Dominique Bourg

  • Le marché contre l'humanité

    Dominique Bourg

    • Presses universitaires de france
    • 9 Octobre 2019

    Après la candidature de la liste « Urgence écologie » aux élections au Parlement européen de mai 2019, Dominique Bourg propose un état des lieux de notre démocratie, des dangers qui la menacent et des solutions à mettre en oeuvre au plus vite, afin de rompre avec l'inertie du système. Il analyse le quadruple échec de notre système politique : face aux marchés, aux enjeux écologiques, aux évolutions techniques et au principe de la représentation. Ces échecs ont engendré de lourdes menaces pour nos sociétés. La révolution numérique permet désormais à la technologie de se substituer à l'humain. Dans un contexte de globalisation économique et de développement de groupes transnationaux surpuissants, le marché est devenu souverain, empêchant les États d'exercer leur rôle social. Enfin, la menace écologique est désormais omniprésente. Dans un tel contexte, le défi posé aux démocraties est immense. Leur incapacité à faire front pourrait favoriser l'avènement de régimes autoritaires. Une voie escarpée reste à gravir : celle de l'écologisation de la démocratie, afin de passer du paradigme mécanique de la modernité à l'unité du vivant.

  • Une nouvelle terre

    Dominique Bourg

    • Desclée de brouwer
    • 14 Mars 2018

    Notre civilisation est si matérialiste qu'elle détruit paradoxalement les bases matérielles de notre vie commune, ceci dans une indifférence quasi générale. Pourquoi en sommes-nous arrivés là ? Comment rendre compte de notre capacité de destruction sans égale ?On tente de répondre à partir de l'époque qui nous échoit : celle de l'Anthropocène (qui marque les dommages irréversibles introduits dans l'environnement), celle aussi de l'envolée du numérique et d'un délitement parallèle et conjoint de nos démocraties. Ce parcours permet de dégager les racines spirituelles de la violence que nous nous infligeons à nous-mêmes comme à notre environnement.Or la spiritualité est une donnée fondamentale de toute société, où se rejoignent un dépassement de soi et un certain rapport à la nature. Affirmer ceci, c'est découvrir que la pensée émane du monde, plus que d'un sujet isolé : l'esprit se voit libéré de sa frénésie transformatrice et s'ouvre à une forme de contemplation. Apparaît alors la promesse d'une autre civilisation, d'une nouvelle Terre.
    Dominique Bourg est philosophe. Président du conseil scientifique de l'ex-Fondation Hulot, il enseigne à la Faculté des géosciences et de l'environnement de l'Université de Lausanne. Il a, entre autres, publié : Transcendance et discours (1985) ; L'Homme artifice (1996) ; Vers une démocratie écologique (avec K. Whiteside, 2010) et le Dictionnaire de la pensée écologique (avec A. Papaux, 2015).

  • Quel avenir pour le developpement durable ?

    Dominique Bourg

    • Le pommier
    • 13 Septembre 2020

    Tout le monde parle du développement durable, à tout propos : politiques et ONG, industriels, urbanistes, agriculteurs... mais savons-nous bien ce que cette notion recouvre ? Et avons-nous les moyens de nos intentions ? S'il paraît en effet difficile d'admettre que le mode de développement actuel, en passe de s'étendre à la planète, puisse durer indéfiniment, existe-t-il des pistes pour sortir de cette impasse ? Avons-nous les moyens - et la volonté - d'éviter un devenir catastrophique ? Car le développement durable n'est pas une notion nouvelle : on en débattait déjà à la fin du XIXe siècle !

  • Du risque à la menace

    Dominique Bourg

    • Presses universitaires de france
    • 13 Mars 2013

    Publié en allemand en 1986, l'essai d'Ulrich Beck sur La Société du risque semblait signer la prise de conscience collective de la vulnérabilité des sociétés contemporaines et d'un passage d'une société du progrès à une société du risque. Mais si les années 1970-1980 sont celles d'une prise de conscience des dégâts du « progrès », comment oublier que ce sont aussi celles du tournant néo-libéral dont les effets dévastateurs se déroulent sous nos yeux ? Par ailleurs, les « nouveaux risques » ne masquent-ils pas des risques plus anciens, comme les risques sociaux ? Quelle politique de la connaissance a inauguré le concept de « société du risque » ? Quels nouveaux horizons a ouvert cette notion ?
    Cet ouvrage, issu d'un colloque de Cerisy, qui rassemble des contributions des meilleurs spécialistes de la question des risques dans les domaines de l'histoire, de l'économie, de la sociologie, du droit, de l'environnement et de la médecine, montre comment les sociétés technologiquement avancées pro-gressent, inexorablement semble-t-il, vers un horizon obscurci par la menace.

  • Pour une 6e République écologique

    Dominique Bourg

    • Odile jacob
    • 27 Octobre 2011

    Alors que l'ampleur de la crise écologique impose une nouvelle ambition pour l'humanité, nos démocraties n'avancent qu'à petits pas. Or les dégradations en cours de la biosphère menacent nos conditions de vie et exigent un changement de cap rapide. Face à la nécessité d'anticiper et de réagir vigoureusement, certains s'interrogent sur l'efficacité de la démocratie, suggérant qu'un gouvernement autoritaire permettrait de relever plus aisément le défi. Notre ambition est au contraire de parier sur la démocratie, de l'approfondir et de la renouveler. Pour ce faire, il s'agit d'avancer des propositions concrètes permettant d'engager tous ensemble l'indispensable transition écologique. Ce livre refuse, ainsi, de choisir entre démocratie et environnement et ne propose rien de moins qu'une architecture institutionnelle nouvelle : une république écologique. Cet ouvrage est le fruit d'une réflexion collective et transdisciplinaire conduite au sein de la Fondation pour la nature et l'homme. Sous la direction de Dominique BourgAvec : J. Bétaille, L. Blondiaux, M.-A. Cohendet, J.-M. Fourniau, B. François, P. Marzolf, Y. Sintomer.  

  • Primauté du vivant : essai sur le pensable

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    • Presses universitaires de france
    • 13 Octobre 2021

    La modernité est née de l'affirmation que la nature se réduisait à un agrégat de particules mécaniques auquel les êtres humains étaient par nature et par destinée étrangers. Quelques siècles plus tard, nous sommes sous la menace de chocs et d'effondrements successifs : que l'essor impulsé par le mécanisme moderne a fini par susciter les conditions de son propre dépassement, par rendre insoutenable les dualismes qu'il avait produits. Alors que l'on a cherché à réduire la pensée et le pensable aux seules représentations subjectives humaines, ils ne cessent d'affleurer de toutes parts... avec l'intelligence animale, avec les plantes, la sylvothérapie. C'est cette réaffirmation de la pensée, indissociable du vivant et de la matière, qu'on cherche ici à comprendre, dans le cadre d'une construction métaphysique connue sous le nom de « monisme réflexif ». Ce livre est une contribution philosophique à un réenchantement du monde.

  • Le livre fait le point sur la désobéissance civile et l'état de nécessité, juridiquement, historiquement et philosophiquement. Il rassemble des témoignages, des plaidoiries exemplaires et des jugements, des argumentaires et analyses en faveur de la désobéissance civile et des éclaircissements en matière de doctrine, tant en ce qui concerne l'engagement juridique de l'état de nécessité que le rôle du juge. Il permet de comprendre les limites, les raisons et la fonction des actions de désobéissance civile. Il met en lumière la pertinence de l'argument de l'état de nécessité dans le contexte qui nous échoit désormais. Dans un style précis mais accessible, il est utile à toute personne, qu'elle soit juriste, politiste, militante, journaliste, et à toute citoyenne ou citoyen qui veut réfléchir sur ces sujets.

  • Dictionnaire de la pensée écologique

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    • Presses universitaires de france
    • 23 Septembre 2015

    Ce dictionnaire ne se limite ni à l'écologie politique, ni à l'écologie scientifique, ni à l'écologisme, mais rassemble au contraire toutes les réflexions, les constructions conceptuelles et les pistes d'action que peuvent inspirer l'état de la planète et le fonctionnement de la Biosphère. Il embrasse donc un spectre très large de disciplines et de collaborateurs, tirant le meilleur parti de l'hybridation, propre à la pensée écologique, des domaines naturels et sociaux interprétés à la lumière des sciences dures et des sciences humaines. À travers 357 articles écrits par 260 auteurs, le lecteur y trouvera des développements sur des notions clés, sur des livres déterminants ou sur des auteurs désormais classiques.
    Parce que la pensée écologique embrasse une échelle nouvelle et menaçante de perturbations infligées au milieu, réinterrogeant la place de l'homme au sein de la nature, et parce que le champ de l'écologie est loin d'être univoque, ce dictionnaire se veut à la fois critique, historique et prospectif, n'hésitant pas à proposer des points de vue contradictoires sur des notions centrales.

  • L'écologie intégrale ; pour une société permacirculaire

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    • Presses universitaires de france
    • 4 Octobre 2017

    Il faut bien le constater, la transition numérique mondiale s'accélère tandis que la transition écologique, au mieux, marque le pas. Cette situation ne sera pas longtemps soutenable. Il importe de se donner le plus rapidement possible un objectif collectif qui corresponde enfin à ce qu'exige l'état de dégradation du système-Terre. Comment concilier une empreinte écologique radicalement réduite avec la pluralité actuelle de nos sociétés et de leur tissu économique ?
    Chercher une voie de sortie, c'est changer de regard : en partant d'où nous sommes, sans nier nos désaccords sur les solutions à apporter, envisageons une pluralité de voies d'expérimentation - des micro-expériences citoyennes de permaculture jusqu'à la production industrielle la plus high tech en passant par les chemins de l'économie sociale et solidaire. À chacune de démontrer que ses solutions permettront d'atteindre l'objectif ultime : une empreinte écologique décroissante pour nous permettre de retourner puis de rester à l'intérieur des limites de la biosphère, sans renoncer à notre modernité, en oeuvrant en faveur d'une priorité environnementale enfin claire et, à terme, libératrice.

  • Face à l'urgence climatique et écologique, à ses conséquences sociales dont témoignaient les Gilets jaunes ou les citoyens de la Convention pour le climat, peut-on envisager l'avenir de la démocratie autre qu'écologique ? Alors que différentes pathologies de la démocratie, montée des populismes, tentations d'un retour à la décision autoritaire, rejettent la participation et la délibération, le colloque de Cerisy de mai 2019 s'est attaché à établir la chance que l'écologie offre à la liberté et la démocratie de se réinventer.
    À l'initiative de la Commission nationale du débat public, cette réflexion ne pouvait qu'être indisciplinée : la démocratie écologique se définit à partir de conflits, de ruptures, d'expérimentations et de débats. La constitution de publics démocratiques, les institutions délibératives, les expériences locales, les nouvelles formes de vie plus respectueuse de l'écologie et de la justice environnementale sont explorées dans cet ouvrage croisant éclairages philosophiques, approches juridiques, travaux de sciences sociales et études d'acteurs engagés.

  • Vers une société sobre et désirable

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    • Presses universitaires de france
    • 5 Mai 2010

    Avec une population de 9 milliards à l'horizon 2050 et un environnement planétaire dégradé, nous n'échapperons pas à des sociétés plus sobres. Qui croira en effet qu'on peut découpler la création infinie de richesses matérielles, mesurée par le PIB, d'une consommation elle-même croissante de ressources énergétiques, minérales et biotiques ? Comment dès lors basculer sans violence vers des modèles plus sobres du vivre-ensemble ? Sur quels leviers nous appuyer ? À quoi pourrait ressembler le nouveau paysage social et institutionnel, économique et techno-scientifique ?
    Cet ouvrage traite de l'avenir de notre vivre-ensemble dans un horizon de limitation des ressources naturelles et énergétiques. Un tel ensemble de réflexions fait suite au « Pacte écologique » et aux prises de position de la Fondation Nicolas Hulot présentées ici, donnant lieu à une série de contributions aux signatures prestigieuses sur ce que pourrait être une société sobre et désirable.

  • Les scénarios de l'écologie

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    • Hachette littératures (réédition numérique fenixx)
    • 16 Novembre 2017

    Un essai sur les trois principaux courants de la pensée écologique (écologies « profonde », « autoritaire » et « démocratique ») et sur l'idéologie économique qu'ils viennent contredire à des degrés divers. Le point sur cette idéologie (qui prend sa source chez Adam Smith et vise à faire de l'économie un ordre propre et autonome), sa prégnance dans le monde, ses dangers et les signes de son essoufflement. Une critique des thèmes et des présupposés de l'écologie « profonde » ainsi que du scénario fondamentaliste auquel elle conduit : à quelles contradictions peut mener ce rejet global de l'humanisme. Une généalogie de l'écologie « autoritaire » : comment les grands axes de la pensée de Hans Jonas, qui détermine en partie ce courant et confère aux experts un rôle décisif, conduisent à un scénario politique difficile à mettre en place. Une analyse des grands enjeux de l'écologie « démocratique » qui vise, elle, à freiner « de l'intérieur » les excès de la société industrielle, sans toutefois remettre en cause la totalité de ses principes.

  • Science et prudence : du réductionnisme et autres erreurs par gros temps écologique Nouv.

    L'épistémologie classique, celle du XXe siècle, s'est essentiellement occupée de physique. Dominique Bourg et Nicolas Bouleau proposent en revanche de distinguer trois types de sciences grâce à un critère précis pour chacune, compréhensible par tous : la science nomologique, à savoir la physique avec ses différentes échelles ; la science interprétative, celle qui se construit et s'enrichit par modélisations d'un secteur de la réalité ; et la science combinatoire, à savoir la chimie et la biologie moléculaire. Les mathématiques joueront un rôle décisif dans cette tripartition. La réponse à la question « qu'est-ce que la connaissance scientifique ? » nous conduira ensuite à mettre en lumière une intrication fondamentale et insurmontable entre connaissance et ignorance. Celle-ci a été dévoilée au sujet de l'arithmétique au début des années 1930. Les auteurs révèlent l'existence de cette même intrication dans la biologie moléculaire. Bien que fondées et opératoires, nos connaissances n'en sont pas moins partielles, et ce à jamais. Ce constat permet d'éclairer l'état écologique de la planète. Ce faisant, leur réflexion conduit leurs pas dans ceux de quelques mathématiciens autour d'Alexandre Grothendieck au début des années 70, qui ont été les premiers à tirer certaines des conséquences des limites à nos connaissances.

  • Le devenir du climat. La prise de conscience

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    • Frémeaux & associés
    • 7 Mars 2022

    HISTOIRE ET PROJECTIONS, DÉRÈGLEMENTS CLIMATIQUES ET SOCIÉTÉ.
    "Le GIEC a été une réussite scientifique pour démontrer un réchauffement climatique sans précédent, mais un échec politique radical à convaincre la société civile et les politiques.
    Ce cours sous forme d'entretiens réunit Dominique Bourg, le philosophe de l'environnement, Jean Jouzel, le paléoclimatologue Vice-Président du GIEC jusqu'en 2015, et Hervé Le Treut, climatologue spécialiste de la simulation numérique pour répondre aux questions suivantes :
    Qu'est-ce que le climat en général ? Qu'est-ce qu'un modèle climatique ? Comment le construit-on ? Combien de chercheurs, combien de temps ? Quels réajustements une fois le modèle construit ? Combien de modèles fonctionnent désormais au monde ? Depuis quand ? Comment les utilise-t-on ? Comment utilise-t-on leurs différences pour dégager des projections solides ? Quel bilan peut-on dresser de cinquante ans de modélisation climatique ? Quel est la part de la psychologie et de l'idéologie du chercheur dans sa présentation des phénomènes ? Que dire des attaques négationnistes et des lobbies industriels climatosceptiques ? Qu'est-ce qui est d'ores et déjà irréversible, qu'est-ce qui ne l'est pas ?
    Autant de questions essentielles et fondamentales auxquelles tentent de répondre le philosophe et les deux grands spécialistes du GIEC en se questionnant sur l'histoire puis en se tournant vers l'avenir."
    Claude COLOMBINI et Patrick FRÉMEAUX

    Partie 1 : Histoire des sciences du climat Partie 2 : Dérèglement climatique et société Partie 3 : Qu'est-ce qui nous attend ?

  • Avec les informations inquiétantes qui, hélas, se succèdent sur l'état de la planète et la qualité de notre vie quotidienne - réchauffement climatique, farines animales et maladie de la vache folle, pollution atmosphérique, organismes génétiquement modifiés, et la liste n'est pas close -, le principe de précaution est plus que jamais à l'ordre du jour. Mais sait-on de quoi il s'agit ? Souvent on le limite à des mesures de prudence, d'abstention, d'évitement de tout risque. Ce livre, qui présente les multiples facettes d'un principe (mal nommé) - son histoire récente, ses raisons actuelles, son extension, les conditions scientifiques, juridiques, politiques de son usage -, défend l'inverse : selon le principe de précaution, dans l'incertitude des risques du lendemain pour l'environnement et la santé, il est urgent d'agir !

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