Editions Léo Scheer

  • Conquistadors raconte un pisode de la conqute du monde telle que je l'ai rve, ouragan ou invasion de sauterelles. C'est en tous les cas un grand raout d'or et de sang, pope glorieuse et vulgaire, comme elles le sont toutes, assortiment de hautes manoeuvres et de mauvais coups. Cet pisode est celui de la conqute du Prou par Francisco Pizarre et de la destruction de l'Empire inca. On y voit s'ouvrir la tragdie de notre monde, celui o nous vivons, par un grand fait divers o la mappemonde, Dieu, l'or et la poudre se rencontrent. Ainsi, s'accrochant aux pentes sches de la Cordillre pour la grande chasse Dieu, les mercenaires d'Espagne soufflrent sur les premires braises de l'empire le vent glacial du progrs. . V.

  • « Le pacte que j'avais signé m'avait donc donné le pouvoir de me débarrasser de ce qui m'encombrait le plus. Encore fallait-il avoir une conscience précise de ce qui m'avait, jusque-là, gâché la vie.
    Que de fardeaux transportés à longueur d'années sans le savoir, parfois même en finissant par aimer ses bourreaux et les causes de ses malheurs !
    Il fallait bien y réfléchir, car le temps pourrait venir à me manquer, et choisir, sans me tromper, ce que je pourrais corriger, sélectionner ce que j'avais le plus envie de jeter par-dessus bord. »

    Dans ce dix-neuvième livre, Ma vie sans moi, roman, Nathalie Rheims s'abandonne plus que jamais, et poursuit la démarche entreprise dans Laisser les cendres s'envoler (2014) et Place Colette (2016), ses deux derniers romans publiés aux Éditions Léo Scheer.

  • Que vienne mon tour et tu verras, ô grande bouche, de quel velours je suis fait. Avec moi, tu ne connaîtras jamais plus la nuit ni l'obscur du corps, mais une blancheur, une blancheur éternelle.
    Vil, veule, velléitaire, bêlant, le veau pleure sa grâce perdue, son innocence laiteuse. Il appelle son élu, aspire à son palais. Il met dans ses regrets et dans son désir de sacrifice tout ce qu'il y a de plus haut et tout ce qu'il y a de plus bas, en fier équilibriste de la chair blanche. Tour à tour émouvant et odieux, l'enfant de la vache renie le taureau, se réfugie dans le sentimental, puis sombre dans la violence et rêve aux pires holocaustes.
    Rien de ce qui est inhumain ne lui est étranger : la mort partout présente, convoitée dès l'enfance, la pureté innommable et ses terribles cruautés, le racisme enfin, les plus terrifiantes persécutions bouchères... Son monologue, ardent jusqu'au délire, révèle l'horreur qui se tapit sous la mère, et ce qu'il y a de barbare dans la mièvrerie insinuante des plus doux amis de l'homme.
    Cette viande se croit destinée. Elle veut sauver le monde. Le monde a du souci à se faire.

  • À Paris, un écrivain qui approche de la soixantaine tombe amoureux d'une cantatrice russe beaucoup plus jeune. Rencontre entre un homme de l'ombre et une diva ; rencontre difficile, dans laquelle intervient aussi la fille de la soprano, Dolores, 16 ans, venue d'Amérique. Nouvelle Lolita ou adolescente en quête de parents, la jeune fille les amènera devant leurs propres gouffres.
    On retrouve ici le personnage de Pascal Bugeaud, double de l'auteur, cette fois placé devant une interrogation inédite : la cantatrice est-elle sa dernière passion, ou Dolores une autre figure amoureuse ? Est-ce pour lui la fin de l'écriture, ou bien, grâce à la musique, le début d'une nouvelle vie ?

    Richard Millet est l'auteur de nombreux ouvrages dont, récemment, Tuer (2015), Province (2016) et Pour Bernard Menez (2017), publiés aux Éditions Léo Scheer.

  • Jeanne et son ami Derrick sont videurs au Coconut Café. Une nuit, entre concert mythique et recherche effrénée de l'âme soeur d'un soir, leur patron est assassiné par deux ours roses. Jeanne, qui découvre le corps, est soupçonné du meurtre. S'ensuit un road-movie haletant qui conduit les deux comparses de soirées décadentes en aventures improbables.

  • Vincent Revel, journaliste parisien,
    écrivain raté, trentenaire désabusé,
    rencontre deux êtres qui vont relancer
    sa fièvre initiale. Le premier est une
    jeune femme inspirée: Lia Silowsky,
    habitée par une forme de mysticisme
    où se mêlent chants bulgares et visions
    oniriques. Le second, Emmanuel
    Starck, est un aventurier revenu
    s'installer à Paris après avoir beaucoup
    voyagé, expert en hacking comme en
    arts martiaux, hanté par les traditions
    d'une chevalerie résolument obsolète.
    Avec eux, Vincent se livre à des
    sabotages symboliques plus proches du
    happening que de l'attentat, tandis que
    son intérêt pour Lia se mue en
    authentique passion.

    Romaric Sangars, écrivain et critique
    littéraire, est né en 1977 à Grenoble. Il
    a publié Suffirait-il d'aller gifler Jean
    d'Ormesson pour arranger un peu la
    gueule de la littérature française?
    (Pierre-Guillaume de Roux, 2015). Les
    Verticaux est son premier roman.

  • « J'ai perdu ma mère. Elle a disparu il y a plus de dix ans. Ma mère est morte, je le sais. Mais, lorsque j'y pense, je ne ressens aucun chagrin, pas la moindre émotion. » Dans son quatorzième roman, Nathalie Rheims laisse apparaître, pour la première fois, la figure de la mère. Une femme se souvient, des années plus tard, du jour où, quand elle était adolescente, sa mère l'a abandonnée. Sa croyance en un amour maternel absolu, irrévocable, était-elle une illusion ?
    Avec une lucidité intransigeante, Laisser les cendres s'envoler livre les secrets d'une relation brisée, les non-dits d'une famille singulière, les troubles enfouis qui, pour être démêlés, requièrent souvent une vie entière. Mêlant émotion et férocité, ironie et tendresse, Nathalie Rheims dévoile ses vérités les plus intimes, et invite le lecteur à venir à sa rencontre. » La presse en parle :
    Le Figaro - 20 septembre 2012, Le Point - 13 septembre 2012, Paris Match - 15 août 2012, Livre Hebdo - 8 juin 2012, Gala - 15 août 2012, Le Nouvel Observateur - 6 septembre 2012, Télérama - 22 septembre 2012 Éditions Léo Scheer, 2012

  • Tombeau pour cinq cent mille soldats (1967), Éden, Éden, Éden (1970), Prostitution (1975), Le Livre (1984), Bivouac (Festival d'Automne 1987), Progénitures (2000), qui, au moment où Pierre Guyotat composait ce livre, venait de paraître : un monde sans équivalent, et une langue à chaque fois plus profondément reconstruite, plus rythmée. Comment un tel monde est-il né ? Comment ses représentations se sont-elles imposées ? Quelles significations faut-il leur donner ? Et comment la langue la mieux faite pour dire ce monde et le chanter, celle de Progénitures, s'est-elle, livre après livre, composée ? Enfance, formation, références, Histoire, engagements, création, l'écriture revendiquée comme art et comme métaphysique... À l'occasion d'entretiens avec Marianne Alphant, dont il a tiré ces Explications, Pierre Guyotat revenait, de façon approfondie et toujours familière, sur ce qui a constitué son être, dans un livre qui, avant Coma et Formation, ouvrait une dimension autobiographique au coeur même de son oeuvre. Ce livre, publié pour la première fois en mars 2000, était le premier des Éditions Léo Scheer, alors tout juste créées.

  • En 1999, le jour où Nathalie Rheims rencontre Claude Berri pour l'interviewer sur Charles Denner, sujet de son premier livre, L'Un pour l'autre, le grand cinéaste et producteur vient d'apprendre que son fils Julien a eu un accident grave. Ils ne se quitteront plus jusqu'à la mort de Claude, le 12 janvier 2009. Dix années de vie intense, passionnée, auprès d'un homme qui, entre une réussite fulgurante, quasi magique, et les chagrins de la fin, connut un destin hors du commun.
    Nathalie Rheims n'avait qu'un recours possible face au choc de ce deuil brutal : l'écriture. Elle revient sur leur histoire, et, plongeant dans ses souvenirs, touche au plus intime, au plus vrai d'un être dont elle restitue les multiples facettes. Du gamin du faubourg Poissonnière au jeune acteur devenu scénariste, réalisateur, producteur et distributeur pour demeurer libre, du maître du cinéma français au collectionneur d'art contemporain, elle donne à voir, dans sa réalité la plus immédiate, un homme exceptionnel, qui fut jusqu'au bout entraîné par cette force irrépressible, ce désir souverain qu'il lui a transmis et qu'à son tour elle transmet jusqu'à nous.

    "Claude" est le onzième livre de Nathalie Rheims. Il paraîtra au moment où Trésor, l'ultime film de Claude Berri, sortira en salles.

    La presse en parle : Le Point - 29 octobre 2009, Livres Hebdo - 23 octobre 2009, Paris Match - 5 octobre 2009, Elle - 6 novembre 2009, Madame Figaro - 7 novembre 2009, Le Journal du Dimanche - 8 novembre 2009 Éditions Léo Scheer, 2009

  • « Un jour, il est parti. Lui qui l'avait vue naître et accompagnée depuis toujours, il s'est retiré dans la solitude.

    Dix ans plus tard, elle retrouve sa trace et le rejoint pour comprendre ce qui s'est passé. Dans une maison aux apparences trompeuses commence un huis clos où les cauchemars se confondent avec le réel. Les souvenirs ressurgissent à travers les contes de fées qu'une main invisible dépose chaque soir à son chevet. De l'éveil de La Belle au bois dormant au crépuscule de La Petite Marchande d'allumettes, elle franchit les étapes d'une étrange initiation qui la mène à un secret bouleversant. Aura-t-elle la force d'aller au bout de la vérité, de sa vérité ?
    Sur le chemin des sortilèges, le destin attendait son heure.

    "Le Chemin des sortilèges" est le dixième livre de Nathalie Rheims. » La presse en parle : Livres Hebdo - 6 juin 2008, Le Nouvel Observateur - 21 août 2008, Madame Figaro - 23 août 2008, Le Point - 4 septembre 2008, Le Monde des livres - 12 septembre 2008, Elle - 29 septembre 2008 Éditions Léo Scheer, 2008

  • J'ai l'âge d'être le père du jeune homme qui écrivit mon premier roman et il m'apprend que le désir n'a pas d'âge, que le désir est insatiable.
    François Weyergans Dans l'Europe des années soixante, un jeune cinéaste voyage beaucoup et découvre un opéra célèbre : Salomé. Il mêlera désormais les femmes dont il rêve, qu'il appellera toutes Salomé, aux femmes moins nombreuses mais réelles de sa vie. À la fois écorché vif et témoin ironique de sa propre vie, il se laisse emporter par le tourbillon de ses multiples rencontres à Venise ou Amsterdam, dans les trains de nuit et les aéroports. Il commence une cure de psychanalyse mais préfère se confier à sa machine à écrire. S'agirait-il des confessions d'un enfant du vingtième siècle ?

    Salomé est écrit en 1968 et 1969. L'auteur a vingt-sept ans. Ce roman est resté inédit jusqu'à ce jour. François Weyergans y découvre « en direct » les plaisirs du jeu avec les obsessions tenaces, les fantasmes, les peurs et la libido effrénée du premier en date de ses narrateurs. Tous les éléments de son oeuvre future sont déjà présents dans ce texte fondateur au ton si singulier, alliant, sur un rythme irrésistible, rage et allégresse, érotisme et désarroi. Trente-sept ans et douze livres après, le voile est levé : Comme Salomé est belle ce soir !


    Quand il écrit Salomé à l'âge de vingt-sept ans, François Weyergans est critique littéraire et critique de cinéma. Auteur de nombreux courts métrages, il a tourné son premier long métrage, Aline, d'après un roman de Ramuz, et s'apprête à mettre en scène l'opéra de Wagner, Tristan et Iseut. Il publiera Le Pitre, qu'on a longtemps tenu pour son premier roman, quatre ans plus tard, en 1973.

  • Ce livre est composé de deux textes de nature très différente, et qui pourtant portent le même titre : La Femme couchée par écrit. Entre ces deux parties, une interface : ni une préface ni une postface, ni un texte qui ouvre ni un texte qui clôt, un texte entre-deux, central, qui distribue vers l'avant et vers l'après, et qui tente de dire pourquoi un même titre peut être donné - ou donner lieu - à deux objets littéraires différents.

    La Femme couchée par écrit est d'abord un bref essai sur le personnage de Roberte dans l'oeuvre littéraire et picturale de Pierre Klossowski. De l'autre côté de l'interface, le deuxième texte, identiquement intitulé La Femme couchée par écrit, est une nouvelle où il est question du contrat proposé aux jeunes femmes qui poseront nues, non plus pour un peintre mais pour un écrivain.

  • Où cours-tu, Gilgamesh ? La vie que tu poursuis, tu ne la trouveras pas. Quand les dieux ont créé l'humanité, c'est la mort qu'ils lui ont réservée ! L'immortalité, ils l'ont gardée pour eux. Toi, Gilgamesh, que ton ventre soit repu ! Jour et nuit, réjouis-toi ! Chaque jour, fais la fête ! Danse et amuse-toi ! Que ta bien-aimée se réjouisse dans tes bras ! Telle est l'occupation des hommes.

    Le grand roi Gilgamesh dans ses oeuvres : débauché, bagarreur, fanfaron, il court les aventures, défiant les hommes et les dieux, et se croit invincible. Aux côtés d'Enkidu, son ami, son double, il triomphe du terrible Humbaba, de la déesse Ishtar, qui ne lui pardonne pas de s'être refusé à elle, ou du Taureau-Céleste, mais Enkidu meurt, la chance s'évanouit, la vie lui glisse entre les doigts. Gilgamesh le héros, le demi-dieu, est un pauvre mortel. L'homme ne peut échapper à sa condition.

    Ce roman, le premier de l'Histoire, est, après trente-cinq siècles, d'une fraîcheur, d'une nouveauté intactes. La présente édition, libérée des contraintes de l'édition savante, permettra au plus large public de découvrir ce trésor du patrimoine universel comme s'il s'agissait d'une oeuvre écrite hier. Gilgamesh, notre contemporain.

  • Vivian Parker, une star sublime et hautaine, rencontre Louis lors d'un festival de cinma. Sans savoir pourquoi, elle lui donne son numro de tlphone. Commence alors une passion qui runit deux tres que tout oppose. Entrans dans le vertige de leur amour irrationnel, les deux amants vont se dcouvrir peu peu, avant de se dchirer. Avec ce roman deux voix, tour tour mouvant, sensuel, sombre et cruel, Catherine Breillat met en scne une histoire d'amour tragique, une histoire de dvoration mutuelle. Catherine Breillat est metteur en scne de cinma et crivain.

  • Une fuite d'eau dans un immeuble. La fuite d'un amour : Jeanne. Une facture à régler, et le prix de l'absence à payer.
    Alexandre, comédien rêveur au chômage, se regarde, non sans humour, dériver dans un Paris menacé par la crue, à la recherche d'un rôle et de son amour perdu.
    Il glisse dans la sous-location de sa propre vie et le microcrédit de son coeur. Mais sa soif d'absolu le rattrape, tandis que le souvenir de Jeanne persiste. Il faut aller ailleurs. Peut-être substituer, à son amour, une autre histoire : celui d'une vedette de cinéma, de l'Art ou de Dieu...
    À moins que la véritable passion ne réside dans ce qui sépare deux êtres : la distance comme condition d'un amour éternel.

    Alexandre Steiger est comédien et réalisateur. La Distance est son premier roman.

  • Btise souveraine, perte des valeurs, politiquement correct, doxa littraire, sous-culture, dchance de l'esprit critique : voil quelques-unes des formes que prend la guerre en cours, aux yeux de l'crivain qui n'a, aujourd'hui, presque plus de voix, dans un monde o rgne l'insignifiance. D'o ces textes, de nature diverse, le plus souvent brve ou fragmentaire, qui envisagent ce qui s'achve tout en se maintenant comme cadavre : la culture, quasi morte, parce que tue par le refus d'hriter et devenue le pouvoir culturel. Il faut donc repenser la figure de l'crivain comme partisan sans parti, comme tmoin anim de la volont de dire ce qu'il voit, chaque jour, en France et ailleurs. Richard Millet est crivain. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont, en 2014, Le Corps politique de Grard Depardieu (Pierre-Guillaume de Roux) et Sibelius, Les Cygnes et le Silence (Gallimard).

  • 17 avril 1975, les troupes de Pol Pot pénètrent dans Phnom Penh, la capitale du Cambodge, après quatre années de guerre civile. En quelques heures, la ville est intégralement vidée de ses occupants. Les citadins, comme les habitants des campagnes jusqu'alors non acquises aux Khmers rouges, vont être déportés dans les zones les plus hostiles du pays. Travaux forcés, exécutions sommaires, famines, meurtres de masse... Dans ce désastre qui s'annonce, où plus du tiers de la population sera exterminé, et où vivre se résumera simplement à ne pas mourir, rares seront les voix qui parviendront à se faire entendre. Ce livre retrace le destin de l'une d'entre elles. Celle d'une femme, prise dans la tourmente d'événements qui lui échappent et l'emprisonnent ; elle puisera dans les ressorts les plus profonds de son intimité les armes d'une lutte sans merci contre les blessures de sa chair. Avec le fol espoir de vivre, pour ne pas les laisser gagner. Vivre, pour ne pas voir son propre corps disparaître. Vivre encore, juste l'instant suivant... Richard Rechtman est psychiatre, psychanalyste et anthropologue, directeur d'études à l'EHESS. Il a créé et dirige depuis 1990 le dispositif de consultations psychiatriques spécialisées pour réfugiés cambodgiens au sein du Centre Philippe-Paumelle de Paris. Il est membre du Centre de ressources audiovisuelles du Cambodge, le Centre Bophana, fondé par le cinéaste cambodgien Rithy Panh. Il a publié L'Empire du traumatisme chez Flammarion (2007), en collaboration avec Didier Fassin.

  • Souvenirs mêlés, racontés dans le désordre, comme ils viennent, regrets, remords, joies, deuils et, au-delà de tout, le bonheur d'écrire, le désir irrépressible de tout dire : Je ne mourrai pas tout entier est de ces livres testamentaires qui, malgré la sombre lumière qui les baigne, sont les plus vibrants éloges de la vie.
    On y retrouve, l'intime et le public interférant sans cesse, aussi bien une histoire familiale tragiquement marquée par la Seconde Guerre mondiale que les obsessions amoureuses, les joies et les échecs de la carrière littéraire que les rencontres d'écrivains, d'artistes comme Francis Ponge, Graham Greene, Michel Tournier, Claude Lanzmann ou Bernard Giraudeau.

    Serge Koster est né en 1940 à Paris. Il a mené une carrière d'enseignant de lettres (il est agrégé de grammaire), de critique littéraire (La Quinzaine littéraire, Le Monde, France Culture) et d'écrivain. Il a publié de nombreux livres dont les derniers aux Éditions Léo Scheer : Ces choses qui blessent le coeur, Le Sexe et l'Argent et Léautaud tel qu'en moi-même.

  • « Je me suis si souvent brouillé avec les autres qu'il faut que je le sois depuis toujours avec moi-même. » Lorsqu'on écrit, est-il inévitable de se fâcher ? Comment concilier l'orgueil de l'artiste avec le besoin de s'assurer la bienveillance du milieu littéraire ? Par quel biais s'émanciper de ses mentors sans prendre le risque de les perdre ? À ces questions, Serge Koster répond par le récit de ses propres brouilles, à la cause souvent dérisoire, mais aux effets ravageurs, et qui se poursuivent tout au long de l'existence. Grâce à quelques querelleurs célèbres, qui sont pour lui autant d'auteurs de prédilection, tels Léautaud, Proust, Ponge, Chamfort, Voltaire ou Rousseau, Serge Koster raconte avec tendresse les raisons pour lesquelles il s'est, un jour, opposé à ses amis, à ses confrères ou à ses pairs, voire à certaines personnalités politiques. Retranscrire ce qui a été vécu et qui reste sur le coeur rejoint l'envie littéraire de donner corps à la nostalgie, de se réapproprier ce qui a échappé et de renouer le dialogue avec les absents. Serge Koster a récemment publié aux Éditions Léo Scheer Je ne mourrai pas tout entier (2012) et Les Blondes flashantes d'Alfred Hitchcock (2013).

  • L'automne 2008, au pire de la crise conomique, le narrateur (anonyme ou innommable, vous de juger) de Sur la panamricaine quitte sa vie Paris pour une traverse chaotique et blouissante de cette route mythique. Entre road-trip et documentaire, Alexandre Guyomard nous entrane au coeur de l'Amrique centrale : les repres se perdent, la cocane et l'alcool apportent leur lot de liaisons d'un soir et d'amitis djantes. Loin du traditionnel backpacker, il dcrit la Weltanschauung cynique dont il souffre, le nant qui s'ouvre devant lui l'aube de la trentaine, et renouvelle le genre de l'aventure en ajoutant ce rcit digne de Jack Kerouac une dimension houellebecquienne, o apparat, au-del des voyages, l'impossibilit de s'inventer des chappatoires, et de continuer vivre dans une Europe tourne vers une consommation sans joie, qui semble avoir renonc tout.

  • Un jeune chroniqueur télé, qui porte avec arrogance un regard ironique sur la vie parisienne, a un coup de foudre pour une femme croisée dans la rue. Il la suit jusqu'à ce qu'elle le remarque. Après quoi, il la fuit. Attirée à son tour par lui, c'est elle qui décide de le suivre. La rencontre se concrétise alors mais aucun ne fait un pas décisif vers l'autre, car chacun préfère rester sur son quant-à-soi. Avec une acuité particulière, Myriam Thibault décrit l'incapacité, si commune aujourd'hui, à exprimer ses sentiments, l'orgueil étant plus fort que le désir. Myriam Thibault a 17 ans. Elle est l'auteur d'un recueil de nouvelles, Paris je t'aime (Éditions Léo Scheer, 2010). Orgueil et Désir est son premier roman.

  • Toute jeune fille rêverait qu'un chanteur de rock descende de scène et l'entraîne avec lui. Toutes, sauf peut-être Alma, qui avait autre chose en tête quand elle s'est retrouvée dans ce festival. Mais c'est elle que John - coup de foudre ou caprice - a décidé d'élire. John est beau, charismatique. Son énergie est irrésistible. Elle accepte sans savoir ce qu'elle fait, et le voyage commence, fiévreux, endiablé, au rythme des tournées mondiales. Elle devient son ombre, sa confidente, sa partenaire. Un jour, tout s'accélère : il lui demande de monter sur scène avec lui.
    Et Alma passe de l'autre côté du miroir.

    Jusqu'où le désir peut-il nous emporter? À partir de sa propre expérience, Claire Berest pose les questions du hasard et du destin, du goût de l'aventure et de l'imposture d'accepter une vie qui semble soudain devenir celle d'une autre.

  • Au bout de quatre ans de psychothérapie, Annie s'interroge. Sa psy a changé. Plus Annie parle de son nouvel amant, plus celle qui l'écoute devient nerveuse... Après quelque deux cents consultations, la patiente aurait-elle trouvé le moyen de se venger de tous les silences blessants du docteur ? Annie tient une faille et s'en délecte. Elle va jusqu'à raconter sa relation dans les moindres détails ! Et si la psy avait reconnu quelqu'un dans ses descriptions ? Un ancien patient ? Son mari, ou son amant ? À moins qu'il ne s'agisse d'une fausse piste...
    Brigitte Kernel sonde toutes les facettes d'un univers secret et codé : le monde des psy, où fantasmes et réalité se confondent. De l'angoisse à la paranoïa et de la thérapie au jeu, elle crée un étonnant suspense psychologique.

    Productrice-animatrice sur France Inter, Brigitte Kernel a écrit de nombreux ouvrages, dont Autobiographie d'une tueuse et Fais-moi oublier (J'ai lu). Publié une première fois par Belfond en 2004, Ma psy, mon amant a connu un vif succès critique et public. Il était devenu introuvable, le voici à nouveau disponible.

  • Étudiant attardé, musicien de jazz médiocre, Calude vit de petits boulots à Montmartre. Dilettante d'exception à l'esprit presque aussi libre que ses journées, il se laisse aller à ses divagations, aux côtés de Côme, son voisin de palier octogénaire, Rosemonde, la tripière de la rue Lepic, et Très-Cher-Zut, son ami d'enfance contrebassiste.
     
    Jusqu'à ce que Zoé emménage dans son immeuble. Surtout, jusqu'à ce que survienne un terrible événement et que son existence chavire. Après avoir vécu à rebours, Calude retrouvera-t-il le sens de la marche ?
     
    Récit d'une vie en équilibre instable, multipliant fantaisies et épisodes cocasses, Un passant ordinaire est aussi un roman amoureux de Paris, dont le jazz est la petite musique de nuit.
     
    Renaud Czarnes est journaliste, photographe et critique musical spécialisé dans le jazz. Un passant ordinaire est son premier roman.

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