ce qu'elles ont de commun, c'est leur force. Avec ce premier roman, Nicole Dennis-Benn évoque tout à la fois la dynamique explosive des relations familiales et amoureuses, la sexualité, l'homophobie, la prostitution, le racisme, mais aussi la vie de la classe ouvrière jamaïcaine et l'aspect destructeur du tourisme. Un grand roman social.

    Nicole Dennis-Benn est née et a grandi à Kingston, en Jamaïque. Elle vit aujourd'hui à New York et enseigne à Princeton.
    Rends-moi fière est son premier roman, déjà disponible aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Brésil et en Corée.

  • Le ventre des hommes Nouv.

    « A'Samar. J'aime la nuit. D'ailleurs c'est la nuit que je suis née. C'était un samedi. Ons'en souvient tous. Le problème avec la Nuit. C'est que la Nuit y a personne pour emmener maman à l'hôpital. Parce que papa est à la mine, au travail de nuit. »
    Le soir tombe sur les corons du nord de la France, et une fratrie se presse devant l'écran de télévision. Soudain apparaît le visage attendu: celui du père. Qu'y raconte-¬t-il? À l'époque, personne ne s'en soucie vraiment. Ce n'est qu'une fois adulte qu'Hannah, devenue enseignante et aux prises avec les règles imposées, découvrira l'histoire incroyable de son père et d'un groupe d'hommes venus du sud du Maroc pour travailler dans les mines de charbon. À travers ce roman d'une force inouïe, Samira El Ayachi lève le voile sur un pan méconnu de notre histoire collective, celui de la course à l'énergie au tournant des années 1970, du combat de trois mille hommes pour faire valoir leurs droits, et nous pose cette question: «Que reste-t-il du pouvoir de transgression que nous lègue l'enfance?» Tout simplement sublime.

    Samira El Ayachi est née à Lens en 1979. Elle se consacre à l'écriture et collabore avec le spectacle vivant. Elle a notamment publié, chez le même éditeur, Les femmes sont occupées.

    Samira El Ayachi est née à Lens en 1979. Elle se consacre à l'écriture quand elle ne parcourt pas la France et le Maroc, à la rencontre de ses lecteurs. Elle a déjà publié, chez le même éditeur, Quarante jours après ma mort et Les femmes sont occupées.

  • Cette Ballade raconte une magnifique histoire d'amitié entre un vieux luthier tchèque, Georg Henig, et un enfant de Bulgarie, Victor. Au-delà des sentiments et de la transmission du savoir, c'est l'amour de l'Art qui est ici chanté, et nous ne sommes pas près d'oublier la chanson du bois dont sont faits buffet et violons... À sa lecture, Tzvetan Todorov écrivit : « Cette Ballade est une petite merveille, un hymne à la musique en guise d'air de la liberté. C'est aussi un acte de combat, un livre politique dans le meilleur sens du mot. (...) Paskov sait brosser en quelques lignes des vignettes dignes de Woody Allen, extrêmement drôles et profondément mélancoliques. » Un enchantement.

  • Dans la communauté très unie du Paradis, un bidonville délabré caché au milieu des gratte-ciels luxueux de Bangalore, cinq jeunes filles à l'aube de l'âge adulte forgent des liens indestructibles. Musulmanes, chrétiennes, hindoues, homosexuelles ou hétérosexuelles, toutes pleines de vie, ces filles s'aiment, s'acceptent sans réserve et partagent le peu qu'elles possèdent. Jeunes femmes marginalisées, elles sont déterminées à se transcender. Lorsque le gouvernement local décide de raser leurs huttes de tôle afin de construire un centre commercial, les filles et leurs mères s'y opposent. Ensemble, elles partent en guerre contre les bulldozers envoyés pour détruire leurs maisons et contre la municipalité qui aimerait que les familles comme les leurs restent à jamais cachées !

    Mathangi Subramanian est éducatrice et auteure. Née dans le Minnesota, elle a vécu plusieurs années à New Delhi. Diplômée de Brown et de Columbia, elle a déjà publié trois livres jeunesse/jeunes adultes. Les toits du paradis est son premier roman pour adultes. Elle est l'une des membres fondateurs de l'institut UNESCO Mahatma Gandi d'éducation pour la paix.

  • Lise avance dans la vie sans trop se poser de questions, en particulier quand les réponses mettent l'accent sur l'absurdité de son existence, partagée entre travail ingrat, clients loufoques, compagnon égocentrique et parents méprisants. Toutefois, la machine du changement se met imperceptiblement en marche quand la jeune femme commence à recevoir d'étranges courriers. Ceux-ci ne contiennent qu'une page vierge mais ont l'inquiétante particularité de trouver leur destinataire où qu'elle soit, comme si quelqu'un la suivait en permanence. Troublée, la jeune femme décide de rechercher l'auteur de ces missives qui, à travers une série de rencontres étonnantes, drôles ou touchantes, la font sortir de sa coquille. Jusqu'à quel point des pages blanches peuvent-elles changer une vie ?

    Dans son appartement bruxellois, Grégory Matthys cultive les aromates et l'amour des livres, deux délicieux assaisonnements du quotidien. Outre l'incontournable chocolat, il apprécie la saveur des belgicismes, des accents, des bons mots, des mots tordus ou des mots doux. Cette passion l'a mené à devenir libraire avant de le guider vers le chemin de l'écriture. Ses études de philosophie et son envie de partager son expérience des situations absurdes sont ses meilleures sources d'inspiration.

  • Magdalena est artisane. Elle vit de ses mains, ses mains qui tissent à longueur de journée. Mais aussi ses mains qui frappent et caressent, protègent et prennent soin. Alors quand un accident l'immobilise, c'est comme le temps qui s'arrête. Le roman nous raconte sa reconstruction, par la voix non seulement de Magdalena mais aussi celles de ses proches. Tous ces personnages sont issus de la classe sociale des travailleurs, qui n'ont pas d'autre choix que de travailler, quand bien même le corps est abîmé. L'histoire s'ancre alors dans une réalité sociale brésilienne (et universelle). Il n'est jamais envisagé de prendre le temps de la convalescence, la vie doit continuer. Avec ce premier roman, Juliana Leite rappelle combien le travail manuel est une manière de se présenter au monde.

    Juliana Leite, née à Petrópolis en 1983, est diplômée de littérature et vit à Rio de Janeiro. Entre les mains, son premier roman, a rencontré un beau succès et lui a permis d'être l'une des auteurs du comité brésilien du Printemps Littéraire 2019 à l'initiative de la Northwestern University de Chicago et de l'Université Columbia de New York. Elle a également été invitée à intervenir par la Chaire de Lecture de l'UNESCO au Brésil sur le thème « Lecture, développement et intégration sociale ».

  • Elle doit monter une pièce de théâtre. Finir sa thèse. Lancer une machine. Régler des comptes ancestraux avec les pères et les patrons. Faire la révolution - tout en changeant la couche de Petit Chose. Au passage, casser la figure à Maman Ourse et tordre le cou à la famille idéale. Réussir les gâteaux d'anniversaire. Retrouver la Dame de secours. Croire à nouveau en l'Autre ? Comme toutes les femmes contemporaines, la narratrice de ce roman est très occupée. Découvrant sur le tas sa nouvelle condition de « maman solo », elle jongle avec sa solitude sociale, sa solitude existentielle, et s'interroge sur les liens invisibles entre batailles intimes et batailles collectives.

    Résolument féministe et humaniste, un roman à la langue inventive et teintée d'humour tendre.

    Samira El Ayachi est romancière et auteure pour le spectacle vivant. Elle vit et écrit à Lille.

  • Contrainte de rembourser les dettes de sa mère, Louise doit mettre de côté la carrière de chanteuse à laquelle aspire. Sans trop réfléchir, elle passe un concours pour entrer dans l'administration et prend le fait d'être reçue pour une réussite. La voilà qui se perd dans les couloirs et découvre peu à peu l'absurdité d'un univers rempli d'acronymes sectorisés et de logiciels d'application, de chefs et d'élus tyranniques, de schémas directeurs à prioriser, de collègues aussi, dépressifs ou sympathiques. Procédures, langage, petites mesquineries ou alliances de circonstance, tout lui échappe dans ce monde à part qui, de réunions d'équipe en brainstormings, tourne inexorablement sur lui-même. Un jour, la jeune femme découvre que la personne qu'elle remplace s'est jetée dans le vide...

    Anne Larivière vit et travaille à Lille. Sa propre expérience du vide dans une grande administration lui a inspiré cette histoire pleine d'humanité, cynique et drôle. Ce livre est son premier roman.

  • Cela commence en mai 1939, dans la campagne de Cluny. La guerre gronde, de plus en plus proche. Dans la famille Etcheberry, je demande Marie, la jeune veuve qui se débat de toutes ses forces pour faire vivre sa ferme. Je demande Claire, sa fille, qui s'est entichée de Gabin, ce garçon que tous semblent avoir oublié. Je demande Emma, sa soeur, institutrice communiste. Je demande Jeanne, sa mère, qui veille sur la maisonnée. Je demande Louise, sa belle-soeur, au désir insatiable de maternité. Bientôt, les hommes quand ils ne sont pas déjà morts vont être appelés au front. Et ce sont les femmes, ces femmes, qui vont devoir prendre soin des leurs, tenir le cap, assurer la survie des entreprises. Avec cette passionnante fresque, Aurore Py nous plonge dans la France rurale de cette période.

    Aurore Py est nee en 1980 en Moselle et vit au bord du lac Leman. Elle partage son temps entre vie de famille et ecriture. Elle a publié, chez le même éditeur, Lavage à froid uniquement et L'art de vieillir sans déranger les jeunes.

  • Un homme monte dans un tramway pour faire la traversée de sa propre vie. Le trajet est silencieux, solitaire, et s'effectue comme une saignée dans une ville minée par les paradoxes et les rancoeurs. Chaque station remplit la rame de personnages et de souvenirs. Chaque station les chasse à nouveau, faisant resurgir la douleur de l'absence. Cet homme a pourtant toujours refusé de rejoindre la meute, mais lui laisse-t-on seulement le choix ? Dans ce roman, il est question d'une promesse de paix contre la justice et la réconciliation. Mais aucune justice n'est rendue, et le pardon consiste à libérer des meurtriers et à les remettre au milieu de leurs anciennes victimes... Magistral, Ahmed Tiab nous conte la vie d'un homme et celle d'un pays, l'Algérie, inextricablement liées.

    Ahmed Tiab est un romancier installé en France depuis les années 1990, lors desquelles il a dû quitter l'Algérie avec son épouse. Il retourne régulièrement à Oran où une partie de sa famille vit toujours. Il a publié, chez le même éditeur, plusieurs polars.

  • 1981. Omar et Elda fuient le Mexique pour les États-Unis. Mais il n'y a pas que la traversée de la frontière qui s'avère dangereuse... et ils ne sortiront pas indemnes de ce périple clandestin.
    2012. Isabel épouse Martin, le jour de la Fête des morts. Lui apparaît alors le fantôme d'un homme qu'elle n'a jamais rencontré. Il lui dit être le père de son mari. Il souhaite qu'elle l'aide à renouer le contact avec sa femme et ses enfants, qui l'ont tellement rejeté qu'il n'arrive pas à les atteindre.
    Chaque année ensuite, Omar apparaît ce jour-là à Isabel, et se livre à elle. Dans le monde des vivants, la jeune femme tâche de dénouer les noeuds, de recoller les morceaux, afin que chaque membre de cette famille meurtrie puisse trouver un certain apaisement... y compris ceux qui sont morts.

    Natalia Sylvester est née à Lima, au Pérou, avant de venir aux États-Unis à l'âge de 4 ans. Elle a grandi en Floride et dans la vallée du Rio Grande, au Texas, où elle vit toujours. Elle travaille comme rédactrice indépendante, et a notamment été publiée dans le New York Times, Bustle, Catapult... C'était le jour des morts a obtenu deux prix littéraires (International Latino Book Award et Jesse H. Jones Award for Best Work of Fiction). Il a été nommé "meilleur livre" par le magazine Real Simple.

  • Elle a tué un homme, son mari. Elle sort de prison. Mais, après avoir purgé sa peine, a-elle vraiment retrouvé la liberté ?
    Une femme, qui se présente comme écrivaine, fait irruption dans sa vie. Jour après jour, par la force de la parole retrouvée, ces deux femmes que tout sépare vont à la rencontre l'une de l'autre. Saurons-nous qui est vraiment celle qui se définit elle-même comme criminelle ? Il est question des violences ordinaires, quotidiennes, faites aux femmes mais aussi des violences réelles subies dans la honte et le silence.

    Maïssa Bey vit à Sidi Bel Abbes, en Algérie.
    Elle est l'auteure de plusieurs romans, de nouvelles et de pièces de théâtre. L'essentiel de son oeuvre est publiée à l'Aube.

  • Mai 1967, sur les bords du Tibre... Le groupe Potere Rosso, "le Pouvoir Rouge" est fin prêt à passer à l'acte. Les attentats se dessinent spectaculaires. Mais la révolution n'est pas un exercice facile, surtout lorsque toutes les attentions sont focalisées sur d'autres évènements d'importance : la sortie de l'album "Sergent Pepper" des Beatles, la guerre des six jours en Palestine, les querelles intestines à l'ambassade américaine, la pusillanimité des communistes du Lazio, les désordres gastriques du responsable local de la CIA, les cours de tango argentin dans les salons de Trastevere et les doutes existentiels de Pietrino Belonore, en croisade viscérale contre les soldats yankees. Surtout lorsque l'amour qui déboule fait plus de dégâts que toutes les bombes à retardement.

    Philippe Carrese, né à Marseille en 1956, est écrivain, musicien, scénariste, réalisateur et dessinateur.

  • « Il veut ce qu'il y a de plus simple, que leurs regards se croisent et que se renouvelle ce qui a toujours été. »
    Sur une petite île italienne, chaque été Giulia vient passer ses vacances. Et chaque été, elle y retrouve Salvatore. Au fil des années, l'amourette enfantine se mue en passion flamboyante. Le roman est alors sensuel, poétique. Mais il y a bientôt une ombre à ce tableau idyllique, et pas des moindres. Des naufragés échouent sur l'île. Des « migrants » qui portent en eux toute la détresse du monde, fracassant la bulle qui contient la merveilleuse petite île. Alors les gens se divisent, la politique entre en scène, les vrais visages se révèlent. Et Giulia et Salvatore grandissent, découvrant que le temps a la fâcheuse tendance de compliquer ce qui semblait pourtant évidence...

    Enzo Gianmaria Napolillo est né en 1977. Il vit entre Côme et Milan, et se consacre à l'écriture. Il est publié par les éditions Feltrinelli.

    « Enfin, un vrai nouvel écrivain italien ! » Il Sole 24 Ore

    « Un auteur qui prouve qu'il sait regarder l'âme humaine. » La Repubblica

    « Une prose de véritable écrivain. » La Provincia

  • « L'histoire nigériane est l'histoire africaine, une histoire que nous écrivons nous-mêmes sans être pleinement conscients de ce que nous essayons de dire. »
    C'est parce qu'il pense ainsi que Diekoye Oyeyinka, dans ce premier roman, a choisi de nous raconter la naissance du Nigeria libre. Il le fait en donnant la parole au jeune Seun, qui, de retour au pays après des années de vie en Occident, va devoir renouer avec son histoire et celle du Nigeria, les deux étant inextricablement liées.
    Parfois, nous quittons Seun pour suivre d'autres destins - ceux d'Emeka, de Dolapo, ­d'Aisha -, et ensemble, c'est au Nigeria, ce géant africain, qu'ils donnent vie sous nos yeux. Le pays le plus ­peuplé d'Afrique, l'une des plus grandes puissances économiques du continent, gangrené par la corrup­tion, est à lui seul un personnage saisissant.
    Le lecteur n'a pas d'autre option que d'être happé par ce récit puissant, poétique, violent et foisonnant. Ne passez pas votre chemin : ce livre vous habitera longtemps.

    Diekoye Oyeyinka, né en 1986, a vécu sur trois continents. Il a passé ses quinze premières années au Nigeria et les dix suivantes entre l'Europe et les États-Unis. Diplômé de grandes écoles, il a travaillé auprès des Nations unies. Il vit aujourd'hui à Lagos où il écrit.

  • La narratrice, femme écrivain d'origine paysanne, présente au professeur Cheng, qui cherche une bonne, Weng Huizhu, « Weng La Bonne Perle ». C'est une cousine de sa famille, qui a quitté le village après la mort de son mari pour être embauchée en ville. Travailleuse et pleine d'énergie, elle s'occupe avec dévouement de l'épouse malade de professeur et tombe amoureuse de celui-ci, croyant son sentiment partagé... Le remariage du professeur brise ses illusions. Elle part alors travailler dans d'autres foyers et enchaîne des contrats de courte durée, ses belles-filles au village refusant de l'accueillir dans la maison familiale, selon la tradition. Toujours dévouée à son employeur, elle perd bientôt son entrain et sa bonne humeur naturels !

    SUN Huifen est née en 1961 à Dalian, dans le nord de la Chine. Elle a été agricultrice et ouvrière avant d'être rédactrice d'une revue, puis romancière. Ses écrits restent fidèles à sa tradition rurale et s'attachent à décrire les gens de la campagne d'aujourd'hui. Elle est vice-présidente de l'Association des Écrivains de Liaoning.

  • Júlia, constamment sous l'emprise du cannabis, tient à distance la souffrance qui menace de la ronger depuis que "quelque chose" lui est arrivé. C'est sa rencontre avec Catarina qui la fait sortir de sa torpeur. Elle embarque sa toute jeune voisine dans une journée rocambolesque. Mais les démons de la jeune femme la rattrapent avant la nuit, dans laquelle elle s'évanouit, abandonnant la petite fille dans un bar.
    Des années plus tard, un homme profondément malheureux héberge une femme mystérieuse. Elle lui confie le récit de cette fameuse journée, pierre angulaire de son existence. Leurs souffrances vont se télescoper au point que sa vie à lui en sera définitivement marquée.
    À l'autre bout du pays, un garçon s'enregistre sur cassette et parle à l'adulte qu'il deviendra...

    David Machado, né à Lisbonne en 1978, a publié, chez le même éditeur, Laissez parler les pierres et Indice de bonheur moyen (lauréat du prix de l'Union européenne 2015).

  • Daniel a un plan, une sorte de journal intime de l'avenir, dans lequel il anticipe toutes les étapes de sa vie. Parfois, il lui a bien fallu revenir en arrière et faire quelques ajuste­ments mais, globalement, tout se passe comme prévu. Jusqu'à ce que la crise frappe de plein fouet son pays, le Portugal, et au premier chef cette génération d'enfants de la Révolution des OEillets auxquels on avait promis que leur situation serait meilleure que celle de leurs parents.
    Daniel perd son emploi, son appartement. Sa femme et ses enfants doivent quitter Lisbonne. Ses deux meilleurs amis sont absents : l'un est enfermé chez lui, obsédé par les statistiques et profondément déprimé ; l'autre a été arrêté lors d'une tentative désespérée pour trouver de l'argent. Mais Daniel ne se laisse pas abattre. ­Inébranlable, il frappe à toutes les portes. Tout faire dans le sens d'une société juste et solidaire : on le doit à la génération ­suivante.
    Un roman éblouissant sur le bonheur et l'espoir.
    David Machado, né à Lisbonne en 1978, a publié, chez le même éditeur, Laissez parler les pierres. Indice de bonheur moyen, lauréat du prix de l'Union européenne 2015, a déjà été traduit en plusieurs langues et est en cours d'adaptation cinématographique.

  • Elles sont deux écrivaines nées dans le même pays. C'est le Viet-nâm... et ce n'est pas le Viet-nâm. C'est le Pays sans nom. À partir de ce fil, Anna Moï déambule avec Marguerite Duras dans des lieux qui leur sont mythes communs - le passage Éden, le bac, les bungalows, les voitures de légende, le Mékong - revisités de nos jours. En filigrane s'écrit une histoire d'amour avec un homme auquel Anna Moï s'adresse en creux, sans jamais le nommer.Ce texte, écrit avec toute la malice et la tendresse qui caractérisent son auteure, est un vrai délice pour tous les amoureux de la littérature, du Viet-nâm, d'Anna Moï et de Marguerite Duras.Anna Moï est née à Saigon (Viet-nâm) en 1955. Styliste et écrivaine, elle vit entre Paris et Hô-Chi-Minh-Ville. Elle a déjà publié, chez le même éditeur, Nostalgie de la rizière et, aux éditions Gallimard, Riz noir et Le Venin du papillon.

  • Mohamed, un vieil Algérien qui vit à Paris depuis des décennies, décide de retourner en Algérie. Il ne veut pas y aller seul et convainc Rachid, arrivé en France en même temps que lui, de l'accompagner. Tous deux découvrent un pays qui a profondément changé et qu'ils ne reconnaissent plus. Emplis de nostalgie, souvent d'amertume, ils se heurtent de plein fouet à cette Histoire qui continué sans eux, et à leurs propres histoires enfouies dans leurs souvenirs : la guerre d'Indépendance, l'âge d'or des années 70, le lent déclin des années 80, la décennie noire... Chacun va de son côté, poursuit ses chimères, s'abîme dans le passé. Et traversant leurs vies comme une ombre, cette femme qu'ils ont tous aimée, autrefois, et qui continue de les hanter.

    Karim Amellal est né en 1978 à Paris. Franco-algérien, il a notamment publié Cités à comparaître (Stock), Discriminez-moi ! Enquête sur nos inégalités (Flammarion) et Bleu Blanc Noir (l'Aube).
    Il enseigne à Sciences Po et a créé une plateforme numérique pour les universités (SAM Network) ainsi qu'un média participatif sur l'Algérie (chouf-chouf.com).

  • L'histoire de Vera commence bien avant sa naissance, lorsque son grand-père participe à l'instauration du bolchévisme, puis traverse la Deuxième Guerre mondiale juste après la venue au monde de son fils, Suleïman. Cette saga familiale sur fond d'histoire de la Russie raconte le destin de Vera, née sous le signe du rejet maternel et de la mésalliance parentale, qui tente de trouver sa place aux États-Unis et en Russie. En quête de l'homme avec lequel elle fondera un foyer, elle ne rencontre que grossièreté et mépris. Les échecs de Vera sont-ils les siens, ceux des hommes qu'elle croise, ou ceux de la Russie ? La beauté a-t-elle sa place parmi l'obscénité et la violence ? Y-a-t-il en Russie une place pour une femme qui se prénomme « la Foi » ? Une écriture au scalpel, acérée et puissante.

    Alexandre Sneguiriev est né à Moscou en 1980. Diplômé en sciences politiques, il travaille aujourd'hui comme architecte et consacre tous ses moments libres à l'écriture. Auteur de nombreuses nouvelles, il est
    lauréat de plusieurs prix et considéré comme l'un des écrivains russes contemporains les plus prometteurs. Il a déjà publié, chez le même éditeur, Je ris parce que je t'aime.

  • Jacques Lambert, notaire à Rouen, est mort. Trois mois auparavant, il a rédigé un testament afin de détruire sa famille : il lègue à sa fille Claire la direction de l'étude que réclamait son fils aîné, Jean-Baptiste.Pour surmonter sa déception, JB peut compter sur sa mère Philomène, épouse trophée qui découvre la joie d'être enfin veuve. Mais il doit se méfier de Michel, l'associé de Jacques, qui rêve de devenir le patron. Quant à Gilles, le troisième enfant, généalogiste, il plonge dans le passé de ce bourgeois manipulateur. Les secrets remontent à la surface et entraînent l'effondrement du clan des Saint-Soens, la plus grande fortune de la région.Avec un humour corrosif, Pierre Sérisier dresse le portrait d'une famille bourgeoise qui lutte pour son statut... et pour le statu quo.

    Pierre Sérisier est journaliste et écrivain. Auteur du blog "Le Monde des Séries", il enseigne à l'École supérieure de journalisme (ESJ) de Lille et est co-fondateur du Paris Podcast festival.

  • Le narrateur est un Français comme les autres, ou presque. La banlieue, ses origines, c'est derrière lui. La victimisation, ce n'est pas son genre. Il vit désormais au coeur de Paris, a fait une grande école, travaille dans la finance, vit avec la femme qu'il aime : il a réussi. Soudain, la machine s'enraye. Dans une France pétrie de peurs, la victoire de l'extrême droite est logique, implacable. La nouvelle prési­dente applique méthodiquement son programme : le «

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