Cabu

  • À l'heure du politiquement correct triomphant et du "Nous vieillirons tous ensemble", Cabu ne respecte rien ni personne.

    Quelle que soit la cible, sa jubilation est intacte et son trait acéré. Crayon en main, ce pacifiste devient le plus impitoyable des tueurs en série. Chacune de ses caricatures est une bombe et il n'y a pas d'innocentes victimes.

    Oui, et Cabu le prouve ici, on peut rire de tout mais pas avec n'importe qui, si l'on en croit Pierre Desproges.

  • Toujours aussi cons !

    Cabu

    300 DESSINS TOUJOURS D'ACTUALITÉ Pour chaque dessin, Cabu faisait son marché sur l'inépuisable planète des cons. Politiciens, militaires, religieux de toutes confessions, affairistes, etc. : personne n'échappait à son attention. Bien des cons attendaient avec impatience d'être distingués par Cabu. Simplement parce qu'une caricature de lui, c'était la garantie d'une postérité !
    L'importe de l'oeuvre graphique de Cabu s'impose à tous.
    Elle grandira encore avec le temps et en fera le chroniqueur capital et ricaneur de notre époque.
    Dessinateur de presse depuis ses 14 ans, Cabu a chroniqué la société française et internationale dans Pilote, Hara-Kiri, Charlie Hebdo et Le Canard enchaîné. Entre 1984 et 2014, le cherche midi éditeur a publié 13 albums de Cabu dont sont tirés ces 300 dessins. Tous témoignent d'une grande liberté d'expression. Une liberté qui lui a coûté la vie le 7 janvier 2015 dans l'attentat contre Charlie Hebdo.

  • Cabu s'amuse de tout. Du président de la République récemment élu, de sa politique incertaine, de son Premier ministre, de sa Première dame, de ses escapades amoureuses.
    Et il continue joyeusement avec l'opposition de droite, le Front national d'extrême droite, les intégristes religieux de tous poils.
    Cabu n'épargne personne, c'est pour ça qu'il est drôlement cruel.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La vie qui va

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    Oeuvre posthume de deux créateurs de génie, ce livre réalise l'un des derniers rêves de Cabu : illustrer un recueil des meilleurs textes de Charles Trenet en dehors de ses chansons. Des centaines d'écrits de tonalité et de genre divers, nés au fil du temps et de la plume, parus pour la plupart dans des journaux ou restés inédits. Retrouvés et rassemblés par Vincent Lisita, ils constituent l'" oeuvre parallèle " du Fou chantant, demeurée jusqu'ici inaccessible en raison de son éparpillement, et nous plongent dans l'univers intime et singulier de l'auteur de La Mer et de Douce France.
    On y découvre, au gré de l'inspiration comme de la fantaisie du chanteur, des contes surréalistes, des souvenirs de jeunesse, des réflexions sur la poésie, la littérature et le cinéma, ou encore des témoignages inattendus, notamment le récit de son emprisonnement aux États-Unis en 1948 pour une présumée " affaire de moeurs ".
    C'est dans les pages du Coq catalan, la revue dirigée par le poète et journaliste Albert Bausil, devenu son mentor, que Trenet fit paraître son premier article : c'était en 1925, il avait douze ans. Par la suite, il publiera dans Le Coq catalan reportages, chroniques et poèmes, avant de travailler avec d'autres périodiques et de dire ou de lire de façon impromptue dans des émissions de radio ou de télévision des textes qu'il venait tout juste de terminer.
    On retrouve dans La Vie qui va tout ce que Cabu et ses innombrables admirateurs aimaient dans le répertoire de Trenet : un hymne à la " vie tendre, grave et légère " que le dessinateur accompagne avec la même sensibilité qui donne à cet ensemble son émouvante et belle harmonie.

  • Pierre Dac et Cabu sont nés à Châlons-en-Champagne, à plusieurs dizaines d'années d'écart mais à seulement quelques centaines de mètres de distance.
    Le roi des loufoques est resté jusqu'à l'âge de 3 ans dans une ville qui s'appelait alors Châlons-sur-Marne et que, origines juives obligent, il voulait faire rebaptiser Chalom-sur-Marne. Le père du Grand Duduche et du Beauf y a grandi et commencé sa vie professionnelle dans le journal local. Pendant ses jeunes années, il a nourri son humour naissant en dévorant des numéros de L'Os à moelle conservés dans le grenier familial.
    Ils ne se sont rencontrés qu'une seule fois, en 1969, à Paris. Aujourd'hui, les voici à nouveau réunis à travers Les Pensées du maître 63, devenues des classiques, illustrées par des dessins de Cabu en noir et blanc mais résolument hauts en couleur. Pour le meilleur, mais surtout pour le rire.
    Anti-préface de Louis Leprince-Ringuet

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cabu, en 1988, avait croqué toute crue l'URSS de Gorbatchev et nous avait donné son interprétation personnelle de la perestroïka dans un livre - Plutôt russe que mort - qui fut un best-seller. Ce forfait à peine consommé, il a voulu très logiquement découvrir l'Amérique. Vaste programme ! Le projet fut donc formé, avec ses copains Guillebaud et Joffrin (pour le texte), de sillonner, dans tous les sens, ce continent bizarre que Ronald Reagan a laissé dans un drôle d'état. Cabu a trouvé là-bas bien plus de pauvres qu'il n'imaginait, des flics débordés par la « guerre du cracks, des souris aux oeufs d'or, des villes sans queue ni tête, des beautés en celluloïd et de sacré grands espaces. A l'en croire, l'Amérique serait passablement déglinguée, à la merci des Japonais et souvent gouvernée par des « beaufs » en chapeau de cow-boy. En un mot, Cabu n'a pas vraiment succombé aux charmes de Sue Ellen ni même à ceux de Mickey Mouse qui sévit toujours du côté d'Orlando (Floride)... Mais il fut tout de même « bluffé» par l'Amérique. La preuve ? A peine revenu, il voulut repartir, et partir encore avec ses crayons et ses blocs-notes du côté de l'Arizona, du Nouveau-Mexique, de « Frisco » ou du Midwest balourd et moral... Nous, Guillebaud et Joffrin, en portons témoignage : on ne pouvait plus le tenir! Au total, ce livre-épopée raconte donc sulfureusement une bonne demi-douzaine de grandes vadrouilles américaines. Il est dédié, bien sûr, à Christophe Colomb sans qui rien de tout cela ne serait arrivé...

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